Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

11 mai 2018

L’île logique / N° 90 : le train du sommeil

Filed under: Actualité, art & culture, éducation, clowns, livres, Mathématiques, théatre — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 3:17

Bonjour,

après un hiver studieux, joyeux, pluvieux, mélodieux, gadouilleux, mélodieux, et encore pluvieux… que ma grand-mère,

L’île logique continue de promouvoir par le spectacle et les ateliers, le théâtre et clown de sciences fondamentales !

Aussi, n’hésitez pas à nous contacter pour quoi que ce soit !

De surcroît, L’île logique est heureuse de vous annoncer que :

– Nous proposons un nouveau spectacle, duo clownesque scientifique tout public : « Où ai-je ma tête ? » qui aborde les nouvelles découvertes sur le fonctionnement du cerveau, neurosciences et plasticité cérébrale au programme… sortie prévue vers l’été…

– Autre nouveauté : « Toi, émois« , interventions/spectacle clownesque pour les tous petits (3 mois à trois ans) : sons, mouvements, boules, cubes, noir et lumière, animaux, durées…

– L’île logique organise aussi un stage « théâtre et sciences » orienté clown et maths, pour les enseignants, les clowns, et les autres !! Les 8 et 9 Juillet 2018 en Bretagne (14h de stage) et il reste des places !

– Pour la rentrée prochaine ainsi qu’en début ou fin de semestre, nous proposons aux promos d’écoles d’ingénieur et aux universités, une création « intense » (24h sur 3 jours) d’un spectacle scientifique de et par les élèves. pour voir le programme autrement et souder la promo !

Plusieurs interventions prévues en 2018 :

– 24 mai : spectacle « Un océan de plastique » (Languidic, 56), sur la pollution des océans…

– 31 mai spectacle clownesque « Dé-pensons ! » (Lorient, 56), sur la pensée critique

– 4 juin à Strasbourg, ateliers théâtre et maths avec les étudiants de l’Université + spectacle clownesque « Galois Poincaré, mythes et maths »

– 4 juillet à Theix Noyalo (56), spectacle « Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche« , spectacle familial tout public.

– 8 et 9 juillet, stage théâtre et sciences, clown et maths, en Bretagne… il reste des places !

– 11 octobre, Toulouse, deux représentations du spectacle « Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche »

– 12 octobre, Dieppe, 2 représentations du spectacle « Un Océan de plastique« , sur la pollution des océans par le plastique, tout public (à confirmer)

– Du 20 au 23 octobre retrouvez L’île logique à Bordeaux au congrès de l’APMEP

– 23 octobre, Sanguinet, Spectacle « Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche » (à confirmer)

– 6 novembre, spectacle clownesque « Galois Poincaré mythes et maths » à Orléans.

– 10 novembre, Plescop (56), dernière création clownesque « Où ai-je ma tête ?« , sur les neurosciences.

Certains de ces spectacles ne sont pas ouverts au public, mais, à titre individuel, n’hésitez pas à me contacter si vous envisagez d’y venir !!

Enfin, à faire circuler sans modération :

– L’île logique co-organise la dixième édition du festival Clown hors Piste du 16 au 18 novembre prochain à Theix (56)

– Il nous reste encore des livres « A l’endroit de l’inversion« , petit essai en clownologie mathématique (préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander)

– Il nous reste des disponibilités pour la semaine des maths 2019 et la semaine de la science 2018, mais qui se réduisent…

– Et puis, si vous connaissez des gens riches pour co-produire une série audiovisuelle burlesque mais rigoureuse sur les mathématiques n’hésitez pas…

N°90 : le train du sommeil

Il faut prendre le train du sommeil.

Le train du sommeil, quand il est passé c’est qu’on l’a raté, on doit attendre le suivant.

Le train du sommeil, si on l’a pris, alors on ne lit pas ceci maintenant.

On ne peut lire cela que sur un quai, même si on dit bâille bâille…

Le train du sommeil, tu sais que tu l’as pris seulement quand tu en descends.

Un train de sommeil ça passe parfois au loin, on l’entend vaguement mais on n’a plus le temps de rejoindre la gare…

Comme si il y avait des gares…

Peut-on changer de wagon dans les trains de sommeil ?

Pause pipi, ça c’est une gare,

on change de rêve,

on repart à zéro

heure vingt trois,

ou Quatre heures sept.

Tout objet abandonné sera détruit

votre précédent rêve sera anéanti

cycles de sommeil et nombre de tours de bielle,

Je déraille,

jeu des rails,

J’ai raté un train de sommeil, alors j’écris ceci,

j’erre dans une gare vide,

et toi tu lis, sur un quai forcément,

faut-il un ticket ?

