Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

17 mai 2017

Eloge de la suite: Un diaporama «interactif» sur des extraits de La nouvelle grille de Laborit

http://www.elogedelasuite.net/?p=3554

 

David Batéjat, webmestre du site web Nouvellegrille.info, a envoyé récemment l’une de ses lettres d’informations dans un format expérimental fort intéressant. Il s’agit d’un diaporama « interactif » où il nous présente d’abord 4 extraits de quelques pages fort pertinentes de La nouvelle grille, de Laborit. On peut toutefois aussi, et c’est le côté « interactif » de la chose, accéder aux mêmes extraits où des phrases ont été surlignées en jaune par Batéjat et commentées / actualisées par lui dans la marge de droite. Ces versions commentées n’étant « qu’un reflet déformé par ma « socioculture » », comme le précise Batéjat en bon laboritien qu’il est… ;-P

Voici un extrait du début de son diaporama accessible en cliquant ici (cliquez ensuite sur l’écran ou sur la barre d’espacement pour faire avancer le diaporama.

La suite dans l’Eloge de la suite

Sur le même sujet: Dans La sémantique générale pour tous : La nouvelle grille :Thermodynamique et information (en ligne)       

15 avril 2017

Henri Laborit & Fabrice Rouleau: L’Alchimie de la Découverte

 

Henri Laborit – Fabrice Rouleau : « L’Alchimie de la Découverte » (Grasset)

Des hommes-grenouilles au gamma OH http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/Des%20hommes.htm

Pour le meilleur des mondes  http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/minaprine.htm#_Toc479154169

L’inhibition de l’action http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/minaprine.htm#_Toc479154170

8 novembre 2016

Bruno Dubuc, Eloge de la suite: La linguistique cognitive (et relative) et l’influence de Korzybski sur Laborit

Publié le 4 novembre 2016

http://www.elogedelasuite.net/?p=3322

Comme je l’ai expliqué ici, je donne cet automne un cours sur la cognition incarnée à l’UQAM. Chaque lundi, je publie dans le blogue du Cerveau à tous les niveaux un résumé de la séance que je donne le mercredi suivant. Et chaque vendredi, je fais ici des liens entre le travail de Laborit et le thème de la semaine (les présentations des séances du cours en format pdf sont disponibles ici).

Cette semaine, on a fait une brève incursion du côté de la linguistique pour montrer comment le courant de la cognition incarnée ne l’a pas épargnée. Je crois que Laborit aurait été intéressé par les idées de la linguistique cognitive contemporaine où la sémantique et les métaphores à partir du corps ont pris une grande place. Car Laborit a été très influencé par Alfred Korzybski et son concept de sémantique générale (qui lui-même peut être vu comme précurseur de la théorie de la relativité linguistique de Sapir et Whorf).

On n’a qu’à lire l’entrée en matière, que je reproduis ci-dessous, du texte traduit en anglais d’une allocution donnée par Laborit à New York  lors de la Alfred Korzybski Memorial Lecture de 1963 et intitulé « The need for generalization in biologicas research : role of the mathematical theory of ensembles » :

“Dear Friends : I am at a loss to express to you how honored I feel to be giving this lecture, and to find myself at this gathering dominated by the great figure of Alfred Korzybski . I did not have the joy of knowing him personally as did some others here, most particularly M. Kendig, who continues his thought and perpetuates his presence among us . However, his thought is written in books, and through them, I believe I can call myself one of his disciples . Although the following exposition does not make frequent reference to his name as it should, this is not a necessity for you to understand that I wrote it to honor his memory and to participate, however modestly, in the continuation of his thought .”

Pour résumer sommairement la démarche de Korszybski (1879 – 1950), on peut le lire sur sa page Wikipédia que :

« L’œuvre de Korzybski tourne autour de la fondation de ce qu’il appela lui-même une « science de l’homme ». Interpellé par les problèmes récurrents rencontrés dans la civilisation occidentale de son époque (incompréhension, misère, guerre, etc.), il entreprit d’étudier le fonctionnement de l’homme dans son environnement, à savoir la façon dont notre système nerveux perçoit, interprète et modifie, entre autres, ce qui se trouve autour de lui, afin d’essayer d’établir une méthode permettant aux hommes de mieux communiquer, de mieux se comprendre, d’agir conformément aux faits et non à des représentations erronées, acquises ou innées, dont la plupart ne prennent pas conscience (« les prémisses »). Cette recherche culmine avec son œuvre majeure, Science and Sanity […], dans laquelle il jette les bases de la sémantique générale.

Le biologiste français Henri Laborit a élaboré sur la sémantique générale sa théorie de l’inhibition de l’action et ses recherches sur la structure des organismes vivants (voir La Nouvelle Grille, L’Inhibition de l’Action). »

Je ne sais pas si l’on peut aller jusqu’à dire que Laborit « a élaboré sur » la sémantique générale le cœur de son œuvre (il a quand même fait lui-même quelques expériences fondatrices…), mais chose certaine l’aphorisme de Korzybski : « une carte n’est pas le territoire », ou encore « le mot chien ne mord pas » est souvent cité par Laborit pour rappeler que les mots ne correspondent pas à des réalités mais ne sont que des étiquettes derrière lesquels chacun met son expérience passée de chacun de ces mots.

En googlant ce deuxième aphorisme avec le nom de Laborit, on trouve d’ailleurs des choses intéressantes comme cette courte entrevue de Laborit faite par Bernard Werber (l’auteur des Fourmis, etc., qui a écrit sur son site web que « Mon oncle d’Amérique […] a longtemps été mon film culte ainsi que le livre Eloge de la fuite« …). L’entrevue est intitulée « Le mot Dieu ne mord pas » et l’on y sent particulièrement bien l’extrême prudence avec laquelle Laborit manipulait des mots aussi fortement connotés que «Dieu» (ou « liberté », ou « amour »…). Détail rigolo dans cet article : le mot « agoniste » a été écrit à la place de « agnostique » ! Je ne sais pas si l’erreur était dans la revue ou si elle provient de la retranscription, mais un tel lapsus fait en tout cas du sens quand on parle d’un pharmacologue…

Enfin, en terminant, je voudrais mentionner le blogue d’Isabelle Aubert-Baudron qui fait un travail de recherche sur l’élaboration d’une économie non-aristotélicienne, à partir de la sémantique générale d’Alfred Korzybski et où Laborit est abondamment cité (souvent par l’entremise d’Éloge de la suite… 😉 ).

Bruno Dubuc

 

Archéologie du copier-coller: Jugement du 12 mai 2016 [ Béatrice Durand (Université libre de Berlin) contre Christophe Martin (Université Paris 4 – Sorbonne) ]

Filed under: Actualité, Edition, Jean-Noël Darde, justice, plagiat, Recherche, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:45

http://archeologie-copier-coller.com/?p=13696

J’ai reçu au mois de juin dernier un communiqué de presse de Béatrice Durand et Me Marie-Avril Roux-Steinkühler à propos d’un jugement rendu le 12 mai 2016. Ce jugement faisait suite à une plainte au civil pour contrefaçon de Béatrice Durand, enseignante au Lycée français et à l’Université Libre de Berlin, contre Christophe Martin, professeur à l’Université Paris 4 – Sorbonne.

En marge du traitement d’une accusation de contrefaçon classique (ici, le plagiat), ce jugement est d’autant plus intéressant qu’il sanctionne aussi, à ma connaissance pour la première fois dans un tel contexte, la divulgation de textes non publiés d’un dossier d’habilitation à diriger des recherches (HDR) sans l’accord préalable de l’auteur.

Il m’a donc semblé intéressant de mettre ces deux documents sur le blog Archéologie du copier-coller. Le jugement (fichier pdf) est ici, et le communiqué de Béatrice Durand et de son avocate ci-dessous.

Jean-Noël Darde

Suite dans l’Archéologie du copier-coller.

31 août 2016

Mises à jour de La sémantique générale pour tous

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Alfred Korzybski

Déstructuration: Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé

HARCELEMENT MORAL: Remake des « Dix Petits Nègres »: Enquête sur les facteurs de mortalité et de morbidité en milieu hospitalier et propositions pour en sortir

L’Europe sous tutelle

30 juillet 2016

Bruno Dubuc: Eloge de la suite: Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (2 de 4)

Mon plan de match pour l’été se poursuit aujourd’hui avec la seconde partie (sur 4) de l’émission Le bon plaisir d’Henri Laborit commencée la semaine dernière. Comme je l’écrivais alors, cette émission qui durait trois heures et visait à faire connaître l’œuvre d’un.e auteur.e fut diffusée pour la première fois le 4 février 1989, et probablement en reprise durant la « nuit du 11 avril 1989 » comme l’indique la cassette audio de M. Patrice Faubert que j’ai numérisée.

