Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

10 février 2017

Bruno Dubuc: Exposé de Laborit de 1972 sur les «nuisances de la vie moderne»

Filed under: Actualité, recherche médicale — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:37

Publié le 3 février 2017

Guy Lesoeurs, que je remercie ici chaleureusement, m’a envoyé le numéro 30/31 du Sandorama intitulé « Le médecin dans la cité ». Il s’agit d’une journée de discussion organisée par la compagnie pharmaceutique suisse Sandoz (qui a fusionné avec Ciba-Geigy en 1996 pour former Novartis) qui eut lieu le 19 avril 1972. Les actes du colloque ont ensuite été publiés en entier dans Sandorama. Et ce sont quelques pages de ces actes (celles de l’intervention de Laborit, évidemment) que j’ai scannées et que je vous présente aujourd’hui.

Laborit était modérateur de la table ronde intitulée « La Cité facteur pathogène ». Son exposé d’une vingtaine de minutes avait pour titre « Nuisances de la vie moderne ».

Lire l’article http://www.elogedelasuite.net/?p=3441

27 août 2016

Bruno Dubuc: Eloge de la suite: Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (3 et 4)

Filed under: biologie, France culture, livres, radio — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 3:34

Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (3 de 4)

Publié le 5 août 2016

Voici donc la 3e partie (sur 4) de l’émission Le bon plaisir d’Henri Laborit commencée il y a deux semaines, conformément à mon plan de match de l’été. Un autre bon trois quart d’heure, donc, de cette émission de trois heures visant à faire connaître l’œuvre d’un.e auteur.e et qui fut diffusée une première fois le 4 février 1989, et probablement en reprise durant la «nuit du 11 avril 1989» tel qu’indiqué sur la cassette audio de M. Patrice Faubert que j’ai numérisée.

Plusieurs autres personnages font leur apparition durant ce segment comme Pierre Arditi, le comédien qui jouait l’antipathique Zambeaux dans Mon oncle d’Amérique, ainsi que Alain Finkielkraut, intellectuel français habitué aux plateaux médiatiques et aux controverses. À cette époque, il en avait évidemment moins qu’aujourd’hui, mais il avait déjà ce ton emporté (les mauvaises langues diraient ampoulé…) qui contraste avec le calme et la limpidité des propos de Laborit ! http://www.elogedelasuite.net/?p=3175

Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (4 de 4)

Publié le 21 août 2016

Voici donc la dernière partie (sur 4) de l’émission Le bon plaisir d’Henri Laborit commencée il y a trois semaines, conformément à mon plan de match de cet été qui s’achève. La dernière demi-heure, donc, de cette émission de trois heures qui fut diffusée une première fois le 4 février 1989, et probablement en reprise durant la « nuit du 11 avril 1989 » tel qu’indiqué sur la cassette audio de M. Patrice Faubert que j’ai numérisée.

Extrait : « Il faut tout foutre par terre pour pouvoir reconstruire quelque chose qui est plus humain. On a un lobe orbito-frontal, figurez-vous, et il est là pour imaginer d’autres rapports sociaux que ceux qui sont là pour la recherche de dominance, en considérant que c’est très bien le leader, le battant, etc. Et alors il faut tout casser pour dire non, c’est pas possible ! » http://www.elogedelasuite.net/?p=3200

18 juillet 2016

Bruno Dubuc, Eloge de la suite: Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989

Filed under: Actualité, art & culture, biologie, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:45

Publié le 15 juillet 2016

« Poursuivant mon plan de match pour l’été, je commence aujourd’hui la diffusion de la dernière émission de radio enregistrée par les bons soins de M. Patrice Faubert (et numérisé par les miens!). L’émission s’appelait « Le bon plaisir » et l’on ajoutait ensuite le nom de la personne interviewée (dans ce cas-ci, Le bon plaisir d’Henri Laborit). L’émission fut diffusée entre 1985 et 1999, le samedi après-midi pendant 3 heures et il s’agissait de mettre en avant l’œuvre d’une personnalité du monde de la culture. Plusieurs personnalités y ont ainsi défilé comme Cornelius Castoriadis, Françoise Giroud, Jorge Semprun, etc.

L’entretien, fait par Marion Thiba et produit par Thierry Pons, a été diffusée le 4 février 1989. La cassette de M. Faubert indique pour sa part la « nuit du 11 avril 1989 », probablement une rediffusion. Elle indique aussi qu’il manque 10 minutes au début, d’où le commencement abrupte de la partie d’aujourd’hui. Peut-être un jour les retrouvera-t-on grâce aux CD de la bibliothèque de Tolbiac…  »

La suite à http://www.elogedelasuite.net/?p=3145

 

6 juillet 2016

Eloge de la suite: Une autre émission Humeurs avec Laborit à Radio-Libertaire (1ère partie)

Filed under: Actualité, biologie, livres, radio — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:26

Tel qu’annoncé dans mon plan de match, on continue aujourd’hui avec les premiers trois quart d’heure d’une seconde émission Humeurs enregistrée à Radio Libertaire à l’automne 1985 et animée par Gérard Caramaro. Cette seconde émission eut lieu deux semaines après celle que l’on a terminée la semaine dernière, comme on l’apprend au début de l’enregistrement que voici. http://www.elogedelasuite.net/?p=3125

