Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

21 mai 2016

Les gardiens de la paix valent mieux que ça, Le billet de Nicole Ferroni

Filed under: Actualité, burn out, Gendarmerie, Management, vidéo — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:42

 

12 avril 2015

France Inter: 3D: Service Public ?

http://www.franceinter.fr/emission-3d-le-journal-service-public

dimanche 12 avril 2015, 12 h:

Dans 3D dimanche, deux mots : service et public. Que veulent-ils dire, quels projets portent-ils pour l’information, la culture, et plus largement pour l’être ensemble?

Par Stéphane Paoli.

Réécouter : http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=1077003

invité(s)

Albert Ogien

Sociologue

Isabelle Veyrat-Masson

Historienne et sociologue des médias

Macha Makeïeff

Metteur en scène, scénographe et directrice du théâtre de La Criée
Histoire de la télévision de 1935 à nos jours

Histoire de la télévision de 1935 à nos jours

de Isabelle Veyrat-Masson et Monique Sauvage
éditeur : nouveau monde poche
parution : 2014
Le principe démocratie : enquête sur les nouvelles formes du politique

Le principe démocratie : enquête sur les nouvelles formes du politique

de Albert Ogien et Sandra Laugier
éditeur : La Découverte
parution : 2014
Désacraliser le chiffre dans l'évaluation du secteur public

Désacraliser le chiffre dans l’évaluation du secteur public

de Albert Ogien
éditeur : Quae
parution : 2013

14 mars 2015

France Inter: Secrets d’info: Ces milliards économisés sur le dos des pauvres

Filed under: Actualité, Economie — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:12

http://www.franceinter.fr/emission-lenquete-ces-milliards-economises-sur-le-dos-des-pauvres

Enregistrement: http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1067101

http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-ces-milliards-qu-on-economise-sur-le-dos-des-pauvres

Enquête par Jacques Monin

vendredi 13 mars 2015 par Matthieu Aron

  • Aujourd’hui en France, un million et demi de personnes ne gagnent pas plus de 720 euros par mois et n’ont aucune couverture maladie.
Soit elles ne se soignent pas, soit elles vont dans les hôpitaux, puisque ce sont les seuls endroits où elles ont la certitude qu’on les prendra en charge sans leur demander d’avancer les frais.

Ces personnes ne devraient pas être obligées de venir aux urgences. Elles devraient normalement pouvoir utiliser leur complémentaire santé universelle : la fameuse CMU C.

Malheureusement, nombreux sont ceux qui y renoncent. Pourquoi ? Les dossiers sont trop complexes à remplir. 

  • Le gouvernement va simplifier les demandes de pièces justificatives.

Début 2016 sera mis en place une sorte de coffre-fort numérique. Vous pourrez rentrer une fois pour toutes tous les documents administratifs qu’on vous demande pour toutes les prestations sociales, quelles qu’elles soient. Vous disposerez d’une clé personnelle, un mot de passe que vous pourrez donner aux impôts, aux allocations, à la sécu etc. Ces documents ne vous seront plus jamais demandés.

  • A cela s’ajoute un autre dispositif

Il existe depuis peu un site qui s’appelle mes-aides.fr, et vous pouvez savoir, en quelques minutes, à quelles aides vous avez droit. Ce qui est parfait pour les gens qui maitrisent l’informatique, mais se révèle un casse-tête supplémentaire pour les plus modestes qui n’ont souvent même pas d’ordinateur.

  • Cela ne règle pas  la question de la complexité des dossiers 

Et c’est pourquoi fin janvier, François Chérèque, qui est en charge du suivi du plan pluriannuel contre la pauvreté, a fait à Manuel Valls une proposition simple : puisque les bénéficiaires du RSA et ceux de la CMU C ont le même profil, pourquoi, dit-il, ne pas inscrire automatiquement à la CMU C toute personne qui postulerait au RSA…

Manuel Valls a répondu qu’il mettrait le dossier à l’étude…

  • Des résistances d’ordre financière au sommet de l’Etat

La haute administration résiste à améliorer les dispositifs d’aides aux plus démunis. La sénatrice Aline Archimbaud s’est elle aussi confronté à cette résistance.

Lorsqu’elle a tenté de déposer un amendement pour fusionner le RSA et la CMU C, on lui a gentiment fait comprendre qu’il n’en était pas question.

