Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

15 mai 2018

L’Illustration 1924: En Afghanistan

Document en ligne à http://www.interzoneeditions.net/Illustration1924_EnAfghanistan.pdf

Sommaire

LA PREMIÈRE LÉGATION FRANÇAISE EN AFGHANISTAN, 5 janvier 1924   p.  2

L’ARRIVÉE DU PREMIER REPRÉSENTANT DE LA FRANCE EN AFGHANISTAN,  p. 3

L’ÉVOLUTION MODERNE DE L’AFGHANISTAN, 22 novembre 1924, p. 6

UNE MISSION DE FOUILLES FRANÇAISE,  p. 11

MISSION ARCHÉOLOGIQUE FRANÇAISE EN AFGHANISTAN: DE GHAZNI A LA VALLÉE DE BAMIYAN, p. 14

SITES ARCHÉOLOGIQUES DE L’AFGHANISTAN,  p. 16

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30 janvier 2018

François Darnaudet et Elric Dufau au festival de la BD d’Angoulême

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https://www.facebook.com/francois.darnaudet

Dédicace réussie à la librairie Cosmopolite d’Angoulême, samedi matin. Elric fait désormais des dessins en couleurs qui en jettent méchamment. On a bossé 1h et demie sans s’arrêter. Polo Chon et Caroline étaient contents !

BD de François Darnaudet et Elric Dufau

29 décembre 2017

L’Obs: « L’Europe a construit sa domination en écrivant l’histoire des autres »

https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20171222.OBS9679/l-europe-a-construit-sa-domination-en-ecrivant-l-histoire-des-autres.html

L’écriture de l’Histoire a été au cœur du processus de globalisation dès le XVIe siècle, explique Serge Gruzinski. Entretien.

Par

BibliObs. Le XVIe siècle, écrivez-vous dans «la Machine à remonter le temps», est un tournant dans la façon dont on raconte l’histoire du monde. Pourquoi?

Serge Gruzinski. Il y a au XVIe siècle, avec la découverte du Nouveau Monde par les Espagnols, un mouvement inédit de connexion entre les différents continents. Les hommes, les choses, les idées et les croyances se mettent à circuler pour la première fois à une échelle planétaire. Les hommes commencent à penser en des termes globaux et non plus seulement locaux, régionaux ou nationaux. C’est ce que j’appelle l’apparition d’une «conscience monde», et le début du monde dans lequel nous vivons toujours aujourd’hui.

Dans ce livre, j’ai voulu souligner à quel point l’écriture de l’Histoire a été au cœur de cette dynamique de globalisation. Car pour dominer des sociétés jusque-là inconnues, les Espagnols ne se sont pas contentés de les conquérir militairement. Ils ont également décidé de fabriquer le passé des populations indigènes. Ils ont construit leur domination en écrivant l’histoire des autres. Un processus d’homogénéisation de l’espace et du temps s’est alors enclenché.

Comment, concrètement, les Européens procèdent-ils pour imposer cette écriture de l’histoire et leur conception du temps?

La Couronne espagnole a très rapidement compris que le pouvoir était intimement lié au savoir. Au lendemain de la Conquête du Mexique, aux alentours de 1530, elle a donc commencé par faire appel à des religieux pour qu’ils recueillent des informations sur les populations locales. Le but: tirer profit au maximum du Nouveau Monde. Des connaissances économiques ont d’abord été collectées pour déterminer ce qu’il était possible d’exploiter.

Puis les Espagnols se sont attelés à écrire l’histoire de ces peuples en capturant les mémoires locales et en les rattachant au patrimoine antique et médiéval de la chrétienté. Un de ces historiens espagnols, le missionnaire Motolinia, établit par exemple de nombreux parallèles entre les plaies d’Egypte et la Conquête du Nouveau Monde ou entre la destruction de Jérusalem, la ville sainte, et celle de Mexico, pour intégrer la Conquête au grand récit biblique.

C’est une rupture fondamentale : pour la première fois, les Espagnols se mettent à écrire l’histoire des autres. Cette entreprise de synchronisation des terres conquises avec la chrétienté européenne a été poursuivie ensuite par les autres puissances coloniales dans d’autres territoires, et a fini par gagner la planète entière.

En quoi ces bouleversements ont-ils constitué un choc pour les populations indigènes?

En écrivant l’histoire, les Européens n’ont pas fait que réécrire le passé comme on réécrit des programmes scolaires. Ils ont imposé une histoire façonnée par le christianisme et donc introduit une nouvelle matrice, de nouveaux modes de pensée.

Les Espagnols ont fait entrer les Indiens dans une chronologie qui est celle du calendrier chrétien, avec un passé qui commence en l’an 0, et une conception du temps qui se découpe entre passé-présent-futur. Les Européens ont obligé les Indiens à penser leur monde à travers leurs «lunettes», ils ont marginalisé les modes d’expression indigènes, ils ont domestiqué leurs imaginaires. L’un des piliers de ce processus d’occidentalisation du monde est la cristallisation de la parole sous la forme du livre. La suprématie de l’écrit a bouleversé l’imaginaire jusque-là prédominant.

Ce qui se joue est symboliquement et intellectuellement très violent. En imposant un cadre de pensée, les Européens ont colonisé ces populations définitivement. Ils ont aboli leur monde. Dès lors, ces autres peuples ne pouvaient plus se regarder que dans le miroir de l’Occident: ils ont été sommés d’imiter le modèle européen.

