Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

30 avril 2017

Le Devoir: Charles Plymell, le «hipster» octogénaire

Filed under: Actualité, beat, Edition, Interzone, Littérature, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:25

 

http://www.ledevoir.com/culture/livres/497210/charles-plymell-le-hipster-octogenaire

Le poète et éditeur raconte la contre-culture américaine

 

26 avril 2017 | Dominic TardifCollaborateur | Livres 
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Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir – Charles Plymell reste, à 82 ans, le hipster de son jeune temps.

Ancien coloc d’Allen Ginsberg et de Neal Cassady, éditeur-culte et poète de l’Amérique indocile, Charles Plymell pige dans son répertoire d’anecdotes et explique pourquoi il préfère Chuck Berry à Bob Dylan.

Le 27 février 1975, Charles Plymell participe à l’événement Rien contre ça, clôturant la Rencontre internationale de la contre-culture de Montréal. Denis Vanier, Josée Yvon, Paul Chamberland, Raôul Duguay, Claude Péloquin, Lucien Francoeur, John Giorno, Patrick Straram, Anne Waldman et d’autres suspects usuels de l’insolence littéraire sont aussi de l’affiche de ces douze heures de poésie, présentées au Palais du commerce, rue Berri, là où se trouve désormais Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

« Je ne me souviens pas de grand-chose », annonce de sa voix traînante le poète et éditeur américain. Certaines substances grisantes présentent cet inconvénient qu’elles finissent parfois par couvrir d’un vaporeux voile la mémoire de ceux qui les ont jadis embrassées avec trop d’enthousiasme. « Mais ce que je me rappelle, poursuit-il, c’est que nous étions au restaurant avant, qu’Allen buvait du lait et que Burroughs lui gueulait :“Bois pas du lait si t’es pour monter sur scène ! C’est mauvais pour ta gorge. Bois de la vodka à la place !”Allen n’était pas un buveur. »
L’Allen invectivé par William Burroughs, c’est bien sûr Allen Ginsberg, qui avait été le coloc de Plymell en 1963, au 1403 Gough Street de San Francisco, tout comme Neal Cassady, homme de tous les appétits et de toutes les soifs, renommé Dean Moriarty par Jack Kerouac dans Sur la route. L’appartement comptait sept chambres, pour un loyer de 100 $ par mois !

Le problème, c’est que la majorité de la poésie, aujourd’hui, est aussi mauvaise que le gouvernement Trump

Charles Plymell

« Puisque Neal venait comme moi du Midwest, c’est le beat auquel je me suis toujours le plus identifié. On avait l’habitude de bouffer des amphétamines et d’aller du côté coloré de la ville [the coloured side of town], voir Fats Domino et Bo Diddley jouer », raconte celui qui était de passage à Montréal ce week-end afin d’assister au vernissage de l’expo Paris/Beat/Codex, réunissant des collages du couple que formaient son ami, le poète français Claude Pélieu, et la mère de sa femme Pamela, Mary Beach, traductrice historique de la Beat Generation en France. Plymell participait aussi aux festivités soulignant le 25e anniversaire de la maison d’édition L’Oie de Cravan.

« The original hipster »

En 1951, Charlie abandonne l’école secondaire quand son cow-boy de père lui achète une Chevy de l’année. Son Kansas natal est bientôt loin dans le rétroviseur. « Le gaz coûtait 15 sous le gallon ! Je suis parti vers la Californie. » Plymell est alors un hipster, bien avant que le mot ne désigne ce barbu ironique arborant lunettes à grosse monture et/ou chemise à carreaux qui peuple les quartiers comme le Mile-End. Le hipsterpremière génération singe le look et l’attitude débonnaires des jazzmen noirs, porte de longs collets à la Billy Eckstine, trimballe une coupe ducktail et fume du pot. Autrement dit : Charles Plymell fait tout pour que la pudibonde Amérique de l’époque le déteste.

Avec son foulard noué autour du cou et sa canne de dandy, le flamboyant vieillard est toujours, malgré ses 82 ans, le hipster de son jeune temps. Et en bon hipster, Mister Plymell aime forcément cultiver un salutaire esprit de contradiction. Vous lirez forcément à son sujet, si vous le googlez, qu’il fut le premier à mettre l’aiguille sur un album de Bob Dylan, devant Allen Ginsberg. Le chanteur de Blowin in the Wind et l’auteur de Howl nourriront ensuite une féconde amitié, qui marquera profondément l’imaginaire du plus récent Prix Nobel de littérature.

« Tout ça est vrai mais, de mon côté, Dylan, je ne l’ai pas tellement écouté après l’avoir fait jouer à Allen », lance fièrement, plus de 50 ans après ce moment charnière, l’homme répondant au surnom de « The Original Hipster ». Sous sa barbe : le léger sourire sardonique de celui qui se régale de briser le consensus.

« Dylan was not my guy. My guy, c’était Chuck Berry. Sa prosodie, son rythme, ses mots avaient quelque chose de vraiment complexe et de beaucoup plus énergique que Dylan, qui, au fond, ne faisait qu’imiter Woody Guthrie. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils lui ont donné le Nobel. Le rythme de ma poésie vient de Chuck Berry. »

D’une folie à l’autre

« C’est précisément ce que j’aime chez lui : il n’est pas un de ces poètes prétentieux. Qui d’autre ose dire que Chuck Berry est plus important que Dylan ? » demande Bloodshot Bill. Figure mythique du rockabilly montréalais, il lançait l’an dernierBloodshot Bill Sings Charles Plymell, un 45 tours révélant la part de rock’n’roll qui, au coeur des mots de son ami poète, n’attendaient que la pulsation de la guitare électrique et de la grosse caisse pour se brasser les fesses.

Toujours installés à Cherry Valley, dans l’État de New York, où ils dirigent depuis les années 1970 les éditions Cherry Valley, Charles et sa femme Pamela observent l’Amérique qu’ils ont largement contribué à décoincer sombrer à nouveau dans les ornières d’une pensée obtuse, promouvant une folie distinctement plus nocive que celle des beats et des hippies.

« En comparaison avec Trump, même Ronald Reagan a désormais l’air d’un homme d’État », lance à la blague Pamela qui, sur le plan politique, s’est toujours définie comme une indépendante, à l’instar de son mari.

