Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

29 août 2017

Alternatives Economiques: Dieselgate Quand la fraude organisée des grandes entreprises devient la norme

Filed under: Actualité, Economie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:00

https://www.alternatives-economiques.fr//fraude-organisee-grandes-entreprises-devient-norme/00080066

Franck Aggeri 29/08/2017

Décidément, le dieselgate, cette triche des constructeurs automobiles pour détourner les tests antipollution, n’en finit pas de faire des vagues. L’édition du Spiegel du 22 juillet a ainsi révélé l’existence d’une forme de cartel des constructeurs allemands depuis les années 1990 dans le but de partager l’ensemble des connaissances liées à l’homologation des véhicules – notamment en ce qui concerne les normes antipollution – et définir des actions communes pour y répondre à moindre coût. Si les faits sont avérés, les constructeurs concernés risquent une amende de Bruxelles ou de l’Office anti-cartel allemand qui pourrait, en théorie, aller jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires.

Pourquoi des entreprises, en principe concurrentes, coopèrent-elles pour déjouer la réglementation ?

Notons ici que l’entente porte sur un ensemble de caractéristiques techniques associées à des enjeux réglementaires qui, pour les constructeurs, ne créent pas de « valeur pour le client », selon la formule managériale consacrée. En effet, l’existence même des réglementations environnementales ou en matière de sécurité s’explique précisément parce que les industriels ne les prennent pas spontanément en compte dans la conception de leurs produits.

Coopétition

Indiquons également que le fait que les entreprises exercent entre elles une concurrence féroce sur certains aspects, mais qu’elles coopèrent par ailleurs sur d’autres plans est également tout à fait courant. C’est ce que la littérature en management appelle la « coopétition ». En général, la compétition porte sur des dimensions qui ont de la valeur pour le client (les performances, le prix), alors que la coopération se développe dans les domaines où une action collective crée de la valeur pour les partenaires (mise en commun de coûts de R&D, image de marque du secteur, lobbying, etc.). La loi n’interdit pas les coopérations dès lors qu’elles ne faussent pas les règles de la concurrence et qu’elles ne pénalisent pas les consommateurs.

Les juges sont souvent démunis face à la complexité et à la puissance des grandes entreprises

Dans le cas présent, ce qui choque est que cette entente illégale a non seulement visé à contourner délibérément les réglementations, mais s’est également faite au détriment de la santé des populations. L’organisation de ces fraudes à grande échelle révèle que le fait de jouer avec les règles était devenue la norme chez ces constructeurs. Elle révèle également un certain sentiment d’impunité chez les dirigeants et les cadres de ces grandes entreprises. Dès lors que les condamnations et les poursuites judiciaires sont rares et peu dissuasives et que l’arrangement entre régulateurs et régulés est plutôt la norme, pourquoi, en effet, ne pas prendre un tel risque.

Responsabilités diluées

Comment dévoiler et combattre ces pratiques frauduleuses ? L’enjeu, on le voit bien, n’est pas du côté d’un renforcement de la loi (les réglementations automobiles sont nombreuses et précises), mais plutôt du côté de sa mise en œuvre, c’est-à-dire de l’existence de menaces crédibles. Le problème est que les juges sont souvent démunis face à la complexité et à la puissance des grandes entreprises qui savent mettre en place des pare-feux qui rendent difficiles l’identification de responsabilités. On a pu encore l’observer à l’occasion du procès Kerviel qu’il est plus facile d’incriminer un individu qu’une organisation comme la Société Générale où les responsabilités sont diluées dans un ensemble de procédures et de décisions qui sont difficiles à tracer.

A l’inverse de la lenteur des procédures françaises, on ne peut qu’être frappé par la célérité de la justice américaine

 

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La Nouvelle République: L’inaccessible école d’infirmières pour Mélody

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2017/08/26/L-inaccessible-ecole-d-infirmieres-pour-Melody-3204029

Châteauroux. Une jeune Castelroussine s’est mise en disponibilité pour intégrer une école d’infirmières. Elle se heurte, désormais, au mur du financement.