Je cherche une voie,

Tiens un bonnet rouge pour me renseigner…

Où s’échoue-t-on ? Sur une grève, c’est là qu’on survit,

grève, gravats, graviers et sable,

grève, pavés parfois…

cailloux roulés,

gravité, masse grave.

Grève, bateau, zone d’échouage,

cailloux roulés,

on peut dire plage.

Bref grève, et âge des choux.

Plus de train de sommeil.

Y a-t-il un dernier train ?

Prendre un train de sommeil en marche ?

Parfois, dans le train de banlieue, le train du sommeil passe tôt, le matin pour aller au boulot

L’allumeur de réverbère ne respecte plus la consigne

je dors éveillé,

d’or, mire….

insomnie, un somme nie

somme ? Nan, bulles.

Train fantôme, et wagon lit,

défilé onirique du paysage éthéré qui passe en bon ordre fou par les fenêtres embuées du train du sommeil

vaches qui paissent et passent,

les trains regardent passer les vaches…

Marcher sur la grève ?

Les grèves sont des chaussures, on marche dessus et c’est grâce à elles qu’on avance.

Des plages ? Au quai !

Prenons le train et dormons sur le quai…

Bises,
Cédric.
Dans le train du sommeil il y a toujours de la place… Au lit !

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29 avril 2018

Vaidas Šadeika: Lithuanian translation of « The Cat Inside » by William Burroughs

Filed under: Actualité, art & culture, Interzone, livres, musique, musique — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:05

Williamas S. Burroughsas. Ugnės Žilytės piešinys

Vaidas Šadeika est un traducteur lituanien, également musicien, et professeur d’anglais. Sa traduction du livre de William Burroughs, « The Cat Inside« , vient d’être publiée par ‘Literatura ir menas’ (Littérature et art), sous le titre « Katé viduje », en ligne à http://literaturairmenas.lt/2018-01-19-nr-3647/4443-vertimai/6757-william-s-burroughs-kate-viduje .

Autres traductions de Vaidas Šadeika

Demaskavimas by Michael Crichton,

Šamaniškos Egipto misterijos by Nicki Scully

33 karo strategijos by Robert Greene (Goodreads Author), Ovidijus Stokys (Translator), Rasa Jurevičienė (Translator), Vaidas Šadeika (Translator)

 Sur YouTube

– Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : « The Smile » de William Blake: http://www.youtube.com/watch?v=esSKPyZtmUo– Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rilke
http://www.youtube.com/watch?v=QWcacWumGsM&feature=related
Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rimbaud
http://www.youtube.com/watch?v=JJ-3WMU1kh0 

English

Vaidas Šadeika is a Lithuanian translator, also musician and English teacher. His translation of William Burroughs’ book, « The Cat Inside« , is now published by ‘Literatura ir menas’ (Literature and art), with thetitle « Katé viduje », on line at http://literaturairmenas.lt/2018-01-19-nr-3647/4443-vertimai/6757-william-s-burroughs-kate-viduje .

Other translations by Vaidas Šadeika

Demaskavimas by Michael Crichton,

Šamaniškos Egipto misterijos by Nicki Scully

33 karo strategijos by Robert Greene (Goodreads Author), Ovidijus Stokys (Translator), Rasa Jurevičienė (Translator), Vaidas Šadeika (Translator)

On YouTube

Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika
– Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : « The Smile » de William Blake: http://www.youtube.com/watch?v=esSKPyZtmUo– Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rilke
http://www.youtube.com/watch?v=QWcacWumGsM&feature=related
Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rimbaud
http://www.youtube.com/watch?v=JJ-3WMU1kh0 

16 avril 2018

Le Monde: Le philosophe iranien Daryush Shayegan est mort

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/03/26/le-philosophe-iranien-daryush-shayegan-est-mort_5276610_3382.html

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)

Connu en France pour ses dizaines d’ouvrages sur la poésie persane et le soufisme, le spécialiste des religions orientales est mort le 22 mars, à Téhéran, à l’âge de 83 ans.

İranlı filozof Daryush Shayegan, 83 yaşında hayatını kaybetti. Photo: © demokrathaber.org/

Daryush Shayegan, l’un des plus grands philosophes contemporains iraniens, connu en France pour ses dizaines d’ouvrages sur la poésie persane et le soufisme, est mort le 22 mars, à Téhéran, après presque deux mois passés dans le coma. Agé de 83 ans, ce spécialiste des religions orientales avait notamment rédigé des ouvrages remettant en cause la domination occidentale de la pensée philosophique et prônait dans ses premiers travaux une identité fondée sur les traditions et l’héritage culturel en Orient.