La poésie peut-elle quelque chose face au président Trump ? « Le problème, c’est que la vaste majorité de la poésie, aujourd’hui, est aussi mauvaise que le gouvernement Trump. La poésie aux États-Unis a été avalée par le milieu universitaire », explique celui qui a toujours refusé de recevoir des bourses institutionnelles ou étatiques, de peur qu’elles enchaînent son indocilité.

« Ce serait encore plus de la folie, en tout cas, que d’écrire de la poésie aujourd’hui et de ne pas s’en servir pour dire que Trump est un fou furieux [crazy bastard] qui ne veut que mettre le monde en morceaux. »

Paris/Beat/Codex
Collages de Claude Pélieu et Mary Beach Jusqu’au 30 avril chez Monastiraki (5478, boul. Saint-Laurent)

29 avril 2017

Brion Gysin: Come to free the words

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Extrait de Brion Gysin, Poems of Poems.

Ecouter l’enregistrement: Come to free the words

25 avril 2017

Lenka Lente: A paraître / To Be Published : Franz Kafka & Nurse With Wound

Filed under: Actualité, Edition, Littérature, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:36

parution à paraître déjà paru

http://www.lenkalente.com/product/rapport-a-une-academie-de-franz-kafka-kafka-s-parachute-de-nurse-with-wound

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES
WWW.LENKALENTE.COM   ◆   WWW.TWITTER/LENKALENTE

 

22 avril 2017

Que Choisir: Perturbateurs endocriniens: Notre santé en danger

Filed under: Actualité, recherche médicale, santé, Sciences — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:46

Quels sont les additifs alimentaires à bannir ?https://www.quechoisir.org/enquete-perturbateurs-endocriniens-notre-sante-en-danger-n42288/

Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé. 

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané (voir notre infographie). Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE. Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neurocomportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

Des signaux qui interpellent

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recherche médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »

Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

Les scientifiques face à l’imprévisible

 

France Culture: Agriculture : la disparition du modèle familial s’accélère

Filed under: Actualité, Agriculture, Economie, France culture — Étiquettes : , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:40

https://www.franceculture.fr/economie/agriculture-la-disparition-du-modele-familial-saccelere

21.04.2017

La financiarisation de la terre est le nouveau modèle agricole qui prend le dessus, et met en péril l’agriculture familiale. Enquête de Philippe Reltien.

Pieds de vigne à Pommard (Bourgogne)
Pieds de vigne à Pommard (Bourgogne) Crédits : Philippe ReltienRadio France

Aujourd’hui, les fermes sont de plus en plus remplacées par des sociétés rachetées, parfois par des spéculateurs. C’est ce qu’on appelle la « financiarisation de la terre« , un phénomène qui est en train d’éteindre les fermes et de devenir le modèle agricole français.

Une des illustrations spectaculaires de cette financiarisation est la vente du domaine Bonneau du Martray, à Pernand Vergelesse, en Côte-d’Or, qui était depuis 200 ans la propriété de la famille Le Bault de la Morinière. En janvier 2016, l’actuel président du Club de football Arsenal, Stanley Kroenkee, a racheté ce domaine à un prix très élevé, provoquant la stupeur de vignerons voisins, comme Aubert Lefas, vigneron à Pommard au domaine Lejeune et président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne :

Aubert Lefas, vigneron
Aubert Lefas, vigneron Crédits : Philippe ReltienRadio France

Les chiffres sont énormes, c’est totalement décalé si on valorise ça à 10, 12, 15 millions d’euros l’hectare. Mais c’est impossible, c’est purement spéculatif.

Autre exemple : de riches Chinois ont acheté une ouvrée, c’est-à-dire un 24ème d’hectare, de Chambolle Musigny pour le prix d’un hectare de champagne. Bernard Martenot, qui dirige un Office de défense et de gestion des terres, s’inquiète :

Une ouvrée de vignes a atteint la somme fabuleuse de 1,3 millions d’euros. Il faudrait donc arriver à vendre la bouteille 1 000 euros, pour une rentabilité sur 15 ans. Ce sont des bouteilles que les Français moyens ne verront plus, nous ne pourrons même plus les déguster.

Dans une moindre mesure, ce type de ventes surévaluées existe aussi dans le Calvados. Jean-Claude Feugeres, 70 ans, a vendu ses terres à deux jeunes agriculteurs céréaliers du département de l’Eure, qui lui ont proposé le double de ce qu’elles valaient : 1,2 millions d’euros pour 85 hectares. Jean-Claude Feugeres explique :

Ils sont contents puisque c’est le double d’hectares par rapport à ce qu’ils peuvent trouver ailleurs. Dans les zones céréalières où il y a du haut potentiel, c’est une bataille effrénée : dès lors qu’il y a une parcelle, il y a 30 candidats, des sociétaires ou des grosses structures. C’est un autre modèle d’exploitation, une autre agriculture maintenant.

Jean-Claude Feugeres, agriculteur
Jean-Claude Feugeres, agriculteur Crédits : Philippe ReltienRadio France

Problème : ces prix à la hausse ont des répercussions sur tous les agriculteurs qui se trouvent à proximité. A Bercy, on manie la règle à calcul fiscale sans distinction, comme l’explique François Mauss, expert en viticulture du blog Ma bulle :

Le fisc français va immédiatement considérer que les terres de ce niveau valent cette somme, donc toutes les autres propriétés qui cultivent sur le même terroir vont voir du jour au lendemain la valeur de leur terre exploser. C’est affolant pour les familles où il y a plusieurs enfants, plusieurs héritiers, qu’il va falloir traiter.

François Mauss, expert en viticulture
François Mauss, expert en viticulture Crédits : Philippe ReltienRadio France

En Allemagne, l’héritier est taxé seulement pour 10% de la valeur de l’acquisition, avec un dégrèvement dès qu’il exploite sa terre plus de 5 ans. Mais en France, l’impôt de succession grimpe en fonction des prix de vente les plus hauts. Aubert Lefas fait remarquer que les premières victimes sont donc les héritiers :

Un jeune sur la colline de Corton (Bourgogne) est endetté pour 20 ans pour pouvoir payer les droits de succession d’un oncle dont il a hérité en ligne indirecte. Il fait un très grand vin, mais il faut qu’il soit capable de valoriser sa production pendant 20 ans pour rembourser des droits considérables. S’il fait 3 mauvaises récoltes, il ne sera plus capable de rembourser.