J‘ai l’impression que je me bats sans arrêt et que je n’avance pas. Mélody n’est toutefois pas du genre à renoncer. A 27 ans, ce petit bout de femme a déjà franchi bien des obstacles, réussissant notamment le concours d’aide-soignante à Châteauroux ; puis en décrochant un CDI à l’hôpital Trousseau de Tours. « J’ai voulu alors progresser et m’inscrire dans une école d’infirmière », explique-t-elle. Mélody rouvrait ses livres de médecine, travaillait dur et finissait par réussir – en avril 2017 – le concours d’entrée à l’école d’infirmières de Châteauroux. « Pour y parvenir, poursuit-t-elle, je m’étais mise en disponibilité de la fonction publique ; puis j’ai vendu à perte la maison que je venais d’acheter à côté de Tours. »

L’ennui, c’est que l’hôpital Trousseau lui faisait comprendre qu’il n’avait pas les financements nécessaires pour son inscription dans un institut de formation en soins infirmiers. Pour le conseil régional qui finance également ces formations, « je n’entrais plus dans les critères, étant désormais en disponibilité ». L’impasse totale pour Mélody, dont le papa n’a pas de ressources suffisantes et la maman est lourdement handicapée : « Elle souffre de fibromyalgie ».

670 € par mois et des droits d’inscription

Quant à l’école d’infirmières, « son coût est de 670 € par mois » auxquels, il faut ajouter les droits d’inscriptions pendant trois années. « Comment puis-je faire, alors que je touche désormais 900 € par mois de Pôle emploi et que les banques ne veulent pas me faire de prêt, car j’ai déjà un emprunt pour ma voiture. » Mélody en est là. « J’ai tout arrêté pour faire cette école et désormais, je suis dans une totale impasse financière. »
Mercredi 30 août – jour de la rentrée – Mélody sera tout de même sur les bancs de l’Ifsi Châteauroux pour ne pas lâcher ce qui représente pour elle, un rêve, mais aussi… un métier d’avenir.

Pour aller plus loin:

28 août 2017

Eloge de la suite: Le philosophe Michel Onfray explique le concept d’inhibition de l’action de Laborit

Filed under: Actualité, Philosophie — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:11

Publié le 18 août 2017

Lire l’article intégral: http://www.elogedelasuite.net/?p=3654

J’ai déjà entendu un certain nombre de fois le philosophe Michel Onfray rendre hommage à Laborit, et c’est ce qu’il a fait une fois de plus il y a un peu plus d’un mois lors de la période de question du public de l’épisode « Miroir brisé de la tauromachie » de sa série actuelle « Cosmos », première du triptyque « Brève encyclopédie du monde».

L’extrait en question va de 35 :30 à 39 min. environ et détaille essentiellement l’expérience avec les rats que Laborit expose dans le film Mon oncle d’Amérique. À savoir que devant une menace, on peut avoir trois comportements : la fuite du danger lorsque celle-ci est possible; la lutte pour détruire celui qui veut nous détruire (ou toute action agressive, même inefficace…); et l’attente en inhibition de l’action en espérant que le danger se dissipe (ce qui peut être très néfaste pour la santé si cet état devient chronique, ce qui est malheureusement le cas de beaucoup de nos contemporains).

Bruno Dubuc

France Culture: L’économie des média: dernier Esprit Public de Philippe Meyer

Filed under: Actualité, Economie, France culture, radio, secret des affaires — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:06

Un grand merci à Philippe Meyer, licencié par France Culture,  pour toutes ces années d’Esprit Public

Lettre annonçant la fin de l’Esprit Public et le licenciement de son producteur• Crédits : Radio France

… Et pour cette émission passionnante, la dernière, mais pas la moindre.

https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/leconomie-des-medias

Réécouter: https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=af08be98-9645-4811-b94a-fab9fbc32da7

Avec Marc Endeweld, journaliste spécialisé dans l’investigation politique pour le magazine Marianne

Kiosque à Paris
Kiosque à Paris Crédits : Olivier Lahan-MatteïAFP

L’ÉCONOMIE DES MÉDIAS

Marc Endeweld, vous êtes journaliste spécialisé dans l’investigation politique pour le magazine Marianne. Vous avez collaboré à de nombreux médias : au Monde diplomatique, à Témoignage Chrétien ou aux Inrockuptibles. Vous avez publié en 2010 chez Flammarion « France Télévision off the record, histoires secrètes d’une télévision publique sous influences » et en novembre 2015, toujours chez Flammarion, « L’Ambigu Monsieur Macron », une enquête sur le parcours du Président de la République, alors Ministre de l’Économie. Avec vous, nous allons nous intéresser à la situation des médias en France.

