Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

7 décembre 2010

Une économie de rechange ?

Filed under: Actualité, Economie, Sémantique générale — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:35

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© Isabelle Aubert-Baudron

J’ai commencé en 1997 un travail de recherche sur l’élaboration d’une économie non-aristotélicienne, à partir de la sémantique générale d’Alfred Korzybski, dans le cadre du réseau Interzone, un réseau artistique et littéraire de lecteurs de William Burroughs.  Ce travail n’avait d’autre prétention que de mettre sur pied, dans le cadre de ce réseau, une économie adaptée à la structure de celui-ci et à l’état d’esprit de ses membres, qui n’étaient pas compatibles avec l’économie managériale.

Ces recherches sont en ligne dans le site « La sémantique générale pour tous » dans la rubrique « Restructuration: Une économie non-aristotélicienne »:  les pages de présentation sont hébergées également dans ce blog :
Une économie non-aristotélicienne :
* L’économie de marché: une économie aristotélicienne
* Déstructuration: Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé
* Restructuration: Une économie non-aristotélicienne
* Economie A / économie non-A

A partir de 2008, j’ai expérimenté dans le cadre d’Interzone Editions, puis de cours en ligne, les hypothèses élaborées à partir du travail de Korzybski, et au bout de deux ans, cette mise a l’épreuve des faits les a confirmées en ce qui me concerne : l’un et l’autre fonctionnent.

Mais en raison des réactions hostiles qui ont suivi la mise en ligne de ce dossier, (usurpations d’identité de mes sites et pillage de ma documentation dans des blogs anonymes et sites pirates, de mes emails, hacking d’un forum, trolling d’une liste yahoo, etc.) j’en ai déduit que ces recherches pouvaient avoir une importance que je n’avais pas soupçonnée tout d’abord.

Toutefois le travail réalisé jusqu’ici n’est qu’une ébauche;  il nécessite d’être poursuivi à d’autres niveaux que celui d’un simple réseau artistique. D’où ce blog, destiné à héberger la documentation à venir dans ce domaine.

Isabelle Aubert-Baudron

10 février 2017

Bruno Dubuc: Exposé de Laborit de 1972 sur les «nuisances de la vie moderne»

Filed under: Actualité, recherche médicale — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:37

Publié le 3 février 2017

Guy Lesoeurs, que je remercie ici chaleureusement, m’a envoyé le numéro 30/31 du Sandorama intitulé « Le médecin dans la cité ». Il s’agit d’une journée de discussion organisée par la compagnie pharmaceutique suisse Sandoz (qui a fusionné avec Ciba-Geigy en 1996 pour former Novartis) qui eut lieu le 19 avril 1972. Les actes du colloque ont ensuite été publiés en entier dans Sandorama. Et ce sont quelques pages de ces actes (celles de l’intervention de Laborit, évidemment) que j’ai scannées et que je vous présente aujourd’hui.

Laborit était modérateur de la table ronde intitulée « La Cité facteur pathogène ». Son exposé d’une vingtaine de minutes avait pour titre « Nuisances de la vie moderne ».

Lire l’article http://www.elogedelasuite.net/?p=3441

Bloodshot Bill – Sings Charles Plymell

Filed under: Actualité, beat, Interzone, musique — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:19

http://feedingtuberecords.com/releases/sings-charles-plymell/

Bloodshot Bill (a bonfide Norton Records recording artist) is one of Montreal’s greatest exports this side of the Smoked Meat Sandwich. Although he’s done band and duo stuff to great acclaim, it’s his solo work that really brains you. Full on, flat out one-man-band aktion of a sort not often seen since Hasil Adkins took his last wild shot at a possum. shot at a possum.

Because Miriam Linna, who runs Norton also runs Kicks Books, she was able to connect a few dots between Bloodshot’s hillbilly hunch and the equally wild words of Kansan born poet, Charles Plymell, the inventor of the Witchita Vortex if ever there was one.

Bill decided to set a couple of Plymell’s poems to music. One is about Plymell’s ’50s running mate, Bob Branaman (“Rapid Ronnie Rap Back Jive”), gassing on then-legal pharmaceuticals amidst the Kansas hot rod/beatnick scene. The other (“Really Really Neal”) is about Plymell’s early ’60s roommate, the legendary Neal Cassady, and his lust for life.

The meeting is a genius set-up, raw and beautiful as all get-out. The single’s sleeve and 16 page booklet were printed letterpress by Bill Roberts at Bottle of Smoke, and if you see a more essential 45 this season, well…we’d like to know what the hell it is. Only a couple of hundred copies. Get ’em now or weep for ’em later.

-Byron Coley, 2017

Listen and add to card http://feedingtuberecords.com/releases/sings-charles-plymell/

 

Alfred Korzybski : éléments biographiques

Filed under: Alfred Korzybski, Bruce Kodish, Sémantique générale — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:41

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Alfred Korzybski lecturing at his August Intensive Seminar, 1940

Extrait du séminaire clinique de sémantique générale, série de cours donnés par Alfred Korzybski du 27 décembre 1948 au 3 janvier 1949 à Lakeville, Connecticut.

PDF: http://semantiquegenerale.free.fr/Korzybski_bio.pdf 

Pour aller plus loin:

Bruce I. KODISH: Korzybski Files: Korzybski: A Biography (Free Online Edition) Copyright © 2014 (2011) by Bruce I. Kodish. 

25 janvier 2017

Anthony Rousseau: Installation « Partition(s) » – Safra’ Numériques 2017 – Amiens du 07 au 11 février

Filed under: art & culture, Interzone — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:35
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Bonsoir à toutes et à tous,
Je vous informe que mon projet « Partition(s) » sera visible du 07 au 11 février à Amiens dans le cadre des Safra’Numériques.
Présent durant toute la manifestation, je serai ravi de vous revoir à cette occasion.
Bien à vous
Anthony
Teaser vidéo du projet  : https://vimeo.com/184588126

« Partition(s) » est une installation interactive qui intègre l’oculométrie ou « eye-tracking » comme moyen d’exploration et d’activation de séquences musicales.

En portant son regard sur un écran, le spectateur active un corpus d’éléments visuels contenant des séquences musicales qu’il module par son activité oculaire, déterminant les modalités et les variations d’une écriture sonore en devenir…
Ce projet pluridisciplinaire s’inscrit dans un contexte artistique personnel. En effet, il est une amplification de mes recherches sur les différentes interfaces (tangible, haptique et sans contact) et sur la question du « spect-acteur » à l’oeuvre, notamment à travers l’aspect narratif.
Création visuelle et sonore : Anthony Rousseau
Développement informatique et interface : Adrien Fontaine
Le projet « Partition(s) » a reçu le soutien de la Ville de Lille et de l’association COMBO.

France Culture: « Idéaux politiques » de Bertrand Russell

Filed under: livres, Mathématiques, Philosophie, Sémantique générale — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:18

https://www.franceculture.fr/emissions/deux-minutes-papillon/ideaux-politiques-de-bertrand-russell

Réécouter https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=edac43b1-5a36-4bdc-9b31-60664dbf445f

Dans ces Idéaux politiques qui paraissent pour la première fois en français, il n’est question que de politique, comme si Russell militait pour la vérité, pour les faits, comme si devenir raisonnable était devenu le combat de son temps, et peut-être du nôtre encore.

Voici le conseil donné par Bertrand Russell en 1959 pour les générations futures : se demander ce que sont les faits et la vérité, et ne pas se laisser embrumer par ses croyances. Un conseil qui porte d’autant plus qu’il est formulé par un philosophe d’abord mathématicien : Russell a en effet été à l’école de la logique, et ses premiers écrits portent sur la géométrie et Leibniz. De lui, on peut ainsi retenir ses importants Principes des mathématiques.

Mais c’est un conseil qui pose cependant un problème, et d’abord, aussi, parce qu’il est formulé par un philosophe dont on peut également retenir l’engagement et le militantisme dès la 1ère Guerre Mondiale, comme en témoigne, cette fois-ci, ce texte intitulé Idéaux politiques. Voici alors la question que nous posent Russell, sa pensée et son parcours : comment s’est-il, lui, engagé rationnellement ? Comment, lui, a-t-il milité sans y croire ? Ou encore, et plus généralement : un engagement politique est-il vraiment possible sans un minimum de croyance et de foi ?

Dans ces Idéaux politiques qui paraissent pour la première fois en français, texte construit à partir d’une conférence que Russell aurait dû donner en 1917, il n’est question que de politique, et pas du tout de logique, de mathématique, de géométrie : le capitalisme et le salariat, les pièges du socialisme, liberté individuelle et ordre public, ou encore indépendance nationale et internationalisme, en constituent le développement. Et pourtant, à travers ces pages, c’est comme si Russell militait pour la vérité, pour les faits, c’est comme si devenir raisonnable était devenu le combat de son temps, et peut-être du nôtre encore.