Ces populations locales ont-elles essayé de résister à cette entreprise d’homogénéisation?

Les élites indiennes ne sont pas restées passives. Elles ont cherché autant que possible à valoriser leurs propres cultures, en défendant, par exemple, l’idée qu’elles n’étaient pas «idolâtres». La colonisation des mémoires par les Espagnols ne s’est par ailleurs pas exercée sous la forme d’une méconnaissance ou d’une indifférence aux traditions indigènes. Les Espagnols se sont vraiment intéressés aux récits des populations locales. Reste que les matériaux livrés par les élites indiennes n’ont cessé d’être remaniés et interprétés selon les schémas de pensées européens.

Sur le long terme, il est intéressant de noter qu’en Amérique, en Asie et en Afrique, les «outils» imposés par les Européens se sont retournés bien plus tard contre eux. Les mouvements nationalistes qui ont émergé à travers le monde au XIXe siècle, en Chine ou Inde en particulier, ont utilisé des modes de pensées propagées par l’Europe pour justifier leur émancipation du joug occidental et/ou colonial. L’exemple le plus radical, c’est Mao en Chine, qui s’est approprié le marxisme, une doctrine venue d’Europe, pour à son tour réécrire le passé de son pays.

En quoi cette dynamique de globalisation a-t-elle durablement façonné le monde?

La globalisation, c’est lorsque quelque chose se diffuse à travers le monde et écrase tout sur son passage. Le XVIe siècle est à ce titre un véritable tournant: une histoire écrite depuis l’Europe, dont le point de vue est européen et chrétien, s’impose à des milliers de kilomètres de ce continent. C’est un processus d’une puissance folle, dont on peut percevoir l’impact encore aujourd’hui. Cinq siècles ont passé mais, depuis cette époque, une grande partie du monde écrit toujours le passé d’une même façon, une façon  européenne. Dans un manuel scolaire japonais, par exemple, l’enseignement de l’histoire démarre avec les Égyptiens, comme en Europe !

Les Espagnols ont réussi à faire vivre plusieurs continents à la même heure, au même rythme, selon les mêmes modes de vie et de pensée, et ils ont insérés différents peuples dans une même histoire. En tant qu’Européen, nous avons tendance à considérer cela comme un fait «naturel» alors que ça ne l’est pas.

L’Europe est-elle encore aujourd’hui le moteur de ce processus de mondialisation, qu’elle a amorcé au XVIe siècle?

Après l’Espagne, qui a été moteur de cette mondialisation au XVIe siècle, les puissances anglaises et françaises ont pris le relais aux XVIIe-XVIIIe siècle. Mais depuis la Première Guerre mondiale, nous sommes entrés dans une crise de la domination européenne. L’Europe a peu à peu perdu le leadership moral – avec la Shoah – puis le leadership économique et technologique. Le déclin européen n’est pas récent, il a commencé il y un siècle! Le véritable moteur de la mondialisation, maintenant, c’est évidemment la Chine.

Vous vous inscrivez depuis plusieurs années dans une approche «globale» de l’histoire, qui s’efforce d’insérer l’histoire nationale dans un cadre bien plus large. Comment percevez-vous certaines critiques, qui y voient une culture de la repentance?

Faire de l’histoire «globale», ce n’est pas faire acte de repentance. Faire de l’histoire «globale», c’est avoir un regard critique sur l’histoire telle qu’elle a été écrite pendant des siècles, une histoire eurocentrée, fondamentalement liée à la chrétienté et construite sur un biais colonial. C’est prendre conscience que notre histoire n’est pas neutre, qu’elle a été imposée à plusieurs peuples, et qu’il importe donc de prendre quelques distances vis-à-vis d’elle.

La mondialisation est un phénomène très ancien, vieux de cinq siècles. Ce qui me frappe, c’est de constater à quel point, encore aujourd’hui, nos schémas mentaux font que l’on reste très ignorants de l’étranger et du lointain, et très rétifs à s’y intéresser. D’une certaine façon, nous pensons encore comme au XVe siècle, avant la découverte de l’Amérique, comme s’il ne s’était rien passé depuis, et comme si l’échelle nationale restait la plus pertinente pour comprendre le monde.

Les débats sur l’histoire, comme enseignement ou non du «roman national», sont donc dépassés ?

Je le crois. Les médias accordent bien trop d’attention à ce type de débats, qui n’ont pas vraiment d’intérêt. Dans une société comme la nôtre, qui a vu arriver des populations venues d’ailleurs, comment peut-on envisager de ne s’intéresser en 2017 qu’à l’histoire hexagonale? La diversité des populations européennes exige un enseignement de l’histoire qui ne soit pas seulement cantonné aux frontières de la France.

Propos recueillis par Sébastien Billard

La Machine à remonter le temps:
comment l’Europe s’est mise à écrire l’histoire du monde,
par Serge Gruzinski,
Fayard, 368 p., 21,90 euros.

A D Winans: Charles Bukovski ve Yeraltı Devrimi

Filed under: Actualité, beat, Edition, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:49
The Turkish translation of my book TheHoly Grail: Charles Bukokwski and the Second Coming Revolution is completed and will shortly see publication. The book is 296 pages
(in Turkish only) and will be published in an edition of 2000 copies. Over the last ten years, 20 poems of mine (and an essay on the San Francisco Beat Scene) have been published in Turkey. The publisher, translator and I will be working on a compilation of my poems next year and I’m hoping for a bilingual edition. Very pleased to have a book of mine done is this large an edition.
http://www.rob389.com/charles-bukovski-ve-yeralti-devrimi-a-d-winans/dp/en/11/9786059486385 
 A D Winans

30 novembre 2017

Lenka Lente: Au courrier : Du piano-épave / The Well-Weathered Piano de Ross Bolleter !

