Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

8 novembre 2016

GendXXI : Le Mag 12

Filed under: Actualité, APNM, Association, burn out, Gendarmerie, harcèlement — Étiquettes : , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:41

Mesdames, Messieurs,
Très chers adhérents et bénévoles,

La rédaction du magazine vous invite à prendre connaissance du numéro 12 de « GENDXXI – Le Mag » du mois de Novembre 2016.

AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO:
– Rencontre avec le Général SOUBELET
– 2001 : Les gendarmes sont dans la rue
– BUDGET GENDARMERIE 2017 : Table ronde au Sénat
– Ras-le-bol dans la police, un mal partagé
– Temps de travail : entre fantasme et réalité
– Témoignage exclusif d’un réserviste
– GendXXI dans les médias

http://fr.calameo.com/read/00011103823341716debc

En pdf: https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2016/11/Mag-n°12.pdf

 

21 mai 2016

Les gardiens de la paix valent mieux que ça, Le billet de Nicole Ferroni

Filed under: Actualité, burn out, Gendarmerie, Management, vidéo — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:42

 

16 août 2015

France Culture: Ateliers de la création: la dépossession

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-14-15-la-depossession-2015-08-16

Enregistrement: http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5061763

    Un effet de la  gestion industrielle du travail

                                                                    Un documentaire de Benoit Bories, Charlotte Rouault et Marie-Laure Ciboulet

Le travail – Management Mirjana Farkas © DR

Selon plusieurs études de terrain en médecine du travail, la souffrance psychologique induite par la perte d’autonomie du salarié dans son travail est une des plus importantes. Cette dépossession peut tout à fait s’apparenter à une déqualification puisque le travailleur se voit déposséder des savoir-faire dont il était le porteur. Quels sont les processus managériaux qui font qu’une personne exerçant une activité « artisanale » ou porteuse de « savoir-faire » se voit peu à peu reléguer à un rôle d’exécutant au sein d’une chaîne dont elle ne maîtrise pas la gestion ? Quels sont les effets sur le travailleur lui-même en terme de perte de sens au travail et de souffrances psychologiques ?

Le documentaire « La dépossession » tentera de donner quelques éléments de réponse en donnant la parole à des salariés de différents corps de métier (la poste, éducation spécialisée, inspection du travail, agriculture et construction automobile) porteurs de mêmes problématiques.

Management © Libre de droit

A la technique : Georges Tho et Emmanuel Armaing

Mixage : Phlippe Bredin

7 juillet 2015

Mediapart: « Espace de travail » : le « réalisme » managérial contre la réalité du travail

|  Par Joseph Confavreux et Rachida El Azzouzi

Tarification à l’acte, intranet RH, self scanning, management par objectifs, benchmarking, lean management, évaluation informatique… Bienvenue dans le monde terrifiant, et largement inefficace, du « management désincarné », étudié par la sociologue Marie-Anne Dujarier. Ou comment, en voulant élaborer des dispositifs standardisés pour encadrer le travail à distance, on finit par en perdre la substance même.

Marie-Anne Dujarier, professeur à l’université Paris 3, est sociologue et publie aux éditions La Découverte Le Management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres du travail, une passionnante enquête sur la réalité de ce que font les « planneurs », c’est-à-dire celles et ceux qui prétendent organiser le travail des autres, et souvent le désorganisent.