Faire le partage entre les pulsions de possession et les pulsions de création, donner une impulsion à l’imagination contre les croyances et contre le conformisme, voici les propositions de Russell, ou encore, je cite : « n’empêcher personne d’avoir des idées, d’exercer sa pensée, et encore moins d’énoncer des faits »

En savoir plus sur Bertrand Russell :

24 janvier 2017

Charles Plymell: collages and drawings

Filed under: Actualité, art & culture, Galerie, Interzone — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:38

Voir tout l’album à http://www.eclipticgallery.com.au/gallery/album56

November 6, 2013 - Orlando, Florida, United States - Thousands of job seekers attend the bi-monthly Central Florida Employment Council Job Fair at the Central Florida Fairgrounds in Orlando. The jobless rate in Central Florida in August 2013, the latest available figure, was 6.6%, lower than the national average rate of 7.3%. (Paul Hennessy/Polaris)

November 6, 2013 – Orlando, Florida, United States – Thousands of job seekers attend the bi-monthly Central Florida Employment Council Job Fair at the Central Florida Fairgrounds in Orlando. The jobless rate in Central Florida in August 2013, the latest available figure, was 6.6%, lower than the national average rate of 7.3%. (Paul Hennessy/Polaris)

 

Galerie Ecritures: Meilleurs voeux

Filed under: Actualité, art & culture, Galerie, Interzone — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:04

La Galerie ECRITURES et ses artistes vous présentent leur meilleurs vœux pour l’année 2017, vœux de santé, de prospérité et réussite pour vous et ceux que vous chérissez.

La galerie présente en ce moment une exposition collective des œuvres de CHARPENTIER, CINQUIN, COLLECINI, DANJOUX, DUBOIS, ESTAQUE, FISSORE, LAFOUCRIERE, Pierre MARCHAND et PASTOR. A partir du mois de mars, seront exposés des dessins de Gérard Guyomard, jusque fin mai et en Juin juillet une rétrospective des oeuvres de Pierre Lafoucrière est organisée avec la Ville de Montluçon pour une exposition au Fond d’Art Moderne et Contemporain, rue des Faucheroux à Montluçon et à la Galerie Ecritures, à cette occasion, la Galerie Ecritures publiera une monographie autour de l’oeuvre de Pierre Lafoucrière.

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Galerie ECRITURES 1 rue Pierre Petit 03 100 MONTLUCON    http://www.koifaire.com/auvergne/galerie,ecritures-15609.html  facebook  http://www.facebook.com/galerie.ecritures

Al Winans: Remembering Harold Norse

Filed under: Actualité, art & culture, Interzone, Littérature, livres, Poésie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:37

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Neeli and I visit the ancient warrior
Praised by William Carlos Williams
And other literary giants
Ninety years old
Early stages of dementia setting in
Plays hide-and-seek inside
His solitary room
Now an old man trapped
In deaths shadow

He reads us a poem from
His collected works
His voice still loud and clear
Like Sunday church bells
Lays the book aside becomes
Frail and vulnerable again

This rock of ages with peaked hat
Walks slowly with us to the cafe
Across the street complains
As Neeli orders him a cup of coffee
‘ »Make mine black, » he says
Then asks why I didn’t put milk in it

This forgotten warrior walking
Back to the care facility
Neeli shielding him with an umbrella
To ward off the cold rain

« That’s my hotel, the Beat Hotel”
He says
Hotel Nirvana racing inside his blood

He stops says, “I can’t go on.”
Out of breath
As if the next step might be his last

He is like a bird
His eyes nesting
In my soul
Feeding on poetry
The Sum total of his life

https://www.facebook.com/AD.Winans

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23 janvier 2017

Galerie Didier Devillez: Exposition Philippe Guitton

Filed under: Actualité, art & culture, Galerie, Interzone — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:35

Véronique de Bellefroid et Didier Devillez
ont le plaisir de vous convier
au vernissage de l’exposition

PHILIPPE GUITTON

Peintures, dessins

le samedi 28 janvier 2017
de 16 à 19h

devillez_guitton

exposition
du 28 janvier au 18 février 2017
ouvert les jeudi, vendredi et samedi
de 14 à 18h30
et sur rendez-vous

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél. +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

Facebook

Lenka Lente: A paraître : Agitation Frite [Témoignages de l’underground français] de Philippe Robert

Filed under: Actualité — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:20

A PARAÎTRE / TO BE PUBLISHED : 1er MARS 2017

 PHILIPPE ROBERT

AGITATION FRITE

TÉMOIGNAGES DE L’UNDERGROUND FRANCAIS

GROS LIVRE

360 PAGES – 22 EUROS (EN PRÉCOMMANDE, 25 € ENSUITE)

  lenka_01_2017

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

Un nouveau look et un contenu élargi pour ce blog/A new look and a more extended content for this blog

Filed under: Actualité — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:46

English version below.

Un nouveau look et un contenu élargi pour ce blog

Il y a quelques jours, présentant ce blog à un ami sur son ordinateur, j’ai réalisé que sa apparence, entre autres l’étroitesse de la colonne principale, le rendait ardu à consulter. J’ai également trouvé ce blog très austère, et de ce fait, peu accessible et plutôt rébarbatif pour des gens désireux de se documenter sur la sémantique générale, qui n’a pas l’air à première vue d’un jeu d’enfant. J’ai donc recherché un thème plus adapté que « Retro-Fitted » au contenu des articles, afin d’en faciliter la lecture.

En parallèle avec ce blog, je diffusais les informations relatives au réseau Interzone via les blogs Interzone news  et Bienvenue à Interzone , à vocation plus artistique, mais depuis quelques mois, je n’ai plus le temps de gérer ces différents blogs et j’ai fait l’impasse sur ce secteur d’activités. Dans la mesure où les recherches en économie non-aristotéliciennes sont parties de ce réseau et ont été effectuées dans ce contexte, constituant une branche des recherches plus larges réalisées par les membres d’Interzone[1], les deux secteurs sont des éléments d’un même ensemble, ils sont complémentaires, aussi vais-je les publier ici, sous le tag et la catégorie « Interzone », afin de rendre la consultation de ce blog plus vivante, et son contenu, plus varié et ouvert sur le monde.

Comme je viens juste d’installer ce nouveau thème, « Silver is the New Black », je vais probablement le personnaliser, aussi l’apparence actuelle de ce blog au moment où j’écris cet article est transitoire.

Isabelle Aubert-Baudron

A new look and a more extended content for this blog

Some days ago, presenting this blog to a friend on his computer, I realized that its appearance, especially the narrow main column, made it tiring to visit. I also found the blog very austere, and therefore, unattractive for people interested in knowing more about general semantics, which does not appear at first sight as a piece of cake. Hence I looked for another theme, more adapted than “Retro-Fitted” to the content of the articles, so to make their reading easier.

Beside this blog, I was spreading the information related to the art focus network Interzone, via the blogs Interzone news and Bienvenue à Interzone, but since some months, I have not enough time to handle them correctly. As the research on non-Aristotelian economy started and was conducted in this context, constituting a branch of a wider research realized by the members of the network[2], both domains are parts of the same whole, they are complementary, so I am going to publish them here, with the tag and category “Interzone”, so to make its surf more lively, and its contents, more diversified and open.

As I have just installed this new theme “Silver is the New Black”, I am probably going to personalize it, so the present appearance of this blog as I am writing this post is temporary.

Isabelle Aubert-Baudron

[1] Voir le pdf du tome de recherches de l’anthologie d’Interzone, The Time of the Naguals, en ligne dans le site d’Interzone Editions.

[2] See the pdf of the tome of research  of  Interzone anthology, The Time of the Naguals, on line in the site of Interzone Editions.

Pour une pratique globale et solidaire, le Syndicat de Médecine Générale (SMG) appelle les médecins à refuser la ROSP

Filed under: Actualité, Ethique, Management, médecine — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:04

http://www.smg-pratiques.info/Pour-une-pratique-globale-et.html

par SMG.
Mis à jour le jeudi 5 janvier 2017

Par une lettre ouverte, le SMG réitère son appel aux médecins à refuser la Rémunération par Objectifs de Santé Publique (ROSP) avant le 23 janvier 2017.

Le SMG a toujours dénoncé et refusé la ROSP depuis sa création en 20111. Il s’agit d’un outil de rémunération qui incite financièrement les médecins à pratiquer selon des critères discutables2 qui peuvent entrer en contradiction avec les intérêts ou les souhaits du patient (par exemple, le dépistage organisé du cancer du sein ou la vaccination contre le papillomavirus). La ROSP introduit donc un conflit d’intérêt entre le patient et le médecin.

La version de la ROSP inscrite dans la nouvelle convention de 2016 introduit la possibilité de modifier les indicateurs par la direction de l’UNCAM sans repasser par une négociation conventionnelle (article 27). Il est très probable que les prescriptions de biologies, de transports ou les indemnités journalières seront ainsi contingentées dans un objectif purement comptable.

Le SMG s’est toujours opposé au paiement à l’acte mais ne défend pas un système qui incite à la fragmentation de la pratique au détriment de la globalité et de la pluralité. D’autres rémunérations existent comme le forfait, la capitation ou le salariat. Ils ont montré leur pertinence, par exemple en Belgique.