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parution à paraître déjà paru

ROSS BOLLETER

DU PIANO-ÉPAVE

THE WELL WEATHERED PIANO

LENKA LENTE – 26 OCTOBRE 2017
LIVRE FRANÇAIS / ENGLISH
234 PAGES
15 X 19,5 CM
ISBN : 979-10-94601-17-4
20 EUROS
 
 
http://www.lenkalente.com/product/du-piano-epave-de-ross-bolleter
LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

José Altimiras, Etienne Rouziès: UN TICKET POUR UN TRAM

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VOIX éditions

http://www.voixeditions.com

 José a encore sévi, à travers cette BD dans laquelle il nous fait voyager à bord du tram dans le Perpignan de la deuxième moitié du XXème siècle. Ce circuit touristique est commenté, sous la plume d’Etienne Rouziès, par deux voyageurs dont je me garderai de vous dévoiler l’identité. Vous la découvrirez à travers cet album, publié par Richard Meier chez Voix Editions http://www.voixeditions.com/.
D’autres BD de José Altimiras chez Interzone Editions:
Le Taxidermiste (versions française, anglaise et néerlandaise), textes de François Darnaudet, adapté du roman Le Taxidermiste (François Darnaudet & Thierry Daurel),
Central Hôtel, texte de Guy Marcenac, d’après le roman Les  Clients du Central Hôtel, d’André Héléna.
I. Aubert-Baudron

Un ticket pour un tram – José Altimiras, Etienne Rouziès

Un ticket pour un tram – Quatrième de couverture

6 juillet 2017

Lenka Lente: Dernier message avant septembre : Billy & Betty, le son du grisli #2, Jazz en 150 figures et l’état des stocks !

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:39
LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

25 juin 2017

Lenka Lente: A paraître : Billy & Betty (Nurse With Wound’s Advice !)

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:38

 

parution à paraître déjà paru

TWIGGS JAMESON

BILLY & BETTY
LENKA LENTE – 15 JUILLET 2017
LIVRE
220 PAGES
12,5 X 19 CM
ISBN : 979-10-94601-16-7
14 EUROS (PORT OFFERT)

L’un des livres de chevet de Steven Stapleton enfin réédité en français !

Édition d’après la traduction de Jean-François. Avec onze illustrations originales de Bélom.

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DERNIERS EXEMPLAIRES DISPONIBLES :

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

17 juin 2017

Guillaume Belhomme: Parutions : le son du grisli #2 & Jazz en 150 figures

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LE SON DU GRISLI #2

DAVID TOOP
JOHN STEVENS
BERTRAND DENZLER
PIERO MANZONI
MICHEL HENRITZI
IGNAZ SCHICK
ARTHUR DOYLE
+ 60 CHRONIQUES

http://www.lenkalente.com/product/le-son-du-grisli-2-revue

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JAZZ EN 150 FIGURES

150 PORTRAITS DE MUSICIENS DE JAZZ
750 CHRONIQUES
ILLUSTRATIONS EN COULEURS
380 PAGES
http://www.lenkalente.com/product/chez-d-autres-editeurs

Image of Chez d'autres éditeurs

16 juin 2017

Libération: Chomsky, les mots du pouvoir

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http://next.liberation.fr/livres/2017/05/10/chomsky-les-mots-du-pouvoir_1568633

Par Robert Maggiori 10 mai 2017 à 18:06

Père de la linguistique moderne, inlassable activiste et pourfendeur du néolibéralisme, le penseur américain réunit trente ans d’écrits politiques et prises de position contre l’endoctrinement étatique.

Noam Chomsky, en novembre à Paris. Photo Edouard Caupeil. Pasco

Chomsky, trente ans de regards sur le pouvoir

On peut admettre que le déterminisme familial existe, peu ou prou, et que, parfois, il fait assez bien les choses. William (Zev) Chomsky, pour éviter d’être enrôlé dans les armées tsaristes, fuit la Russie en 1913 et émigre aux Etats-Unis. C’est un homme de culture et de science, un pédagogue, qui consacre ses recherches à l’hébraïsme et à la langue hébraïque médiévale. Elsie Simonofsky est née en 1903 à Bobruisk, près de Minsk, aujourd’hui capitale de la République de Biélorussie. Elle a juste 1 an lorsqu’elle arrive avec sa famille à New York. Elle est professeure au Gratz College de Melrose Park, Pennsylvanie, l’institution d’éducation juive la plus prestigieuse, dont, chargée de la formation des maîtres, elle est l’une des figures majeures.

Mariés, William et Elsie travaillent ensemble à l’école Mikveh Israel puis au Gratz College. William écrit beaucoup, publie de nombreux ouvrages, dont Hebrew, the Eternal Language (1957), et acquiert une telle notoriété intellectuelle qu’à sa mort, en 1977, le New York Times le salue comme «l’un des tout premiers grammairiens de l’hébreu du monde». Elsie préfère rester dans l’ombre, y compris celle de son mari : elle est plus austère que lui, mais beaucoup plus engagée dans l’activité militante et les luttes sociales.