L’essayiste, né le 2 février 1935 à Téhéran d’un père iranien, d’ethnie turque, et d’une mère géorgienne, élevé par une nourrice russe et ensuite scolarisée dans une école française à Téhéran, a été dès l’enfance bercé dans une multitude de langues et de cultures. Des années plus tard, c’est ce même contexte qui le fait étudier les interactions entre cultures et civilisations.

A 15 ans, Daryush Shayegan part étudier au Royaume-Uni, puis en Suisse, et finalement en France, où il fait son doctorat en philosophie à la Sorbonne avec le grand professeur de philosophie islamique iranienne Henry Corbin (1903-1978). Spécialiste des religions et des écoles philosophiques de l’Inde à seulement 25 ans, Daryush Shayegan commence à dispenser des cours de sanskrit à l’université de Téhéran.

Dialogue des civilisations

Ses recherches sur l’islam et sa fréquentation des penseurs musulmans comme Muhammad Husayn at-Tabataba’i (1903-1981), renforce son regard critique : « S’abandonner face à l’Occident relève de l’ignorance vis-à-vis de ce dernier », disait-il. Son ouvrage « l’Asie face à l’Occident » (1977, non traduit) a eu un grand succès auprès de l’intelligentsia iranienne au cours des années qui ont mené à la révolution et au renversement du chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, en 1979, lequel était critiqué notamment pour sa proximité avec l’Occident.

Avant la révolution, Daryush Shayegan développe également l’idée du dialogue des civilisations et devient le directeur du Centre iranien pour l’étude des civilisations à l’université de Téhéran, parrainé par la reine Farah. Deux décennies plus tard, en 1997, c’est cette même idée que reprend le président réformateur Khatami, valant à ce dernier une notoriété et un prestige universels. En 2009, les deux hommes reçoivent, au Danemark, le Prix du dialogue global qui célèbre les personnages tentant de « préserver la paix dans les conditions de la diversité culturelle et dans un climat de tensions géopolitiques de plus en plus accrues ».

Après la révolution qui a vu naître la République islamique, Daryush Shayegan quitte l’Iran et choisit la France, pays avec lequel il a entretenu des liens étroits durant toute sa vie. Après douze ans d’exil volontaire, en 1991, le penseur retourne vivre en Iran, où, avec quelques amis, il fonde la maison d’édition Farzan Rouz, publiant quelques 350 titres en philosophie et en littérature.

Une position critique

Sa « vénération quasi religieuse pour la langue persane », selon ses propres mots, partagée par beaucoup d’Iraniens, l’a poussé à consacrer un ouvrage, L’Ame poétique persane (Albin Michel, 2017), à cinq éminents poètes iraniens, dont Ferdowsi, l’auteur du Livre des Rois, Omar Khayyam, qui chérissait tant l’instant présent, et Rumi, l’un des plus grands mystiques de tous les temps.

Daryush Shayegan a toujours gardé une position critique face aux penseurs et intellectuels iraniens qui, selon lui, « ont été devancés par le peuple ». « La mentalité iranienne, expliquait-il dans un entretien accordé au quotidien iranien Shargh, en 2012, est toujours emprisonnée de ses légendes (…) et les grands penseurs iraniens restent, même aujourd’hui, les poètes iraniens, le plus récent étant Hafez, qui a vécu il y a sept siècles. C’est bien pour cela que nous [les Iraniens] ne pensons pas librement. »

Daryush Shayegan se disait « sans engagement envers toute idéologie politique », mais ces dernières années, il a critiqué de plus en plus ouvertement le système politique fermé de la République islamique d’Iran. Quant à la société iranienne, « elle est déjà dans une situation post-islamique », disait-il dans un entretien au Financial Times en 2015. « La jeune génération a accepté la réalité des identités plurielles, ajoutait-il. Quand je leur parle, ils disent : Nous sommes occidentaux et nous sommes persans.” »

Le seul souhait de ce philosophe, décoré en 2011 par la grande médaille de la francophonie de l’Académie française, a été que sa patrie s’ouvre au monde. « J’aime l’Iran et je pense que notre peuple mérite un changement », avait précisé Daryush Shayegan dans un entretien accordé au mensuel iranien Andisheh Pouya, en 2014.