Une autre émission Humeurs avec Laborit à Radio-Libertaire (1ère partie)

Laborit à Radio Libertaire en 1985 (2e partie)

8 mai 2016

Eloge de la suite: Laborit sur TF1 avec Jean-Louis Servan-Schreiber en 1980

Filed under: biologie, TV — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:33

http://www.elogedelasuite.net/?p=2953

Publié le 28 avril 2016

Je publie cette semaine le texte dont je vous avais parlé il y a deux semaines. Il s’agit de la retranscription du passage en 1980 de Laborit à l’émission Questionnaires de la chaîne TF1 animée par Jean-Louis Servan-Schreiber. Je ne connais malheureusement pas d’enregistrement vidéo existant de cette rencontre (contrairement à l’émission de la semaine dernière) qui semble avoir été plutôt animée, quelques mois à peine après la sortie de Mon oncle d’Amérique qui sert de point de départ à la discussion.

Je relève un passage par page, mais il y en a d’autres tout aussi savoureux…

Page 1 : (cliquez sur la page pour la lire)

« C’est parce que la vie est insupportable qu’on se suicide, c’est parce qu’on est dans un système où on ne peut pas se faire plaisir, justement. On devient agressif et la seule personne contre laquelle vous pouvez orienter votre agressivité sans que l’ensemble social puisse intervenir, c’est vous. Alors, vous êtes agressif envers vous. L’agressivité n’est jamais gratuite. »

Page 2 :

« Or, ce dont il faut se rendre compte, c’est que tous nos concepts, tous nos mouvements, tous nos comportements sont faits de nos automatismes inconscients, depuis la naissance. […] Tout cela est strictement inconscient et ce que nous essayons de rendre pas un langage, par exemple, c’est une petite frange très superficielle qui, elle, est supportée par tous ces automatismes de langage [qui] supportent une sémantique, c’est-à-dire supportent des jugements qui sont des jugements de valeur sur ce qui est favorable ou défavorable à vous ou au groupe social dans lequel vous êtes inclus. »

Page 3 :

« Donc, le système nerveux […] n’a servi qu’à transmettre l’autonomie motrice, c’est-à-dire de ne pas être lié à ce qui vous environne, et donc vous ne pourriez pas bouger sans système nerveux. Et la pensée de l’Homme n’est que l’amélioration, au cours de l’évolution, de l’efficacité de cette action […et ] le fait de parler, c’est une action; une action à distance, même, parce que mon langage va influencer. »

Page 4 :

« Mais les choses importantes dans l’histoire de l’Homme ont été découvertes par des humains angoissés de savoir pourquoi ils étaient là, quel était ce monde qui les environnait, auquel ils ne comprenaient rien, et en essayant de comprendre. »

Page 5 :

« L’évolution des espèces nous montre – c’est une analogie, je veux bien, mais elle est quand même assez parlante – qu’on n’a pas donné de règlement de manœuvre aux premières cellules qui se trouvaient dans les océans primitifs pour se réunir ensemble et faire des organismes pluricellulaires; je ne sais pas par quel moyen elles l’ont fait, mais elles ont essayé, elles ont expérimenté. Au lieu de permettre à ces ethnies, à ces nations, de découvrir leurs rapports elles-mêmes, les rapports qui auraient pu s,établir avec le système englobant […], au lieu de leur laisser découvrir elles-mêmes leur règles d’établissement de ces rapports, on a imposé une structure abstraite qui était quoi ? Les lois de l’État, l’État bourgeois ayant remplacé l’État aristocratique. »

Page 6 :

Celle-là m’a fait particulièrement plaisir…

« C’est ce qui ce passe pour le Québec actuellement. Pourquoi ne pas laisser dire à ces gens, qui constituent une ethnie vraiment particulière – j’y vis trois mois de l’année – comment ils conçoivent leurs rapports avec les ensembles qui les entourent – américains et anglais, anglo-saxons – ? D’un centralisme, on impose ce qui doit être la règle de tous. Eh bien, non. »

Cette question-là aussi :

« Croyez-vous que les Palestiniens feraient des prises d’otages s’ils avaient une terre sur laquelle ils puissent dire qu’ils sont chez eux ? »

Et ce poète que Laborit aimait vaut aussi une mention :

« Il y avait un petit poète que j’aime beaucoup – un grand poète, d’ailleurs – Fernand Gregh, qui est mort il y a quelques années, qui disait : « Il n’y a pas de méchants, il n’y a que des souffrants. » »

Page 7 :

« Au lieu de les cantonner à la table des multiplications et aux problèmes de robinets, comme j’ai l’habitude de dire, on pourrait peut-être leur apprendre ce qu’ils sont et très tôt. J’ai essayé de le faire avec un certain nombre d’enseignants de l’Ouest de la France et des Suisses actuellement : un enfant de huit à quatorze ans comprend très bien ce livre que beaucoup m’ont dit difficile, qui est « La nouvelle grille ». »