Avram Noam Chomsky naît à Philadelphie le 7 décembre 1928. Les voies qui s’ouvrent devant lui sont déjà tracées : il sera linguiste, sous l’influence de son père, activiste politique sous celle de sa mère. Pas n’importe quel linguiste : l’un des pères de la linguistique moderne. Pas n’importe quel militant : l’homme de tous les combats, intellectuels, sociaux, éthiques, économiques, écologiques, qui inlassablement analyse les mécanismes par lesquels l’Etat et ses appareils idéologiques «persuadent» le peuple dans le sens qui leur sied et contournent le droit national et international. Comprendre le pouvoir est une sorte de somme dans laquelle Noam Chomsky a regroupé ses textes, interventions, conférences, discussions, interviews, séminaires, s’étendant sur près d’une trentaine d’années et couvrant un très large «éventail de sujets», du fonctionnement des organes de presse modernes jusqu’à la globalisation, les systèmes d’éducation, les crises environnementales, la fonction des complexes militaro-industriels, les stratégies militantes sur le terrain et dans le cyberespace, le marxisme, le fanatisme religieux, la question animale, le colonialisme culturel américain, les droits civils, la pauvreté, le charlatanisme intellectuel ou les théories du complot.

«Travail coopératif»

C’est en 1945 qu’il entre à l’université de Pennsylvanie, pour faire des études de philosophie et de mathématiques. Ce qu’il y vit ne le satisfait guère. Il retrouve dans l’enseignement universitaire le même académisme qu’il avait détesté dans le secondaire. Il est tenté de tout laisser tomber et de partir en Palestine, travailler dans un kibboutz. Avant que naisse l’Etat d’Israël (mai 1948), il n’était pas favorable à la division de la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe, craignant que le partage des territoires n’ait pour conséquence de marginaliser, sur la base de la religion, la partie de la population la plus opprimée et la plus pauvre. Il estimait souhaitable d’unir les populations en vertu de principes socialistes, dont le «travail coopératif», et selon le modèle de société décrit par George Orwell dans Hommage à la Catalogne. Il restera toujours fidèle à cette idée, aux principes libertaires qui «animaient la Barcelone révolutionnaire de la fin des années 30». Cependant, à l’université, il rencontre d’une part Carol Doris Schatz, linguiste, pédagogue, spécialiste de l’acquisition du langage chez l’enfant, qui deviendra sa femme, et le professeur d’origine ukrainienne Zellig S. Harris, qui venait de créer le premier département de linguistique dans une université américaine : c’est lui qui le convainc de persévérer dans l’étude des langues. Ainsi il obtient son doctorat et commence en 1955 à enseigner au MIT, le célèbre Massachusetts Institute of Technology, où, onze ans plus tard, il obtient la chaire de linguistique et langues modernes.

On sait qu’en tant que théoricien, Chomsky, à partir des Structures syntaxiques publiées en 1957 (traduites en français en 1969), a élaboré une «grammaire générative transformationnelle» qui, par l’explication des lois régissant la production du langage, a bouleversé totalement la linguistique du XXe siècle – on parle de «révolution chomskyenne» – et par cet apport a fécondé la philosophie, la logique, les mathématiques, la psychologie, la neurobiologie, les théories de l’information, les sciences cognitives. On pourrait légitimement penser que c’est par le prestige acquis grâce à son travail sur les sciences du langage que son activité politique a été popularisée et qu’il est devenu, depuis la guerre du Vietnam jusqu’à «Occupy Wall Street», le héraut de la gauche radicale américaine et internationale.

Brouillage des faits

Comprendre le pouvoir fait apparaître une autre hypothèse : Chomsky a sans doute inventé une nouvelle figure de l’«intellectuel engagé» qui se distingue de celles qu’ont incarnées Sartre, Bertrand Russell, Pasolini, Foucault, Bourdieu ou Eric Hobsbawm : l’«intellectuel informateur», pourrait-on hasarder. D’un point de vue général, le Chomsky politique focalise sa critique sur le néolibéralisme, responsable des plus grands désastres sociaux, de la perte du «contrôle populaire des institutions de la société», de la soumission des Etats aux puissances financières, et de l’accroissement considérable de l’inégalité entre riches et pauvres. A la base de sa philosophie politique, il y a l’idée que tous les êtres humains sont animés par une commune aspiration à la liberté, à l’égalité, au respect, étouffée par un système de pouvoir séculaire qui emprunte les formes de production capitaliste non pour le bien de la communauté mais pour se reproduire lui-même et préserver sa domination.

Pour combattre ce système, le professeur émérite ne se contente pas de rester au niveau des principes philosophiques ou de la morale (indignation), mais amasse le maximum d’informations factuelles, économiques, techniques, militaires, culturelles, qui, synthétisées de façon rationnelle, mettent à nu la «grammaire» du pouvoir, et en révèlent les forfaitures. Dès lors, cela devient l’«affaire des gens» que d’«échapper à l’endoctrinement», que de vouloir ou non changer les choses, devenir promoteurs de leur propre histoire et gouverner leurs destins. «On ne peut pas commencer en disant : « Bon, on va renverser les multinationales. » Parce que là, tout de suite, c’est simplement hors de notre portée. Alors il faut commencer par se dire : « Bon, voilà où en est le monde, qu’est-ce qu’on peut faire pour commencer ? » Eh bien on peut commencer par des choses qui vont faire mieux comprendre aux gens ce qu’est la véritable source de pouvoir et ce qu’ils peuvent réaliser s’ils se lancent dans l’activisme politique. Une fois qu’on a démêlé le vrai du faux, on monte des organisations. On travaille aux choses qui en valent la peine. S’il s’agit de prendre en main votre communauté, faites-le. Si cela signifie gagner plus d’autonomie dans votre travail, faites-le. S’il s’agit d’organiser la solidarité, faites-le. S’il s’agit de s’occuper des sans-abri, faites-le.»

