Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

28 février 2015

Mino DC: Fiction réalité en 2015 dans la France rurale

Filed under: Actualité, coup de gueule — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:55

A 65 ans, un homme seul, vivant dans un petit hameau des 2 Sèvres, avec une petite retraite, décide avec ses économies, un prêt à zéro% et une aide de la région, de faire effectuer pour sa maison par des professionnels, de gros travaux d’isolations, toiture , portes fenêtres, et chauffage à granulés dont on vente les mérites.

Il commence à apprécier ce confort de vie pour affronter l’hiver qui s’installe bien au froid.

Mais suite à un dysfonctionnement, ou une mauvais fonctionnement , de sa chaudière nouvelle technologie, à haute performance de rendement thermique, il se retrouve sans chauffage dans une maison mieux isolée, mais qui perd rapidement ses degrés avec le froid dehors qui navigue bien en dessous de zéro degrés.

Il tente d’appeler au secours l’installateur, le fournisseur, et même le fabricant de sa chaudière d’une grande marque française, Deville, pour un dépannage hotline.

Mais il n’arrive à avoir en ligne que son chauffagiste, au bout d’un jour car la connexion adsl de son téléphone fixe utilisant les vieilles lignes de France Télécom, est en panne par intermittences alors qu’il paye plus cher ses forfaits en zone non dégroupée, moins stables et sans puissance de réseau.

Il essaye aussi d’envoyer des sms car il dispose quand même des nouveaux moyens de communication, avec un portable Free qui utilise le réseau Orange, mais sans succès, même en sortant dans le fond de son jardin en plein vent glacial, à plusieurs reprises.

Et sans surprises car il sait aussi que le réseau sans fil qu’il utilise n’est pas fiable, et lui aussi de faible puissance, car trop loin des antennes relais .

Enfin son chauffagiste qui a effectué l’installation, le recontacte 2 jours après, et lui trouve un réparateur compétent de ce type de chauffage à granulés, qui accepte de se déplacer en faisant 200km aller retour.

Le lendemain, le dépannage est effectué et le chauffage redémarre dans l’après midi.

Des réglages de combustion étaient nécessaires, et un élément défectueux, de contrôle électronique des fumées, avec blocage de sécurité est remplacé.

Rassuré il recommence à apprécier le confort de son nouveau chauffage mieux réglé et fonctionnant à nouveau, apparemment bien.

Mais c’est sans compter sur la malchance ou plutôt la  malfaçon de cette chaudière.

Au bout de 2 jours, le chauffage se bloque à nouveau avec les mêmes symptômes que la première fois.

c’est reparti pour un tour avec les même difficultés de communiquer, et de trouver un réparateur capable de venir en urgence.

Et toujours avec l’angoisse du froid glacial extérieur,

et l’espérance de ne pas devenir un « hibernatus n°2 »

à suivre…

histoire de congélation.

l’atelier-jardin de mino d.c

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Arte: Puissante et incontrôlée: la troika

http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika#details-description

Une enquête édifiante sur la fameuse Troika FMI CE BCE qui dicte sa politique à l Union Européenne.

Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d urgence, il leur faut se soumettre aux exigences les fameux mémorandums de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les mesures d austérité qu elles ont imposées n ont jusqu à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parmementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter.

Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Au cours de ce passionnant travail d investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

Arte: Le bonheur au travail

Filed under: Actualité, burn out, Economie, Ethique, Management — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:17

https://www.youtube.com/watch?v=0hRtzDV12UQ

http://www.arte.tv/guide/fr/051637-000/le-bonheur-au-travail

Dans le marasme ambiant qui paralyse le monde du travail, certains chefs d’entreprise ont innové pour le bien-être de leurs salariés. Une démarche qui remet l’homme au centre de la production.
Qui, aujourd’hui, peut se vanter d’être heureux sur son lieu de travail ? Certainement pas les 31% de salariés « activement désengagés » – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu’à lutter contre les intérêts de cette dernière. Inspiré de l’armée, le modèle d’organisation du travail visant à contrôler l’ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, employeurs comme employés doivent s’accommoder d’un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable. Toutefois, au milieu de l’apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l’entreprise du futur.

Métro, boulot, bingo
Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées ».  Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d’une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité. Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés. Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber. Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d’organisation du travail. Une bouffée d’air frais bienvenue.

(France, 2014, 84mn) ARTE F

27 février 2015

Alterecoplus: Haro sur les médecins du travail

Filed under: Actualité, Economie, Management — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:59

19/02/2015

http://www.alterecoplus.fr/social/francois-desriaux/haro-sur-les-medecins-du-travail-201502191147-00000841.html

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » Cette citation empruntée au philosophe anglais Francis Bacon s’applique parfaitement aux médecins du travail. Depuis plusieurs mois, ils sont l’objet d’attaques répétées de la part d’employeurs devant les conseils de l’ordre des médecins, pour manquement à la déontologie. En cause, leurs écrits et autres attestations qui établissent un lien entre les atteintes à la santé constatées chez les salariés et leurs conditions de travail. Or, ces documents sont de plus en plus souvent produits en justice pour obtenir réparation. Les plaintes déposées devant le Conseil de l’ordre n’ont pour autre objectif que de décrédibiliser les écrits de ces praticiens devant les tribunaux, voire de leur faire réécrire leurs attestations dans un sens plus favorable aux employeurs, à l’occasion des procédures de conciliation.