Autre conséquence : les écarts se creusent entre les vins d’une même région. En 4 ans, les grands crus ont pris artificiellement plus de 25%. De 4 millions d’euros l’hectare en 2013, on est passé à 5 millions et demi d’euros en 2016. C’est pour cette raison que des petits vignerons estiment que la hiérarchie des vins de Bourgogne n’a plus aucun sens. Parmi eux, Manuel Olivier, exploitant à Nuits-Saint-Georges, qui se désole de ce nouveau modèle :

Si on veut continuer d’avoir de grands vins en France, il faut absolument revenir à une notion de rentabilité et de transmission, et ne pas partir dans des systèmes de bulles spéculatives ou financières qui nous emmènera hors de nos valeurs paysannes.

Du paysan propriétaire aux salariés de sociétés agricoles

Pour bien comprendre comment la terre est devenue un objet de spéculation, il faut faire un peu d’histoire. Avant, les enfants héritaient de la terre gratuitement et reprenaient l’exploitation des parents. Mais il a fallu trouver des astuces pour qu’aucun d’eux ne soient lésé. C’est ainsi qu’on a mis en place les premières sociétés foncières agricoles, explique Aubert Lefas :

Si vous avez trois enfants, vous mettez tout ça en société, vous avez 1/3 des parts de société pour chacun des enfants. L’un en est le gérant exploitant, et les deux autres vont toucher une part des revenus liée à l’exploitation. Mais quand eux-mêmes feront leur succession, ils vont se sentir loin des réalités de l’exploitation, donc on va progressivement séparer les terres dans une structure dont on dit qu’elle est foncière. L’exploitant se trouve dessaisi de la propriété dans un système de partage pour limiter les risques des autres associés.

Ces sociétés se sont multipliées et elles ont ensuite échappé aux paysans qui ont progressivement été remplacés par des entrepreneurs, des banques ou même des sociétés d’assurances qui ont racheté des parts de ces sociétés. Cette tendance s’amplifie, constate Emmanuel Hyest, le président de la Safer, l’organe de régulation du foncier agricole :

Emmanuel Hyest, président de la Safer
Emmanuel Hyest, président de la Safer Crédits : Philippe ReltienRadio France

En 2015, 13% du marché était détenu par des personnes morales, donc ce n’est plus quelque chose de marginal. 13% en surface, 26% en volume financier. Les gens qui acquièrent sous forme de financiarisation sont prêts à mettre le double de ce que ça vaudrait. Aujourd’hui, les gens qui sont en place depuis des générations se rendent compte que la financiarisation est en train de bouleverser leur métier et qu’ils ne pourront plus l’être demain.

Mais cette mutation est plus globale encore et entraîne la fermeture des fermes. Il faut maintenant des exploitations plus grosses et plus de rentabilité : de 700 000 exploitations, nous sommes passés à seulement 400 000 aujourd’hui. Dans les 5 ans qui viennent, 100 000 fermes pourraient encore disparaître.

La France, grenier de pays étrangers ?

Le rôle de prédateur joué par certains investisseurs étrangers en France est également préoccupant. Ainsi, un milliardaire chinois, monsieur Hu, épaulé par un Français dans l’import-export de vins, Marc Fressange, est entré en catimini dans le grenier à blé de la région du Berry. Il rachète d’abord 1 700 hectares de céréales. Sa holding est désormais présente dans le Gers, en Charente et en Normandie. Un site d’investigateurs du net suit pas à pas sa progression. L’un d’eux, qui se fait appeler « Drapher », explique comment ce système s’est mis en place :

Pour le démarrage, le rachat est à 98 ou 99% des parts sociales d’une société agricole. C’est un petit consortium. Il y a 9 sociétés agricoles, et une holding parisienne dont le directeur général est le PDG Monsieur Hu et le directeur le PDG de Beijing Reward International, Monsieur Fressange. On peut croire qu’ils veulent faire entrer du grain dans des coopératives à des prix très bas, mais on peut aussi penser qu’il y a une filière industrielle reliée à l’agro-industrie implantée en France qui avance beaucoup.

Monsieur Hu est un milliardaire rouge. Un haut gradé devenu entrepreneur qui a fait fortune dans les détergents, et qui s’est vu confier la mission d’élever 400 000 vaches laitières en Chine. Christophe Dequidt, de la Société de conseil agricole Triangle, qui l’a rencontré pour son livre « Le Tour du monde des Moissons » se souvient d’une autre mission qui a été proposée au chef d’entreprise :

En 2008, il y a eu un phénomène grave en Chine : « la crise de la mélamine« . On a retrouvé dans du lait infantile un composant dont la vertu est d’augmenter la protéine du lait mais qui fait des trous dans l’estomac. Et ils ont demandé à des gens comme Hu, s’ils étaient prêts à se lancer dans le défi de créer une filière laitière en Chine. Monsieur Hu a été chargé, comme d’autres chefs d’entreprise, d’aller investir à l’étranger, pour produire à l’extérieur des céréales qu’il ferait éventuellement revenir en Chine.

Faute de terres arables (terres qui peuvent être cultivées), la Chine doit bien trouver à produire ailleurs. C’est pour cela qu’elle vient d’acheter en Australie la plus grande ferme du monde : 11 millions d’hectares, presque la moitié de notre surface agricole.

A ECOUTER Quand la Chine grignote les terres françaises (Magazine de la rédaction de septembre 2016)

Cette possible vampirisation de récoltes françaises ne va peut-être pas s’arrêter là, car selon certains experts, les terres du Charolais pourraient bientôt être, elles-aussi, convoitées. L’embargo sur le bœuf français vient d’être levé en Chine, longtemps après la fin de la crise de la vache folle. Or, il y a là-bas un marché potentiellement gigantesque pour notre bœuf. La question d’un possible accaparement d’une production au détriment de l’intérêt d’un pays se pose donc réellement, ce qui inquiète Emmanuel Hyest, président de la Safer :

Il y a un problème d’autonomie alimentaire. On sait tous que quelqu’un qui investit cherche à tirer un profit, ce n’est pas anormal. Mais son profit peut aussi répondre à sa demande d’autonomie alimentaire propre. Que sur la planète on aille faire son marché de matières premières quand chacun a répondu à ses propres besoins, ce n’est pas un souci, mais quand on va directement à la source, au risque que le pays qui le produit soit lui-même dans une difficulté d’alimentation, on n’est plus dans la même règle du jeu.