Etant donné la large période considérée, on trouvera dans Comprendre le pouvoir nombre d’analyses, sur la guerre du Vietnam, «les Etats-Unis et Pol Pot», le Watergate, la guerre froide, les accords d’Oslo ou «Ronald Reagan et le futur de la démocratie», qui peuvent sembler datées ou relever désormais du travail des historiens. De même, ce qu’on y lit à propos des institutions académiques ou de la fonction des universités, de la collusion entre les intellectuels, les hommes politiques et la presse pour masquer les stratégies de protection de leur pouvoir (afin de maintenir les «gens» hors jeu), apparaît un peu simple aujourd’hui, à l’heure de la «post-vérité» et des fake news. Certaines réflexions sont même irritantes, qui malignement intègrent aux procédures de brouillage des faits le prétendu «charlatanisme» de philosophies que Chomsky juge insuffisamment «scientifiques» ou indécidables : «Quand j’entends des mots comme « dialectique » ou « herméneutique » et toutes sortes de choses prétendument profondes, alors, comme Goering, « je sors mon revolver » […] Mais si, par exemple, je lis Russell ou la philosophie analytique, ou encore Wittgenstein, il me semble que je peux comprendre ce qu’ils disent et pourquoi cela me paraît faux, comme c’est souvent le cas. Par contre quand je lis Derrida, Lacan, Althusser ou l’un de ceux-là, je ne comprends pas. C’est comme si les mots défilaient sous mes yeux : je ne suis pas leurs argumentations, je ne vois pas d’arguments, tout ce qui ressemble à une description de faits me semble faux. Alors peut-être qu’il me manque un gène ou je ne sais quoi, c’est possible. Mais ce que je crois vraiment, c’est qu’il s’agit de charlatanisme.»

«Organiser la mobilisation»

Ce que le linguiste américain dit du contrôle social, en prenant acte de la progressive disparition des modes de «représentation» traditionnels, syndicaux ou politiques, semble au contraire d’une grande actualité. Il critique en effet le socialisme autoritaire, les types de gouvernements «éclairés» et les autres organisations constituées qui croient pouvoir dicter aux citoyens les modes de vie pour lesquels ils devraient opter et, de fait, les privent de toute initiative. Et se demande comment cette initiative pourrait être reprise collectivement, autrement dit comment «organiser la mobilisation» et coaguler les forces qui veulent non seulement comprendre les mécanismes de pouvoir mais les retourner pour qu’ils servent leur liberté au lieu de conforter leur aliénation. Mais comment faire, dans les pays où «les gens sont désillusionnés, effrayés, sceptiques, en colère» et «ne font plus confiance à rien, veulent quelque chose de mieux, savent que tout est pourri» ? Tout dépend, dit Noam Chomsky, de la «décision d’agir ou pas», d’une difficile décision, que toute son œuvre politique vise à «informer» et rendre possible. En ajoutant toujours : «Nous ne pouvons pas perdre espoir.» Parole d’un homme qui aura 89 ans à la fin de l’année.

Robert Maggiori

Noam Chomsky Comprendre le pouvoir Edité par Peter R. Mitchell et John Schoeffel. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Vanès et Hélène Hiessler, Lux, 618 pp., 25 €.

Voir également sur Noam Chomsky:

Haro sur un imprécateur La mauvaise réputation de Noam Chomsky , Jean Bricmont, Le Monde Diplomatique.

9 mai 2017

Editions Lenka Lente: Special Nurse With Wound : Kafka Tiré à Part (Special Edition) + Derniers posters Félix Vallotton (Last Posters)

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:45

parution à paraître déjà paru

Tiré à part Kafka / Nurse With Wound

50 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS

50 NUMBERED COPIES

+

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

25 avril 2017

Lenka Lente: A paraître / To Be Published : Franz Kafka & Nurse With Wound

Filed under: Actualité, Edition, Littérature, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:36

parution à paraître déjà paru

http://www.lenkalente.com/product/rapport-a-une-academie-de-franz-kafka-kafka-s-parachute-de-nurse-with-wound

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES
WWW.LENKALENTE.COM   ◆   WWW.TWITTER/LENKALENTE

 

17 avril 2017

Lenka Lente: Au courrier / Shipped : Abécédaire Jacques Ponzio ABC-Book de Jacques Ponzio

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:29

parution à paraître déjà paru

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

15 avril 2017

L’Île logique: « A l’endroit de l’inversion », enfin la parution !!

Filed under: Actualité, Edition, livres, Mathématiques — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:04

Bonjour à tous,

« A l’endroit de l’inversion »,
petit essai en clownologie mathématique,
préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander
, édité par L’île logique… est paru !!

Aussi, si vous souhaitez vous le procurer :

Envoyez un chèque de 20 Euros par exemplaire souhaité (15€+ 5€ de frais d’expédition)
à l’ordre de « L’île logique » à l’adresse suivante :

Cédric Aubouy
Locméren des prés
56390 Grand-Champ

Merci de préciser votre adresse postale et je vous retournerai votre livre dédicacé par voie postale !!