À suivre, donc … mais dans trois semaines seulement, car comme ce sont les « vacances de la construction » au Québec, et que je suis un honnête constructeur de site web (!), je ferai, comme l’an dernier à pareille date, une fuite estivale dans la nature ! Je vous souhaite la même chose, et on se revoit bientôt pour d’autres surprises dans ce « Bon plaisir d’Henri Laborit » décidément très riche.

Ecouter l’enregistrement à http://www.elogedelasuite.net/?p=3161

Cette deuxième partie de l’enregistrement de l’émission est un peu plus longue que la première et dure un peu plus de trois quart d’heure. Elle débute avec l’extrait de Mon oncle d’Amérique où Laborit expose sommairement quelques fonctions cérébrales à la lumière de ce que l’on sait à l’époque. Il s’inspire donc du modèle du cerveau triunique de MacLean dont on connaît depuis les limites, bien que l’idée générale d’une histoire évolutive plus ou moins ancienne pour différentes régions cérébrales, elle, tient toujours.

On enchaîne avec un extrait de monologue de Guy Bedos sur le stress et l’on apprend tout de suite après qu’il est inspiré des travaux de Laborit que Bedos dit suivre depuis longtemps. S’ensuit un échange chaleureux et fort drôle entre lui et Laborit où l’on apprend, au détour d’une remarque de ce dernier, que c’est Laborit qui avait invité Bedos à venir à l’émission. Cela ne m’étonne guère puisque, au-delà des affinités anarchistes réciproques que les deux se reconnaissent, j’avais trouvé lors de mon passage aux archives Laborit à Créteil en 2009 la lettre de remerciement illustrant cet article que Laborit avait envoyée à Bedos après l’un de ses spectacles ! On y retrouve une allusion à la mère de Bedos (dont il parle dans l’extrait du spectacle présenté ici) et un fin questionnement sur la durée de la part de Laborit… 😉 (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

La discussion amène Laborit à mentionner qu’il a fait partie de tous les groupes écolos quand ils se sont constitués, mais que trop souvent les dirigeants de ces groupes ont mis plus d’énergie pour montrer que leur approche était meilleure que celle du voisin au lieu de travailler concrètement pour l’environnement. Laborit rappelle alors que lorsqu’on ne sait pas qu’on est pris dans une lutte pour la dominance, on ne peut que la couvrir d’un discours logique. Bedos signale qu’il est parfois encore un peu naïf devant ces beaux discours, mais que lorsqu’il comprend qu’on l’a floué, il sort « l’artillerie lourde ». Ce à quoi Laborit s’empresse d’ajouter que ce n’est pas son cas, qu’il n’aime pas la bagarre et préfère fuir, rappelant qu’il a écrit un Éloge de la fuite

Après avoir énuméré quelques fuites possibles, celles dans les toxicomanies qui peuvent nous détruire, ou celle dans la folie qui nous coupe du monde, Laborit rappelle que la meilleure est sans doute celle que l’on peut exercer par l’imagination, si tant est que l’on n’est pas trop automatisé par notre socio-culture pour le faire. Pour sa part, Laborit rappelle que de ne pas avoir suivi les carottes qu’on lui a tendu toute sa vie lui a permis de demeurer dans la marge et de faire ce qu’il voulait. Entre autres, s’occuper de choses qu’il n’était pas supposé s’occuper, n’ayant pas les parchemins officiels pour le faire, ce qui l’a tout de même amené à un cheveux du prix Nobel, ce qui ne lui aurait pas déplu à une certaine époque pour narguer un peu ceux qui lui avait fait la vie dure, mais plus maintenant, ajoute-t-il, étant heureux dans tous les plans de sa vie.

Et Laborit de terminer ce segment en rappelant que le truc c’est, au fond, de se révolter « jusqu’au point où ça va casser ». Puis de faire un pas de côté, et d’aller là où on ne nous attend pas…

Après un autre extrait de Mon oncle d’Amérique, on a droit à un succulent petit reportage avec Claude Grenié, prof d’histoire-géo à La Rochelle et grand ami de Laborit. On entend Grenié expliquer à ses élèves les grands modes de fonctionnement du cerveau humain en s’inspirant des travaux de Laborit. Et puis, ayant rassemblé plusieurs ancien.nes élèves, certain.es s’expriment sur ce qu’ils ont intégré dans leur vie de ces notions. On sent les grandes qualités pédagogiques de Grenié qui y va par exemple d’une métaphore avec l’histoire d’Ulysse qui, pour lui, a utilisé son imagination pour échapper aux chants des sirènes ! Autre analogie originale : celle entre le mécanisme d’automates vus avec ses élèves et les cames d’un moteur à explosion que ces mêmes élèves en profils « appliqués », sont amenés à démonter dans leur cours au garage.

Dans l’avant-dernier segment, l’animatrice Marion Thiba questionne Laborit sur la spécialisation des deux hémisphères cérébraux. Laborit pense que la société occidentale favorise exagérément l’hémisphère gauche, meilleur avec les petits détails, plutôt que le droit, favorisant davantage la synthèse et une appréhension globale des choses. Alors que les deux devraient idéalement se compléter et fonctionner harmonieusement ensemble.

Le dernier segment porte sur l’amitié et nous permet de rencontrer un autre grand ami de Laborit, le physicien Claude Cuvier. Laborit dit qu’il n’y a jamais eu de compétition entre lui et Cuvier, et c’est pour ça qu’ils sont restés amis depuis leur première rencontre. Une rencontre, rappelle Cuvier, qui avait eu cette étincelle magique, celle qui fait pour Laborit qu’un visage peut évoquer instantanément en nous tout ce qu’on a déjà aimé chez d’autres. Il ajoute qu’il y a des gens avec qui l’on peut avoir toujours plaisir à être, même après des coups pendables (et l’on sent que Cuvier et lui pensent à la même personne !). Cuvier conclut ce segment en disant que pour comprendre Henri Laborit, il faut avoir lu l’Éloge de la fuite et l’Inhibition de l’action… dans les deux sens !

À suivre, donc … mais dans trois semaines seulement, car comme ce sont les « vacances de la construction » au Québec, et que je suis un honnête constructeur de site web (!), je ferai, comme l’an dernier à pareille date, une fuite estivale dans la nature ! Je vous souhaite la même chose, et on se revoit bientôt pour d’autres surprises dans ce « Bon plaisir d’Henri Laborit » décidément très riche.

17 juin 2016

Isabelle Aubert-Baudron: Une économie non-aristotélicienne ? JUGAAD !

Hier soir sur Antenne 2 un reportage passionnant dans l’émission Un oeil sur la planète sur le concept indien de Jugaad, de Navi Radjou. Voir également sur ce concept L’innovation Jugaad, faire mieux avec moins – FUTUREMAG – ARTE

Livres de Navi Radjou

Ce concept est similaire à l’économie non-aristotélicienne que j’ai mise au point depuis la fin des années 90 à partir de la sémantique générale de Korzybski et grâce à laquelle j’ai pu mettre au point sans moyen financier, entre autres, Interzone Editions et des cours de sémantique générale en ligne.

Pour plus d’infos sur l’économie non-aristotélicienne :

Une économie de rechange ?

Une économie non-aristotélicienne :

* L’économie de marché: une économie aristotélicienne

* Déstructuration: Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé

* Restructuration: Une économie non-aristotélicienne

* Economie A / économie non-A

Application de la démarche des mathématiciens en économie

Comment faire soi-même une dreamachine simple et pas chère (1981)

Première machine à rêver (1981)

Plus d’infos sur la dreamachine

 

31 mai 2016

Bruno Dubuc: Sur les traces d’Henri Laborit – Partie 2 : Biologie

C’est avec grand plaisir que je mets (enfin!) sur Éloge de la suite la 2e partie du film Sur les traces d’Henri Laborit. Il s’agit d’un long métrage de 1h25 comprenant la 1ère partie de 7 minutes (Traces) et la nouvelle partie de 1h18 (Biologie).