Les médecins du travail rechignent de plus en plus à écrire quoi que ce soit qui risquerait de se retourner contre eux

Alors, même si ces initiatives ne relèvent sans doute pas d’une stratégie concertée mais plus sûrement d’actions isolées conduites par les avocats des employeurs soucieux d’éviter de trop lourdes condamnations, leur multiplication inquiète sérieusement la profession. Et commence à produire des effets : les médecins du travail rechignent de plus en plus à écrire quoi que ce soit qui risquerait de se retourner contre eux… « Calomniez… »

Une réforme en embuscade

C’est bien connu, « les emmerdes volent toujours en escadrille ! ». Le tir vient cette fois d’une possible réforme des missions de la médecine du travail dans le chantier de simplification de la vie des entreprises. Un temps traduite dans le projet de loi Macron, elle a été retirée du texte, juste avant son adoption en conseil des ministres.

Mais l’ambition d’une réforme n’est pas abandonnée pour autant. Elle est juste décalée par calcul tactique : entre le travail du dimanche, la réforme des prud’hommes, les notaires… il n’était pas opportun de rajouter les médecins du travail à la liste des protestataires !

Car parmi les mesures envisagées, celle visant à abandonner la détermination de l’aptitude des salariés et à encadrer l’avis d’inaptitude fait débat.

Curieusement, la première signerait un progrès utile au rôle exclusivement préventif du médecin du travail censé intervenir dans le seul intérêt de la santé du salarié. La détermination de l’aptitude du salarié à occuper un poste de travail, à l’embauche ou lors des visites périodiques, détourne la médecine du travail de sa mission d’adaptation du travail à l’homme. Elle l’ancre au contraire dans une mission de sélection de la main-d’œuvre en fonction de sa capacité à supporter des mauvaises conditions de travail considérées, elles, comme intangibles. Et elle n’a jamais fait la preuve de son efficacité pour la prévention : cent pour cent des victimes de l’amiante avaient été déclarées aptes par leur médecin du travail !

L’inaptitude, épine dans le pied des employeurs

Mais le projet issu du conseil de la simplification, et qui s’inspire fortement des propositions de l’association patronale des services de santé au travail, va plutôt dans le sens de l’intérêt exclusif… des entreprises ! Il prône l’abandon du suivi médical systématique des salariés et propose de repenser les modalités de la déclaration de l’inaptitude.

Ce qui pose problème aux entreprises aujourd’hui, ce sont les propositions d’adaptation ou d’aménagement des postes de travail qui accompagnent les restrictions d’aptitudes des salariés prononcées par les médecins du travail. Pour maintenir les salariés vieillissants dans l’emploi, l’adaptation des postes de travail devient une impérieuse nécessité. A l’évidence, les entreprises préféreraient une médecine du travail en mode binaire, si possible à leur service : le salarié est apte ou inapte… Et dans ce cas, il est licencié pour inaptitude. Et on passe au suivant que l’on peut user sans vergogne tant qu’il tient le coup.

Le salarié est apte ou inapte… Et dans ce cas, il est licencié pour inaptitude

L’enjeu est donc de taille en termes de santé publique et de risque d’explosion du nombre de licenciements pour inaptitude. Alors que jusqu’ici, c’était le ministre de l’Economie et le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la simplification qui menaient le bal, les ministres du Travail et de la Santé ont réussi à reprendre la main sur un sujet qui relève pourtant de leur compétence. Ils ont confié une mission à l’Inspection générale des affaires sociales qui devrait déboucher sur une nouvelle réforme de la médecine du travail.

Signe que la partie est loin d’être gagnée, et sans doute pour donner des gages à Bercy et au patronat, le DRH du groupe Renault a été imposé dans la mission. Et aux dires de plusieurs experts auditionnés, ses questionnements démontrent surtout sa conception d’une médecine du travail prioritairement au service de l’intérêt des entreprises. Il n’est donc pas écrit que les salariés, qui n’ont pourtant jamais eu autant besoin d’un médecin spécialisé et indépendant pour surveiller et prévenir la dégradation de leur santé du fait d’un travail toujours plus dégradé, puissent bénéficier demain d’un tel luxe !

François Desriaux

14 février 2015

Médicaments sous influence France 5 Documentaire 2015

Filed under: Actualité, Economie, Management — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:31
Ancien du laboratoire Merck, Bernard Dalbergue décide, en 2011, de quitter son poste et avec lui un milieu sclérosé par les pratiques controversées et les mensonges. Il révèle ici les scandales dont il a été témoin :
comment les laboratoires s’emploient à maquiller certaines études médicales, abusent des instances internationales et mettent en péril la santé de millions de personnes à travers le monde. Cette enquête décrypte, entre autres, les conditions de mise sur le marché international de quelques redoutables médicaments, consommés en masse, et confronte la logique financière des laboratoires au combat de savants et de victimes.

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