Vous êtes un observateur attentif des relations entre pouvoir politique et médias, et de la mutation structurelle profonde que connaît le secteur de la presse écrite dans un contexte de transition numérique et d’effondrement des recettes publicitaires. La diffusion papier de la presse écrite a baissé de 3,2% en 2016 par rapport à l’année précédente mais sa diffusion numérique a augmenté de 53,1%. Ce contexte économique (que vous qualifiez de « big bang actionnarial ») a récemment favorisé le rachat et la concentration de la quasi totalité des médias privés par quelques groupes industriels et financiers : Bernard Arnault a racheté Les Echos en 2007 ; L’Obs a rejoint le groupe Le Monde en 2015 détenu par Pierre Bergé, Xavier Niel et Pierre Pigasse ; L’Express, Libération et BFM-TV sont regroupés depuis 2016 au sein du groupe SFR de Patrick Drahi. Ce passage du règne des patrons de presse traditionnels à celui des financiers aboutit selon vous à un « effet de neutralisation » des médias et à l’affaiblissement du journalisme d’investigation.

Cette situation est amplifiée par le caractère parisien de notre presse nationale, caractéristique française que vous opposez au système allemand où « chaque capitale joue sa place dans le cadre de l’Etat fédéral avec des journaux indépendants et puissants ». Vous vous interrogez sur l’ « utilité d’une presse dite nationale largement à la botte des controverses politico-médiatiques développées et montées en épingle par les médias audiovisuels et pétries d’analyses issues des discussions des salons parisiens ». Vous pointez la « connivence sociale, professionnelle et parfois même amoureuse entre journalistes et responsables politiques et médiatiques ».

Le paysage de l’audiovisuel public est bouleversé et défié par l’irruption de la TNT et d’Internet. Vos enquêtes mettent en lumière l’utilisation de l’arme budgétaire « pour mettre au pas la télévision publique » alors que chaque alternance entraine des négociations entre le nouveau pouvoir et les présidents de l’audiovisuel public. Vous faites également état du projet de rapprochement entre France Télévisions, France 24 et Radio France, officiellement pour des raisons d’économies, dont vous suggérez qu’il pourrait amener à un contrôle plus étroit du pouvoir politique sur ces médias.

Quel regard portez-vous sur le traitement médiatique de la campagne présidentielle ? Comment expliquez-vous la défiance croissante des Français envers la presse ? Comment lutter contre le phénomène des fausses informations ? Quel avenir pour l’audiovisuel public dans un contexte de restriction budgétaire ? Quel bilan tirer des tentatives pour réglementer la propriété des moyens de communication et assurer l’indépendance de l’audiovisuel public ? Quelles leçons peut-on tirer de la manière dont les autres pays européens ont abordé ces problèmes ?

Intervenants

  • Journaliste
  • Géographe, professeur à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8), et directrice de la revue Hérodote
  • Directrice éditoriale au journal Le Monde
  • directeur général de la fondation Terra Nova

26 août 2017

France Culture: Leçon inaugurale de Michel Foucault au Collège de France

Filed under: Actualité, Philosophie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:15

https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/huit-lecons-lues-58-lecon-inaugurale-de-michel-foucault

                Les Cours du Collège de France

les samedis et dimanches de 15h à 16h, rediffusion de 21h à 22h

Réécouter: https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=23619276-1b2b-43d1-93ba-5e3ca08ac882

Quelle est cette volonté de vérité dans nos discours, qui a traversé tant de siècles de notre histoire ? demande Michel Foucault dans sa leçon inaugurale. Qu’est ce qui est en jeu, sinon le désir et le pouvoir? Quelles sont les procédures de contrôles et de délimitation du discours?