1 . http://www.smg-pratiques.info/CONVENTION-2016-ALERTE-Danger-sur.html
2. Revue Prescrire, Rémunération sur résultats : objectifs de soins et de coûts, Juillet 2013/Tome 33. N° 357(539-542).

titre documents joints:

Sur le même sujet:

Bruno Dubuc: Quand Laborit déboulonnait l’astrologie dans la bonne humeur

Filed under: Actualité, art & culture, biologie, recherche médicale — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:52

Publié le 14 janvier 2017

Je vous présent cette semaine un second extrait d’entrevue avec Laborit trouvé sur de vieilles cassettes audio numérisées durant le temps des Fêtes. Toujours sans date ni contexte, on peut toutefois reconnaître la voix d’une animatrice radio bien connue au Québec, Christiane Charette, qui s’entretient durant une quinzaine de minutes avec Laborit et Élizabeth Tessier. Cette astrologue française affirme avoir été chercher Laborit comme « sceptique » pour lui donner la réplique dans le livre d’échanges Étoiles et Molécules qu’elle a fait paraître chez Grasset en 1992.

Le ton un peu badin de l’entrevue est donné par Tessier elle-même qui traite d’entrée de jeu Laborit de macho en affirmant que son acceptation du le projet s’est fait surtout sur la base de « sa belle gueule » car pour lui « y’a pas grand-chose au niveau neurone » ! Ce à quoi Laborit, en gentleman qu’il est plutôt, s’empresse de rectifier qu’elle est une femme intelligente et cultivée, capable d’accepter la critique. Mais le reste de l’entretien va quand même montrer qu’il n’en pense pas moins sur l’astrologie en tant que telle…

Lire l’article en entier et écouter l’enregistrement à http://www.elogedelasuite.net/?p=3427

3 janvier 2017

GendXXI: Le Mag 13

Filed under: Actualité, APNM, fonction publique, Gendarmerie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:22

Mesdames, Messieurs,

Très chers adhérents et bénévoles,

La rédaction du magazine vous invite à prendre connaissance du numéro 13 de « GENDXXI – Le Mag » du mois de Janvier 2017.

http://fr.calameo.com/read/000111038865bf395c4a5

 AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO:


– – 10ème rapport du HCECM – le silence brisé
– Spécialité restauration : Cercles en danger
– Temps de travail – L’injustice du planton sacrifié
EXCLUSIF : Un membre des RT rompt le silence
– Assemblée générale 2017 en présence du DGGN

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

A l’aube de cette nouvelle année, GendXXI vous souhaite joie, bonheur, santé et réussite professionnelle. Que tous vos projets se réalisent et que cette année soit couronnée de succès individuels et collectifs pour notre APNM et la Gendarmerie dans son ensemble. Bonne et heureuse nouvelle année.

Bien cordialement.

https://www.gendxxi.org/

Bruno Dubuc : Laborit dans l’Eloge de la suite, décembre 2016

Filed under: Actualité, biologie, Enseignement, médecine, recherche médicale, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:04

Lordon, Spinoza et une étude récente rappellent les travaux de Laborit

Publié le 23 décembre 2016

Je suis revenu lundi dernier à un billet « ordinaire » sur le blogue du Cerveau à tous les niveaux, ayant fini mon cours sur la cognition incarnée que j’ai donné cet automne à l’UQAM [et dont les présentations complètes en format pdf sont disponibles ici]. Comme je m’en inspirais également pour mes billets sur Éloge de la suite, je reviens donc par le fait même aussi à mes billets « normaux » sur ce site après avoir trouvé finalement pas mal de liens entre mes 14 séances et l’œuvre de Laborit.

Mais d’abord, une dernière réaction par rapport à ce que j’ai écrit lundi sur la Cerveau à tous les niveaux au sujet de cette étude qui vient d’être publiée dans le numéro du 25 novembre dernier de la revue Science. Car comme vous allez le constater, les liens avec Laborit sont trop évidents pour les passer sous silence.

L’étude démontre que la position de subordination dans un groupe semble avoir des effets néfastes sur le système immunitaire. Tiens, tiens… Ça ressemble un peu à ce que Laborit a dit et écrit au moins 950 000 fois, non ?

Bon, j’aurais le goût de vous laisser là-dessus et de vous annoncer tout de suite que je vais prendre ça « off » la semaine prochaine pour décanter un peu mon automne et passer du temps avec « mes chers contemporains »… Mais cette formule m’amène justement à vous parler d’un dernier truc en 2016 (promis !). Il s’agit d’une série de documentaires indépendants portant ce titre et réalisé par Usul. Et le seul épisode que j’ai écouté à date, celui sur Frédéric Lordon intitulée « L’économiste » m’a beaucoup plus car il montre bien la pertinence du contre-discours de Lordon en ces temps où les alternatives au discours hégémonique du capitalisme néolibéral atteint des sommets dans l’endoctrinement des masses. Quel est le rapport avec Laborit ? Celui, justement, du conditionnement et des beaux discours logiques pour le couvrir que Laborit a lui aussi tant décrié.

L’article est en ligne à http://www.elogedelasuite.net/?p=3404

De Feynman à Friston, en passant par Laborit: minimiser l’entropie pour survivre

Publié le 16 décembre 2016

J’ai lu quelque part que le grand physicien et prix Nobel Richard Feynman, sachant qu’il lui restait peu de temps à vivre, aurait dit qu’il donnerait cher juste pour avoir accès à un simple « textbook » de physique écrit.. dans quelques siècles. Sans doute pour voir où les connaissances générales sur l’univers en serait rendues, lui qui était d’une insatiable curiosité.

Cela m’a fait penser au sujet de la dernière séance du cours sur la cognition incarnée que j’ai donné à l’UQAM cet automne. Dans mon résumé de lundi dernier de cette séance dans le blogue du Cerveau à tous les niveaux, je présentais l’idée générale de la minimisation de l’énergie libre, ce principe popularisé par Karl Friston qui est à la base de notre compréhension du cerveau en tant que machine à faire des prédictions. Car il existe un filiation entre Feynman et Friston à travers ce concept d’énergie libre qu’il faudrait, explique Friston, constamment minimiser pour se maintenir en vie. C’est, grosso modo, la même chose que de dire qu’un être vivant doit maintenir sa structure pour pouvoir survivre dans un univers où l’entropie est inéluctablement croissante (où tout tend au désordre, pour le dire autrement).

Cette formulation nous ramène aussi tout droit à Laborit. Plus précisément au livre le plus « thermodynamique » qu’il a sans doute écrit, l’un de ses premiers également : Du soleil à l’Homme, publié en 1963. Sous-titré « L’organisation énergétique des êtres vivants » et dédié à Alfred Korzybski, ce livre contient des passages qui expliquent fort bien ce sur quoi des gens comme Friston tentent aujourd’hui d’élaborer des théories unifiées de la cognition et de l’action humaine (ce que Laborit avait déjà entrepris à son époque).

http://www.elogedelasuite.net/?p=3393

L’énaction de Francisco Varela et « la seule raison d’être d’un être » de Laborit

Publié le 9 décembre 2016

L’an passé, à pareille date, j’écrivais dans Éloge de la suite :

« Il y aura, à Montréal cet hiver, un film, un cours et une exposition sur Henri Laborit ! Et si je l’annonce aujourd’hui, c’est que l’unique rencontre entre Laborit et Francisco Varela, rencontre qui a été filmée et constitue en quelque sorte le nœud gordien de mon film, a eu lieu un 9 décembre, en 1992… »

La première du film avait bel et bien eu lieu en février 2016, avec l’exposition et le cours qui s’étaient poursuivis les semaines suivantes jusqu’à ce que le film soit mis en ligne (du moins sa partie 2 de 4 intitulée Biologie) en mai 2016.

Pour ce qui est de l’unique rencontre entre Laborit et Varela, j’ai retrouvé dans mes cassettes vidéo (en préparant le montage avec Michèle Duzert que je vous ai présenté le 21 novembre dernier pour souligner le 2e anniversaire du site) un extrait où Mme Duzert me lit une lettre que lui avait envoyée Laborit…

http://www.elogedelasuite.net/?p=3379

5 décembre 2016

Isabelle Aubert-Baudron: Enquête sur les calculs des agences de l’emploi

Filed under: Actualité, Economie, Infirmières, Management — Étiquettes : , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:21

PDF en ligne à http://semantiquegenerale.free.fr/10assedic.pdf

Révision et actualisation : 3 décembre 2016

J’ai écrit cette enquête en 2004, confrontée pour la première fois de ma vie au fonctionnement des organismes sociaux. Effarée par la complexité et l’inutilité d’une bureaucratie qui se révélait aussi ruineuse qu’absurde, j’ai mis sur le papier le détail de celle-ci, afin de comprendre ce qui se passait là exactement. Consciente qu’il est impossible à des gens qui n’ont jamais été chômeurs eux-mêmes de se douter de l’existence d’un tel fonctionnement, il me semble important qu’ils puissent disposer d’un éclairage réaliste sur l’utilisation et les destinations réelles de l’argent public investi dans une « lutte contre le chômage » théorique, qui consiste en pratique à le perpétuer.