 – Articles sur Daryush Shayegan

Daryush Shayegan, philosophe sans frontières https://www.scienceshumaines.com/daryush-shayegan-philosophe-sans-frontieres_fr_29181.html

Daryush Shayegan: la poésie, ultime quête du philosophe https://www.mediapart.fr/journal/international/240318/daryush-shayegan-la-poesie-ultime-quete-du-philosophe

Daryush Shayegan raconte le prestige et l’omniprésence de la poésie en Iran http://www.rfi.fr/hebdo/20180309-daryush-shayegan-raconte-prestige-omnipresence-poesie-iran

Extraits d’ouvrages

« Le regard mutilé: Schizophrénie culturelle: pays traditionnels face à la modernité »

La lumière vient de l’Occident

19 février 2018

François Darnaudet: Le Papyrus de Venise

Filed under: Actualité, art & culture, Interzone, livres, polar — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:30

LE PAPYRUS DE VENISE Format Kindle

Voici ma meilleur vente en numérique : environ 2 200 ventes sur Amazon à comparer avec les 1000 exemplaires de la version papier chez Nestiveqnen. C’est le livre qui a été le plus encensé et le plus conchié de mon oeuvrette. Mais j’ai adoré l’écrire, je m’en fous. Il y avait Venise, l’Atlantide, Lautréamont, Custer, un Minotaure etc. La moyenne de 3 étoiles est obtenue grâce à un grand nombre de 1 et de 5. Bref, c’est le seul de mes romans à avoir déclenché ces réactions aussi opposées. Mais 3200 ventes (2200 + 1000) à l’arrivée. Pour un roman fantastique et aussi disjoncté…
#Amazon

Quel lien mystérieux unit les chasseurs de dinosaures du dix-neuvième siècle, la mort du poète Lautréamont en plein siège de Paris, le massacre du lieutenant-colonel Custer près de Little Bighorn, la Dame d’Elche, l’effondrement du Campanile de Venise, le disque de Phaïstos, le philosophe Platon et Venise, l’immortelle Venise ?
« L’Atlantide ! » répond un curieux personnage vivant sur l’île de Burano et qui dit s’être appelé Jacques Bergier dans une précédente vie.
La réédition en numérique du célèbre « Le papyrus de Venise ».

Le papyrus de Venise Broché – 16 novembre 2006

Et la version papier… J’aime les deux illustrations. Celle du numérique par Elric Dufau est charmante et reposante. Celle de Pierre Massine en papier est plus tourmentée. Venise, ma chère Venise dans les deux couves.
#Amazon 

François Darnaudet https://www.facebook.com/francois.darnaudet

30 janvier 2018

François Darnaudet et Elric Dufau au festival de la BD d’Angoulême

Filed under: Actualité, art & culture, bande dessinée, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:21

https://www.facebook.com/francois.darnaudet

Dédicace réussie à la librairie Cosmopolite d’Angoulême, samedi matin. Elric fait désormais des dessins en couleurs qui en jettent méchamment. On a bossé 1h et demie sans s’arrêter. Polo Chon et Caroline étaient contents !

BD de François Darnaudet et Elric Dufau

13 janvier 2018

AD Winans: On My 82nd Birthday

Filed under: Actualité, beat, livres, Poésie — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:11

Today I turn 82 and am making some early decisions in regard to poetry. I have been writing and publishing poetry for 55 years and as I have often said, “My poetry and my life are one and the same, they can’t be separated. With this said, I am making some decisions regarding poetry in 2018 and beyond.

I have given countless poetry readings over the many decades, but beginning this year I plan on giving just one paid reading a year.

It has become harder getting to poetry readings of others and I don’t drive at night anymore, so to my friends, do not feel slighted if I am not at a poetry reading you are giving. I may make an occasional exception if the reading is during the day and not far from where I live.

I’ll be primarily submitting work to a handful of print journals that I have a long-standing relationship with although I am always open to sending a poem when asked for one.

As many of you know, I had a bilingual book of poems published in Germany in December 2017 as well as a book on Charles Bukowski published in Turkey. I just completed a book of Selected Poems that will be published in Turkey next year.

For the remainder of the year I’ll be putting together a book of love poems for publication in the UK and concentrating on the last of the Crazy John Poems series.   This will give me 65 published books and chapbooks of poetry and prose. This is my last planned book.   I may still write an occasional poem when inspired to do so, but have published everything I want to publish in book form.

The exception is compilation of works already done for publication by my friends in Turkey, Germany, and the UK.

I never expected to live this long. It has been a wild and rewarding ride. The noted authors and musicians I have met are amazing and the number of loyal friends I have is deeply appreciated.

In friendship for 2018 and beyond.

A.D. Winans

https://www.facebook.com/AD.Winans

http://www.adwinans.com/

https://www.emptymirrorbooks.com/beat/winans

29 décembre 2017

L’Obs: « L’Europe a construit sa domination en écrivant l’histoire des autres »

https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20171222.OBS9679/l-europe-a-construit-sa-domination-en-ecrivant-l-histoire-des-autres.html

L’écriture de l’Histoire a été au cœur du processus de globalisation dès le XVIe siècle, explique Serge Gruzinski. Entretien.

Par

BibliObs. Le XVIe siècle, écrivez-vous dans «la Machine à remonter le temps», est un tournant dans la façon dont on raconte l’histoire du monde. Pourquoi?