L’impuissance de l’Etat

Face à cette situation, l’Etat est impuissant. Ces ventes n’ont rien d’illégales. Dans cette économie mondialisée, les sociétés de Monsieur Hu sont de droit français. Mais quand bien même il voudrait agir, l’Etat est aujourd’hui désarmé, parce qu’il y a des failles dans la réglementation. Le préfet peut refuser de délivrer une autorisation d’exploitation mais uniquement si l’acheteur a un statut d’associé exploitant. Or, il prend ici la qualité d’associé non exploitant.

La Safer est tout aussi démunie. Elle ne peut bloquer une vente que si la totalité des parts d’une société change de main. Or, les acheteurs, généralement très bien informés, se contentent d’une majorité des parts pour contrôler une société.

Le droit de préemption de la Safer, considéré jadis comme l’arme atomique du pauvre paysan, est devenu un pistolet à eau. La préemption ne représente aujourd’hui que 5% de son chiffre d’affaire. A tel point que certains notaires, comme Benjamin Travely, s’interrogent sur les pratiques de la Safer :

Nous avons des retours de confrères et de collaborateurs de notaires, qui nous expliquent des pratiques contestables. Par exemple, le fait que la Safer soit très présente sur le marché des maisons à la campagne, où il n’y a plus d’enjeux de fonciers agricoles. On a l’impression qu’elle intervient pour prendre sa part du marché et se refinancer, au détriment parfois des collectivités publiques. Par le jeu de mécanismes fiscaux particuliers, la Safer exonère l’acheteur de droits d’enregistrement, et il y a une vraie perte fiscale pour le conseil départemental et la commune concernés.

La mondialisation : problème ou solution ?

Autre question : dans une économie mondialisée, de quel droit peut-on bloquer des capitaux étrangers, lorsqu’on investit soi-même à l’étranger ? Par ailleurs, ces filières d’exportation permettent de corriger le déficit de notre commerce extérieur. En 2012, 8 milliards d’euros de vins ont été exportés, soit l’équivalent de 150 rafales.

Selon le juriste Hubert Bosse Platière, il suffirait de créer un permis d’exploiter préalable, qui serait délivré, ou non, selon l’usage que le propriétaire veut faire de sa terre.

De son côté, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) propose d’actionner le levier des subventions européennes. Le syndicat agricole souhaiterait réserver ces subventions aux réels exploitants agricoles, et non plus aux simples exécutants d’une firme. Josiane Béliard, présidente des propriétaires ruraux de la FNSEA, explique sa proposition :

Nous réfléchissons avec les autres pays européens, à un statut d’agriculteurs qui méritent les aides européennes par rapport à des exécutants qui ne méritent pas ces aides. Il faut les réserver à des chefs d’entreprises qui sont de vrais agriculteurs. Par contre, quand on voit que la reine d’Angleterre perçoit des aides européennes, c’est détestable ! On devrait arriver à faire partager cette idée aux autres pays européens.

Josiane Béliard
Josiane Béliard Crédits : Philippe ReltienRadio France

La situation est paradoxale : d’un côté, des agriculteurs ne peuvent plus vivre de leur production parce que les prix sont trop bas, et de l’autre, des exploitations sont rachetées à prix d’or par des investisseurs. Ces deux facteurs concourent cependant au même résultat : l’agriculture familiale est en voie de disparition.

Enquête Secrets d’Info de Philippe Reltien à lire et écouter ici.

Philippe Reltien

20 avril 2017

Le Point: Comment nos ancêtres autistes ont joué un rôle clé dans l’évolution

Filed under: Actualité, art & culture, recherche médicale — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:06

http://www.lepoint.fr/histoire/comment-nos-ancetres-autistes-ont-joue-un-role-cle-dans-l-evolution-16-04-2017-2120189_1615.php

Les gènes de l’autisme ont pesé lourd au cours de l’évolution humaine. De quoi porter un autre regard sur ce handicap. Mais aussi sur la préhistoire.Par Penny Spikins*,

Publié le 16/04/2017 à 15:30 | Le Point.fr

Comment nos ancêtres autistes ont joué un rôle clé dans l’évolution

Les gènes de l’autisme ont pesé lourd au cours de l’évolution humaine. De quoi porter un autre regard sur ce handicap. Mais aussi sur la préhistoire.

Par Penny Spikins*,

Publié le 16/04/2017 à 15:30 | Le Point.fr
L'archéologie et l'histoire des origines de l'homme commencent seulement à prendre en compte le rôle important des personnes autistes.
L’archéologie et l’histoire des origines de l’homme commencent seulement à prendre en compte le rôle important des personnes autistes. © Shutterstock

18 avril 2017

Libération: Grève de foi dans les hôpitaux publics

Filed under: Actualité, Economie, Enseignement, fonction publique, hôpital, Management, médecine — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:55

Par Eric Favereau 17 avril 2017 à 20:06

http://www.liberation.fr/france/2017/04/17/greve-de-foi-dans-les-hopitaux-publics_1563350

Jeudi, au CHU de Limoges. Quatre salariés se sont mis en grève de la faim (dont les deux de gauche et la personne au fond à droite, accompagnés par la secrétaire CGT de l’hôpital).Zoom
Jeudi, au CHU de Limoges. Quatre salariés se sont mis en grève de la faim (dont les deux de gauche et la personne au fond à droite, accompagnés par la secrétaire CGT de l’hôpital). Photo Thierry Laporte

Manque de moyens, absentéisme, souffrance au travail… Les nombreux problèmes observés dans le monde de la santé s’aggravent. Au point qu’à Limoges, pendant une semaine, quatre salariés ont organisé une grève de la faim, une première dans un établissement médical.

Cela fait maintenant trente-quatre ans qu’elle est infirmière au bloc opératoire du CHU de Limoges. Maryse gagne environ 2 400 euros par mois. «Quand je suis arrivée en 1982, j’avais le sentiment d’avoir un avenir, cela s’améliorait, on avait l’impression d’avancer, de faire de mieux en mieux. Et là, depuis quelques années, tout baisse, tout se dégrade. Et c’est ma grande déception. Oui, nous sommes fatigués et ce n’est pas simplement dû à mon âge.»