Pour en revenir au projet comme tel, le film a été projeté deux fois, en privé à St-Hyacinthe devant ma famille et en public à Montréal le 13 février dernier dans le cadre d’une séance de l’UPop Montréal. Il suit chronologiquement la vie d’Henri et de Roland durant un demi-siècle, de 1914 jusqu’en 1965, une année un peu particulière pour votre humble serviteur, comme vous allez le découvrir. On y fait aussi la connaissance de Francisco Varela qui a à peine 19 ans quand cette partie du film se termine, mais dont on entrevoit une rencontre mémorable avec Laborit dont la compréhension constitue un peu le fil d’Ariane de tout ce projet. On m’a dit que la conclusion très partielle à laquelle j’en arrive dans les dernières minutes « nous laisse un peu sur notre faim » mais bon, c’est là où j’en suis présentement dans ce work-in-progress. Et puis c’est une façon comme une autre de garder son public captif jusqu’à ce que je monte la suite…  [Lire la suite au http://www.elogedelasuite.net/?p=3006 ]

Sur les traces d’Henri Laborit – Partie 1:

La deuxième partie de ce film est à la page http://www.elogedelasuite.net/?p=3006

16 mai 2016

Andrew Lees: Mentored by a Madman: The William Burroughs Experiment

https://www.amazon.fr/Mentored-Madman-William-Burroughs-Experiment/dp/1910749109

In this extraordinary memoir, neuroscientist Andrew Lees explains how William Burroughs, author of Naked Lunch and troubled drug addict, played an unlikely part in his medical career. Lees draws on Burroughs search for an addiction cure to discover a ground-breaking treatment for shaking palsy, and learns how to use the deductive reasoning of Sherlock Holmes to diagnose patients. Lees follows Burroughs into the rainforest and under the influence of yagé (ayahuasca) gains insights that encourage him to pursue new lines of pharmacological research and explore new forms of science.

Available at Notting Hill Editions: http://www.nottinghilleditions.com/authors/andrew-lees/409

Andrew Lees

Andrew Lees is a Professor of Neurology at the National Hospital, London. He is the recipient of numerous awards including the American Academy of Neurology Life Time Achievement Award, the Association of British Neurologist’s Medal, the Dingebauer Prize for outstanding research and the Gowers Medal. He is one of the three most highly cited Parkinson’s disease researchers in the world. He is the author of several books, including Ray of Hope, runner-up in the William Hill Sports Book of the Year and The Silent Plague.
REVIEW OF Mentored by a Madman: the William Burroughs Experiment

Mentored by a Madman. The William Burroughs’s Experiment is a fascinating personal account, by one of the world’s leading neurologists, of his quest to find better treatments for Parkinson’s disease. He takes the reader on an extraordinary journey inside and outside the brain, encompassing the commanding heights of academic neurology and the Amazonian Rain Forests. His deep humanity and honesty shines throughout. The inevitable comparison with late, great Oliver Sacks is entirely just. And Lees’ mentor William Burroughs would be well pleased.” – Raymond Tallis

More at:

https://www.eventbrite.com/e/mentored-by-a-madman-the-william-burroughs-experiment-prof-andrew-lees-tickets-23417904583

http://hqinfo.blogspot.fr/2016/05/mentored-by-madman-wiiliam-burroughs.html

https://www.waterstones.com/book/mentored-by-a-madman/andrew-lees/9781910749104

3 mars 2016

Bruno Dubuc: Les intuitions de Laborit sur le cerveau en pdf et bientôt en mp3 !

Filed under: Actualité, biologie, Recherche — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:45

Publié le 26 février 2016

Voici la version pdf de la présentation Power Point «Les intuitions de Laborit sur le cerveau » que j’ai donnée mercredi dernier le 24 février dans le cadre du cours « Deux inclassables du XXe siècle » de l’UPop Montréal. Il s’agit de la première de deux séances sur l’œuvre de Laborit, la seconde intitulée « «Conscience, connaissance, imagination » : le leitmotiv de Laborit» aura lieu le mercredi 6 avril prochain.

J’ai essayé de faire une version pdf de la présentation un peu plus facilement lisible, mais cela reste un support à une présentation orale où d’autres détails ont évidemment été donnés spontanément en plus des réponses aux questions du public, des échanges après la présentation, etc.

J’ai toutefois un petit « scoop » pour vous : la présentation a été enregistrée et sera d’ici quelques semaines disponible sur le nouveau site web Première Plus de Radio-Canada. Je remercie donc Vincent Martineau pour cet enregistrement (et pour le suivant car il a l’intention d’enregistrer aussi la prochaine séance).

Lire la suite de cet article à http://www.elogedelasuite.net/?p=2698

www.elogedelasuite.net 

 

4 novembre 2015

Archéologie du copier-coller: La tolérance au plagiat et la protection des plagiaires, parmi les causes principales du plagiat universitaire

Filed under: Actualité, plagiat, Recherche, Université — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:51

La section « Intégrité scientifique » du Mouvement Universel de la Responsabilité Scientifique (MURS) a été créée en mai 2015 sous le parrainage de Jean Jouzel, Claude Huriet, et Cédric Villani (voir fichier joint). Le MURS avait été fondé en 1974 par le recteur Mallet et a longtemps été présidé par Jean Dausset. Le « rapport Alix » et ses conclusions ont été évoqués …

En savoir plus.

2 octobre 2015

Sémantique générale: Schémas du différentiel structurel et de la démarche scientifique

Voici quelques schémas pour plus de clarté sur

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Voir également les schémas ci-dessous en PDF à Différentiel structurel , d’après ceux de Steve Stockdale :

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Voir également le chapitre XXV de Science and Sanity de Korzybski, On the structural differential , à http://esgs.free.fr/uk/art/sands-ch25.pdf .

17 juillet 2015

Le Monde: Les monnaies complémentaires, un rempart contre le capitalisme financier ?

Filed under: Actualité, Alternative, Association, Economie, monnaies alternatives, Recherche — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 2:17

Et si, un jour, votre grand-mère payait son aide ménagère avec une autre monnaie que l’euro ? Pas en drachmes, bien sûr, mais en gonettes à Lyon, en sols-violettes à Toulouse ou en euskos à Bayonne. C’est ce que permettra peut-être le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement, qui sera examiné par le Sénat à la fin du mois de juillet. Douze mois après la promulgation du texte, le gouvernement, prévoit-il, remettra au Parlement « un rapport relatif à l’émission d’une ou de plusieurs monnaies complémentaires pour l’autonomie ». Autrement dit la possibilité, pour les personnes âgées, de payer les services des associations avec des billets, des pièces ou des chèques libellés dans une autre monnaie que l’euro.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/07/09/534×0/4677055_6_4b77_2015-07-06-b5685c3-16527-1ve77se_5395aabe7118d92e0041d085ce6b7989.jpg
Philippe Turpin/Photononstop

Lentement, mais de façon plus visible depuis que la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire de 2014 leur a donné une existence officielle, les monnaies complémentaires font leur chemin, notamment dans les têtes. En janvier, un rapport intitulé « D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité » a montré l’ampleur du phénomène. S’agit-il, comme le soutiennent ses promoteurs, d’une révolution souterraine, capable de subvertir le capitalisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui, et donc la promesse d’une alternative économique ?

L’existence d’une monnaie unique, à l’échelle d’un Etat ou d’une communauté d’Etats, n’est pas aussi ancienne qu’on pourrait le croire. En France, de multiples monnaies, locales et étrangères, avaient cours sur le territoire du royaume jusqu’aux premières tentatives d’unification royales, au XIVsiècle – objectif atteint par la Révolution et l’Empire. Elles partageaient alors la fonction de moyen d’échange avec des objets variés selon les époques ou les latitudes, comme le sel ou les coquillages… Depuis, la théorie économique et la pratique politique des Etats proclament que, pour que les marchés fonctionnent de manière optimale et confiante, la monnaie doit être universellement reconnue et émise par une puissance publique unique et souveraine sur un territoire donné.

Les monnaies complémentaires sont imprimées et distribuées gratuitement par des associations locales à leurs adhérents, qu’ils soient producteurs ou consommateurs

Pourtant, à chaque période de crise, lorsque la liquidité, le crédit ou la confiance dans l’autorité émettrice viennent à manquer, les acteurs économiques recréent spontanément des moyens d’échanger. En 1929, les entreprises suisses victimes des faillites bancaires avaient ainsi créé une monnaie, le wir, pour se faire crédit entre elles : elle existe toujours et elle est utilisée par 65 000 PME ! Mais le cas le plus fréquent concerne des communautés locales, et l’on parle alors de monnaie locale complémentaire. En 1998, la population d’une favela de Fortaleza, chassée vers la périphérie urbaine par un programme immobilier, et dès lors coupée de ses circuits économiques, avait ainsi créé le palma, qui était destiné aux échanges au sein de la communauté. Aujourd’hui, la Grèce et l’Espagne comptent 70 monnaies locales, l’Allemagne une soixantaine et la France une trentaine, toutes créées depuis moins de cinq ans. Dans l’Hexagone, la plus développée est l’eusko, lancée au Pays basque en 2013 : aujourd’hui, près de 500 000 euskos (1 eusko = 1 euro) circulent entre près de 3 000 utilisateurs.

