Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

17 mai 2017

Arte: Étudiants, l’avenir à crédit

http://www.arte.tv/fr/

ARTEplus7

Ajoutée le 15 mai 2017

http://www.arte.tv/fr/videos/060212-0…
Sous l’effet de la compétition internationale, les universités se transforment en de gigantesques entreprises. Une enquête aussi éclairante qu’inquiétante sur un phénomène émergent en Europe.

Compétitivité, marketing ou retour sur investissement sont des termes qui circulent désormais dans les couloirs feutrés des grandes universités. De Shanghai à New York en passant par Paris et Berlin, la transmission des connaissances devient une marchandise, dans le sillage de « l’économie du savoir », une doctrine érigée à la fin des années 1990 par les instances financières internationales – OCDE et Banque mondiale en tête. L’enseignement supérieur, reconnu comme un moteur de productivité et de croissance économique, doit se mettre au service du développement des pays. Victimes de ce nouveau système, les étudiants sont contraints d’investir pour apprendre. Ils s’acquittent de frais d’inscription de plus en plus élevés, et s’appauvrissent avant même d’entrer dans la vie active. Aux États-Unis, la dette étudiante a dépassé le coût du logement et de la santé, menaçant l’économie nationale. Les jeunes Européens suivront-ils la même voie ? Si certains pays d’Europe du Nord résistent à cette commercialisation du savoir, considérant l’éducation comme un acquis social, d’autres s’inspirent de plus en plus du modèle anglo-saxon. En France, les établissements les plus prestigieux, comme Sciences-Po et Paris-Dauphine, se sont déjà engagés sur le chemin du payant.
À bout de souffle
Étayé par des chiffres effarants, ce documentaire fouillé dresse un état des lieux de la mutation des universités du monde entier. Des États-Unis jusqu’à la Chine, nouvel eldorado de l’enseignement supérieur mondial, le réalisateur pointe les dérives de la marchandisation du savoir en partant à la rencontre d’étudiants étouffés par leurs crédits et terrifiés par l’avenir.

Documentaire de Jean-Robert Viallet (France, 2015, 1h24mn) ARTE F

Sur le même sujet:

28 février 2015

Arte: Puissante et incontrôlée: la troika

http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika#details-description

Une enquête édifiante sur la fameuse Troika FMI CE BCE qui dicte sa politique à l Union Européenne.

Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d urgence, il leur faut se soumettre aux exigences les fameux mémorandums de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les mesures d austérité qu elles ont imposées n ont jusqu à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parmementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter.

Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Au cours de ce passionnant travail d investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

Arte: Le bonheur au travail

Filed under: Actualité, burn out, Economie, Ethique, Management — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:17

https://www.youtube.com/watch?v=0hRtzDV12UQ

http://www.arte.tv/guide/fr/051637-000/le-bonheur-au-travail

Dans le marasme ambiant qui paralyse le monde du travail, certains chefs d’entreprise ont innové pour le bien-être de leurs salariés. Une démarche qui remet l’homme au centre de la production.
Qui, aujourd’hui, peut se vanter d’être heureux sur son lieu de travail ? Certainement pas les 31% de salariés « activement désengagés » – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu’à lutter contre les intérêts de cette dernière. Inspiré de l’armée, le modèle d’organisation du travail visant à contrôler l’ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, employeurs comme employés doivent s’accommoder d’un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable. Toutefois, au milieu de l’apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l’entreprise du futur.

Métro, boulot, bingo
Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées ».  Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d’une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité. Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés. Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber. Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d’organisation du travail. Une bouffée d’air frais bienvenue.

(France, 2014, 84mn) ARTE F

17 octobre 2014

Arte: Capitalisme : petit topo graphique

Filed under: Actualité, Economie, Enseignement, TV, vidéo — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:40

 

Capitalisme: http://info.arte.tv/fr/capitalisme

La série documentaire « Capitalisme »: http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone

Capitalisme : petit topo graphique : http://info.arte.tv/fr/capitalisme-petit-topo-graphique

Episode 1 : La préhistoire du capitalisme – ARTE :

 

Episode 2 : Smith, les moutons et le salariat – ARTE :

 

Episode 3: Ricardo, prophète du libre-échange – ARTE :

 

Episode 4: Marx, la recette de la lutte des classes – ARTE :

 

Épisode 5 : Keynes vs Hayek, le combat du siècle

Interventionnisme ou autorégulation ?