1. ASSEDIC : spoliation des indemnisés, complicité avec les entreprises malhonnêtes, gaspillage d’argent public et tâches dépourvues de sens p.2

a) Description des faits p.2

b) Autres témoignages sur des problèmes de paiement des indemnités de  l’ASSEDIC p.5

c) Inférences : éclairage que jettent les faits sur le fonctionnement de l’ASSEDIC p.9

d) Techniques utilisées pour décourager les indemnisés p.11

2. CAF : Une méthode de détection des fraudes basée sur le paradoxe du menteur p.13

 3. Un pseudo-modèle économique basé sur des sophismes p.15

a) Le « libéralisme » actuel ou la mondialisation d’une économie mafieuse p.15

b) Mécanismes et conséquences du système des négriers p.16

c) Des règles économiques truquées p.20

Conclusion p.23

Bruno Dubuc: Laborit, pionnier de la psycho-neuro-immunologie

http://www.elogedelasuite.net/?p=3370

Comme je l’ai expliqué ici, je donne cet automne un cours sur la cognition incarnée à l’UQAM. Chaque lundi, je publie dans le blogue du Cerveau à tous les niveaux un résumé de la séance que je donne le mercredi suivant. Et chaque vendredi, je fais ici des liens entre le travail de Laborit et le thème de la semaine (les présentations des séances du cours en format pdf sont disponibles ici).

Cette semaine, nous avons donné un aperçu de la complémentarité du système nerveux, hormonal et immunitaire dans le corps humain. On a donc, entre autres, parlé de la psycho-neuro-immunologie en rappelant tout d’abord qu’elle s’est développée à partir des travaux de Robert Ader à partir du milieu des années 1970.

Celui-ci avait réussi à conditionner des rats en associant la prise d’un liquide sucré à une substance immunosuppressive, de sorte que l’eau sucrée seule parvenait ensuite à diminuer les défenses immunitaires de l’animal. On commençait alors à admettre que le système nerveux pouvait interagir directement avec le système immunitaire (ici par l’entremise d’un conditionnement associatif).

Mais on s’en doutait depuis un certain temps déjà, notamment par l’entremise des travaux de Hans Selye qui avait montré que lorsque le corps subit une agression ou qu’il perçoit une menace, des remaniements hormonaux surviennent très rapidement. Et l’on connaissait déjà ce que l’on appelle l’axe hypothalamo-hypophysio-surrénalien, c’est-à-dire comment l’hypothalamus du cerveau communique avec la glande hypophyse qui à son tour va stimuler d’autres glandes dans le corps, dont les glandes surrénales. On avait donc là aussi une interaction du cerveau avec un autre grand système, le système hormonal.

Mais pour en revenir à la neuro-psycho-immunologie, Joël de Rosnay écrivait, dans un hommage posthume à Laborit en 1995 :

« [Laborit] ouvre la voie de la neuro-psycho-immunologie […] L’inhibition de l’action peut être le facteur déclenchant de désordres neuro-psycho-immunologiques. […] Les trois réseaux qui assurent l’homéostasie du corps (système nerveux, immunitaire et hormonal) convergent et s’interpénètrent. Des molécules ubiquitaires comme l’insuline, la vasopressine, l’ocytocine, ou les cytokines interviennent à plusieurs niveaux de ces réseaux, confirmant l’approche proposée par Laborit dans les années 60. »

Ce constat, fait il y a plus de 20 ans, est encore plus d’actualité que jamais. Un exemple très récent, parmi beaucoup d’autres : je lisais pas plus tard que vendredi dernier qu’une étude, qui vient d’être publiée dans Science, montre que la position relative d’un singe rhésus dans la hiérarchie de dominance de son groupe influence le fonctionnement de son système immunitaire.

En effet, plus le rang d’un singe est bas dans la hiérarchie, moins il produit de cellules immunitaires d’un certain type et plus il produit de molécules pro-inflammatoires. Ce changement est déclenché par l’activation ou non de gènes : quand un animal change de position dans la hiérarchie (suite à une manipulation des groupes par les expérimentateurs), le taux d’expression de ces gènes change aussi. Par exemple, un animal bas dans la hiérarchie active plus de gènes reliés à l’inflammation. L’inflammation est normale et utile pour combattre les infections. Mais quand ces mécanismes inflammatoires sont activés en l’absence de microbes, probablement juste par le stress infligé par les individus dominants, alors ils deviennent néfastes pour la santé.

Détail intéressant, les individus subordonnés qui se faisaient le plus toiletter (“grooming”) étaient ceux qui avaient les processus inflammatoires les moins élevés. Comme quoi le réconfort ressenti par les attentions des autres a non seulement un effet psychologique, mais également un effet physiologique réel.

Ce qui fait dire au Dr. Noah Snyder-Mackler, auteur principal de l’étude :

“I think there’s a really positive social message. If we’re able to improve an individual’s environment and social standing, that should be rapidly reflected in their physiology and immune cell function. “

Laborit et Resnais n’auraient pu qu’être d’accord, eux qui avaient montré si clairement il y a plus de 35 dans Mon oncle d’Amérique tous les effets néfastes sur la santé de l’inhibition de l’action découlant de la subordination sociale.

Bruno Dubuc: Comment sortir de la phrénologie avec Anderson et des « mécanismes de défense » avec Laborit

Lire l’article en entier: http://www.elogedelasuite.net/?p=3340

Extrait : « L’autre exemple qui me vient à l’esprit est l’expression « inhibition de l’action » mise de l’avant par Laborit. Car ayant compris les conséquences sociales des réactions organiques au stress que son ami Hans Selye avait mis à jour, Laborit a vu à quel point ces effets néfastes pour la santé découlaient directement d’une impossibilité de fuir ou de lutter contre une menace réelle ou perçue, donc d’agir. Il a même étudié les bases cérébrale de ce système qui peut, dans certaines situations pas trop prolongées, être adaptatives. Je pense à ce petit rongeur qui aperçoit un rapace au-dessus de lui et ne peut lutter ni fuir sans être repéré, alors il fige et espère passer inaperçu. Même chose pour l’employé qui ne peut fuir son boulot parce qu’il a une famille à nourrir ou sauter au cou de son patron qui vient de l’insulter car il aurait des ennuis avec la police… Alors il peut « prendre sur lui » et attendre que ça passe. Mais s’il reste dans cet état d’inhibition de l’action trop longtemps, son système étant alors tout entier alors orienté vers l’action (qui ne se fait pas), les organes associés à la digestion ou au système immunitaire seront mal irrigués. Et cette mauvaise irrigation sanguine aura un effet dévastateur sur sa santé si elle persiste trop longtemps.

Voilà pourquoi parler « d’inhibition de l’action », au lieu de simplement « stress » ou même « stress chronique », nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qui se passe en nous dans de telles situations. Cela, Laborit l’avait bien compris, lui qui, comme Michael Anderson, montre qu’il faut parfois changer le vocabulaire pour sortir des ornières conceptuelles qui nous empêchent de progresser dans notre compréhension des processus complexes qui nous animent. »

1 décembre 2016

France Culture: La science et la religion doivent-elles dialoguer ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/la-science-et-la-religion-doivent-elles-dialoguer

Réécouter: https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=a803dd29-7671-4972-9e13-44d8b29135ff

Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.

La science est la science, qui n’est pas la religion, la religion est la religion, qui n’est pas la science. Après des siècles de conflit entre ces deux « sphères de la vie de l’esprit », si on peut les appeler ainsi, on avait fini par comprendre qu’il ne faut pas les confondre, ni les mélanger ni surtout subordonner l’une à l’autre. Car si on ne respecte pas leurs différences, qui sont irréductibles, on s’empêtre dans des tentatives concordistes menées à grand coup de sparadrap syncrétique, ou on fabrique une harmonie toujours artificielle entre les connaissances scientifiques et les croyances religieuses.

Pourtant, depuis quelques années, on assiste à un regain d’intérêt pour ce qu’on appelle « le dialogue entre science et religion » ? Mais un tel dialogue est-il seulement possible ? Et, si oui, sur quoi porte-t-il ? Et que vise-t-il ?

Yves Gingras est sociologue, professeur à l’université du Québec à Montréal et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il vient de publier L’impossible dialogue, sciences et religions (PUF)

Intervenants

  • Yves Gingras : Professeur d’histoire des sciences à l’université du Québec à Montréal

La Conversation scientifique Etienne Klein 

11 novembre 2016

L’île logique

Filed under: Actualité, art & culture, clowns, Enseignement, Mathématiques, théatre — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:41

Bonjour à tous,

D’abord, info de taille : comme chaque fois que nous vient l’automne c’est aussi le festival Clown Hors Piste dont L’île logique est partenaire depuis le début : 18, 19 et 20 novembre à Theix(56)
Aussi vous trouverez bien sûr toutes les infos sur : www.clownhorspiste.fr et surtout, je vous mets en bas de ce mel un courriel type de communication que je vous invite à diffuser le plus largement sur vos réseaux !!
Vous y verrez notamment, en plus de Didier Super, Los exentricos et de nombreuses compagnies, que L’île logique y jouera son spectacle PILOUFACE le dimanche à 15h30 à la salle Ty Théâtre, aussi pour ceux qui ne nous ont pas encore vu n’hésitez pas à réserver !!