Serge Gruzinski. Il y a au XVIe siècle, avec la découverte du Nouveau Monde par les Espagnols, un mouvement inédit de connexion entre les différents continents. Les hommes, les choses, les idées et les croyances se mettent à circuler pour la première fois à une échelle planétaire. Les hommes commencent à penser en des termes globaux et non plus seulement locaux, régionaux ou nationaux. C’est ce que j’appelle l’apparition d’une «conscience monde», et le début du monde dans lequel nous vivons toujours aujourd’hui.

Dans ce livre, j’ai voulu souligner à quel point l’écriture de l’Histoire a été au cœur de cette dynamique de globalisation. Car pour dominer des sociétés jusque-là inconnues, les Espagnols ne se sont pas contentés de les conquérir militairement. Ils ont également décidé de fabriquer le passé des populations indigènes. Ils ont construit leur domination en écrivant l’histoire des autres. Un processus d’homogénéisation de l’espace et du temps s’est alors enclenché.

Comment, concrètement, les Européens procèdent-ils pour imposer cette écriture de l’histoire et leur conception du temps?

La Couronne espagnole a très rapidement compris que le pouvoir était intimement lié au savoir. Au lendemain de la Conquête du Mexique, aux alentours de 1530, elle a donc commencé par faire appel à des religieux pour qu’ils recueillent des informations sur les populations locales. Le but: tirer profit au maximum du Nouveau Monde. Des connaissances économiques ont d’abord été collectées pour déterminer ce qu’il était possible d’exploiter.

Puis les Espagnols se sont attelés à écrire l’histoire de ces peuples en capturant les mémoires locales et en les rattachant au patrimoine antique et médiéval de la chrétienté. Un de ces historiens espagnols, le missionnaire Motolinia, établit par exemple de nombreux parallèles entre les plaies d’Egypte et la Conquête du Nouveau Monde ou entre la destruction de Jérusalem, la ville sainte, et celle de Mexico, pour intégrer la Conquête au grand récit biblique.

C’est une rupture fondamentale : pour la première fois, les Espagnols se mettent à écrire l’histoire des autres. Cette entreprise de synchronisation des terres conquises avec la chrétienté européenne a été poursuivie ensuite par les autres puissances coloniales dans d’autres territoires, et a fini par gagner la planète entière.

En quoi ces bouleversements ont-ils constitué un choc pour les populations indigènes?

En écrivant l’histoire, les Européens n’ont pas fait que réécrire le passé comme on réécrit des programmes scolaires. Ils ont imposé une histoire façonnée par le christianisme et donc introduit une nouvelle matrice, de nouveaux modes de pensée.

Les Espagnols ont fait entrer les Indiens dans une chronologie qui est celle du calendrier chrétien, avec un passé qui commence en l’an 0, et une conception du temps qui se découpe entre passé-présent-futur. Les Européens ont obligé les Indiens à penser leur monde à travers leurs «lunettes», ils ont marginalisé les modes d’expression indigènes, ils ont domestiqué leurs imaginaires. L’un des piliers de ce processus d’occidentalisation du monde est la cristallisation de la parole sous la forme du livre. La suprématie de l’écrit a bouleversé l’imaginaire jusque-là prédominant.

Ce qui se joue est symboliquement et intellectuellement très violent. En imposant un cadre de pensée, les Européens ont colonisé ces populations définitivement. Ils ont aboli leur monde. Dès lors, ces autres peuples ne pouvaient plus se regarder que dans le miroir de l’Occident: ils ont été sommés d’imiter le modèle européen.

Ces populations locales ont-elles essayé de résister à cette entreprise d’homogénéisation?

Les élites indiennes ne sont pas restées passives. Elles ont cherché autant que possible à valoriser leurs propres cultures, en défendant, par exemple, l’idée qu’elles n’étaient pas «idolâtres». La colonisation des mémoires par les Espagnols ne s’est par ailleurs pas exercée sous la forme d’une méconnaissance ou d’une indifférence aux traditions indigènes. Les Espagnols se sont vraiment intéressés aux récits des populations locales. Reste que les matériaux livrés par les élites indiennes n’ont cessé d’être remaniés et interprétés selon les schémas de pensées européens.

Sur le long terme, il est intéressant de noter qu’en Amérique, en Asie et en Afrique, les «outils» imposés par les Européens se sont retournés bien plus tard contre eux. Les mouvements nationalistes qui ont émergé à travers le monde au XIXe siècle, en Chine ou Inde en particulier, ont utilisé des modes de pensées propagées par l’Europe pour justifier leur émancipation du joug occidental et/ou colonial. L’exemple le plus radical, c’est Mao en Chine, qui s’est approprié le marxisme, une doctrine venue d’Europe, pour à son tour réécrire le passé de son pays.