Des mots simples, sans exagération. Comme un aveu. Un sentiment, diffus mais bien réel, de lassitude, que l’on retrouve un peu partout dans les couloirs interminables du CHU de Limoges. Ce sentiment de ne plus trop bien faire son travail, d’être pressuré. Et cette plainte, qui n’a rien d’unique, se ressent dans beaucoup d’établissements de l’Hexagone.

Le CHU de Limoges n’est pas un cas exceptionnel. Il est, de fait, comme un grand nombre d’hôpitaux : il va bien et il va mal.

Il va bien, car dans les plus de 2 000 lits de cet établissement, derrière les 700 000 consultations externes qui ont lieu chaque année et les 50 000 séjours d’hospitalisations, on y est plutôt bien soigné, avec en plus quelques services très réputés. En même temps, tel un point noir, c’est là, dans le hall du bâtiment central, à la mi-mars, que quatre membres du personnel de la CGT et de SUD se sont installés, débutant une grève de la faim. Une initiative totalement inédite dans le monde des grands syndicats de la santé.

Pression

«Mais avait-on le choix ? nous explique Christophe Zegaid, agent de sécurité incendie, syndiqué à la CGT. Les gens sont en souffrance, il y a un taux d’absentéisme de près de 10 %. C’est énorme, cela veut dire que tous les jours sur 5 000 salariés 500 personnes ne sont pas là. Et la direction ne fait rien. Ne dit rien.»

Depuis trois ans, le CHU de Limoges s’effrite, car il est en déficit. «Nous avons autour de 6 à 7 millions d’euros de déficit pour un budget de 220 millions», explique le professeur Alain Vergnenègre, pneumologue, qui préside la Commission médicale d’établissement, la structure qui regroupe tous les médecins. Le CHU s’est, en effet, lancé dans une vaste renovation-construction d’un nouveau bâtiment : coût, 540 millions. Ne recevant que 50 millions de subventions, il doit s’autofinancer en très grande partie. Mais comment ? Plus de 60 % des dépenses hospitalières sont des dépenses de personnel. D’où la pression. «Aujourd’hui, il y a près de 900 contractuels, constate Florence, responsable de la CGT. La plupart sont des gens qui sont là depuis des années, certains depuis quinze ans. Les départs à la retraite ne sont pas remplacés, les congés maternité non plus». Et elle poursuit : «Depuis deux ans, tout s’est aggravé, les longues maladies ne sont plus remplacées. On a fait des grèves, des AG, rien. On nous répond que l’investissement est prioritaire. Les gens n’en peuvent plus.»

Équilibre incertain

«On s’est dit, poursuit le représentant de SUD, que le CHU est en train d’imploser, silencieusement, service par service. Allez voir en ophtalmo, il y a 60 personnes qui attendent, parce qu’il n’y a qu’une secrétaire pour tout faire. Elle n’en peut plus.» Et c’est donc dans ce désarroi ambiant qu’a germé l’idée d’un acte d’éclat : une grève de la faim. «On était réticent, au départ», poursuit Florence de la CGT. «Nous ne sommes pas des fous furieux, argumente un des quatre grévistes, nous sommes des pères de famille, et on ne voulait ni être des héros ni des martyrs.» Le 20 mars, ils se sont installés. En plein dans le hall. Des matelas posés par terre, puis des tables pour la pétition. Et le Samu qui a accepté de les examiner quotidiennement. «Au début, la direction nous disait qu’il n’y avait que 23 postes vacants. Une vaste blague», ironise Aymeric Martin, de la CGT. Le mouvement prend de l’ampleur, la direction se doit de réagir, appelle à la négociation. Réunion tous les jours. Le 24 mars, lors d’un conseil de surveillance, les syndicats envahissent la salle. Et disent qu’ils ne sortiront pas sans un accord.

Finalement, les deux parties se retrouvent sur la volonté de créer un pool de suppléance, avec 60 temps-plein pour les absents. Quant aux contractuels, le but est de faire en sorte que chaque année 20 % d’entre eux soit titularisé. «Enfin une réponse», notent à l’unisson la CGT et SUD. La direction générale – qui n’a pas souhaité nous répondre – a donc lâché. La grève de la faim est arrêtée. Vaille que vaille, les responsables du CHU tentent de se maintenir sur un équilibre incertain, sans avoir beaucoup de cartes en main. «Je comprends les préoccupations des syndicats même si la réalité financière est contrainte. Si l’objectif est de faire des économies, nous souhaitons maintenir la qualité des soins», avait ainsi expliqué le directeur. En mars , le même directeur au journal Populaire : «J’ai bien conscience des tensions et des difficultés qui existent. L’orthopédie est un exemple parmi tant d’autres. En gériatrie aussi, où la charge de travail est importante. Mais la réponse à apporter ne tient pas en une phrase. Elle est complexe car il y a bien sûr le contexte de resserrement financier au niveau national, que l’on doit accepter et des problématiques inhérentes au CHU de Limoges…» Il y a bien une structure pour l’amélioration de la qualité du travail, mais elle ne s’est pas réunie depuis un an.

Travail de proximité

De fait, là comme ailleurs, l’administration est coincée. Elle sait qu’elle ne sera jugée par la tutelle que sur le volet financier de son action. Pour le reste… Il s’agit de tenir. «Les défis sont nombreux», note avec philosophie le professeur Alain Vergnenègre. Pour lui, un des enjeux les plus urgents est de maintenir l’attractivité du lieu pour les médecins. La tâche n’est pas simple, Limoges est loin de Paris en train. Il manque des radiologues et des anesthésistes, 15 postes sont vacants. «On doit avoir recours à l’intérim : 1 000 euros par jour», lâche Alain Vergnenégre. Bref, le CHU doit jongler pour retenir les médecins de haut vol, d’autant qu’il y a une clinique privée qui se montre très attirante, en tout cas financièrement, pour les médecins de la région. Aujourd’hui, hors de tout cadre, les directions des hôpitaux monnayent ainsi le salaire de certains médecins hospitaliers pour qu’ils viennent ou pour qu’ils restent. «On a une augmentation d’activité de 2 % par an, ce n’est pas rien, mais avec un budget contraint, comment faire ?» poursuit le professeur Alain Vergnenégre.