Par ailleurs, la parution de mon livre A l’endroit de l’inversion, petit essai en clownologie mathématique, préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander, qui traite entre autre de l’importance de la démarche clownesque de celui qui cherche en sciences est bientôt prêt à paraître, aussi n’hésitez pas à revenir vers moi si vous souhaitez le recevoir (prix pas encore fixé…)

Enfin, L’île logique propose désormais un 8e spectacle clown et sciences : Un océan de plastique. Il s’agit de voir, scientifiquement et clownesquement, les dangers et les solutions de la pollution des océans par les plastiques. Bientôt un petit clip de présentation, mais dès à présent une page dédiée sur notre site.

Par ailleurs, les cours et ateliers de théâtre scientifique continuent (projet maths et sport à Maubeuge, cours à l’UBS, nombreux projets dans les collèges…) nous espérons un stage (adultes) pour 2017 !

Au plaisir et à bientôt pour d’autres nouvelles…

Bien à vous,
merci,
Cédric.
www.ilelogique.fr

 Ça y est, le mois de novembre est là !
et avec lui c’est l’automne qui s’installe, les jolies couleurs et les pêches aux champignons et autres parties de chasse aux palourdes qui s’organisent…
Mais qui dit novembre, dit aussi une nouvelle édition du Festival Clown Hors Piste !
Alors pendant qu’on ressort les écharpes, bonnets et autres grosses chaussettes molletonneuses, on en profite aussi pour aller chercher son nez rouge au fond de la malle !

ilelogique

Pour ce huitième festival, qui se déroulera les 18, 19 et 20 novembre à Theix, le collectif Clown Hors Piste vous a concocté une édition haute en couleur ! Avec entre autres Colette Gomette (et son tout nouveau spectacle Prézidente !), Les Acides AnimésLas PolisPilouface, les compagnies Content pour rien et Face ô nez,… sans oublier la venue exceptionnelle des Espagnols de Los exentricos et de l’inqualifiable Didier Super !!!

En résumé, le festival Clown Hors Piste c’est : 11 spectacles en salle, des animations gratuites dans l’espace festivalier (maquillages, concerts, clowns, scène ouverte,…), petite restauration, buvette, goûters, conférence-rencontre, projections de films,… mais aussi des animations clownesques et de nombreuses surprises en amont du festival dans le pays de Vannes. Une occasion de découvrir un autre clown, accompagnés (ou pas !) de vos enfants…

Pour ce qui est des informations complémentaires (tarifs, horaires, programmation complète,…) vous pouvez aller faire un tour sur :

 ↝ Petite précision : les réservations sont ouvertes et fortement conseillées (surtout pour les spectacles du soir…). Il n’y en aura -peut être- pas pour tout le monde, alors n’hésitez plus ! & ça se passe par ici : https://sites.google.com/site/clownhorspiste2014/actualite/archives-depuis-2009/clownhorspiste2012/programmation/presse/reservations-2012

↝ On en profite également pour vous glisser qu’il nous manque encore des bénévoles… Donc si certains d’entre vous souhaitent passer du côté organisationnel de la force, n’hésitez surtout pas à nous faire signe (via la page facebook : https://www.facebook.com/Festiclown56/ ou en vous adressant directement à Anne, la responsable bénévoles : <jeurisanne@orange.fr>)

Au plaisir de vous croiser prochainement,

Clownement vôtre,
Cédric

9 novembre 2016

I. Aubert-Baudron: Infirmières : évolution des frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et des coûts des formations

Cette enquête (2006-2016), permet de comprendre, à travers l’observation de l’évolution des études d’infirmière depuis les années 80, comment les réformes réalisée par les gouvernements successifs ont mis en place une pénurie progressive du nombre des soignants, via une administration omnipotente et hypertrophiée, qui a assujetti fonction soignante et la santé publique à des intérêts privés, dénaturant ainsi les services publics en privilégiant les critères financiers aux critères scientifiques et humains, au mépris de la constitution de la nation qui les emploie.

Première partie: Infirmières : évolution des frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et des coûts des formations (1) http://semantiquegenerale.free.fr/19infi9.htm

Deuxième partie: Infirmières : évolution des frais d’inscription aux concours d’entrée aux IFSI et des coûts des formations (2) http://semantiquegenerale.free.fr/19infi9B.htm

8 novembre 2016

GendXXI : Le Mag 12

Filed under: Actualité, APNM, Association, burn out, Gendarmerie, harcèlement — Étiquettes : , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:41

Mesdames, Messieurs,
Très chers adhérents et bénévoles,

La rédaction du magazine vous invite à prendre connaissance du numéro 12 de « GENDXXI – Le Mag » du mois de Novembre 2016.

AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO:
– Rencontre avec le Général SOUBELET
– 2001 : Les gendarmes sont dans la rue
– BUDGET GENDARMERIE 2017 : Table ronde au Sénat
– Ras-le-bol dans la police, un mal partagé
– Temps de travail : entre fantasme et réalité
– Témoignage exclusif d’un réserviste
– GendXXI dans les médias

http://fr.calameo.com/read/00011103823341716debc

En pdf: https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2016/11/Mag-n°12.pdf

 

Bruno Dubuc, Eloge de la suite: La linguistique cognitive (et relative) et l’influence de Korzybski sur Laborit

Publié le 4 novembre 2016

http://www.elogedelasuite.net/?p=3322

Comme je l’ai expliqué ici, je donne cet automne un cours sur la cognition incarnée à l’UQAM. Chaque lundi, je publie dans le blogue du Cerveau à tous les niveaux un résumé de la séance que je donne le mercredi suivant. Et chaque vendredi, je fais ici des liens entre le travail de Laborit et le thème de la semaine (les présentations des séances du cours en format pdf sont disponibles ici).

Cette semaine, on a fait une brève incursion du côté de la linguistique pour montrer comment le courant de la cognition incarnée ne l’a pas épargnée. Je crois que Laborit aurait été intéressé par les idées de la linguistique cognitive contemporaine où la sémantique et les métaphores à partir du corps ont pris une grande place. Car Laborit a été très influencé par Alfred Korzybski et son concept de sémantique générale (qui lui-même peut être vu comme précurseur de la théorie de la relativité linguistique de Sapir et Whorf).

On n’a qu’à lire l’entrée en matière, que je reproduis ci-dessous, du texte traduit en anglais d’une allocution donnée par Laborit à New York  lors de la Alfred Korzybski Memorial Lecture de 1963 et intitulé « The need for generalization in biologicas research : role of the mathematical theory of ensembles » :

“Dear Friends : I am at a loss to express to you how honored I feel to be giving this lecture, and to find myself at this gathering dominated by the great figure of Alfred Korzybski . I did not have the joy of knowing him personally as did some others here, most particularly M. Kendig, who continues his thought and perpetuates his presence among us . However, his thought is written in books, and through them, I believe I can call myself one of his disciples . Although the following exposition does not make frequent reference to his name as it should, this is not a necessity for you to understand that I wrote it to honor his memory and to participate, however modestly, in the continuation of his thought .”

Pour résumer sommairement la démarche de Korszybski (1879 – 1950), on peut le lire sur sa page Wikipédia que :

« L’œuvre de Korzybski tourne autour de la fondation de ce qu’il appela lui-même une « science de l’homme ». Interpellé par les problèmes récurrents rencontrés dans la civilisation occidentale de son époque (incompréhension, misère, guerre, etc.), il entreprit d’étudier le fonctionnement de l’homme dans son environnement, à savoir la façon dont notre système nerveux perçoit, interprète et modifie, entre autres, ce qui se trouve autour de lui, afin d’essayer d’établir une méthode permettant aux hommes de mieux communiquer, de mieux se comprendre, d’agir conformément aux faits et non à des représentations erronées, acquises ou innées, dont la plupart ne prennent pas conscience (« les prémisses »). Cette recherche culmine avec son œuvre majeure, Science and Sanity […], dans laquelle il jette les bases de la sémantique générale.

Le biologiste français Henri Laborit a élaboré sur la sémantique générale sa théorie de l’inhibition de l’action et ses recherches sur la structure des organismes vivants (voir La Nouvelle Grille, L’Inhibition de l’Action). »

Je ne sais pas si l’on peut aller jusqu’à dire que Laborit « a élaboré sur » la sémantique générale le cœur de son œuvre (il a quand même fait lui-même quelques expériences fondatrices…), mais chose certaine l’aphorisme de Korzybski : « une carte n’est pas le territoire », ou encore « le mot chien ne mord pas » est souvent cité par Laborit pour rappeler que les mots ne correspondent pas à des réalités mais ne sont que des étiquettes derrière lesquels chacun met son expérience passée de chacun de ces mots.