Ces monnaies se présentent sous la forme de billets dont le dessin et les couleurs diffèrent d’un billet « normal » afin d’éviter toute confusion. Dans la plupart des cas, ils sont imprimés et distribués gratuitement par des associations locales à leurs adhérents, qu’ils soient producteurs ou consommateurs. Pour leur garantir à tout moment l’échange de leur pécule en monnaie locale en argent « normal », ces associations détiennent un fonds en monnaie officielle qui couvre la valeur de la monnaie locale émise : il est généralement constitué à la fois par des cotisations et par une subvention publique.

Une monnaie locale circulant sur un territoire restreint permet en effet aux consommateurs de favoriser les producteurs locaux

Ces associations ont pour la plupart un objectif militant. Elles ne cherchent pas à jouer au Monopoly mais à desserrer la contrainte financière subie par les plus pauvres et à promouvoir des modes de production ou de consommation locaux ou respectueux de l’environnement. Une monnaie locale circulant sur un territoire restreint permet en effet aux consommateurs de favoriser les producteurs locaux et de les inciter en retour à produire ce que veulent les consommateurs – bio et « durable », par exemple. Une monnaie locale « est une digue contre le déménagement du territoire », affirment les économistes Denis Clerc et Jean-Baptiste de Foucauld dans le rapport de janvier 2015.

Au-delà, affirment le philosophe Patrick Viveret et l’économiste Célina Whitaker, les monnaies locales complémentaires ont des « potentialités d’action transformatrice ». En devenant l’unité de compte des seules richesses reconnues comme « utiles » par la collectivité (celles qui sont indispensables aux plus pauvres, écologiquement viables et indépendantes de la chaîne de valeur mondialisée), elles rendent aux citoyens le contrôle de la création monétaire, et donc de leur vie économique. Elles leur permettent également de rompre avec la monnaie officielle, devenue une marchandise, objet de gains spéculatifs et improductifs, et simple marqueur des inégalités. « On redécouvre que le local est l’échelle pertinente pour développer une économie plus soutenable », souligne Christophe Fourel, économiste au ministère des affaires sociales et coauteur du rapport de janvier 2015.

Méfiance des corps constitués

Mais le « grand soir » monétaire ne semble pas encore à portée de main. En France, sur les 17 monnaies locales étudiées dans le rapport de 2015, la circulation monétaire moyenne s’établissait à 26 000 euros, la médiane à 11 500 euros : le nombre moyen d’utilisateurs atteignait à peine 500, la médiane 255… Bref, la pérennité d’une monnaie locale est proportionnelle au degré d’engagement des adhérents des associations qui l’ont créée, et son extension à leur influence sur leur territoire. Les plus robustes sont émises là où l’identité locale est la plus forte, comme au Pays basque, mais le pari est plus difficile à tenir à Montreuil ou à Romans…

Car si certains biens et services peuvent être produits localement, la plupart de ceux que nous consommons, et surtout que nous souhaitons consommer, ne sont disponibles qu’en utilisant la monnaie dominante. C’est pour cela que les dispositifs prévoient tous une convertibilité en monnaie officielle selon un taux fixe. Pour toutes ces raisons, le Conseil économique, social et environnemental a publié, en avril, un avis très sceptique vis-à-vis des monnaies locales, reflétant la méfiance des corps constitués.

Pourquoi ne pas en faire autant dans le domaine de la formation professionnelle, de l’aide aux personnes âgées ou encore de la transition énergétique ?

C’est donc dans une autre direction que les partisans de la « biodiversité monétaire » portent leurs regards : celle des monnaies complémentaires « thématiques », c’est-à-dire servant à l’achat et la vente d’une catégorie de biens et services bien définie. Elles appliquent le principe des bons d’achat émis par les grands magasins ou des « miles » distribués par les compagnies aériennes, mais au service d’objectifs sociaux. « Les chèques-déjeuner, lancés à l’origine par des coopératives à vocation sociale, ont servi, grâce au soutien des pouvoirs publics, à améliorer l’alimentation de tous les travailleurs », rappelle Nicolas Meunier, rapporteur du rapport de janvier 2015.

Pourquoi ne pas en faire autant dans le domaine de la formation professionnelle, de l’aide aux personnes âgées ou encore de la transition énergétique, comme le propose l’économiste Michel Aglietta ? « La loi n’interdit plus aux collectivités locales de faire payer certains services avec les monnaies qu’elles peuvent créer », observe Jean-Philippe Magnen, vice-président (Europe Ecologie – Les Verts) de la région Pays de la Loire et coauteur du rapport de janvier 2015. Depuis 2014, la ville de Boulogne-sur-Mer accepte ainsi que les citoyens payent les transports publics et certaines manifestations culturelles en bou’sols, la monnaie locale de la ville. En Ille-et-Vilaine, le galléco permet de régler certains services publics.

Les militants de l’économie alternative dénoncent une dérive qui ferait passer la création monétaire des mains des banquiers à celles des administrations publiques locales. En réalité, ces dernières cherchent surtout à sous-traiter aux associations et aux entreprises « sociales et solidaires », déjà chargées de la production des biens et services correspondants, cette nouvelle ingénierie des politiques publiques. Tout dépendra, en fin de compte, de l’accueil que feront à ces monnaies alternatives les populations à qui elles seront proposées.

À LIRE
« D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité », rapport, remis en avril, de la mission d’étude sur les monnaies locales complémentaires et les systèmes d’échange locaux, par Christophe Fourel et Jean-Philippe Magnen (rapporteur : Nicolas Meunier). A télécharger sur le site de la Documentation française, Ladocumentationfrancaise.fr.
« Nouvelles monnaies : les enjeux macro-économiques, financiers et sociétaux », de Pierre-Antoine Gailly, avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), avril 2015. (Le Journal officiel, 64 p., 14 €).
« L’Avenir de la monnaie », de Bernard Lietaer (Random House, 2001).
http://monnaie-locale-complementaire.net/

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/07/09/les-monnaies-complementaires-un-rempart-contre-le-capitalisme-financier_4677056_3224.html

Sur le  même sujet sur ce blog:

Nouvelles possibilités économiques pour la Grèce dans un cadre de pensée non-aristotélicien (14/07/2015)

 

14 juillet 2015

Isabelle Aubert-Baudron: Nouvelles possibilités économiques pour la Grèce dans un cadre de pensée non-aristotélicien

Grèce-Union européenne : des négociations limitées à un cadre de pensée aristotélicien.

Dans les négociations entre la Grèce et l’Union européenne, je suis frappée par le fait que le cadre de pensée dans lequel elles se tiennent est purement aristotélicien :

  • Une logique du tiers exclu : les possibilités sont limitées à deux : soit la Grèce applique les mesures d’austérité qui lui sont imposées par les autres Etats de l’Union et reste dans la zone euro, soit elle sort de l’union européenne et ne peut plus utiliser cette monnaie.
  • Des relations de domination-soumission au niveau économique imposées par les autorités monétaires à la Grèce, et plus généralement, aux peuples de tous les pays membres,
  • Une conception de l’argent ignorant sa fonction symbolique de moyen d’échange, attribuant à celui-ci une valeur absolue, supérieure à celle des citoyens des pays membres.

Un tel cadre de pensée, qui date de 2500 ans, n’est pas compatible avec les fondements politiques démocratiques de l’Union Européenne à la base de sa fondation, qui reposent sur les idéaux démocratiques datant du XVII° siècle sur lesquels sont basés la Constitution de notre pays : Liberté-Egalité-Fraternité, et l’Etat de droit.

Sur le plan économique, nous raisonnons avec des mécanismes de pensée antiques, et au niveau politiques, avec des mécanismes de pensée rationalistes. D’où une impossibilité d’harmoniser le niveau économique avec le niveau politique, et, sur le plan économique, des relations, autrement dit une structure, de domination, d’exclusion et de conflits entre les différents acteurs, sans considération pour la structure en théorie démocratique de l’Union européenne.

En 2015, aux niveaux scientifiques et techniques, les mécanismes de pensée aristotéliciens et cartésiens sont dépassés : nous ne pouvons pas construire un ordinateur avec les physiques euclidienne et newtonienne sur lesquelles reposaient les logiques d’Aristote et de Descartes, et devons faire appel à la physique du XX° siècle, qui a permis l’élaboration de notre technologie actuelle. Appliquée à la résolution des problèmes humains, la sémantique générale d’Alfred Korzybski, qui repose sur la physique moderne,  permet de concevoir de nouvelles possibilités qui étaient inconcevables dans les cadres de pensée précédents, et de trouver des solutions qui étaient inenvisageables auparavant.