Michel Foucault en 1984 à Paris
Michel Foucault en 1984 à Paris Crédits : MICHELE BANCILHONAFP

Quel rapport nouent les professeurs du Collège de France avec leur public ?

Le trac les accompagne dans cet amphithéâtre où ils livrent leurs questions et leurs travaux devant un auditoire qui peut être très pointu. Ce trac est redoublé dit-on pour le rituel de la leçon inaugurale et Michel Foucault que nous entendons au micro de Jacques chancel en 1975, dans notre générique, fait part de sa difficulté à commencer au sein de l’institution pluriséculaire. Ce début n’est pas anodin pour le philosophe-historien qui appartient aux « hérétiques consacrés » selon la formule de Pierre Bourdieu et qui va poser d’emblée la question, dans sa leçon inaugurale :

« Où est le danger dans les discours ? »

Le philosophe, Jules Vuillemain, professeur au Collège de France qui a soutenu la création de la chaire chaire d’histoire des systèmes de pensée pour Michel Foucault rappelle dans son hommage au philosophe-historien

« la place majeure » qu’occupe le « partage entre vrai et faux, dans son œuvre. Les Mots et les Choses (1966), l’_Archéologie du savoir(_1969) et la Leçon inaugurale au Collège de France (1970) lui sont entièrement consacrés. Non content d’analyser les circonstances qui impriment leur sceau particulier sur la vénération obligée pour la vérité, naguère le sceau des Lumières, aujourd’hui celui des Structures, Foucault, héritier toujours critique, reprend et corrige Nietzsche. Il s’agit donc, pour le philosophe, non pas de chercher vainement dans le discours quelque décalque du réel, mais de retrouver dans le mot la fonction organisatrice des choses, la violence qu’on leur fait, en tous cas la pratique qu’on leur impose derrière le double masque de l’objectivité et du désintéressement ».

« Le discours vrai, lit-on dans la Leçon inaugurale, le discours que la nécessité de sa forme affranchit du désir et libère du pouvoir, ne pas reconnaître la volonté de vérité qui le traverse ; et la volonté de vérité, celle qui s’est imposée à nous depuis bien longtemps, est telle que la vérité qu’elle veut ne peut pas ne pas le masquer »

Et nous gagnons tout de suite le grand amphithéâtre du Collège de France, le 2 décembre 1970 pour la leçon inaugurale de Michel Foucault, titulaire de la Chaire d’Histoire des systèmes de pensée (1970-1984) au Collège de France.

Cette leçon est lue par Léon Bonnaffé.

Mise en ondes de Diphy Mariani.

Archive Ina .Extrait du magazine Radioscopie avec Michel Foucault, au micro de Jacques Chancel sur France Inter le 10 mars 1975. Le philosophe-historien y évoque son enseignement libre au Collège de France et la relation à son public.

Pour prolonger

L’hommage à Michel Foucault sur le site du Collège de France

El Pais: Solucionado un enigma matemático de 3.700 años

Filed under: Actualité, Géométrie, Mathématiques, Recherche — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:10

https://elpais.com/elpais/2017/08/24/ciencia/1503599508_412430.html

Un estudio propone un nuevo significado para la ‘piedra rosetta’ de las matemáticas

El análisis de un texto babilónico escrito en barro hace más de 3.700 años puede haber resuelto uno de los enigmas más antiguos de las matemáticas.

Dos investigadores australianos acaban de publicar los resultados de su estudio de Plimpton 322, una tablilla de escritura cuneiforme que data del 1.800 antes de Cristo y proviene de la antigua ciudad de Larsa, al sur del actual Irak. El texto contiene series de números ordenados en quince filas y cuatro columnas. Se piensa que son ternas pitagóricas, series de tres números que indican las longitudes de los tres lados de triángulos rectángulos.

El que es probablemente el teorema matemático más famoso del mundo dice que el cuadrado de la hipotenusa es igual a la suma de los cuadrados de los catetos en un triángulo rectángulo. Los estudiantes de primaria aprenden que lo formuló Pitágoras —filósofo y matemático griego del siglo VI antes de Cristo— sentando las bases de la trigonometría, la medición de triángulos. Lo que no cuentan los libros de texto es que 1.000 años antes los babilonios ya conocían esta proposición matemática y la usaban de forma habitual, aunque nadie sabe para qué.