En googlant ce deuxième aphorisme avec le nom de Laborit, on trouve d’ailleurs des choses intéressantes comme cette courte entrevue de Laborit faite par Bernard Werber (l’auteur des Fourmis, etc., qui a écrit sur son site web que « Mon oncle d’Amérique […] a longtemps été mon film culte ainsi que le livre Eloge de la fuite« …). L’entrevue est intitulée « Le mot Dieu ne mord pas » et l’on y sent particulièrement bien l’extrême prudence avec laquelle Laborit manipulait des mots aussi fortement connotés que «Dieu» (ou « liberté », ou « amour »…). Détail rigolo dans cet article : le mot « agoniste » a été écrit à la place de « agnostique » ! Je ne sais pas si l’erreur était dans la revue ou si elle provient de la retranscription, mais un tel lapsus fait en tout cas du sens quand on parle d’un pharmacologue…

Enfin, en terminant, je voudrais mentionner le blogue d’Isabelle Aubert-Baudron qui fait un travail de recherche sur l’élaboration d’une économie non-aristotélicienne, à partir de la sémantique générale d’Alfred Korzybski et où Laborit est abondamment cité (souvent par l’entremise d’Éloge de la suite… 😉 ).

Bruno Dubuc

 

Archéologie du copier-coller: Jugement du 12 mai 2016 [ Béatrice Durand (Université libre de Berlin) contre Christophe Martin (Université Paris 4 – Sorbonne) ]

Filed under: Actualité, Edition, Jean-Noël Darde, justice, plagiat, Recherche, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:45

http://archeologie-copier-coller.com/?p=13696

J’ai reçu au mois de juin dernier un communiqué de presse de Béatrice Durand et Me Marie-Avril Roux-Steinkühler à propos d’un jugement rendu le 12 mai 2016. Ce jugement faisait suite à une plainte au civil pour contrefaçon de Béatrice Durand, enseignante au Lycée français et à l’Université Libre de Berlin, contre Christophe Martin, professeur à l’Université Paris 4 – Sorbonne.

En marge du traitement d’une accusation de contrefaçon classique (ici, le plagiat), ce jugement est d’autant plus intéressant qu’il sanctionne aussi, à ma connaissance pour la première fois dans un tel contexte, la divulgation de textes non publiés d’un dossier d’habilitation à diriger des recherches (HDR) sans l’accord préalable de l’auteur.

Il m’a donc semblé intéressant de mettre ces deux documents sur le blog Archéologie du copier-coller. Le jugement (fichier pdf) est ici, et le communiqué de Béatrice Durand et de son avocate ci-dessous.

Jean-Noël Darde

Suite dans l’Archéologie du copier-coller.

7 novembre 2016

I. Aubert-Baudron: Le mouvement policier, la GRH et le peuple

Le mouvement policier a fait irruption dans le contexte particulièrement difficile que traverse le pays, aux niveaux politique, social, économique, international, etc., et qui a exacerbé la difficulté des conditions de travail des policiers. Privés des moyens de remplir leurs fonctions de force de l’ordre, confrontés à des agressions permanentes, ils se retrouvent dans une impasse. D’où l’urgence pour eux de se faire entendre, indépendamment de syndicats jugés non représentatifs de la base face à leur hiérarchie.

Parmi les demandes des policiers participant au mouvement actuel, certaines sont spécifiques de leur fonction de maintien de l’ordre (matériel, justice, etc. ), et d’autres, qui traitent du management, de la gestion des ressources humaines, des rapports avec la hiérarchie, de la politique du chiffre et de la culture du résultat, sont communes à toute la fonction publique. C’est pourquoi ce mouvement est comparable à d’autres, nés dans le passé :

          la coordination infirmière[1] en 1988,

 

          le mouvement des gendarmes, qui exprimèrent leurs revendications  en 1989, puis en décembre 2001. Il a donné lieu à la création d’espaces de libre expression sur internet au sein de la gendarmerie, à travers le forum Gendarmes et Citoyens (2007), puis a obtenu, le 2 octobre 2014, la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (arrêt Matelly)[2] et le droit pour les gendarmes de s’organiser en associations professionnelles apolitiques  : voir le site de l’APNM[3] GendXXI.

Télécharger en pdf

Ainsi les revendications des policiers rejoignent celles des infirmiers et des gendarmes, qui continuent de s’exprimer à leurs niveaux respectifs sous leurs formes actuelles en 2016.  Si le ministère, les politiques et les syndicats entendent celles qui concernant les aspects matériels du maintien de l’ordre,  en revanchent ils ignorent celles relatives à la GRH, et adoptent envers le mouvement policier une structure de relation hiérarchique de dominance, pyramidale, en répondant par des menaces de sanctions et des pressions diverses. Ce faisant, ils exacerbent le sentiment d’injustice auprès des agents, et les raisons de leur colère.

Le management :

Qui décide de cette GRH, et sur quels critères ? Le management adopté dans la fonction publique est calqué sur celui expérimenté à France Télécom[4] à partir de 1990[5] , qui se caractérise, entre autres, par :

a)                 A travers la notion de « ressources humaines », l’identification des agents à de simples  « ressources », à savoir des objets de profits, utilisables comme tels, déshumanisés.

b)                 Le mépris des subordonnés[6]:

« Le cerveau, c’est eux [les polytechniciens formant la haute direction]. Toi, tu n’as pas besoin d’avoir un cerveau ; c’est leur cerveau qui fonctionne. Toi, en fait, tu es une synapse de leur cerveau, un organe périphérique de leur cerveau. (…) Un ordinateur, un processeur, une unité centrale : c’est eux. Et le reste, c’est une bande de périphéries. Et une périphérie qui n’est pas assez performante ! Et quand une périphérie n’est pas assez performante, tu changes de périphérie ! »

Le corps social de l’entreprise, ses activités ou ses entités organisationnelles de base tendent à être appréhendés comme des ensembles de « particules élémentaires  » [29], de numéros ou de lignes budgétaires. Les hauts dirigeants n’auraient « pas besoin d’un savoir sur l’homme pour résoudre les problèmes de l’homme au travail  » [30]. Ils auraient simplement besoin de lever les obstacles à l’efficience de la « gestion micrométrique  » :

« Si sur un plateau de quatre-vingt personnes j’ai trois activités, il est clair que je serai plus efficace avec une seule. Le manager doit évaluer les conséquences. Combien je vais pouvoir emmener de personnes sur cette activité, combien je suis obligé d’en laisser au bord de la route ? C’est une gestion micrométrique en permanence. » [31]

Cette déshumanisation et ce mépris, en contrepartie de leur investissement personnel pour faire leur travail du mieux qu’ils le peuvent, sont dans une large mesure responsables de la colère des policiers.

c)                  Un autre des postulats des modélisations apparues sur le marché et utilisées dans la formation des cadres de la fonction publique[7] entend accréditer l’idée que les professions à vocation altruiste (policiers, pompiers, gendarmes, personnels de santé, assistantes sociales, etc.) privilégieraient, par nature, la satisfaction des autres à leurs propres besoins et seraient incapables de désobéir aux ordres, et, partant de là, dans l’incapacité de se défendre. Ils ont déduit de ce « principe d’obéissance » hérité en partie de l’administration française[8] qu’il était possible de leur imposer des conditions de travail que d’autres gens, travaillant dans des branches professionnelles différentes, censés obéir à des motivations différentes, n’auraient jamais tolérées, et qu’il était possible à partir de là de les traiter comme de simples ressources, dépourvues d’intelligence et de libre arbitre.

Cette scission artificielle, imaginaire, des différents éléments de l’entreprise à manager, qui oppose d’un côté des dirigeants s’arrogeant le monopole de la réflexion et de la décision, et de l’autre d’exécutants quasiment programmés génétiquement pour remplir des objectifs financiers déconnectés de la réalité physique du monde réel, correspond à la conception aristotélicienne des rapports sociaux, une relation maîtres-esclaves : « Être capable de prévoir par la pensée, c’est être par nature apte à commander, c’est-à-dire être maître par nature, alors qu’être capable d’exécuter physiquement ces tâches c’est être destiné à être commandé c’est-à-dire être esclave par nature. » (Aristote, « Les Politiques », livre I, chapitre 2, Ed. Garnier-Flammarion).

Cette conception des rapports sociaux, selon laquelle les droits des individus seraient inhérents à leur statut social et dépendants de celui-ci, a été formulée par Aristote il y a 1500 ans. Elle est, sur le plan scientifique, aussi obsolète que la conception géocentriste de la terre immobile au centre du monde, décrite également par Aristote, et dans le cadre de laquelle elle a été élaborée. Cette vision du monde a fait autorité jusqu’au XVIIème siècle (Copernic puis Galilée). Quant à la structure sociale basée sur une relation maitre-esclave, elle a été officiellement abolie en 1789, avec l’adoption de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen comme base de la constitution. En 2016, dépourvue de légitimité depuis plus de 200 ans, elle est  complètement dépassée et parfaitement absurde. Les pseudo-sciences qui la véhiculent sont en réalité des méthodes de manipulation échafaudées pour la circonstance, n’ayant pas pour vocation de s’adapter au terrain, mais d’en falsifier les représentations, les images,  les discours, etc., pour se propulser elles-mêmes, à son détriment. Les faits, occultés, n’ont plus d’importance, seule compte l’image qui en est donnée et les objectifs financiers à la clé.