Nouvelles possibilités dans un cadre non-aristotélicien:

Si nous tentons de l’appliquer à la situation économique présente de la Grèce, quelles sont les nouvelles possibilités qui apparaissent ? Albert Einstein : « Un problème ne peut être résolu dans le cadre de pensée qui l’a engendré ». Il en découle que les solutions réductionnistes  imposées par les autorités monétaires, basées sur des postulats aujourd’hui obsolètes, sont inopérantes à résoudre les problèmes économiques qui se posent aux pays membres.

Tout comme les mathématiciens l’ont fait à la fin du XIX° siècle et au début du XX° pour élaborer la géométrie non-euclidienne, nous pouvons utiliser les outils de pensée dont nous disposons de nos jours pour élaborer de nouveaux modèles économiques basés sur de nouveaux postulats, correspondant à notre niveau d’évolution scientifique actuel : Parallèlement à celles offertes par l’Union européenne, quelles possibilités s’ouvrent à la Grèce ?

1. Sur le plan national :

– Aujourd’hui, la Grèce peut envisager de créer une monnaie qui serait utilisée comme un symbole d’échange dans le cadre national, pour remplir les besoins humains du pays, une monnaie indépendante de l’euro et du système monétaire, et indépendante des spéculateurs, ce qui impliquerait une valeur stable conventionnelle.

– La structure de relation entre le gouvernement grec actuel et ses citoyens, qui l’ont plébiscité, et qui est de nature démocratique, rend possible une organisation entre les deux, incluant les citoyens comme des acteurs de l’économie, en collaboration avec ce gouvernement.

Un gouvernement reposant sur ses citoyens peut mettre sur pied une économie qui reposerait sur eux, avec leur aide et leur participation, et sur les ressources réelles du pays, pour répondre aux besoins humains des citoyens.

– L’argent est une ressource, mais pas la seule. Au-delà de l’argent lui-même et des ressources du pays, les citoyens disposent également de leurs propres ressources, même s’ils sont privés d’argent. Même si elles ne sont pas prises en compte par les autorités monétaires, elles leur appartiennent néanmoins. Quelles sont ces ressources ? Ils disposent :

  • de temps,
  • d’énergie,
  • de matière grise, de capacités personnelles, de connaissances et d’expérience professionnelles,
  • de biens matériels divers : terre, maisons, etc.
  • Etc.

Ici les critères d’évaluation, qui prennent en compte les ressources réelles des individus réels, sont différents de ceux utilisés dans l’économie de marché basés sur les croyances, de nature doctrinale, en l’existence de l’argent indépendante de ses utilisateurs et en sa valeur absolue. Dans une démocratie réelle, ces critères reposent sur  la valeur absolue de la personne humaine.

– A partir de là, les Grecs peuvent faire des échanges sur cette base, en créant de nouveaux symboles d’échange, en utilisant une nouvelle monnaie, ou en se passant d’argent. Ainsi, les gens peuvent effectuer des échanges de services en fonction des ressources dont ils disposent : une heure d’un travail X contre une heure de travail Y, ou contre des denrées, etc.

Structure de relations : Une telle économie ne peut reposer sur des hiérarchies de dominance, ni des relations de compétition, ni sur le postulat de compétitivité sur lequel repose l’économie officielle. Elle requiert une nouvelle structure de relation entre ses membres, similaire à la structure démocratique, pour pouvoir constituer un ensemble cohérent. Le biologiste Henri Laborit, dont les travaux reposent sur la sémantique générale, a démontré que la structure de nos institutions humaines, pour pouvoir constituer des niveaux d’organisation cohérents et fonctionner harmonieusement, devrait être similaires à la structure de l’organisme humain et du monde vivant, à savoir reposer sur des relations de complémentarité, d’interdisciplinarité et d’ouverture informationnelle entre ses membres (voir « La Nouvelle Grille » : Thermodynamique et information) :

« Dans un organisme vivant, chaque cellule, chaque organe, chaque système ne commande à rien. Il se contente d’informer et d’être informé. Il n’existe pas de hiérarchie de pouvoir mais d’organisation, c’est-à-dire de complexité :

– niveau moléculaire (à rapprocher du niveau individuel),

– niveau cellulaire (à rapprocher du niveau du groupe social),

– niveau des organes (à rapprocher du niveau des ensembles humains assurant une certaine fonction sociale),

– niveau des systèmes (nations),

– niveau de l’organisme entier (espèces).

Chaque niveau n’a pas à détenir un pouvoir sur l’autre mais à s’associer avec lui pour que fonctionne harmonieusement l’ensemble par rapport à l’environnement. Mais pour que chaque niveau d’organisation puisse s’intégrer harmonieusement à l’ensemble, il faut qu’il soit informé de la finalité de l’ensemble et, qui plus est, qu’il puisse participer au choix de cette finalité. » (Henri Laborit, « La Nouvelle Grille« , Ed. Robert Laffont, p. 121 et 122.)

Depuis quelques années, dans les pays européens, des citoyens sont mis au point au niveau local des expériences d’économies solidaires, de monnaies locales, etc., indépendantes des économies nationales. Durant la crise financière en Argentine au début des années 2000, de telles expériences avaient été tentées et les gens qui y ont participé ont pu se prémunir dans une certaine mesure contre les conséquences de cette crise au niveau national.

2. Sur le plan international :

– Au niveau financier, la Grèce peut créer également une nouvelle monnaie internationale, ouverte potentiellement à l’ensemble des autres pays, y compris ceux de l’Union européenne dans l’hypothèse où leurs dirigeants désireraient l’adopter à leur tour, ce qu’il leur est impossible en l’état actuel du cadre limité dans lequel ils sont enfermés mentalement. Elle créerait ainsi un nouveau cadre ouvert, dont aucun pays ne serait exclu.

– Sur le plan des échanges entre humains, elle peut également proposer un tel cadre aux citoyens des autres pays qui déplorent à leur niveau l’appauvrissement engendré par les mesures d’austérité qui leur sont imposées et soutiennent le gouvernement grec actuel : Ainsi elle peut leur proposer une forme d’investissement basée non plus sur une dette remboursable avec intérêts, mais sur des ressources ou des avantages donnés : transport en avion, nourriture et hébergement, apports culturels, possibilité de naturalisation, etc., en échange d’euros, ces investissements constituant alors une alternative au bras de fer avec l’Europe, qui menace de la priver tout bonnement d’utiliser la monnaie officielle européenne.

– Pour les migrants, que la Grèce accueille en grand nombre par rapport à la plupart des autres pays européens, une telle forme d’échange, qui prendrait en compte leurs ressources individuelles et professionnelles, et leur permettrait d’en faire bénéficier leur pays d’accueil, constituerait une alternative aux passeurs qui leur font payer des sommes astronomiques pour des conditions de voyage très risquées, similaires à celles en vigueur du temps de l’esclavage, et bien souvent meurtrières. A noter qu’à ce niveau, la Grèce serait en droit de réclamer aux autres pays de l’Union une compensation financière, dans la mesure où elle supporte le coût de l’exclusion de ces migrants par ces pays, pourtant plus riches qu’elle.

Conclusion:

Une économie non-aristotélicienne permettrait ainsi d’apporter sur le plan humain des solutions simples, applicables par tous les citoyens volontaires pour y participer, et qui sont  inexistantes dans la nature de l’économie imposée par l’Union Européenne tant que celle-ci n’inclue pas comme données les évolutions scientifiques actuelles.

Au niveau stratégique, elle permettrait à la Grèce de sortir du cadre de la stratégie classique basée sur l’intelligence des rapports de force, dans lequel elle est en position de faiblesse, pour établir avec ses partenaires une nouvelle base de relation basée sur la force des rapports d’intelligence, dans laquelle tous les partenaires seraient gagnants.

En tant que patrie d’Aristote, la Grèce est concerné par l’influence de l’aristotélisme dans la civilisation occidentale et ses conséquences actuelles, dont elle est actuellement victime. Les outils de pensées élaborés dans l’antiquité ne peuvent nous permettre d’appréhender correctement les problèmes auxquels nous sommes confrontées aujourd’hui dans nos affaires humaines, pas plus que nous ne pouvons en 2015 prétendre résoudre des problèmes qui se poseront à l’humanité dans deux ou trois millénaires, étant incapables d’appréhender en 2015 la future évolution scientifique des siècles à venir. Pour résoudre nos problèmes humains présents, y compris économiques, nous devons apprendre à utiliser les outils correspondant à notre évolution scientifique actuelle, et intégrer les acquis de cette évolution scientifique au niveau de nos affaires humaines.