Et une petite dernière vers la fin, sur notre fin justement…

« La mort va détruire la matière et l’énergie et, finalement, bien sûre, puis qu’il n’y a plus de matière et d’énergie, l’information qui réunissait cette matière et cette énergie, qui retourne au pool commun des matières organique. Mais, entretemps, il a fait de l’information, il a produite de l’information : ça, c’est spécifiquement humain. Il a cette chance, en tant qu’humain, de pouvoir produire de l’information, c’est-à-dire influencer le monde qui l’environne et, en particulier, le monde humain. Et ça, ça ne disparaît pas. […] c’est une propriété, un trésor qui est à l’espèce, qui n’est pas à l’individu. »

 

3 mars 2016

Bruno Dubuc: Les intuitions de Laborit sur le cerveau en pdf et bientôt en mp3 !

Filed under: Actualité, biologie, Recherche — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:45

Publié le 26 février 2016

Voici la version pdf de la présentation Power Point «Les intuitions de Laborit sur le cerveau » que j’ai donnée mercredi dernier le 24 février dans le cadre du cours « Deux inclassables du XXe siècle » de l’UPop Montréal. Il s’agit de la première de deux séances sur l’œuvre de Laborit, la seconde intitulée « «Conscience, connaissance, imagination » : le leitmotiv de Laborit» aura lieu le mercredi 6 avril prochain.

J’ai essayé de faire une version pdf de la présentation un peu plus facilement lisible, mais cela reste un support à une présentation orale où d’autres détails ont évidemment été donnés spontanément en plus des réponses aux questions du public, des échanges après la présentation, etc.

J’ai toutefois un petit « scoop » pour vous : la présentation a été enregistrée et sera d’ici quelques semaines disponible sur le nouveau site web Première Plus de Radio-Canada. Je remercie donc Vincent Martineau pour cet enregistrement (et pour le suivant car il a l’intention d’enregistrer aussi la prochaine séance).

Lire la suite de cet article à http://www.elogedelasuite.net/?p=2698

www.elogedelasuite.net 

 

16 janvier 2016

Bruno Dubuc: Laborit au Musée d’art contemporain de Montréal à travers l’œuvre de Patrick Bernatchez

Filed under: Actualité, art & culture, Film, vidéo — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:50

Signe de la pertinence de la pensée de Laborit pour notre temps, je commence l’année 2016 en vous parlant de l’exposition « Patrick Bernatchez – Les Temps inachevés » au Musée d’art contemporain (MAC) de Montréal où des extraits de réflexions de Laborit alimentent l’une des œuvres de Bernatchez. Intitulée « Lost in time », l’œuvre en question est un film (dont on peut voir un extrait ici, avec quelques bribes de Laborit à la fin) qui fait partie d’un corpus plus vaste sur notre rapport au temps qu’explore l’artiste interdisciplinaire depuis 2009.

La suite de cet article dans l’Eloge de la suite.

15 décembre 2014

Bruno Dubuc: Lancement du site web « Éloge de la suite » sur l’œuvre d’Henri Laborit

Filed under: Actualité, biologie, Enseignement, Film, Recherche, Université — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:18

C’est avec beaucoup de plaisir que je lance aujourd’hui le 21 novembre 2014 le site web Éloge de la suitehttp://www.elogedelasuite.net/ ), date à laquelle Henri Laborit aurait eu 100 ans ! Il s’agit donc d’un site qui tente de rassembler le plus de documents possible autour de l’oeuvre d’Henri Laborit dans le but d’en faire profiter gratuitement le plus grand nombre.

Ce penseur majeur du XXe siècle, multidisciplinaire, innovateur, provocateur et critique féroce de cette société productiviste n’avait pas sa porte d’entrée digne de ce nom dans ce XXIe siècle qui en aurait pourtant bien besoin. Beaucoup de choses sur lui traînent évidemment sur Internet, et ses livres constamment réédités et traduits continuent de faire leur œuvre. Mais comme me le confiait une bibliothécaire lors d’un passage aux Archives Laborit à Paris : « Demandez aux jeunes ici, personnes ne connaît Laborit ».

Or la lecture de ses bouquins m’avait aidé à comprendre bien des choses et à être mieux dans ma peau au début de la vingtaine. C’est cette opportunité que j’aimerais faciliter avec ce site et le projet de film qui vient avec.

Car un film en préparation sur des parcours qui ont croisé Laborit utilise également ce site comme vitrine. Une série de belles rencontres filmées à l’été 2012 dont j’aimerais commencer le montage dans les semaines qui viennent.

Le site web et le projet de film veulent donc montrer comment ces idées sont aujourd’hui incarnées et pourquoi, me semble-t-il, notre époque aurait grand intérêt à mieux les connaître.

Tout comme le film, le site est loin d’être complet et plusieurs sections seront améliorées et enrichies au cours des prochains mois, c’est-à-dire durant l’année 2015 qui marquera également le vingtième anniversaire du décès de Laborit en 1995.

Mais je me devais de sortir aujourd’hui le travail accompli jusqu’ici, question de me soulager d’une vieille dette que je traînais depuis une trentaine d’années…

BRUNO DUBUC

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