En quoi cette dynamique de globalisation a-t-elle durablement façonné le monde?

La globalisation, c’est lorsque quelque chose se diffuse à travers le monde et écrase tout sur son passage. Le XVIe siècle est à ce titre un véritable tournant: une histoire écrite depuis l’Europe, dont le point de vue est européen et chrétien, s’impose à des milliers de kilomètres de ce continent. C’est un processus d’une puissance folle, dont on peut percevoir l’impact encore aujourd’hui. Cinq siècles ont passé mais, depuis cette époque, une grande partie du monde écrit toujours le passé d’une même façon, une façon  européenne. Dans un manuel scolaire japonais, par exemple, l’enseignement de l’histoire démarre avec les Égyptiens, comme en Europe !

Les Espagnols ont réussi à faire vivre plusieurs continents à la même heure, au même rythme, selon les mêmes modes de vie et de pensée, et ils ont insérés différents peuples dans une même histoire. En tant qu’Européen, nous avons tendance à considérer cela comme un fait «naturel» alors que ça ne l’est pas.

L’Europe est-elle encore aujourd’hui le moteur de ce processus de mondialisation, qu’elle a amorcé au XVIe siècle?

Après l’Espagne, qui a été moteur de cette mondialisation au XVIe siècle, les puissances anglaises et françaises ont pris le relais aux XVIIe-XVIIIe siècle. Mais depuis la Première Guerre mondiale, nous sommes entrés dans une crise de la domination européenne. L’Europe a peu à peu perdu le leadership moral – avec la Shoah – puis le leadership économique et technologique. Le déclin européen n’est pas récent, il a commencé il y un siècle! Le véritable moteur de la mondialisation, maintenant, c’est évidemment la Chine.

Vous vous inscrivez depuis plusieurs années dans une approche «globale» de l’histoire, qui s’efforce d’insérer l’histoire nationale dans un cadre bien plus large. Comment percevez-vous certaines critiques, qui y voient une culture de la repentance?

Faire de l’histoire «globale», ce n’est pas faire acte de repentance. Faire de l’histoire «globale», c’est avoir un regard critique sur l’histoire telle qu’elle a été écrite pendant des siècles, une histoire eurocentrée, fondamentalement liée à la chrétienté et construite sur un biais colonial. C’est prendre conscience que notre histoire n’est pas neutre, qu’elle a été imposée à plusieurs peuples, et qu’il importe donc de prendre quelques distances vis-à-vis d’elle.

La mondialisation est un phénomène très ancien, vieux de cinq siècles. Ce qui me frappe, c’est de constater à quel point, encore aujourd’hui, nos schémas mentaux font que l’on reste très ignorants de l’étranger et du lointain, et très rétifs à s’y intéresser. D’une certaine façon, nous pensons encore comme au XVe siècle, avant la découverte de l’Amérique, comme s’il ne s’était rien passé depuis, et comme si l’échelle nationale restait la plus pertinente pour comprendre le monde.

Les débats sur l’histoire, comme enseignement ou non du «roman national», sont donc dépassés ?

Je le crois. Les médias accordent bien trop d’attention à ce type de débats, qui n’ont pas vraiment d’intérêt. Dans une société comme la nôtre, qui a vu arriver des populations venues d’ailleurs, comment peut-on envisager de ne s’intéresser en 2017 qu’à l’histoire hexagonale? La diversité des populations européennes exige un enseignement de l’histoire qui ne soit pas seulement cantonné aux frontières de la France.

Propos recueillis par Sébastien Billard

La Machine à remonter le temps:
comment l’Europe s’est mise à écrire l’histoire du monde,
par Serge Gruzinski,
Fayard, 368 p., 21,90 euros.

A D Winans: Charles Bukovski ve Yeraltı Devrimi

Filed under: Actualité, beat, Edition, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:49
The Turkish translation of my book TheHoly Grail: Charles Bukokwski and the Second Coming Revolution is completed and will shortly see publication. The book is 296 pages
(in Turkish only) and will be published in an edition of 2000 copies. Over the last ten years, 20 poems of mine (and an essay on the San Francisco Beat Scene) have been published in Turkey. The publisher, translator and I will be working on a compilation of my poems next year and I’m hoping for a bilingual edition. Very pleased to have a book of mine done is this large an edition.
http://www.rob389.com/charles-bukovski-ve-yeralti-devrimi-a-d-winans/dp/en/11/9786059486385 
 A D Winans

30 novembre 2017

Lenka Lente: Au courrier : Du piano-épave / The Well-Weathered Piano de Ross Bolleter !