La tablilla analizada es una especie de piedra Rosetta de las matemáticas de la antigua Babilonia, la primera civilización de la Historia. Asentada entre los ríos Tigris y Éufrates, este imperio fue el epicentro de una revolución científica y cultural sin precedentes de la que se conservan cientos de miles de tablillas de barro usadas para contabilidad, matemáticas, astronomía y otras disciplinas. Entre todas ellas, la Plimpton 322 “es sin duda la más famosa, la mejor estudiada y la más controvertida”, asegura Mathieu Ossendrijver, investigador de la Universidad Humboldt de Berlín. La razón, explica, es que “es única, no hay ni una sola copia de su contenido. Por eso es tan difícil determinar para qué servía”.

La tablilla analizada.
La tablilla analizada. UNSW

El matemático Daniel Mansfield, de la Universidad de Nueva Gales del Sur (Australia),ha vuelto a analizar el original, conservado en la Biblioteca de Libros y Manuscritos Raros de la Universidad de Columbia, en Nueva York (EE UU). Junto a su colega Norman Wildberger acaba de proponer que esta tablilla es la tabla trigonométrica más antigua del mundo y también la más precisa. Cada una de sus filas es la descripción de un triángulo.

“El gran misterio es por qué los escribas babilónicos realizaron la compleja labor de calcular y ordenar los números de esta tabla”, explica Mansfield en una nota de prensa de su universidad. “Nuestro estudio desvela que Plimpton 322 describe las formas de triángulos rectángulos usando una novedosa forma de trigonometría que se basa en la razón entre los números [que expresan las longitudes de los lados], sin usar ángulos ni círculos. Es un trabajo matemático fascinante que denota genialidad”, añade el investigador, que ha publicado su propuesta en la revista de la Comisión Internacional de Historia de las Matemáticas.

Mansfied propone que los babilonios usaron estas tablas en arquitectura, por ejemplo para calcular dimensiones de rampas y otras estructuras en pirámides, palacios y canales. El científico resalta que esta peculiar aproximación babilónica a la trigonometría puede tener usos en el mundo actual para medir extensiones de terreno, realizar gráficos por ordenador y también en educación. “Es un ejemplo de cómo el mundo antiguo nos puede enseñar algo nuevo”, añade.

Los babilonios usban la trigonometría 1.000 años antes que los griegos

Hace 10 años, otros historiadores encontraron una tablilla babilonia en una institución sueca. Contenía una serie de problemas matemáticos con ecuaciones de segundo grado. Los investigadores propusieron que la solución a esos problemas eran los números incluidos en la Plimpton 322 —explica Mathieu Ossendrijver—, una especie de libro de texto con problemas y soluciones. “Pero no todos los números coincidían y nunca hubo consenso entre los expertos de que esta tablilla tuviese esos fines educacionales”, detalla. El año pasado, otra nueva traducción de una tablilla babilonia realizada por Ossendrijver desveló que los babilonios usaron la geometría para describir fenómenos astronómicos como el movimiento de Júpiter, adelantándose 14 siglos a los europeos, que creían haber inventado ese tipo de cálculo.

Para Ossendrijver, la nueva hipótesis de que la tablilla fuese una herramienta para ingenieros y arquitectos “es más robusta” que las anteriores, aunque advierte de que “serán necesarias pruebas adicionales”. Y ofrece una clave para conseguirlas. “Es conocido que algunas las líneas de la Plimpton 322 contienen errores. Si estas tablas jugaron un papel tan importante en Babilonia, lo lógico es que fuesen muy usadas y que se hiciesen muchas copias. Para probarlo habría que reanalizar todos los textos matemáticos conocidos de esta civilización para ver si alguno contiene la misma serie y con los mismos errores. Eso sería una gran prueba de que estos autores están en lo cierto”, dice. También puede ser uno de los legados mejor conservados de los babilonios, cuyos templos y pirámides han sido arrasados durante años de guerra en Irak. 

A lire sur un sujet similaire: Le Théorème du Perroquet, de Denis GUEDJ.

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