En ignorant la capacité des agents à manier les symboles et à évaluer par eux-mêmes, capacités spécifiques de l’espèce humaine et dont est doté tout cerveau humain, en refusant de s’inclure eux-mêmes comme données dans les problèmes humains qu’ils génèrent et dont ils refusent d’endosser la responsabilité, rejetant la culpabilité de ces problèmes sur les agents et les citoyens, et en ignorant qu’en dernier ressort, ces agents et ces citoyens ont de fait leur propre pouvoir de décision, les auteurs des modèles de management en question ont fait l’impasse sur les possibilités d’émergence d’un tel mouvement qui est, sur la base de leurs postulats, de l’ordre de l’inconcevable et de l’imprévu; ce faisant, ils se coupent des possibilités d’aborder la situation de façon réaliste.

En réponse à ce mouvement, les politiques proclament verbalement à l’intention des media leur respect des forces de l’ordre d’une part, tout en brandissant d’autre part en interne des menaces de sanctions à leur encontre, contredisant dans leurs actes leur propre discours.

Les causes du mouvement policier :

Dans les faits, qu’est-ce qui a généré le mouvement policier ? De par la nature de leur travail, les policiers sont constamment confrontés au danger, ils risquent leur vie tous les jours, dans un contexte national difficile. Depuis des années, les « modernisations » au sein de l’administration, les baisses d’effectifs, la création des COB (communautés de brigades) et les fermetures de brigades en gendarmerie, etc., ont eu pour conséquence d’imposer aux forces de l’ordre dans leur ensemble des charges de travail incompatibles avec leurs capacités d’exécution, car supérieures aux capacités de l’organisme humain, dans un contexte relationnel basé sur une hiérarchie de dominance exacerbée, ne connaissant que la pression pour s’imposer, et maintenant les agents dans la peur constante de ne pas remplir des objectifs irréalisables et de perdre leur emploi, ceci au détriment de toute légitimité.

Les forces de l’ordre sont ainsi sciemment maintenues artificiellement dans une situation d’inhibition de l’action[9], avec des conséquences psychiques et physiques graves, engendrant l’impossibilité de faire abstraction du contexte pressionnel, la perte du sommeil, une détérioration de la vie familiale et privée, des maladies professionnelles, des dépressions, des suicides, etc., autrement dit un ensemble de préjudices au niveau humain affaiblissant les individus, leur entourage, et avec eux les corps auxquels ils appartiennent, au détriment de leur sécurité, de celle  des citoyens et du pays tout entier.  

Dans ces conditions, il est impossible d’attendre de gens dont le rythme de travail les prive du repos minimum nécessaire, qui sont épuisés psychiquement, donc dans l’incapacité d’avoir une maîtrise complète de leurs réactions émotionnelles et physiques, qu’ils puissent accomplir leur travail selon les critères d’ « excellence » imposés par la culture du résultat, où réaliser les objectifs imposés nécessiterait qu’ils travaillent dans de bonnes conditions, avec des moyens adaptés, des effectifs suffisants, dans un contexte relationnel valorisant et détendu, et en pleine possession de leurs capacités. Les dérapages lors d’affrontements avec la population, d’interpellations, etc., sont alors inéluctables ; ils sont la conséquence du contexte hiérarchique, tout comme, dans la santé, des soignants épuisés dans des maisons de retraite deviennent maltraitants envers des personnes âgées.

C’est pourquoi attribuer aux seuls policiers la culpabilité de ces dérapages et les victimes qu’ils engendrent me parait injuste et inadapté. Diminuer la fréquence et le nombre de ces dérapages implique de remettre en question les relations de la hiérarchie avec la base, le modèle « top-down », et les fondements-mêmes de l’idéologie managériale, qui porte une lourde responsabilité à ce niveau. En conséquence, les associations de défense de victimes de violences policières, si elles sont cohérentes avec elles-mêmes, devraient commencer par œuvrer pour que les policiers soient traités humainement, seule condition pour qu’ils puissent ensuite se comporter humainement envers les citoyens.

Une histoire de critères d’évaluation :

Les policiers, les gendarmes, les pompiers, les militaires, s’engagent en étant motivés par le désir de servir le pays. Ce qui veut dire que, dans leur hiérarchie de valeurs personnelle, ils placent la valeur de la nation au-dessus de celle de leur propre vie. Quand ils réalisent que leur hiérarchie les  traite comme des objets, en privilégiant des profits privés aux intérêts du pays, ils ne peuvent que se sentir trahis. Ce constat vient bouleverser la raison d’être de leur engagement : ne pouvant plus se référer aux critères d’évaluation de la hiérarchie, ils se tournent alors vers les citoyens, dont ils sont chargés d’assurer la sécurité, et qui sont les payeurs réels de leur salaire, autrement dit leurs employeurs réels.

Le peuple :

Personnellement, je n’ai vraiment réalisé le sens de ce mot que lors des manifestations qui ont suivi l’assassinat des journalistes de Charlie hebdo [10]. Auparavant, ce terme avait pour moi un sens abstrait, gravé dans le marbre, attaché à son usage dans les textes fondateurs de la nation. Ce n’est que lors de ces manifestations, qui n’avaient pas rassemblé autant de monde depuis la Libération, que j’ai compris que le mot « peuple » représentait une entité collective vivante, rassemblant des individus ressentant les mêmes choses, se référant aux fondements constitutionnel et historique du pays, vibrant au même niveau, doués de la capacité de se mobiliser et de s’exprimer en même temps, dans un objectif commun incluant leur propre condition individuelle et leur volonté propre tout en la dépassant. Dans ce contexte, les barrières mentales disparaissaient, les oppositions idéologiques entre les forces de l’ordre et le peuple étaient  abolies.

Au-delà des événements dramatiques des assassinats de Charlie, il y a eu, de la part des citoyens, devant la gravité, la soudaineté et l’ampleur de ces événements, cette prise de conscience commune de l’existence de ce peuple en tant qu’entité, la conscience d’en faire partie, d’être des éléments d’un ensemble cohérent, unifié au-delà des barrières apparentes, en accord avec les principes fondamentaux de la nation, et unis pour les défendre.

De leur côté, les policiers qui s’expriment indépendamment des cadres hiérarchique, syndical et politique déplorent que la politique du chiffre et de répression les coupe de la population, en les contraignant à verbaliser un grand nombre de citoyens pour des infractions et des délits mineurs au lieu de se concentrer sur la grande délinquance et la criminalité, et en privilégiant ainsi l’apport financier provenant des timbres-amendes à la sécurité réelle du pays.

En s’adressant directement aux citoyens, et en demandant leur soutien, les policiers de la base font appel au peuple qu’ils ont choisi de défendre, qui devient la seule instance légitime en la circonstance, et dont le nombre de citoyens qu’ils secourent quotidiennement est éminemment plus important que celui des victimes qui pâtissent de leurs débordements. En outre, ces citoyens, soumis pour la plupart à des modèles de management similaires dans leurs propres sphères professionnelles, et également réduits à l’impuissance, peuvent comprendre des policiers qui expriment leur propre vécu, et qui représentent alors la force légitime sur laquelle s’appuyer pour affronter le rapport de force qui leur est imposé.

Dans ce contexte, en tant que citoyens, dans la mesure où notre propre sécurité dépend de celle des policiers, nous avons une responsabilité individuelle et collective envers eux, et ne pouvons  les ignorer. Nous en avons une également envers les générations qui nous ont précédés, à travers ce que nous faisons de l’héritage historique et politique qu’elles nous ont légué :

Article 12 – La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 – Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 – Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 – La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.[11]

C’est pourquoi les policiers sont avant tout NOS policiers, chargés d’assurer NOTRE sécurité. Les détourner de leur fonction pour les opposer à la population, sous prétexte d’idéologies sécuritaires au service d’intérêts privés, met en danger les forces de l’ordre et le peuple. Un tel détournement est inconstitutionnel et illégitime.

La perte de l’autorité :

Quand ce management a été adopté, il l’a été en fonction d’objectifs théoriques donnés. Une démarche scientifique digne de ce nom implique d’expérimenter les théories avant de les considérer comme fiables, de les confronter à l’épreuve des faits pour statuer sur leur validité hypothétique avant de décider de les généraliser. Or, dans la mesure où les citoyens sont aux premières loges pour observer ses résultats sur le terrain et expérimenter sa fiabilité, ils sont les mieux placés pour en parler. En raison des résultats effectifs catastrophiques constatés au niveau humain, refuser de les entendre  et de prendre en compte leurs témoignages est non seulement illégitime sur la base de notre constitution, mais également injustifiable et absurde en termes de cohérence et d’efficacité réelle.