En complément d’information :

© Isabelle Aubert-Baudron, 14 juillet 2015

Sur Médiapart

27 juin 2015

Archéologie du copier-coller: Section disciplinaire de l’université Paris 5 – René Descartes : une décision pas piquée des hannetons!

Un jugement de première instance avait vu Christine Marchal-Sixou sévèrement condamnée pour des contrefaçons dans sa thèse des travaux d’un étudiant, Samer Nuwwareh, de nationalité jordanienne. L’affaire avait été évoquée en juin 2013 sur le site Archéologie du copier-coller dans l’article Toulouse 3, Paris 5 et les similitudes : le livre noir du livre blanc. La même affaire est venue …

En savoir plus.

7 mai 2015

France Culture: L’évaluation, maladie chronique de la recherche scientifique

Filed under: Actualité, Management, Recherche, Université — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:37

http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-l%E2%80%99evaluation-maladie-chronique-de-la-recherche-scientifique-2015-05-04

Ecouter l’enregistrement: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5027771

Depuis quelques années, le mot « évaluation » mobilise et agite le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur. Selon ce mot d’ordre, il faut Tout évaluer : les enseignants, les professeurs, les chercheurs, les programmes de formation, les Centres de recherche et, bien sûr, les universités. Les indicateurs « d’excellence » et de « qualité » se multiplient sans que l’on sache toujours sur quelles bases ils ont été construits. Pourquoi ces nombreux « indicateurs d’excellence » sont-ils mis au service d’une vision strictement gestionnaire de la production de connaissance ? Les comptages des publications sont érigés, parfois, par les chercheurs eux-mêmes, en étalon absolu de la valeur de leur activité. Les usages courants des indicateurs utilisés pour mesurer l’activité scientifique ou classer les universités ne respectent pas les conditions mêmes de leur validité et de leur pertinence telles que la bibliométrie la construit de manière rigoureuse. Le pilotage par ces indicateurs utilisés à contre-emploi, et qui tiennent souvent lieu d’expertise, sont les indices, dans le domaine du savoir, d’une pratique pervertie et dangereuse.

Yves Gingras, professeur d’histoire des sciences à l’université du Québec à Montréal
Franck Laloë, physicien théoricien, chercheur au CNRS

 Les dérives de l’évaluation de la recherche : du bon usage de la bibliométrie

Raisons d’agir éditions, 2014

Sur le même sujet dans ce blog:

De la manipulation des symboles : (1) «les valeurs», «évaluation» (Isabelle Aubert-Baudron)

Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances » et « tournant gestionnaire »

France Culture: Les statistiques font-elles une politique ?

15 décembre 2014

Bruno Dubuc: Lancement du site web « Éloge de la suite » sur l’œuvre d’Henri Laborit

Filed under: Actualité, biologie, Enseignement, Film, Recherche, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:18

C’est avec beaucoup de plaisir que je lance aujourd’hui le 21 novembre 2014 le site web Éloge de la suitehttp://www.elogedelasuite.net/ ), date à laquelle Henri Laborit aurait eu 100 ans ! Il s’agit donc d’un site qui tente de rassembler le plus de documents possible autour de l’oeuvre d’Henri Laborit dans le but d’en faire profiter gratuitement le plus grand nombre.

Ce penseur majeur du XXe siècle, multidisciplinaire, innovateur, provocateur et critique féroce de cette société productiviste n’avait pas sa porte d’entrée digne de ce nom dans ce XXIe siècle qui en aurait pourtant bien besoin. Beaucoup de choses sur lui traînent évidemment sur Internet, et ses livres constamment réédités et traduits continuent de faire leur œuvre. Mais comme me le confiait une bibliothécaire lors d’un passage aux Archives Laborit à Paris : « Demandez aux jeunes ici, personnes ne connaît Laborit ».

Or la lecture de ses bouquins m’avait aidé à comprendre bien des choses et à être mieux dans ma peau au début de la vingtaine. C’est cette opportunité que j’aimerais faciliter avec ce site et le projet de film qui vient avec.

Car un film en préparation sur des parcours qui ont croisé Laborit utilise également ce site comme vitrine. Une série de belles rencontres filmées à l’été 2012 dont j’aimerais commencer le montage dans les semaines qui viennent.

Le site web et le projet de film veulent donc montrer comment ces idées sont aujourd’hui incarnées et pourquoi, me semble-t-il, notre époque aurait grand intérêt à mieux les connaître.

Tout comme le film, le site est loin d’être complet et plusieurs sections seront améliorées et enrichies au cours des prochains mois, c’est-à-dire durant l’année 2015 qui marquera également le vingtième anniversaire du décès de Laborit en 1995.

Mais je me devais de sortir aujourd’hui le travail accompli jusqu’ici, question de me soulager d’une vieille dette que je traînais depuis une trentaine d’années…

BRUNO DUBUC

11 novembre 2014

France Culture: La recherche à qui perd, perd

Filed under: Actualité, Recherche — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:35

Ce qui nous arrive demain: Nicolas Martin http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-demain-la-recherche-a-qui-perd-perd-2014-11-11

11.11.2014 – 08:45

« Je voulais profiter de la présence de Jean-Pierre CHEVENEMENT pour amener à votre connaissance un travers dans l’organisation de la recherche en France que de nombreux scientifiques dénoncent depuis de longs mois, voire de longues années et que Rue89 a remis en lumière dans un article publié hier soir.

laboratoire de l’école polytechnique Jérémy Barande © Creative Commons

Pourquoi profiter de votre présence, Jean-Pierre CHEVENEMENT ? Et bien parce que vous aviez publié dans Libération il y a un peu plus d’un an une tribune, co-signée avec Robert BADINTER, Michel ROCARD et Alain JUPPE, tribune dans laquelle vous regrettiez que la recherche dans notre pays soit entravée, je cite, par des minorités bruyantes, parfois provocantes, voire violentes, et qu’on ne puisse pas, en France, conduire comme on le voudrait des recherches apaisée sur des sujets sensibles comme le gaz de schiste, les OGM, le nucléaire, les nanotechnologies ou les ondes électromagnétiques – dans le désordre – sans faire ruer dans les brancards, je parle sous votre contrôle, ces fameuses minorités qui font systématiquement prévaloir les études de risque et le principe de précaution.

Outre le fait que les différents domaines de recherches que vous citiez dans cet article, n’impliquent pas tous le même type d’approche, disons, prophylactique, ou de réduction des risques et qu’il y a un univers entre les recherches de prospection de gaz de schiste et celles sur les nanoparticules… je voulais amener ce matin à votre connaissance un obstacle, une entrave bien plus importante, à mon sens, à la recherche française.

Il s’agit du système de publication des recherches.

Vous savez sans doute, et c’est même parfois dénoncé comme étant un travers de la communauté scientifique, qu’un chercheur DOIT publier s’il veut obtenir des crédits ; qu’il y a dans le milieu scientifique une course à la publication que les anglo-saxons désignent par l’expression « Publish or Perish »… « Publier ou Mourir ».

Or, ce que révèle cet article de Rue89, c’est que la France a la particularité de payer 2 fois pour avoir accès aux articles de ses propres chercheurs.
Et pas une petite somme… le ministère a passé un accord de plus de 170 millions d’euros avec une société d’édition néerlandaise, pour pouvoir donner à nos établissements, à nous, l’accès aux articles qui ont été rédigés par NOS chercheurs.

Quand la dotation des présidents d’universités est baissée de 400 millions d’euros, ça fait forcément un peu grincer des dents dans les laboratoires.

Comment est-ce que cette organisation par l’absurde est-elle rendue possible ? Eh bien parce que le milieu de l’édition scientifique est un milieu très particulier, dans lequel il faut payer pour être publié.

En clair, je suis scientifique, je veux publier un article – et c’est important pour avoir des dotations d’argent public pour mon laboratoire… « Publish or Perish » – j’envoie donc ma proposition d’article à un éditeur, qui le renvoie à un comité de lecture d’autres scientifiques… mes pairs… qui le relisent et le valident, ou non, à titre bénévole : personne n’est rémunéré pour ces relectures.

Mettons que mon article soit fameux, et que le comité de mes pairs l’ait validé. Il faudra alors que je paye la revue pour qu’il soit publié. Et oui, valider ses recherches, ça a un coût. Or, l’argent qui va payer cette publication, c’est de l’argent public, qui vient de mon laboratoire de recherche. Premier versement à l’éditeur de la revue.

L’article figure donc dans une revue prestigieuse… mais voilà, ces revues ne sont pas gratuites. Leur abonnement est même hors de prix – situation d’oligopole oblige : le milieu compte 4 grands éditeurs, qui se répartissent la manne et dégagent des marges allant de 30 à 40%.