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:15

parution à paraître déjà paru

ROSS BOLLETER

DU PIANO-ÉPAVE

THE WELL WEATHERED PIANO

LENKA LENTE – 26 OCTOBRE 2017
LIVRE FRANÇAIS / ENGLISH
234 PAGES
15 X 19,5 CM
ISBN : 979-10-94601-17-4
20 EUROS
 
 
http://www.lenkalente.com/product/du-piano-epave-de-ross-bolleter
LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

José Altimiras, Etienne Rouziès: UN TICKET POUR UN TRAM

Filed under: Actualité, bande dessinée, Edition, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:57

VOIX éditions

http://www.voixeditions.com

 José a encore sévi, à travers cette BD dans laquelle il nous fait voyager à bord du tram dans le Perpignan de la deuxième moitié du XXème siècle. Ce circuit touristique est commenté, sous la plume d’Etienne Rouziès, par deux voyageurs dont je me garderai de vous dévoiler l’identité. Vous la découvrirez à travers cet album, publié par Richard Meier chez Voix Editions http://www.voixeditions.com/.
D’autres BD de José Altimiras chez Interzone Editions:
Le Taxidermiste (versions française, anglaise et néerlandaise), textes de François Darnaudet, adapté du roman Le Taxidermiste (François Darnaudet & Thierry Daurel),
Central Hôtel, texte de Guy Marcenac, d’après le roman Les  Clients du Central Hôtel, d’André Héléna.
I. Aubert-Baudron

Un ticket pour un tram – José Altimiras, Etienne Rouziès

Un ticket pour un tram – Quatrième de couverture

15 juillet 2017

Eloge de la suite: Que lisent les scientifiques…

Filed under: Actualité, biologie, Littérature, livres, radio, Sciences — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:10

En cette période de vacances, pour moi comme pour vous, je me contenterai de porter à votre attention cette semaine une vieille émission animée par Michel Polac en 1969 et consacrée aux rapports des scientifiques avec la littérature. Intitulée « Que lisent les scientifiques ? », on y retrouve des entrevues avec des astronomes, un physiologiste et Henri Laborit présenté comme médecin biologiste.

L’émission est sur le site de l’INA dont j’ai déjà porté à votre attention les nombreux documents audio-visuels sur Laborit. On peut y visionner gratuitement les 6 premières minutes (où ne figure pas Laborit), et l’ensemble de l’émission de 1h05 pour 3 Euros (la section sur Laborit est de la 35e à la 49e minute).

Suite de l’article dans l’Eloge de la suite: http://www.elogedelasuite.net/?p=3622

6 juillet 2017

Lenka Lente: Dernier message avant septembre : Billy & Betty, le son du grisli #2, Jazz en 150 figures et l’état des stocks !

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:39
LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

France Culture: Avoir raison avec George Orwell par Brice Couturier

Filed under: Actualité, France culture, linguistique, livres, Management, Politique, sémantique — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:01

https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-george-orwell 

À partir de 1935, la question de la « décence commune » apparaît souvent sous la plume de George Orwell lorsqu’il évoque le peuple anglais, opposant les…

Réécouter Orwell et la décence ordinaire, avec Bruce Bégout

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=a94d25aa-5db0-4a25-940c-eb98881f1041

03.07.2017 30min
Comment la littérature peut-elle transmettre des vérités ? Quels moyens le roman, l’essai, l’article de revue peuvent-ils opposer au mensonge ? Et surtout…
Peut-on dire la vérité en littérature ? avec Jean-Jacques Rosat

Réécouter Peut-on dire la vérité en littérature ? avec Jean-Jacques Rosat

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=0f58a0a4-bde0-4032-bcb8-2a0db048a09f

04.07.2017 29min  

Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-george-orwell/orwell-fait-il-lobjet-dun-detournement-politique-avec

Politiquement, George Orwell était un homme résolument de gauche. Sa pensée et ses interrogations se retrouvent aujourd’hui au coeur de réflexions politiquement…
Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

Réécouter Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=2962dac1-266e-4104-ab7f-cfddc7a4378e

05.07.2017 29min

La novlangue, instrument de destruction intellectuelle, avec Françoise Thom et Jean-Jacques Rosat

https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-george-orwell/la-novlangue-instrument-de-destruction-intellectuelle-avec

George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement…
La novlangue, instrument de destruction intellectuelle, avec Françoise Thom et Jean-Jacques Rosat

Réécouter La novlangue, instrument de destruction intellectuelle, avec Françoise Thom et Jean-Jacques Rosat

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=9639745c-38b9-4e85-9982-f3bd81b9141e       

06.07.2017 29min

 

5 juillet 2017

La Vie des Idées: trois articles pour comprendre le « nouveau management public »

Filed under: Actualité, cadres de santé, fonction publique, hôpital, livres, Management, santé — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:30
Trois articles qui permettent de comprendre l’origine et l’évolution du management adopté depuis les années quatre-vingt dans les services publics, et dont les contenus se recoupent et se complètent. Bien qu’il soit ici question de la santé, le même management a été appliqué dans l’ensemble des services publics.