Le contexte du mouvement, le fait de pouvoir s’y exprimer librement, diminue l’impact des pressions du management par la peur. Des gens qui sont confrontés au danger en permanence, et dont la vie est potentiellement constamment menacée de par la nature même de leur profession, peuvent alors relativiser la dangerosité réelle de ces pressions comparée à ce qu’ils vivent tous les jours sur le terrain. Dans le cadre du mouvement policier, la communication au public des menaces de sanctions se retourne contre les auteurs de ces menaces. Les soutiens qu’ils reçoivent de la part de la population leur permettent d’instaurer avec celle-ci des relations humaines, hors de tout rapport de force, conformes à ce qu’elles devraient être dans un Etat de droit.

Cette fermeture mentale de la part des autorités a sapé leur crédibilité et leur légitimité,  avec pour conséquence une rupture du contrat social qui unit le peuple français à ses dirigeants, et des bases de leur autorité aux yeux du peuple. Celui-ci ne la leur reconnait que dans la mesure où les détenteurs de l’autorité sont censés le représenter en  œuvrant pour le service public, et non le rabaisser à un statut et à des conditions d’asservissement auxquels la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 avait mis fin et dont elle est censée le préserver.

Or le pouvoir hiérarchique est un pouvoir symbolique : sa valeur dépend de celle que nous lui attribuons, en fonction de quoi nous décidons d’obéir aux ordres, d’appliquer ses décisions dans la réalité, de les rendre effectives, ou de ne pas le faire. Privé de ses bases légitimes, déconnecté de ses fonctions, il perd sa raison d’être, ne représentant plus que lui-même, et non le Peuple dont les représentants ont adopté la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789. La pyramide, privée de sa base, s’effondre.

Conclusion :

Ainsi l’autorité ne peut se décréter par la force : elle dépend non de l’instance qui l’exige, mais du libre choix des individus susceptibles de la reconnaitre et de la respecter. Cette ignorance du facteur humain, cette méconnaissance des capacités d’évaluation et de réflexion des citoyens, et de leur ultime pouvoir de décision concernant leurs propres actes, engendre une incapacité à appréhender les rapports de force réels et à instaurer, avec les acteurs humains réels sur le terrain, un dialogue permettant d’aborder les problèmes de façon cohérente et de les résoudre.

En ce qui concerne l’hypothèse émise sur les possibilités d’une mainmise de courants politiques sur ce mouvement, elle m’apparaît peu crédible pour la raison suivante : que ces courants tentent de récupérer ce mouvement en usant de manipulations diverses, dont un envahissement d’internet via des sites usurpant l’identité des gens au nom desquels ils prétendent s’exprimer, et dont l’apparence surdimensionnée est sans rapport avec la réalité, est dans l’ordre des mœurs politiques du temps. Point n’est besoin d’en rajouter : si ces policiers politisés étaient si nombreux, il  y a belle lurette qu’ils auraient créé un syndicat politique correspondant à leurs opinions, et qui aurait été représentatif de leur profession. Or le mouvement qui s’exprime licencie symboliquement les syndicats et ne veut pas entendre parler de politique !

Pour ce qui est du mouvement des gendarmes, apolitique, les avancées auxquelles il est parvenu ont été obtenues sur la base du droit, du respect de la Constitution, en confrontant la France à l’inconstitutionnalité de son fonctionnement institutionnel via la CEDH[12].

C’est pourquoi identifier le mouvement policier à un courant politique donné, lui prêter l’intention de déstabiliser le pays, dans le but, pour certains, de le décrédibiliser aux yeux des citoyens, pour d’autres, de tenter de le récupérer, me semble aussi déconnecté de la réalité des intéressés que si de telles hypothèses avaient été émises au sujet des infirmiers ou des gendarmes, et peu glorieux de la part de gens qui, les uns comme les autres, de quelque courant politique dont ils se réclament, se sont bien gardés jusqu’ici de remettre en question les causes réelles des problèmes humains dans la fonction publique et de s’attaquer à leur résolution. 

Ce n’est qu’à travers la reconnaissance effective de l’humanité et de la citoyenneté des policiers et des agents de la fonction publique dans leur ensemble, en abordant  leurs mouvements  dans une structure de relation basée sur le respect et la reconnaissance mutuelle, conformément à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité, que les représentants symboliques du peuple pourront redevenir des représentants effectifs, crédibles et regagner ainsi leur autorité.

Je crains que les brillants managers qui nous ont mis dans cette situation ne se soient d’abord abusés eux-mêmes, ainsi que les politiques qui les ont suivis, et je doute que les uns comme les autres soient réellement en mesure de mieux faire. Inclure les mouvements qui émergent dans les pôles de décisions du pays, en les reconnaissant comme des acteurs légitimes et incontournables dans leurs branches respectives, représente une alternative de sortie, de résolution des conflits, qui serait bénéfique pour les uns et les autres. Mais cela implique de mettre de côté les idéologies, les oppositions, les faux discours, etc., pour s’asseoir ensemble autour d’une table et se mettre au travail honnêtement et sérieusement.

Isabelle AUBERT-BAUDRON

Notes:

[1] Voir le site actuel de la coordination infirmière http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/

[2] Tout savoir sur la jurisprudence du 2 octobre 2014 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en matière des droits des militaires : https://www.gendxxi.org/tout-savoir-sur-la-jurisprudence-du-2-octobre-2014-de-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-cedh-en-matiere-des-droits-des-militaires/  

[3] APNM : Association Professionnelle Nationale des Militaires.

[4] Noelle Burgi · Monique Crinon · Sonia Fayman , De l’art de programmer la maltraitance au travail , Technical Report · October 2008 DOI: 10.13140/2.1.3805.0083, https://www.researchgate.net/publication/272827585_De_l’art_de_programmer_la_maltraitance_au_travail

[5] Burgi Noëlle, Anomie néolibérale et suicide au travail, dans revue ¿ Interrogations ?, N°14. Le suicide, juin 2012 , http://www.revue-interrogations.org/Anomie-neoliberale-et-suicide-au

[6] Idem.

[7] Rencontres territoriales des coachs internes de la fonction publique www.cnfpt.fr/sites/default/files/ddoc_coachs_internes_nov2013_vf.pdf  

[8] « Si l’on se situe maintenant du côté de l’entreprise, on précisera que les survivances de son passé administratif ne renvoient pas à une logique de grade. Ce n’est pas l’habitude de gérer des grades qui l’amène à combler les postes comme elle le fait ou à inciter, sinon à forcer ses salariés à la mobilité et au départ en empruntant les méthodes évoquées plus haut : c’est la possibilité de prendre appui sur le principe d’obéissance. Les hauts dirigeants mobilisent ce principe pour mieux imposer leurs projets stratégiques. Les règles de GRH introduites à partir de 1991 n’ont strictement rien à voir avec l’administration (c’est-à-dire, en l’occurrence, avec celles de la mutation et du concours). Importées du secteur privé, elles sont imposées par la direction qui s’appuie pour cela sur un ensemble d’instruments cohérent. Il s’agit d’un mélange de techniques de management de la firme et de méthodes inspirées du toyotisme 43. Cela fait partie d’une palette d’outils qui ne distinguent en rien France Télécom des entreprises modernes ou « modernisées » dans le monde. En revanche, on rapportera à une tradition proprement française et à l’héritage de l’exentreprise publique des outils comme le principe d’obéissance, dont on rappellera qu’il a longtemps épargné aux administrations publiques françaises le respect du droit du travail. Il en va de même, au moins partiellement, de la représentation que les hauts dirigeants de l’entreprise ont du monde. Ceux-ci forment une élite relativement homogène44 marquée par une formation très particulière proche du modèle ouvert par Polytechnique ; ou encore des alliances avec un pouvoir politique dont les dirigeants de France Télécom ont par ailleurs pris soin de s’autonomiser. » Noelle Burgi · Monique Crinon · Sonia Fayman , De l’art de programmer la maltraitance au travail , p. 41.  

[9]  L’Inhibition de l’Action, Henri Laborit, éd. Masson. Voir l’extrait du film Mon Oncle d’Amérique, d’Alain Resnais, avec Henri Laborit, Gérard Depardieu, Nicole Garcia, Roger Pierre, extrait illustrant les mécanismes et conséquences physiques et psychiques de l’inhibition de l’action chez les rats et les humains, https://youtu.be/hD7lMDXDvt8 . Film complet : https://youtu.be/FQcC-VB_W-s

[10] Le Monde, Contre le terrorisme, la plus grande manifestation jamais recensée en France, 11 janvier 2015 [10] Le Monde, Contre le terrorisme, la plus grande manifestation jamais recensée en France
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/11/la-france-dans-la-rue-pour-defendre-la-liberte_4553845_3224.html 

[12] CEDH : Cour Européenne des Droits de l’Homme. Tout savoir sur la jurisprudence du 2 octobre 2014 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en matière des droits des militaires : https://www.gendxxi.org/tout-savoir-sur-la-jurisprudence-du-2-octobre-2014-de-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-cedh-en-matiere-des-droits-des-militaires/

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