Or, la France vient de passer un contrat, ce fameux contrat à 170 millions d’euros, pour que NOS établissement de recherche puissent avoir accès à ces fameuses revues dans lesquelles sont publiées, entre autres NOS articles. Deuxième passage à la caisse.

Voilà donc comment, dans une période de diminution des crédits alloués à la recherche, nous nous retrouvons à engraisser un secteur oligopolistique là où d’autres pays voisins, comme les Pays-Bas par exemple, ont décidé de rendre l’accès à leur recherche gratuit.

Ne pensez-vous donc pas, monsieur CHEVENEMENT, que bien plus que de principe de précaution ou de minorités bruyantes qui sont autant de gardes-fous sur des secteurs de recherche sensibles… ne pensez-vous pas que notre recherche nationale gagnerait avant tout à être rendue libre et accessible à tous, et au premier chef… à nos propres chercheurs. »

Suite dans l’enregistrement de l’émision : 3 minutes.

Sur le même sujet:

Rue 89 :  La France préfère payer (deux fois) pour les articles de ses chercheurs Pierre-Carl Langlais | wikipedien
Rayna Stamboliyska | Chercheuse indépendante, experte open data

Amis chercheurs, vous vous faites arnaquer trois fois (merci Elsevier)  Pierre-Carl Langlais

30 octobre 2014

The Guardian: William Burroughs’s drugs cure inspires Alzheimer’s researcher

Filed under: Recherche, santé — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:14

http://www.theguardian.com/science/2014/oct/26/william-burroughs-drugs-cure-inspires-alzheimers-researcher

Author’s search in South America for the shamans’ plant hallucinogenic yagé and use of apomorphine to control his addiction leads neurologist to call for clinical trials

The Observer, Sunday 26 October 2014

COLOMBIA-NATIVES-YAGE

A shaman starting a yagé ceremony in Colombia. Photograph: Eitan Abramovich/AFP/Getty Images

Alzheimer’s, Parkinson’s and motor neurone disease are the perennial neuro-degenerative afflictions which remind an ageing population that the human brain is still the final frontier of modern medicine.

Now, more than ever, the conundrum of the brain is a profound and fascinating mystery that is inspiring a new generation of graduate neuroscientists and attracting glossy funding for state-of-the-art research. But some of the advances in developing, for example, a cure for Parkinson’s are not hi-tech and have come via unlikely, even exotic, routes. Consider, for instance, the strange tale of Williams Burroughs, “the dead man’s vine” and the British medical establishment.

In 1953 the celebrated author of The Naked Lunch, a countercultural guru and lifelong junkie whose centenary is celebrated this year, travelled to South America on a quest for “the liana of the dead”, the plant source of ayahuasca, also known as yagé, a natural drug whose hallucinogenic properties, used by shamans, had long been known to European explorers. “All agree,” wrote one, “in the account of their sensations under its effects – alterations of cold and heat, fear and boldness, everything joyous and magnificent.”

Burroughs’s quest for “the final fix” was occasionally nerve-racking. After one infusion of yagé, he told his friend, the poet Allen Ginsberg: “I was completely delirious for four hours. The old bastard who prepared this potion specialises in poisoning gringos.”

The trip accelerated Burroughs’s acute drug dependence. In 1956, conscious that he might otherwise die, he went to London to be treated with apomorphine, a non-narcotic derivative of morphine, by Dr John Dent, a medical maverick and coincidentally the secretary of the British Society for the Study of Addiction.

Dent, who had begun his career in 1918 treating drunks around King’s Cross in London, had pioneered the use of apomorphine as a cure for alcoholism, reporting his findings in the British Journal of Inebriety in 1931. Acting on an inspired hunch, Dent applied his treatment to the drug-addicted Burroughs, who reported extraordinary results. “Apomorphine,” he wrote later, “acts on the back brain to normalise the bloodstream in such a way that the enzyme system of addiction is destroyed.”

Burroughs, a languid American beanpole with thin lips and pale blue eyes, attributed his international literary success to Dent’s lifesaving treatment. “At the time I took the apomorphine cure,” he said, “I had no claims to call myself a writer and my creativity was limited to filling a hypodermic. The entire body of work on which my present reputation is based was produced after the apomorphine treatment, and would never have been produced if I had not taken the cure and stayed off junk.”

Soon after Burroughs completed his treatment, Dent’s hunch about apomorphine’s remarkable effect on the addict’s brain was scientifically confirmed. But, perhaps because Dent was an outsider, with many in the medical hierarchy opposed to his radical-empiricist methods, his discovery was never fully adopted as a routine cure for addiction.

There was, however, a new generation of young, anti-establishment, counter-cultural neurologists coming up through the profession. One of these, a young medical student named Andrew Lees, just happened to be a Burroughs aficionado and had become fascinated by the role of apomorphine in curbing the brain’s propensity to addiction.

Today Lees is an internationally renowned professor of neurology at the National Hospital for Neurology and Neurosurgery in London, the author of Alzheimer’s, the Silent Plague (Penguin), and one of Britain’s leading experts in the treatment of both Alzheimer’s and Parkinson’s.

In the 1970s, inspired by Dent and Burroughs, Lees and some colleagues began to experiment with ayahuasca, also exploring the use of apomorphine in neurology, especially in the treatment of Parkinson’s.

“Apomorphine,” Lees told the Observer last week, “is free from narcotic effects and works on the brain by opening the dopamine receptor lock. Burroughs spoke about how it led to enhanced perspective and increased libido.”

At first Lees pioneered his work through self-experimentation. “It was with some trepidation,” he reports, “that I injected myself with 1mg of apomorphine” as the prelude to a fuller clinical investigation.

Later, trials Lees conducted at the Middlesex hospital showed that continuous infusions of apomorphine dramatically alleviated unwanted “switch-offs” (the process whereby patients on long-term L-Dopa treatment suddenly lose the beneficial effects of their medication). As a result, apomorphine became licensed for routine treatment of late-stage Parkinson’s.

Today, however, Lees believes there is an urgent need for more clinical trials: “Drugs like apomorphine should be reinvestigated as an alternative to buprenorphine and methadone in heroin addiction.”

A persistent side-effect of L-Dopa (a naturally occurring amino acid derived from beans) in the treatment of Parkinson’s is its tendency, in a minority of cases, to sponsor addiction with highly disturbing symptoms (binge-eating, obsessive sexual fantasies, reckless gambling, hallucinations and even cross-dressing).

To counter such side-effects, Lees has returned to Burroughs’s accounts of his apomorphine use and says he has found Burroughs’s writing “highly instructive”. Burroughs, for instance, denounces the “vested interests” of the pharmaceutical industry for spending “billions [of dollars] on tranquillisers of dubious value, but not 10 cents for a drug [apomorphine] that has unlimited potential, not only in treating addiction, but in handling the whole problem of anxiety”.

But there is a problem. Where Lees in the 1970s could freely self-experiment at his own risk, new rules and procedures now inhibit this avenue of research. “There’s an urgent need for fresh trials,” says Lees, “in the use of apomorphine for dealing with addiction, but we are up against punitive and draconian legislation. The heroic era of neuropharmacological research has now vanished.”

Lees goes on: “The notion of the investigator as the most ethical first volunteer in clinical trials is now increasingly denigrated by some lawyers and editors of medical journals. Some neuroscientists are being driven underground here.”

Partly from these inhibitions, meanwhile, the use of apomorphine has fallen out of favour. Under-recognised and under-used, the drug that saved Burroughs has become just a curiosity of avant-garde literary life when it could, potentially, become a weapon in the long battle to ameliorate the torments of Britain’s Parkinson’s sufferers.

As Lees says: “Apomorphine has never been fully tested in the way Burroughs advocated.”

_____________

Dublin Review of Books: Andrew Lees: Hanging Out With The Molecules

On apomorphine cure, Dr John Dent’s life and work: Apomorphine Versus Addiction Warwick Sweenay’s site (2014)

 

21 mars 2014

L’île logique à la BNF

Filed under: Actualité, clowns, Enseignement, Mathématiques, Recherche, Teaching, théatre — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 3:58

Bonjour,

Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, Jean-Marc  Merriaux, directeur général de Canopé, Bernard Egger, président de l’APMEP et  L’île logique ont le plaisir de vous convier à la journée de clôture de la  semaine des mathématiques : les maths font  leur cinéma, le samedi 22 mars à partir de 14h30 au grand auditorium de  la Bibliothèque Nationale de France à Paris (ateliers, jeux, conférences et  spectacles gratuits).