  • L’ensemble des droits non utilisés représentent 5 milliards d’euros

Rien ne sera fait pour rendre accessible l’ensemble des droits sociaux non utilisés qui couterait à l’Etat 5 milliards d’euros dont il ne dispose pas.

En revanche, il peut agir sur une toute petite partie de ces 5 milliards en attribuant automatiquement la CMU C aux bénéficiaires du RAS.

  • Combien couterait ce nouveau dispositif ?
Ca ne couterait finalement « que » entre 100 et 200 millions d’euros. Tout cela reste à préciser, mais c’est un coût à priori supportable pour le budget de l’Etat. Manuel Valls devrait trancher avant la fin de l’année.

Sachant que cette mesure présenterait un avantage : par nature, l’accès aux droits des plus démunis, c’est un marqueur de gauche. Et cela peut être bon à prendre pour un gouvernement accusé de trop lorgner sur sa droite.

  • Un droit est un droit

On parle toujours de cette protection universelle de santé par rapport à ce qu’elle nous coute. Or on peut aussi voir les choses différemment. Un droit est un droit, et le fait même de se poser la question de savoir s’il doit être accordé a quelque chose de surréaliste.

Il faut surtout regarder la réalité des choses : lorsqu’une dent n’est pas soignée, ce sont deux, puis trois, puis quatre carries qu’il faut soigner. Et les frais entrainés par la suite sont bien supérieurs à ce qu’aurait couté une intervention précoce. En dépensant de l’argent pour donner aux plus démunis un accès à la santé, on pourrait donc économiser sur le long terme. Mais si tous ceux qui peuvent y prétendre rentraient dans le système de soins, le parcours du combattant ne s’arrêterait pas pour autant.

  • Même avec la CMU C, il existe une discrimination devant la santé

Il y a un an, le défenseur des droits avait fait une enquête d’où il ressortait que 18% des généralistes refusaient les bénéficiaires de la CMU, 25% des gynécologues, et 48% des dentistes.

Or, tout refus de soin pour cause de CMU est discriminatoire : on ne peut vous opposer un dépassement d’honoraires pour refuser une consultation. Certes, les médecins expliquent qu’ils ne sont parfois pas remboursés ou très tardivement. Mais juridiquement ces arguments ne sont pas recevables.

  • Est possible de porter plainte pour dénoncer de telles pratiques ?

Il est possible de déposer un recours, soit devant l’ordre des médecins, soit devant la sécurité sociale, mais cela n’aboutit quasiment jamais. Notons qu‘il existe tout de même une évolution positive : le plan santé actuellement en discussion prévoit la création d’un observatoire du refus de soins qui permettrait d’organiser des testings des médecins, ce qui permettrait de signaler les abus. Peut-être ce type d’initiative permettra-t-il de faire bouger les choses.

12 juin 2014

France inter: « Lean management » à l’hôpital : des soins à la chaîne ?

Filed under: Actualité, harcèlement, Management, santé — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:18

http://www.franceinter.fr/emission-lenquete-de-la-redaction-lean-management-a-lhopital-des-soins-a-la-chaine

dimanche 8 juin 2014

Le « lean management » ou gestion « dégraissée » débarque dans les hôpitaux. L’idée ? Optimiser les processus, éliminer les temps morts et les gâchis. Mais gère-t-on un établissement de santé comme on gère une entreprise ?

 

Gérer l’hopital comme on gère une entreprise, c’est la nouvelle tendance à la mode. À vrai dire, les établissements de santé ont-ils le choix ? L’état des finances publiques et les restrictions budgétaires qui en découlent les obligent à gérer au plus juste.

Cadences infernales

D’où l’apparition, depuis peu, d’un modèle venu de l’industrie, le « lean management » ou gestion « dégraissée » (littéralement). L’idée, c’est d’optimiser les processus, d’éliminer les temps morts et les gâchis.

Sur le papier, cela peut paraître séduisant. Mais sur le terrain la pratique se heurte à de fortes résistances chez les personnels soignants, qui ne veulent pas « soigner à la chaîne ».

Cadences infernales, perte des repères professionnels, risques aussi pour les malades, qui sont hospitalisés le moins longtemps possible… Les soignants disent souffrir de cette nouvelle organisation.

Réécouter: http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=915074

 

A lire en complément d’infos sur Infirmiers.com:

EHPAD : des soignants maltraités…

 

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