Ainsi va le CHU de Limoges, indispensable mais fragile. Avec des pôles d’excellence, comme la chirurgie de la main ou la prise en charge des AVC. Dans le pôle maternité, l’équipe autour du Dr Piver est ainsi la première en France à se lancer dans les greffes d’utérus. Selon l’observatoire régional de santé du Limousin, le CHU ne fait pas, non plus, trop mal son travail de proximité, avec des séries de consultations avancées dans les territoires et les petits hôpitaux avoisinants. Mais jusqu’à quand ? Réalisée fin 2014 par l’observatoire régional de santé du Limousin sur la souffrance des soignants, une étude révélait que 23 % des médecins travaillant à l’hôpital présentaient un degré élevé d’épuisement professionnel. 10 % d’entre eux se disaient même en état de burn-out sévère.

Eric Favereau             

17 avril 2017

Lenka Lente: Au courrier / Shipped : Abécédaire Jacques Ponzio ABC-Book de Jacques Ponzio

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:29

parution à paraître déjà paru

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

France Culture: Le franc CFA freine-t-il le développement économique de l’Afrique?

Filed under: Actualité, Economie, France culture — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:19

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/le-franc-cfa-freine-t-il-le-developpement-economique-de-lafrique

La Question du jour par Guillaume Erner                 

14.04.2017

Réécouter https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=e288ab60-0f1c-4cda-bd83-aa0f5dcf6804

Aujourd’hui, le ministre des Finances, Michel Sapin, est attendu à Abidjan pour une réunion des ministres de la Zone Franc – regroupant les pays ayant pour monnaie commune le franc CFA. La plupart de ces pays sont africains et voient émerger des critiques, de plus en plus vives, contre le franc CFA.

Le ministre des Finances français, Michel Sapin, avec le président camerounais Paul Biva, avant une rencontre avec les pays de la « Zone Franc », à Yaoundé au Cameroun, le 9 avril 2016.
Le ministre des Finances français, Michel Sapin, avec le président camerounais Paul Biva, avant une rencontre avec les pays de la « Zone Franc », à Yaoundé au Cameroun, le 9 avril 2016. Crédits :
REINNIER KAZE / AFPAFP

Intervenants

  • Kako Nubukpo : Economiste, président de la Francophonie économique et numérique au sein de l’OIF, ancien ministre togolais, co-auteur de « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », ed. La Dispute.

15 avril 2017

Jean-Louis Baudron: Cut-ups & collages: Le Jour se Lève

Filed under: Actualité, art & culture, collages, galerie, Interzone — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:14

Le Jour se Lève

https://www.facebook.com/jeanlouis.baudron

Jean-Louis Baudron: Cut-ups & collages: Le Nid de Merle

Filed under: art & culture, collages, Galerie, Interzone — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:27

 

https://www.facebook.com/jeanlouis.baudron

Henri Laborit & Fabrice Rouleau: L’Alchimie de la Découverte

 

Henri Laborit – Fabrice Rouleau : « L’Alchimie de la Découverte » (Grasset)

Des hommes-grenouilles au gamma OH http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/Des%20hommes.htm

Pour le meilleur des mondes  http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/minaprine.htm#_Toc479154169

L’inhibition de l’action http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/minaprine.htm#_Toc479154170

L’Île logique: « A l’endroit de l’inversion », enfin la parution !!

Filed under: Actualité, Edition, livres, Mathématiques — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:04

Bonjour à tous,

« A l’endroit de l’inversion »,
petit essai en clownologie mathématique,
préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander
, édité par L’île logique… est paru !!

Aussi, si vous souhaitez vous le procurer :

Envoyez un chèque de 20 Euros par exemplaire souhaité (15€+ 5€ de frais d’expédition)
à l’ordre de « L’île logique » à l’adresse suivante :

Cédric Aubouy
Locméren des prés
56390 Grand-Champ

Merci de préciser votre adresse postale et je vous retournerai votre livre dédicacé par voie postale !!

Si vous préférez venir retirer directement le livre chez moi, alors 15€ par exemplaire suffiront…

N’hésitez pas à faire tourner et/ou à revenir vers moi pour quoi que ce soit,
merci à tous pour votre soutien !
Cédric Aubouy
L’île logique, compagnie burlesque de théâtre et clown de sciences théoriques
www.ilelogique.fr

Couverture (recto verso) :

Regards croisés entre clown-théâtre et sciences fondamentales.
L’archétype du clown comme approche alternative des sciences et des mathématiques,
le théâtre comme lieu de décomplexion.
L’absurde peut-il éveiller le sens critique ?
L’inversion et le doute pour s’interroger sur la création ou la découverte, sur l’intuition, la trouvaille…
Qu’est-ce qui motive celui qui cherche ?
Peut-on aimer avoir des problèmes ?
In-Con-science, sans avec science…
Savoir qu’on ne sait pas et ne pas savoir qu’on sait…
Le sage connaît-il le pas sage ?

Ni un traité de clown, ni un scénario de maths, juste une vie de l’esprit…

x-x’ = x(1-1′)

Cédric Aubouy est comédien, clown, musicien, auteur, compositeur, logicien en mathématiques de formation,
il aime jouer au go en mangeant de l’Ossau iraty.
Il a écrit 7 spectacles de théâtre burlesque de sciences théoriques en créant la compagnie L’île logique,

il propose des cours et stages de théâtre scientifique, des animations ou des concerts scientifiques, conférences…
C’est la première fois qu’il parle de lui à la 3e personne.

Lenka Lente: Réédition : Listening d’Urs Leimgruber, Jacques Demierre & Barre Phillips

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:49

URS LEIMGRUBER JACQUES DEMIERRE BARRE PHILLIPS

LISTENING

FRANÇAIS / ANGLAIS / ALLEMAND

274 PAGES

20 EUROS

_________________________________________________________________
 PARU LE 1er MARS 2017

PHILIPPE ROBERT

AGITATION FRITE

TÉMOIGNAGES DE L’UNDERGROUND FRANCAIS

GROS LIVRE

360 PAGES – 25 EUROS

 

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

Eleventh Moon: Photos du concert à Tarabel le 25 mars 2017

Filed under: Actualité, concert, Interzone, musique — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:21

https://www.facebook.com/eleventhmoon70s/

Voir tout

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Galerie Didier Devillez: Focus Mars – Nicolas Alquin

Filed under: Actualité, exposition — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:38

Nicolas Alquin (1958)

exposition
du 22 avril au 20 mai 2017
ouvert les jeudi, vendredi et samedi
de 14 à 18h30
et sur rendez-vous

Reine, pièce majeure
Iroko ocré, 2016
139 x 45 x 44 cm

Sculptures et dessins
Exposition Galerie Didier Devillez
du 22 avril au 20 mai 2017

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

Jean Azarel: Il est temps d’être « Encore plus nu »

Filed under: Actualité, Edition, Interzone, livres, Poésie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:28

Bonsoir,

Hé oui, le printemps est en avance, et il est déjà temps d’être « Encore plus nu »

Les extraits à entendre ici : https://jeanazarel.bandcamp.com/

Le livre à commander en consultant l’avis de parution en PJ (10 € c’est donné)

Une bonne occasion de mettre du coeur (et du corps) à l’ouvrage !