L’île logique, notre compagnie de théâtre et clowns  de sciences théoriques, aura le plaisir d’y donner une représentation d’une  partie de deux de ses spectacles :
– 15h30 – 16h10 : l’Affaire  3.14, pièce de théâtre burlesque sur le programme de maths de lycée.
–  17h15 – 17h55 : Galois,  Poincaré, mythes et maths… sur les travaux de ces savants.

Pour  ceux, en Bretagne par exemple, qui ne pourraient pas venir, nous vous rappelons  la  journée en sciences inverses que nous co-organisons à Séné avec la salle  Grain de Sel et de nombreuses associations (Petits débrouillards, Ardoukoba,  opération Joconde…) le 17 mai à partir de 10h.

Par ailleurs n’hésitez  pas à nous contacter pour la fête de la science qui se tiendra du 26 septembre  au 19 octobre prochain, nous commençons déjà à mettre en place notre  planning.

Au plaisir de vous voir samedi !
Bien  chaleureusement,
Cédric
www.ilelogique.fr

10 mars 2014

Henri Laborit: l’inhibition de l’action

Suite à la disparition d’Alain Resnais, voici un extrait de son film “Mon Oncle d’Amérique”, dans lequel Henri Laborit décrit les mécanismes de l’inhibition de l’action.
http://youtu.be/hD7lMDXDvt8
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Henri Laborit, qui était membre de l’Institute of General Semantics ( Henri Laborit: Alfred Korzybski Memorial Lecture 1963: THE NEED FOR GENERALIZATION IN BIOLOGICAL RESEARCH : ROLE OF THE MATHEMATICAL THEORY OF ENSEMBLES http://www.generalsemantics.org/wp-content/uploads/2011/04/gsb-30-31-laborit.pdf ), a appliqué la sémantique générale à ses travaux en biologie.
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A noter que les méthodes de harcèlement professionnel ( voir Harcèlement, souffrance au travail, burn out…  , Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances » et « tournant gestionnaire »   et  Retranscription de l’entretien de Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances et tournant gestionnaire » ) consistent à placer les gens ciblés dans une situation d’inhibition de l’action, avec pour conséquences, celles décrites par Laborit à la fin de cet extrait.
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Mon Oncle d’amerique – Alain Resnais, 1980 (film complet)  de Aurélien Beauvisage
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Voir le sommaire et le premier chapitre de son livre La Nouvelle Grille:  Thermodynamique et information  à
http://semantiquegenerale.free.fr/Thermodynamique_et_information.pdf .

22 février 2014

Isabelle Aubert-Baudron: Synchronicities

Filed under: Recherche, Sémantique générale — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:42

Synchronicities: significant coincidences of a physical phenomenon with a psychic phenomenon, but you cannot explain the link of causality between both. Carl Gustav Jung and William Burroughs conducted researches about it, James Redfield wrote a novel, “The Celestine Prophecy: An Adventure” .  

Such synchronicities escape our understanding because we tend to see reality with opposed criteria of “objective”/ ”subjective”, as if what we live inwardly would be “subjective”, i e “imaginary”, in opposition of the “objective facts” we can state, which would be only real. We also tend to believe that we are separate from our surrounding, and that there is no link between what is going on inside us and outside us. 

Here the rationalists come and  say: “This coincidence is due to random”. But what does “random” means exactly? Once you have said that, where does this leads to ? How random is random? This “explanation” does not explain anything at all, and is blocking further interrogations and research on nature of reality.

Now sometimes, such synchronicities happen, which confront us to a level of reality which does not fit with this rationalist vision : there is a synchronicity between what we live inwardly and the happening of actual events without interference of our will, on which we have no control, but which have a signification just for us. So what’s going on here? We do not know, let’s see. Let’s put the rationalist  vision of reality aside for a moment and let’s apply a scientific step, starting by the observation of the facts, including the events of our inner life, what they represent for us, etc., without inferring anything from them at this step and progress starting from there.

We can base our observation on several synchronicities and see where they lead to: they often deal with issues to take in account.

Putting aside the rationalist vision of reality (XVII th century), we nevertheless have a new frame of reference through modern physics (XX th century).  We are aware of the notion of dimensions, of multi-dimensional reality, and of levels of reality.

Another domain where such synchronicities appear is in dreams: for instance I began to dream that I was losing my wallet, once, twice, thrice, and was wondering the meaning of it. One Saturday evening in a supermarket, the shop was about to close, I was the last client and in a hurry. I forgot the wallet on the cash register. On Monday morning I went to the shop and got it back. End of the dreams about losing the wallet. So what is going on here? Were those dreams meaningful to me? Yes. Since I pay more attention to my wallet, and I take in account elements of recurrent dreams.

I have got to the conclusion that we can propose the hypothesis of a multi-dimensional reality, with different levels of reality, linked between each other, which may work according different laws . For instance the laws of physics are not valid in dreams. If we try to explain a non–physical level of reality with physical laws, as we tend to do with synchronicities, then it does not fit, and we are confronted to an “impossible situation”. It may be very disturbing! Some people infer from this that they are becoming crazy. But this option also is a dead end and forbids to go further.

Now the interesting aspect here is that we can make our own research. Here general semantics has been very helpful to me when facing such phenomenons: the structural differential allows to consider them through a scientific step, and avoid the traps of some of the past contradictions and dead ends.

My research on synchronicities started with the ones which happened to me related to my meetings with William Burroughs and Brion Gysin: See at the article “The Time of the Naguals” , p. 15 to 31. This was too much ! Incomprehensible when I lived them. I had the impression to live a scenario of “Twighlight Zone” ! General semantics was very helpful here, because the observation of what was happening demonstrated that it was not something “imaginary”, nor “delirious”, but the implications required to draw a new conception of reality: synchronicities confront us to the “unknown” , and this may seem rather scary at first. I had to put up a new map, starting upon what was going on exactly, the links between inner events and the ones happening in physical world, etc., and considering it through a scientific step, through a quantic vision of the world. Then, what was not comprehensible to me before on the old basis became comprehensible in terms of physics. On this basis I could put up new hypothesis, and integrate those synchronicities as part of reality of human life, as something “normal”, compared to when it first appeared to me when I lived them: something incredible and not “normal” at all. It’s a part of the human program we do not use in our civilization, because we do not know about it and have no map to apprehend it correctly; but it’s just like a program on our computer we do not use, but which we can virtually use if the occasion occurs.

Our maps of reality do not represent the actual territory. Though it seems that the exploration of our territory can only be realized by us: only I can know the link between inner events and a physical event, its meaning can only appear to me. This leads to the exploration of our inner space. Again general semantics is a real help, because it allows to progress safely, step by step, without getting lost in mental dead ends. Investigate on the situation as if we were a police inspector investigating on an affair and gathering the elements to understand it, and taking it like a game as well. 

23 janvier 2014

Cours de sémantique générale: MOOC General semantics: an approach to effective language behavior.

Je me permets de vous informer que se tient actuellement un MOOC (Massive Open Online Course) organisé par Steve Stockdale, Mary Lahman et Greg Thompson sur la sémantique générale : General semantics: an approach to effective language behavior.

Dans l’hypothèse où vous seriez intéressé pour y participer, il est encore possible de s’y inscrire.
Les cours sont gratuits, et l’accès au site est libre: https://learn.canvas.net/courses/191

Y étant inscrite depuis le début, je peux dire que ces cours sont très bien faits et que la qualité et l’ampleur de documentation fournies sont impressionnantes.
Lien pour les inscriptions: https://www.canvas.net/courses/general-semantics-an-approach-to-effective-language-behavior

Bien sincèrement.

Isabelle Aubert-Baudron

22 décembre 2013

Normand Baillargeon: LE PETIT COURS D’AUTODÉFENSE INTELLECTUELLE

Version intégrale: chez Lux Editeur:

Petit cours d’autodéfense intellectuelle

Illustrations de Charb
Normand Baillargeon

Nomination pour le Prix du public, Salon du livre de Montréal 2006.

Parution : 18/05/2005 ISBN : 978-2-89596-044-7 344 pages

Parution en Amérique du Nord: 18 mai 2005
21.95 $

Normand Baillargeon – regard sur l’économie … – 1 de 2

Normand Baillargeon – regard sur l’économie; l’économie participative 2 de 2

17 décembre 2013

Cédric Aubouy: Clown et science abstraite

Filed under: Actualité, clowns, logique, Mathématiques, Recherche, Teaching, théatre — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:27
Clown et science abstraite
De l’intérêt et des moyens de vulgariser les sciences théoriques par le clown théâtre.

© Cédric AUBOUY

A lire en pdf:
clown et sciences abstraites
FESTICLOWN_1111100654.jpg
Le Télégramme: Festi’clown. Sous le nez rouge de Cédric Aubouy
 
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