Sémantique générale

© Jean-Louis Baudron: Cut-ups et collages, Aristote, Descartes et Korzybski chez Dali

Alfred Korzybski: photos

J’ignore ce que vous avez pu lire sur la sémantique générale avant d’arriver sur ce site, mais en ce qui me concerne, voilà ce qu’elle représente pour moi: un outil pour résoudre les problèmes humains, en appliquant la démarche scientifique utilisée dans les domaines scientifiques et techniques.

Ne vous laissez pas impressionner par le terme: je sais qu’à première vue, il donne envie de partir en courant, mais si vous y regardez de plus près, vous verrez que ça vaut le coup de s’y arrêter.

Je suis tombée dedans à 22 ans, d’abord à travers la lecture des livres de Van Vogt: dans un premier temps, je pensais  qu’il s’agissait d’une fiction inventée pour la circonstance par l’auteur dans le cadre de ses romans. La découverte du livre d’Hélène Bulla de Villaret me démontra que non. Ma première réaction en l’ouvrant a été « Jamais je ne pourrai comprendre ce truc -là! » Et puis comme d’autres auteurs dignes de mon intérêt semblaient en avoir tiré de bons résultats (William Burroughs, Henri Laborit), je m’y suis mise sérieusement. J’avais pour tout bagage mon bac A2 mention AB et je commençais mes études d’infirmière psy.

Application en psychiatrie

La « petite école » ou « groupe B23 » (1984-1987)

Le projet avait été mis au point à la demande de l’administration, sous le ministère de Jack Ralite qui souhaitait que les projets en psychiatrie soient impulsés par les acteurs de terrain. J’ai utilisé la sémantique générale pour le rédiger, ainsi que les autres bases de données complémentaires dont je disposais alors provenant des auteurs qui l’avaient expérimenté avec succès dans leurs propres domaines d’activité.

Le but de ce projet n’était pas de guérir qui que ce soit, ni même de « soigner » les gens auxquels il était destiné au sens psychiatrique habituel du terme : il n‘était pas question de « traitement », mais de leur proposer une structure similaire à celle de l’organisme humain en général, susceptible a priori de convenir à la plupart des gens. C’était la théorie provenant de Korzybski et d’Henri Laborit.

Avant d’être proposé à l’administration, il l’a été aux patients, qui ont participé à son élaboration et à son application in vivo. C’était donc une expérimentation, dont ni moi ni personne ne savait par avance ce qu’elle allait donner, mais comme il fallait à tout prix présenter un projet dans les temps, qu’à part celui-là, personne n’avait rien d’autre en magasin, et que quand même il était bien construit, il a été adopté.

C’est dans ce contexte que j’ai commencé à enseigner la sémantique générale, à des patients dont quelques-uns savaient à peine lire et écrire: je leur ai proposé un cours pour essayer, et comme ils étaient intéressés et intrigués, ils m’ont demandé de continuer, et nous avons traité tout le programme en une dizaine d’heures, à raison d’une heure par semaine. J’ai utilisé comme base de cours la première partie du livre d’Hélène Bulla de Villaret, et en relation avec Charlotte Read, l’assistante de Korzybski, avec laquelle je correspondais et que j’informais de mon travail. Le résumé de cours est en ligne depuis des années à http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/IntroSGfr.htm . J’ai également utilisé le livre de Catherine MINTEER: Words and What They Do To You , un manuel d’enseignement de la sémantique générale pour les classes de primaire et de secondaire, en ligne dans le site de l’INSTITUTE OF GENERAL SEMANTICS.

Le résultat a dépassé de très loin mes attentes: non seulement ils comprenaient de quoi il s’agissait, mais ils semblaient l’appliquer spontanément. Ce faisant, ils se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas si limités mentalement qu’ils le pensaient à partir de ce qu’on leur disait d’eux-mêmes, et ont repris confiance en eux.

Le fait est que cette discipline traite des faits, de choses simples, concrètes. Elle était accessible aux intéressés parce qu’ils pouvaient l’appliquer aux problèmes auxquels ils étaient confrontés dans leur vie de tous les jours : préparer un repas pas cher, s’exprimer correctement, chercher un logement, du travail, etc . Pour un résumé de son utilisation pratique, voir le chapitre XIII du résumé de l’Introduction à la sémantique générale de KorzybskiA. Comparaison entre des observations et des élaborations faites par un sémanticien et un non-sémanticien et B. Examen du comportement d’un sémanticien et d’un non-sémanticien.

Nous avons avancé petit à petit, à partir des demandes des patients du groupe concernant la façon dont l’équipe de soignants pouvait répondre à leurs besoins. Les résultats n’étaient pas prévisibles ni programmables à l’avance. Ils dépendaient des gens qui y ont participé et qui ont eu la chance de vivre à une époque où l’administration était impliquée dans les résultats thérapeutiques réels, obtenus sans crédit ni moyen supplémentaire à ceux qui existaient alors, et en collaboration avec les soignants à qui elle donnait les moyens de travailler.

Application à la gestion de réseau

Interzone (1997 – 2013) www.inter-zone.org/

Application en économie

Publications

Séminaire de Sémantique Générale 1937 – Transcription des Notes des Conférences de Sémantique Générale Données à Olivet College » Traduction française: Isabelle Aubert-Baudron (Interzone Editions) ISBN : 978-2-9531513-0-5

LES DIFFERENTES ETAPES DE L’EVOLUTION DE L’OCCIDENT: ARISTOTE, DESCARTES, KORZYBSKI, TROIS VISIONS DE L’HOMME ET DU MONDE (pdf: nouvelle version 30 08 2018).

De la manipulation des symboles: « les valeurs », « évaluation » & « identité » (révision 12/09/2018)

Suite dans La sémantique générale pour tous

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