Et nous restons à l’écoute de lieux, cafés, librairies, médiathèques, pour présenter « Encore plus nu », n’hésitez pas à me contacter

A très bientôt

Jean

_______________________________________

Gros Textes

Avis de Souscription

Encore plus nu

de

Jean Azarel

J’aspire à concasser la lune

pour qu’elle jouisse

d’une utilité nouvelle.

J’aspire à l’idéal des fous

de faire danser

les murs impies

des cachots.

J’aspire à supprimer

toutes les entraves,

tous les temps morts,

vider les camions bennes

des beautés saccagées.

J’aspire aux écritures hallucinées.

J’ai toujours chéri

le mélange des genres.

Buffle-punaise

Petit pois-enclume

Orgie-chasteté

Concave-convexe

Pommade-cynorrhodon

Missel-amulette

J’aspire

à tuer dans l’oeuf

les désirs normalisés.

————————————————————————————————

ISBN : 978-2-35082-323-2

94 pages au format 21 x 14 cm,

10 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

Commande à

Gros Textes

Fontfourane

05380 Châteauroux-les-Alpes

(Chèques à l’ordre de Gros Textes)

 

Le Figaro: Les très chers audits de l’Assistance publique

Filed under: Actualité, Economie, Management, médecine — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:17

http://sante.lefigaro.fr/article/les-tres-chers-audits-de-l-assistance-publique

Par 

INFO LE FIGARO – En 2016, l’AP-HP a dépensé plus de 1,2 million d’euros en missions de conseil qu’elle est pourtant en mesure de mener en interne.

Une administration exsangue a-t-elle les moyens de dépenser les deniers publics pour faire des expertises externes qu’elle est en mesure de réaliser en interne? Selon des documents de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) que Le Figaro s’est procurés, plus d’1,2 million d’euros a ainsi été alloué à des prestataires extérieurs pour la seule année 2016.

La somme de 1,2 million d’euros représente 153 années de prise en charge de cancer du sein et 516 accouchements à l’AP-HP.

Parmi eux, des cabinets de conseil comme Capgemini, Ylios, Adopale, Toptech ou GE Healthcare. Qu’ont-ils accompli? Une mission sur la chirurgie ambulatoire pour un total de 202.080 euros. Elle visait quatre hôpitaux, dont Cochin et Lariboisière. Une autre, intitulée «optimisation des blocs opératoires» a coûté 207.900 euros pour cinq établissements (Mondor, Louis Mourier, Saint-Antoine, Cochin et Lariboisière). Encore une? «La réduction du temps d’accès aux consultations» pour la modique somme de 190.704 euros. L’audit concernait Avicenne, La Pitié, Lariboisière et Robert Debré.

En octobre dernier, la Cour des comptes épinglait la précédente directrice de l’AP-HP. Il lui était reproché d’avoir eu recours à des coachs et des consultants extérieurs privés. Montant des prestations d’audit extérieures: 3,7 millions d’euros pour trois ans de mandat. Mireille Faugère avait été débarquée en novembre 2013, officiellement pour sa gestion des urgences de l’Hôtel-Dieu, une éviction «politique», selon elle.

«Optimisation des blocs»

Interrogé par Le Figaro, un cadre du siège de l’AP tombe de sa chaise: «En interne, il existe des entités compétentes pour faire ce genre d’audits. Pourquoi a-t-on besoin de consultants externes et pour quels résultats? Martin Hirsch (directeur général de l’AP-HP depuis fin 2013, NDLR) nous avait dit qu’il n’était plus possible de dépenser ainsi l’argent du contribuable.» Devant l’intitulé des missions réalisées, ce même cadre répond: «L’optimisation des blocs? Mais on en fait depuis dix ans, il faut arrêter!» Un politique, proche de Martin Hirsch, grand connaisseur du monde de la santé et des cabinets ministériels, ajoute: «Au siège, il y a une structure appelée le cimetière des éléphants censée réaliser des audits, exactement ce qu’ils demandent à Capgemini. L’AP a de quoi faire en interne, comme toutes les grandes administrations.»

La somme de 1,2 million d’euros représente 153 années de prise en charge de cancer du sein et 516 accouchements à l’AP-HP. Le budget annuel de cette dernière est de 7,3 milliards d’euros. Amer, un médecin fait observer que ce total «c’est entre dix et quinze postes de praticien hospitalier pour une année, selon l’échelon». C’est aussi plus d’une trentaine de salaires d’infirmières en début de carrière.

Contacté par Le Figaro, Martin Hirsch, ancien haut-commissaire du gouvernement Fillon, assure pourtant: «Quand je suis arrivé à l’AP-HP, j’ai mis fin aux marchés que j’ai trouvés avec de grands cabinets de consultants. J’ai décidé qu’on n’aurait plus recours à ce type de prestations onéreuses et qui me semblaient relever de ce qu’on devait faire nous-mêmes. Cela m’a conduit à baisser le budget de la direction du pilotage et de la transformation, qui dépensait environ 1,5 million d’euros pour ce type de prestations et le ramener à 50.000 euros par an.» Des affirmations contredites par les chiffres consultés par Le Figaro.

France Culture: En Inde et en Nouvelle-Zélande, le fleuve reconnu comme un être vivant

Filed under: Actualité, Ethique — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:05

https://www.franceculture.fr/environnement/en-inde-et-en-nouvelle-zelande-le-fleuve-reconnu-comme-un-etre-vivant

En Nouvelle-Zélande comme en Inde, trois fleuves, dont le Gange, viennent d’être dotés du statut de « personnalité juridique », qui en fait des entités vivantes en matière de droit. Des décisions qui interrogent sur la place donnée au droit de la nature, dans le monde comme en France.