Si vous préférez venir retirer directement le livre chez moi, alors 15€ par exemplaire suffiront…

N’hésitez pas à faire tourner et/ou à revenir vers moi pour quoi que ce soit,
merci à tous pour votre soutien !
Cédric Aubouy
L’île logique, compagnie burlesque de théâtre et clown de sciences théoriques
www.ilelogique.fr

Couverture (recto verso) :

Regards croisés entre clown-théâtre et sciences fondamentales.
L’archétype du clown comme approche alternative des sciences et des mathématiques,
le théâtre comme lieu de décomplexion.
L’absurde peut-il éveiller le sens critique ?
L’inversion et le doute pour s’interroger sur la création ou la découverte, sur l’intuition, la trouvaille…
Qu’est-ce qui motive celui qui cherche ?
Peut-on aimer avoir des problèmes ?
In-Con-science, sans avec science…
Savoir qu’on ne sait pas et ne pas savoir qu’on sait…
Le sage connaît-il le pas sage ?

Ni un traité de clown, ni un scénario de maths, juste une vie de l’esprit…

x-x’ = x(1-1′)

Cédric Aubouy est comédien, clown, musicien, auteur, compositeur, logicien en mathématiques de formation,
il aime jouer au go en mangeant de l’Ossau iraty.
Il a écrit 7 spectacles de théâtre burlesque de sciences théoriques en créant la compagnie L’île logique,

il propose des cours et stages de théâtre scientifique, des animations ou des concerts scientifiques, conférences…
C’est la première fois qu’il parle de lui à la 3e personne.

Lenka Lente: Réédition : Listening d’Urs Leimgruber, Jacques Demierre & Barre Phillips

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:49

URS LEIMGRUBER JACQUES DEMIERRE BARRE PHILLIPS

LISTENING

FRANÇAIS / ANGLAIS / ALLEMAND

274 PAGES

20 EUROS

_________________________________________________________________
 PARU LE 1er MARS 2017

PHILIPPE ROBERT

AGITATION FRITE

TÉMOIGNAGES DE L’UNDERGROUND FRANCAIS

GROS LIVRE

360 PAGES – 25 EUROS

 

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

Jean Azarel: Il est temps d’être « Encore plus nu »

Filed under: Actualité, Edition, Interzone, livres, Poésie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:28

Bonsoir,

Hé oui, le printemps est en avance, et il est déjà temps d’être « Encore plus nu »

Les extraits à entendre ici : https://jeanazarel.bandcamp.com/

Le livre à commander en consultant l’avis de parution en PJ (10 € c’est donné)

Une bonne occasion de mettre du coeur (et du corps) à l’ouvrage !

Et nous restons à l’écoute de lieux, cafés, librairies, médiathèques, pour présenter « Encore plus nu », n’hésitez pas à me contacter

A très bientôt

Jean

_______________________________________

Gros Textes

Avis de Souscription

Encore plus nu

de

Jean Azarel

J’aspire à concasser la lune

pour qu’elle jouisse

d’une utilité nouvelle.

J’aspire à l’idéal des fous

de faire danser

les murs impies

des cachots.

J’aspire à supprimer

toutes les entraves,

tous les temps morts,

vider les camions bennes

des beautés saccagées.

J’aspire aux écritures hallucinées.

J’ai toujours chéri

le mélange des genres.

Buffle-punaise

Petit pois-enclume

Orgie-chasteté

Concave-convexe

Pommade-cynorrhodon

Missel-amulette

J’aspire

à tuer dans l’oeuf

les désirs normalisés.

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ISBN : 978-2-35082-323-2

94 pages au format 21 x 14 cm,

10 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

Commande à

Gros Textes

Fontfourane

05380 Châteauroux-les-Alpes

(Chèques à l’ordre de Gros Textes)

 

8 novembre 2016

Archéologie du copier-coller: Jugement du 12 mai 2016 [ Béatrice Durand (Université libre de Berlin) contre Christophe Martin (Université Paris 4 – Sorbonne) ]

Filed under: Actualité, Edition, Jean-Noël Darde, justice, plagiat, Recherche, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:45

http://archeologie-copier-coller.com/?p=13696

J’ai reçu au mois de juin dernier un communiqué de presse de Béatrice Durand et Me Marie-Avril Roux-Steinkühler à propos d’un jugement rendu le 12 mai 2016. Ce jugement faisait suite à une plainte au civil pour contrefaçon de Béatrice Durand, enseignante au Lycée français et à l’Université Libre de Berlin, contre Christophe Martin, professeur à l’Université Paris 4 – Sorbonne.

En marge du traitement d’une accusation de contrefaçon classique (ici, le plagiat), ce jugement est d’autant plus intéressant qu’il sanctionne aussi, à ma connaissance pour la première fois dans un tel contexte, la divulgation de textes non publiés d’un dossier d’habilitation à diriger des recherches (HDR) sans l’accord préalable de l’auteur.

Il m’a donc semblé intéressant de mettre ces deux documents sur le blog Archéologie du copier-coller. Le jugement (fichier pdf) est ici, et le communiqué de Béatrice Durand et de son avocate ci-dessous.

Jean-Noël Darde

Suite dans l’Archéologie du copier-coller.

17 juin 2016

Isabelle Aubert-Baudron: Une économie non-aristotélicienne ? JUGAAD !