La suite de l’article sur Mediapart : http://www.mediapart.fr/journal/economie/050715/espace-de-travail-le-realisme-managerial-contre-la-realite-du-travail

Dans le site des éditions de la Découverte:

Des salariés ont pris une importance inédite dans l’encadrement du travail aujourd’hui. Consultants ou cadres de grandes organisations, Marie-Anne Dujarier les appelle les « planneurs », car ils sont mandatés pour améliorer la performance des entreprises et des services publics au moyen de plans abstraits, élaborés bien loin de ceux et de ce qu’ils encadrent. Spécialisés en méthodes, ressources humaines, contrôle de gestion, stratégie, systèmes d’information, marketing, finances, conduite du changement, ils diffusent et adaptent des dispositifs standardisés qui ordonnent aux autres travailleurs ce qu’ils doivent faire, comment et pourquoi.
Management par objectifs, benchmarking, évaluation, lean management, systèmes informatiques, etc. cadrent ainsi l’activité quotidienne des travailleurs. Ces dispositifs instaurent un management désincarné que les salariés opérationnels jugent maladroit, voire « inhumain ». D’après leur expérience, il nuit autant à leur santé qu’à la qualité des produits et à la performance économique. Étonnamment, les planneurs et les dirigeants constatent eux aussi que cet encadrement joint trop souvent l’inutile au désagréable. Comment comprendre alors son succès ?
Dans ce livre issu d’une longue recherche empirique, la sociologue Marie-Anne Dujarier analyse en détail le travail des faiseurs et diffuseurs de ces dispositifs, régulièrement accusés par les autres salariés de « planer » loin du travail réel. Elle montre qu’ils doivent accomplir une mission qui peut sembler impossible et dépourvue de sens, et explique comment ils y parviennent malgré tout, et avec zèle.

Dans le site du Monde :

L’encadrement à distance, source de nuisance

LE MONDE | 03.06.2015 à 17h45 • Par Margherita Nasi

Avoir à faire à des psychotiques, « c’est du lourd », affirme un infirmier en hôpital psychiatrique. Et pourtant, le plus difficile à vivre dans le métier, d’après lui, ce n’est pas la maladie mentale. « C’est le management. Le fait qu’on nous demande de faire sortir les gens coûte que coûte, même quand ils vont mal. C’est pour les statistiques. Le fait de devoir faire les clowns devant le comité de visite de la qualité (…) C’est complètement fou leur truc. Complètement fou. Je ne saurais pas dire de quelle folie il s’agit. Mais c’est fou. Là aussi, c’est du lourd ».

C’est sur cette folie que se penche Marie-Anne Dujarier dans Le management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres du travail. Management par objectifs, évaluation, benchmarking, « lean management », systèmes informatiques… La sociologue du travail et des organisations se penche sur ces dispositifs standardisés qui sont devenus aujourd’hui les pièces maîtresses du management.

L’ouvrage est le fruit d’une enquête empirique menée pendant dix ans dans des grandes organisations et dans des secteurs variés, publics et privés, industriels et de service : chimie, pharmacie, transports, banque et assurance, finance, électronique, grande distribution, conseil, informatique, droit, SSII, médias, publicité, industrie automobile, collectivités locales et hôpitaux… « Le management par dispositifs est un trait commun à toutes les grandes organisations productives, qui doivent répondre à une contradiction structurelle : faire du particulier à grande échelle, du sur-mesure en masse ».

Les « planneurs »

Mais alors que la sociologie s’est surtout intéressée à la réception sociale de ces dispositifs, la maître de conférences à l’Université Sorbonne-Nouvelle et chercheuse au Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique s’intéresse à leur production, au « travail des faiseurs et diffuseurs de dispositifs ».

Au cœur de son ouvrage on trouve donc les « planneurs » : ingénieurs des méthodes, qualiticiens, responsables des ressources humaines, contrôleurs de gestion, financiers… ces cadres mandatés pour « prescrire, outiller et contrôler les tâches productives, en mettant en place les dispositifs ».

La sociologue distingue les planneurs – que les autres travailleurs accusent de « planer loin des situations concrètes » – des autres cadres, en particulier des managers de proximité opérationnels. Les planneurs agissent en effet à distance, de manière abstraite, ils sont « du côté de la carte et non du territoire ».