Une embarcation descend le Gange, à l'aube, à Varanasi, en Inde.
Une embarcation descend le Gange, à l’aube, à Varanasi, en Inde. Crédits : David ClappGetty

Depuis 1870, la tribu Iwi luttait, en Nouvelle-Zélande, pour la reconnaissance de ses droits sur le fleuve Whanganui. Après 150 ans, elle a finalement obtenu gain de cause : le troisième plus long cours d’eau du pays, le Te Awa Tupua en maori, a été reconnu par le parlement néo-zélandais comme une entité vivante, avec le statut de “personnalité juridique”.

« Il aura sa propre identité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants, a précisé le ministre de la Justice, Chris Finlayson. Cette approche qui accorde à un fleuve une personnalité juridique est unique« . Selon la nouvelle législation, le fleuve est un être vivant « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques« . La tribu a été dédommagée par le gouvernement néo-zélandais à hauteur de 52 millions d’euros de frais de justice et de 30 millions d’euros supplémentaires pour la protection du fleuve.

Quelques jours à peine après cette décision, c’est en Inde que deux fleuves considérés comme sacrés ont obtenu à leur tour un nouveau statut juridique. Le Gange et la Yamuna, où les hindous pratiquent régulièrement des ablutions, ont été qualifiés d’ »entités vivantes ayant le statut de personne morale » par la haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand. Ces nouveaux statuts permettront aux citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves, très lourdement pollués en Inde par les déchets industriels.

A ECOUTER La Bioversité a-t-elle besoin de grands principes ? (Du Grain à moudre)

Situé dans la partie sud de l'île du Nord, le Whanganui se déverse dans le détroit de Cook après un parcours de 290 km.
Situé dans la partie sud de l’île du Nord, le Whanganui se déverse dans le détroit de Cook après un parcours de 290 km. Crédits : James Shook

Des tribus autochtones pour le droit de la nature

Si vous donnez la personnalité juridique à une personnalité non-humaine, c’est une petite révolution en soi qui signifie un certain changement dans l’aspect anthropocentrique ou biocentrique de la perception qu’on a du monde, de l’homme et de son environnement, raconte à ce sujet Marie-Angèle Hermitte, ancienne directrice de recherche au CNRS et pionnière du droit du vivant et du droit de l’environnement. Si vous donnez une personnalité juridique aux entités non-humaines vous cessez de considérer que l’humain est le seul à pouvoir avoir des droits. Dans une perspective un peu philosophique c’est évidemment essentiel car ça contribue à laisser plus de place, au moins en théorie, au non-humain à côté des humains. »

Sur le plan purement juridictionnel ça veut dire que vous n’allez plus avoir des associations qui plaident en leur nom parce qu’elles défendent tel ou tel élément de l’environnement. Vous allez avoir des gens qui vont plaider en tant que fleuve ou en tant qu’oiseau par exemple. Marie-Angèle Hermitte

Les décisions néo-zélandaise et indienne s’inscrivent dans la droite ligne de la politique de l’Equateur, qui a écrit dans sa Constitution que n’importe quel individu peut se faire le porte-parole des éléments de la nature. Elles sont assez représentatives de l’évolution récente des droits de la nature, particulièrement dans les pays où les peuples autochtones ou indigènes se font les représentants de la nature en plus d’eux-mêmes.

Le cas néo-zélandais est extrêmement puissant, précise Marie-Angèle Hermitte, puisqu’il s’agit d’une tribu à qui on confie des responsabilités de gardien, au sens juridique, du fleuve. Ça n’est pas n’importe qui qui va parler au nom de ce fleuve : quand vous parlez vous-même, vous parlez avec vos mots, vos tripes, etc. Quand un peuple autochtone qui a toute sa cosmologie derrière parle du fleuve, tel que le fleuve a été construit dans son imaginaire, ça n’est pas du tout le même propos qu’une association de protection de l’environnement qui va dire : il y a 30 % de poissons de moins qu’il y a 10 ans.“

Quels droits pour la nature en France ?

Pour la chercheuse, en matière de droit de la nature, l’avancée la plus récente est cette possibilité, portée par la décision de la Nouvelle-Zélande, d’obtenir « une parole des non-humains différente de la parole portée par les associations de protection de la nature classiques » et ce par l’intermédiaire « soit de scientifiques, comme les éthologues, soit de populations qui ont conservé des liens différents avec la nature, comme les Maoris« .

En France, si on est encore loin d’envisager la nature comme une entité vivante, avec ses propres droits, la situation évolue petit à petit. La nature est essentiellement envisagée comme une entité dans le cas des grandes catastrophes écologiques, à l’image des marées noires et des accidents industriels. En août 2008, dans l’émission Le Bien Commun, Antoine Garapon s’interrogeait, avec les avocats Malik Memlouk et Christian Huglo, sur la notion de préjudice écologique « pur », qui se distingue des classiques préjudices matériel et moral en ce qu’elle questionne les dégâts infligés directement à la nature plutôt qu’aux êtres humains :

« Une responsabilité partagée entre l’Etat ou un fonds qui serait, à tout seigneur tout honneur, le tuteur de la nature est une idée très séduisante. La nature est un objet juridique mais elle ne peut pas parler, elle n’a pas de personnalité. Il faut quelqu’un pour la faire parler. Et en même temps des associations pour la dynamiser.

Antoine Garapon

GENDXXI – Le Mag – Hors-série spécial Élections présidentielles

Filed under: Actualité, APNM, Association, Gendarmerie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:52

Très chers adhérents et bénévoles,

Chers lecteurs

La rédaction du magazine vous invite à prendre connaissance de ce hors-série de « GENDXXI – Le Mag » du mois de Mars 2017.

cliquez ici

AU SOMMAIRE DANS CE NUMÉRO :

-ACTUALITES DU MINDEF
CONCERTATION : NOUVELLE DONNE

-ELECTIONS PRESIDENTIELLES
QUEL PROGRAMME ?

-QUESTIONS AUX CANDIDATS
LISTE DES THEMATIQUES

-CANDIDATS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE
LISTE OFFICIELLE

 

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Associativement

Rédaction le Mag GendXXI

redaction.lemag@gendxxi.org

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