Hier soir sur Antenne 2 un reportage passionnant dans l’émission Un oeil sur la planète sur le concept indien de Jugaad, de Navi Radjou. Voir également sur ce concept L’innovation Jugaad, faire mieux avec moins – FUTUREMAG – ARTE

Livres de Navi Radjou

Ce concept est similaire à l’économie non-aristotélicienne que j’ai mise au point depuis la fin des années 90 à partir de la sémantique générale de Korzybski et grâce à laquelle j’ai pu mettre au point sans moyen financier, entre autres, Interzone Editions et des cours de sémantique générale en ligne.

Pour plus d’infos sur l’économie non-aristotélicienne :

Une économie de rechange ?

Une économie non-aristotélicienne :

* L’économie de marché: une économie aristotélicienne

* Déstructuration: Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé

* Restructuration: Une économie non-aristotélicienne

* Economie A / économie non-A

Application de la démarche des mathématiciens en économie

Comment faire soi-même une dreamachine simple et pas chère (1981)

Première machine à rêver (1981)

Plus d’infos sur la dreamachine

 

16 mai 2016

Andrew Lees: Mentored by a Madman: The William Burroughs Experiment

https://www.amazon.fr/Mentored-Madman-William-Burroughs-Experiment/dp/1910749109

In this extraordinary memoir, neuroscientist Andrew Lees explains how William Burroughs, author of Naked Lunch and troubled drug addict, played an unlikely part in his medical career. Lees draws on Burroughs search for an addiction cure to discover a ground-breaking treatment for shaking palsy, and learns how to use the deductive reasoning of Sherlock Holmes to diagnose patients. Lees follows Burroughs into the rainforest and under the influence of yagé (ayahuasca) gains insights that encourage him to pursue new lines of pharmacological research and explore new forms of science.

Available at Notting Hill Editions: http://www.nottinghilleditions.com/authors/andrew-lees/409

Andrew Lees

Andrew Lees is a Professor of Neurology at the National Hospital, London. He is the recipient of numerous awards including the American Academy of Neurology Life Time Achievement Award, the Association of British Neurologist’s Medal, the Dingebauer Prize for outstanding research and the Gowers Medal. He is one of the three most highly cited Parkinson’s disease researchers in the world. He is the author of several books, including Ray of Hope, runner-up in the William Hill Sports Book of the Year and The Silent Plague.
REVIEW OF Mentored by a Madman: the William Burroughs Experiment

Mentored by a Madman. The William Burroughs’s Experiment is a fascinating personal account, by one of the world’s leading neurologists, of his quest to find better treatments for Parkinson’s disease. He takes the reader on an extraordinary journey inside and outside the brain, encompassing the commanding heights of academic neurology and the Amazonian Rain Forests. His deep humanity and honesty shines throughout. The inevitable comparison with late, great Oliver Sacks is entirely just. And Lees’ mentor William Burroughs would be well pleased.” – Raymond Tallis

More at:

https://www.eventbrite.com/e/mentored-by-a-madman-the-william-burroughs-experiment-prof-andrew-lees-tickets-23417904583

http://hqinfo.blogspot.fr/2016/05/mentored-by-madman-wiiliam-burroughs.html

https://www.waterstones.com/book/mentored-by-a-madman/andrew-lees/9781910749104

8 novembre 2015

Interzone Editions, La Nouvelle République, 8 novembre 2015

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2015/11/08/A-son-domicile-elle-pilote-sa-maison-d-edition-2525565

Merci à Dominique Hérault pour cet article plein d’humour !!!!!!!!!

NR 08 11 15

2 octobre 2015

Interzone Editions, Courrier de l’Ouest, 25 septembre 2015

Courrier de l’Ouest, 25 septembre 2015 (pdf)

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27 juin 2015

« Central Hôtel » en vente sur Amazon / Central Hôtel available on Amazon

Central Hôtel, de José Altimiras et Guy Marcenac, chez Interzone Editions est en vente en format électronique sur Amazon, au prix suivants :
– 3,51 €, http://www.amazon.fr/gp/product/B010BD650O ,
– $ 3,98 http://www.amazon.com/gp/product/B010BD650O
– £ 2,51 http://www.amazon.co.uk/gp/product/B010BD650O.
Central Hôtel, by José Altimiras and Guy Marcenac, published by Interzone Editions, is available in Kindle edition on Amazon, for the following prices:

15 juin 2015

Interzone Editions: publication de CENTRAL HÔTEL

Première_de_couverture_Central_Hôtel

Sortie chez Interzone Editions de CENTRAL HÔTEL, une bande dessinée de José Altimiras et Guy Marcenac, d’après le roman d’André Héléna, « Les Clients du Central Hôtel » : http://www.interzoneeditions.net/central_hotel.htm

Bande dessinée: intérieur noir et blanc

Dessins : José ALTIMIRAS ©
Scénario : Guy MARCENAC © c/o in
terzone.editions [at] interpc.fr

ISBN 979-10-94889-00-8 – EAN 9791094889008

Format: 21 x 29,7 cm (A4) – 51 pages – 19 €

A paraître en format électronique sur Amazon.

Quatrième_de_couverture_Central_Hôtel

Perpignan, août 1944, la canicule règne. Là, dans la solitude des chambres du Central Hôtel, les corps s’abandonnent à leurs instincts. Pour les clients réunis par hasard dans cet hôtel, l’heure de vérité approche. Dehors, dans les ruelles de la vieille ville, les ombres sinistres de la Gestapo rodent…

André Héléna est un des principaux acteurs du roman noir français d’après-guerre. Né le 7 avril 1919 à Narbonne, il est profondément marqué par les années de guerre. C’est à Paris, en prison pour dettes, qu’il va écrire son premier roman : « Les flics ont toujours raison », publié en 1949 par Roger Dermée, l’éditeur de la rue des Moulins. Auteur prolifique, plus d’une centaine de romans populaires, il s’épuise à la tâche. Gagné par la maladie il meurt à Leucate le 18 novembre 1972.

