Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

16 août 2015

France Culture: Ateliers de la création: la dépossession

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-14-15-la-depossession-2015-08-16

Enregistrement: http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5061763

    Un effet de la  gestion industrielle du travail

                                                                    Un documentaire de Benoit Bories, Charlotte Rouault et Marie-Laure Ciboulet

Le travail – Management Mirjana Farkas © DR

Selon plusieurs études de terrain en médecine du travail, la souffrance psychologique induite par la perte d’autonomie du salarié dans son travail est une des plus importantes. Cette dépossession peut tout à fait s’apparenter à une déqualification puisque le travailleur se voit déposséder des savoir-faire dont il était le porteur. Quels sont les processus managériaux qui font qu’une personne exerçant une activité « artisanale » ou porteuse de « savoir-faire » se voit peu à peu reléguer à un rôle d’exécutant au sein d’une chaîne dont elle ne maîtrise pas la gestion ? Quels sont les effets sur le travailleur lui-même en terme de perte de sens au travail et de souffrances psychologiques ?

Le documentaire « La dépossession » tentera de donner quelques éléments de réponse en donnant la parole à des salariés de différents corps de métier (la poste, éducation spécialisée, inspection du travail, agriculture et construction automobile) porteurs de mêmes problématiques.

Management © Libre de droit

A la technique : Georges Tho et Emmanuel Armaing

Mixage : Phlippe Bredin

7 mai 2015

France Culture: L’évaluation, maladie chronique de la recherche scientifique

Filed under: Actualité, Management, Recherche, Université — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:37

http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-l%E2%80%99evaluation-maladie-chronique-de-la-recherche-scientifique-2015-05-04

Ecouter l’enregistrement: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5027771

Depuis quelques années, le mot « évaluation » mobilise et agite le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur. Selon ce mot d’ordre, il faut Tout évaluer : les enseignants, les professeurs, les chercheurs, les programmes de formation, les Centres de recherche et, bien sûr, les universités. Les indicateurs « d’excellence » et de « qualité » se multiplient sans que l’on sache toujours sur quelles bases ils ont été construits. Pourquoi ces nombreux « indicateurs d’excellence » sont-ils mis au service d’une vision strictement gestionnaire de la production de connaissance ? Les comptages des publications sont érigés, parfois, par les chercheurs eux-mêmes, en étalon absolu de la valeur de leur activité. Les usages courants des indicateurs utilisés pour mesurer l’activité scientifique ou classer les universités ne respectent pas les conditions mêmes de leur validité et de leur pertinence telles que la bibliométrie la construit de manière rigoureuse. Le pilotage par ces indicateurs utilisés à contre-emploi, et qui tiennent souvent lieu d’expertise, sont les indices, dans le domaine du savoir, d’une pratique pervertie et dangereuse.

Yves Gingras, professeur d’histoire des sciences à l’université du Québec à Montréal
Franck Laloë, physicien théoricien, chercheur au CNRS

 Les dérives de l’évaluation de la recherche : du bon usage de la bibliométrie

Raisons d’agir éditions, 2014

Sur le même sujet dans ce blog:

De la manipulation des symboles : (1) «les valeurs», «évaluation» (Isabelle Aubert-Baudron)

Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances » et « tournant gestionnaire »

France Culture: Les statistiques font-elles une politique ?

24 décembre 2013

Isabelle Aubert-Baudron: De la manipulation des symboles : (1) «les valeurs», «évaluation»

Filed under: Alfred Korzybski, Economie, Sémantique générale — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:31
© Isabelle Aubert-Baudron

Dans les discours diffusés par les média actuellement, je suis frappée par l’utilisation répétée, quelques soient les provenances de ces discours, de termes et de concepts qui semblent communs à tous les gens qui les utilisent, dans des buts différents, en leur donnant  des sens différents.  Les divers individus qui s’expriment utilisent généralement ces mots pour s’opposer les uns aux autres, dans le cadre de polémiques, bien que se référant à un langage de communication commun.

Pour mettre un peu d’ordre dans cette cacophonie langagière, il m’a semblé utile de me pencher sur quelques-uns de ces termes, en comparant leur sens d’origine défini par le dictionnaire avec le sens que leur donnent les communicants actuels, afin d’avoir une idée plus claire de ce dont on parlait exactement.

La validité des discours que nous pouvons être amenés à tenir repose sur leur conformité avec les faits : quand quelqu’un me dit quelque chose, et que je regarde ce qu’il en est en comparant avec ce que je peux moi-même observer, si je constate que ce qu’il me dit ne correspond pas aux faits, je sais que ses propos ne sont pas fiables.

Dans cette optique, les termes que je propose d’examiner ici aujourd’hui sont les termes suivants : « valeurs » et « évaluation ».

Suite en pdf De la manipulation des symboles «les valeurs», «évaluation»

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