Épisode 6 : Ponanyi, la fin des civilisations

Karl Polanyi était un économiste hongrois avec de jolies lunettes rondes.

Arte sur You Tube: https://www.youtube.com/user/ARTE

6 avril 2014

Arte: La drôle d’histoire des banques françaises

Filed under: Actualité, Economie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:12

http://www.arte.tv/guide/fr/047584-000/la-drole-d-histoire-des-banques-francaises

mardi 01 avril à 22h25 (87 min)

Comment, du XVIIIe siècle à nos jours, les banques françaises ont réussi à se soustraire à toutes les règles pour générer le système actuel. S’appuyant sur des films d’archives et des séquences d’animation, le documentaire raconte l’histoire d’un éternel recommencement et d’un système qui s’emballe.

Absence de contrôle, spéculation à outrance et paradis fiscaux ont éloigné les banques de l’économie réelle et enclenché une crise sans précédent en 2008. Comment en est-on arrivé là ? Ce documentaire remonte jusqu’en 1714, date de l’introduction en France du billet de banque, puis du système des actions orchestré par John Law – un banquier britannique féru de mathématiques, qui fit fortune dans les jeux. Mais, déjà, une première bulle spéculative crée la panique ! En 1789, la dette de l’État atteint 80 % du PIB. Elle est effacée huit ans plus tard, ruinant les créanciers et suscitant la colère des bourgeois… Désireux de redonner confiance aux Français, Bonaparte crée en 1799 la Banque de France. Vingt familles parisiennes – dont les Rothschild – s’emparent de cette banque centrale. Vers 1865, pour financer la révolution industrielle, deux établissements sont créés pour collecter l’épargne dormante du grand public et drainer des investissements industriels à l’étranger, notamment vers la Russie : la Société générale et le Crédit lyonnais…

Les sirènes de l’ultralibéralisme

S’appuyant sur des films d’archives et des séquences d’animation, le documentaire raconte l’histoire d’un système qui s’emballe, notamment après la Première Guerre mondiale où l’inflation aboutit à la crise de 1929. Puis il décrypte comment, malgré un regain d’influence des tenants de la régulation de l’État après la Seconde Guerre mondiale, la banque cède aux sirènes de l’ultralibéralisme et à la confusion politico-financière.

Sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=ofrJot3ZQOw

12 février 2014

Arte: Les partenariats public privé : un marché de dupes ?

Filed under: Economie, Management, TV — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:06
 Les partenariats public-privé pour la réalisation d’infrastructures sont-ils un marché de dupes ?

Vidéo: http://tinyurl.com/ozrosb8

mardi 11 février à 22h35 (75 min) Rediffusé vendredi 21.02 à 9h00

http://www.arte.tv/guide/fr/049258-000/les-partenariats-public-prive-un-marche-de-dupes

 Pour leurs grands chantiers et leur mission de service public, les gouvernements européens et les exécutifs régionaux sont désormais confrontés à des restrictions budgétaires drastiques. D’où l’idée d’avoir recours à des entreprises privées pour assurer les prestations nécessaires. Les grandes banques d’investissement et les magnats du bâtiment sont les premiers à profiter de ces partenariats public-privé (PPP). Avec des concessions qui peuvent courir sur une période de trente ans, ceux-ci peuvent s’avérer au final fort coûteux pour les États, donc pour les contribuables. Or les négociations et les accords passés entre les deux parties restent secrets, ce qui, accusent nombre de parlementaires, constitue un grave déni de démocratie. L’ancien rédacteur en chef du Spiegel Stefan Aust et son collègue Thomas Ammann ont mené une investigation approfondie sur quatre projets contestables des deux côtés du Rhin. En France, ils ont enquêté sur la nouvelle Ligne ferroviaire à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui fait la part belle au groupe Vinci et sur la future cité judiciaire des Batignolles, à Paris, qui constitue pour le groupe Bouygues une aubaine. En Allemagne, ils s’intéressent au chantier de la Philharmonie de l’Elbe, à Hambourg, source de polémiques, et aux travaux pharaoniques entrepris sur un tronçon d’autoroute en Basse-Saxe. Un tableau documenté qui donne la parole aux partisans du système des PPP comme à ses détracteurs, à des commissaires aux comptes et à des responsables politiques.
Voir également sur le même sujet:

Lorsque État et Économie font des affaires http://future.arte.tv/fr/les-partenariats-public-prive

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