Une première adaptation de « Les Clients du Central Hôtel » d’André Héléna a été publiée en 2002 chez Voix Editions en version bilingue, sous le titre « Central Hôtel », illustrations : José Altimiras, scénario: Guy Marcenac, traduction catalane: Joan-Daniel Bezsonoff.

Après « Le Taxidermiste », adapté du roman du même nom de Darnaudet-Daurel publié aux éditions Corps 9 (1985), « Central Hôtel » est la deuxième bande dessinée de José Altimiras publiée par Interzone Editions. Il vit et travaille en Catalogne et a publié d’autres ouvrages (« Entre Gener i Desembre » Ed. Rescripta – « Fora de Lloc » Ed. Trabucaire – « Rodamons » Ed. Trabucaire).

Isabelle Aubert-Baudron

26 mai 2015

Frédéric Laloux : « Nous n’avons pas besoin de patron »

Filed under: Actualité, Economie, Edition, livres, Management — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:42

http://tempsreel.nouvelobs.com/bien-bien/20150526.OBS9594/nous-n-avons-pas-besoin-de-patron.html

Ancien conseil en stratégie devenu coach, Frédéric Laloux affirme que l’entreprise peut tout à fait se passer de chef. Son livre-manifeste rencontre un succès mondial. Rencontre à Paris.

Image tirée du film "Comment tuer son boss", avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d'écran)
Image tirée du film « Comment tuer son boss », avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d’écran)

Jean-Marc Willmann en a les larmes aux yeux. Le très sérieux directeur délégué de l’assureur Maïf est venu écouter Frédéric Laloux, le nouveau grand gourou du monde du management. A la fin de la conférence, tous deux se sont assis sur les marches, au soleil, et ont discuté près d’une demi-heure. Jean-Marc Willmann en était retourné :

Nous avons parlé avec nos tripes. Il est extraordinaire. »

Frédéric Laloux est « coach ». Il conseille des entreprises dans le monde entier, avec un credo pour le moins inattendu : dans une entreprise, un dirigeant, ça ne sert à rien. Son livre « Reinventing Organization » (1), est disponible dans une quinzaine de langues. Jeudi 21 mai, il était l’invité très attendu du Oui Share Festival, grand messe de l’économie participative, qui avait lieu à Paris.

« Arrêtons de porter un masque ! »

Il s’avance sur la scène du Cabaret Sauvage, le chapiteau des jardins de la Villette. La mine bronzée, l’air détendu, il ne parlera que 15 minutes. Trop court, mais pas de stress. Dans le plus grand calme, il balaye d’un revers de manche tout ce que nous connaissons du monde de l’entreprise :

Nous n’avons pas besoin de patron. »

Rires gênés dans la salle. Son constat est sans appel. Un chef n’a « rien d’indispensable ». Aujourd’hui, il croit aux organisations « d’intelligence partagée », basées sur l’écoute et le respect. Derrière lui, un dessin illustre notre système actuel, où un homme, seul, tout en haut d’une pyramide, hurle ses ordres sur de petits salariés accablés. Caricatural, mais efficace.

Plus étonnant encore, Frédérique Laloux affirme :

Les chefs aiment de moins en moins leur rôle « .

Beaucoup souffrent de la pression qu’implique leur statut, et préfèrent partager l’autorité et les responsabilités. Ce ne sont pas des paroles en l’air, puisque le coach travaille à mettre en place ce système sans hiérarchie dans des entreprises. Et les résultats sont selon lui spectaculaires.

« Arrêtons de porter un masque ! », renchérit-il. Le costume et les tenues sobres exigées restreignent notre personnalité. Lorsqu’ils sont eux-mêmes, « les employés apportent une meilleure énergie ». S’habiller normalement, comme un jour de week-end, favoriserait notre créativité.

« Des personnes ont pleuré »

Aujourd’hui, Frédéric Laloux se dit « ému » par le succès que rencontre son livre « Reinventing Organizations« . « Des personnes ont pleuré en le lisant », se désole-t-il, preuve d’une immense souffrance au travail qu’il n’est plus possible d’ignorer. Un lecteur en Ukraine et un autre en Chine ont même décidé de payer de leur propre poche, un traducteur.

Sur scène comme aux journalistes, il aime rappeler que son message n’est pas utopiste. Il ironise :

Je ne suis pas un hippie qui croit que tout le monde est pote et c’est cool . »

Avant d’être coach, Frédéric a travaillé dix ans dans un cabinet de conseil stratégique international. « Soudainement », raconte-t-il, je me suis senti « terriblement fatigué ».

C’est aussi cette expérience qu’il partage avec son lecteur : s’être demandé, un jour, si ça valait le coup, si ça avait un sens, de passer sa vie à travailler. Son objectif, depuis sa reconversion en coach, est de trouver l’organisation la plus saine possible, où les employés pourraient être heureux. Un homme qui nous veut du bien, en somme.

Pia Duvigneau

 Sortie en français aux éditions Diateino en octobre 2015.

14 mars 2015

Interzone Editions: le catalogue 2015 est en ligne

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