Inutile et désagréable

Et c’est là tout le problème : « les prescripteurs encadrent à distance l’activité humaine. Ils exercent un management désincarné ». Pourtant, en raison d’une dynamique sociale au cœur du travail de direction, ces dispositifs prolifèrent : ils sont « commandités par des dirigeants nommés par leur conseil d’administration pour réaliser une performance quantifiée, puis vendus et mis en œuvre par des planneurs ».

Après avoir exposé l’importance sociale prise par les dispositifs dans les grandes organisations, Mme Dujarier montre que la direction par les dispositifs fait l’objet d’une critique sociale partagée à tous les niveaux de l’organisation : « la majorité des travailleurs juge qu’elle joint l’inutile au désagréable ».

Car cette forme d’encadrement ne supprime pas l’activité, mais la déplace, « pour la centrer sur la machine managériale elle-même. Son entretien, sa sophistication et son bon fonctionnement absorbent alors les travailleurs, bien plus qu’ils ne sont tournés vers ce qu’elle produit, au risque d’un renversement du moyen et des fins ».

28 février 2015

Arte: Puissante et incontrôlée: la troika

http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika#details-description

Une enquête édifiante sur la fameuse Troika FMI CE BCE qui dicte sa politique à l Union Européenne.

Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d urgence, il leur faut se soumettre aux exigences les fameux mémorandums de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les mesures d austérité qu elles ont imposées n ont jusqu à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parmementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter.

Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Au cours de ce passionnant travail d investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

Arte: Le bonheur au travail

Filed under: Actualité, burn out, Economie, Ethique, Management — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:17

https://www.youtube.com/watch?v=0hRtzDV12UQ

http://www.arte.tv/guide/fr/051637-000/le-bonheur-au-travail

Dans le marasme ambiant qui paralyse le monde du travail, certains chefs d’entreprise ont innové pour le bien-être de leurs salariés. Une démarche qui remet l’homme au centre de la production.
Qui, aujourd’hui, peut se vanter d’être heureux sur son lieu de travail ? Certainement pas les 31% de salariés « activement désengagés » – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu’à lutter contre les intérêts de cette dernière. Inspiré de l’armée, le modèle d’organisation du travail visant à contrôler l’ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, employeurs comme employés doivent s’accommoder d’un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable. Toutefois, au milieu de l’apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l’entreprise du futur.

Métro, boulot, bingo
Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées ».  Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d’une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité. Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés. Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber. Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d’organisation du travail. Une bouffée d’air frais bienvenue.

(France, 2014, 84mn) ARTE F

10 mars 2014

Henri Laborit: l’inhibition de l’action

Suite à la disparition d’Alain Resnais, voici un extrait de son film “Mon Oncle d’Amérique”, dans lequel Henri Laborit décrit les mécanismes de l’inhibition de l’action.
http://youtu.be/hD7lMDXDvt8
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Henri Laborit, qui était membre de l’Institute of General Semantics ( Henri Laborit: Alfred Korzybski Memorial Lecture 1963: THE NEED FOR GENERALIZATION IN BIOLOGICAL RESEARCH : ROLE OF THE MATHEMATICAL THEORY OF ENSEMBLES http://www.generalsemantics.org/wp-content/uploads/2011/04/gsb-30-31-laborit.pdf ), a appliqué la sémantique générale à ses travaux en biologie.
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A noter que les méthodes de harcèlement professionnel ( voir Harcèlement, souffrance au travail, burn out…  , Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances » et « tournant gestionnaire »   et  Retranscription de l’entretien de Christophe Dejours: « Evaluation individualisée des performances et tournant gestionnaire » ) consistent à placer les gens ciblés dans une situation d’inhibition de l’action, avec pour conséquences, celles décrites par Laborit à la fin de cet extrait.
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Mon Oncle d’amerique – Alain Resnais, 1980 (film complet)  de Aurélien Beauvisage
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Voir le sommaire et le premier chapitre de son livre La Nouvelle Grille:  Thermodynamique et information  à
http://semantiquegenerale.free.fr/Thermodynamique_et_information.pdf .

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