Le prix de l’hôpital

http://www.laviedesidees.fr/Le-prix-de-l-hopital.html

À propos de : P.-A. Juven, Une santé qui compte ? Les coûts et les tarifs controversés de l’hôpital public, PUF

 Dernière née des réformes du financement de l’hôpital public, la tarification à l’activité confirme le tournant gestionnaire des politiques de santé : de cas pathologique, le patient est transformé en coût. Au prix d’un éloignement croissant entre les personnels hospitaliers, les malades, et l’État.

La réforme de l’hôpital public

http://www.laviedesidees.fr/La-reforme-de-l-hopital-public.html

Un management sans ménagement

par Jean-Paul Domin , le 5 avril 2016

 Les réformes de l’hôpital public menées depuis trente ans s’inscrivent toutes dans la lignée du nouveau management public qui vise à faire de lui une entreprise comme les autres, au mépris de son histoire et des valeurs portées par ses agents.

The New Public Management

http://www.booksandideas.net/The-New-Public-Management.html

Three Decades of Failure

by Hugh Pemberton , 22 June

Has the New Public Management made the state of the United Kingdom more efficient and less costly? Christopher Hood and Ruth Dixon answer negatively on both counts. As such, difficult but necessary comparisons must be drawn to further the scope of these devastating conclusions.

Sur le même sujet, vu de la base:

Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé

Du côté des forces de l’ordre :

SOS détresse policiers 

Offensive sécuritaire: Que fait (vraiment) la police ? : France Culture: Contre-expertise 

Le mouvement policier, la GRH et le peuple

Le Forum Gendarmes et Citoyens 

APNM GendXXI

Les amis du Blog Police & Réalités

25 juin 2017

Lenka Lente: A paraître : Billy & Betty (Nurse With Wound’s Advice !)

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:38

 

parution à paraître déjà paru

TWIGGS JAMESON

BILLY & BETTY
LENKA LENTE – 15 JUILLET 2017
LIVRE
220 PAGES
12,5 X 19 CM
ISBN : 979-10-94601-16-7
14 EUROS (PORT OFFERT)

L’un des livres de chevet de Steven Stapleton enfin réédité en français !

Édition d’après la traduction de Jean-François. Avec onze illustrations originales de Bélom.

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DERNIERS EXEMPLAIRES DISPONIBLES :

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

17 juin 2017

Guillaume Belhomme: Parutions : le son du grisli #2 & Jazz en 150 figures

Filed under: Actualité, Edition, livres, musique — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:19

LE SON DU GRISLI #2

DAVID TOOP
JOHN STEVENS
BERTRAND DENZLER
PIERO MANZONI
MICHEL HENRITZI
IGNAZ SCHICK
ARTHUR DOYLE
+ 60 CHRONIQUES

http://www.lenkalente.com/product/le-son-du-grisli-2-revue

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JAZZ EN 150 FIGURES

150 PORTRAITS DE MUSICIENS DE JAZZ
750 CHRONIQUES
ILLUSTRATIONS EN COULEURS
380 PAGES
http://www.lenkalente.com/product/chez-d-autres-editeurs

Image of Chez d'autres éditeurs

16 juin 2017

Libération: Chomsky, les mots du pouvoir

Filed under: Actualité, art & culture, Edition, linguistique, Littérature, livres, logique, stratégie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:57

http://next.liberation.fr/livres/2017/05/10/chomsky-les-mots-du-pouvoir_1568633

Par Robert Maggiori 10 mai 2017 à 18:06

Père de la linguistique moderne, inlassable activiste et pourfendeur du néolibéralisme, le penseur américain réunit trente ans d’écrits politiques et prises de position contre l’endoctrinement étatique.

Noam Chomsky, en novembre à Paris. Photo Edouard Caupeil. Pasco

Chomsky, trente ans de regards sur le pouvoir

On peut admettre que le déterminisme familial existe, peu ou prou, et que, parfois, il fait assez bien les choses. William (Zev) Chomsky, pour éviter d’être enrôlé dans les armées tsaristes, fuit la Russie en 1913 et émigre aux Etats-Unis. C’est un homme de culture et de science, un pédagogue, qui consacre ses recherches à l’hébraïsme et à la langue hébraïque médiévale. Elsie Simonofsky est née en 1903 à Bobruisk, près de Minsk, aujourd’hui capitale de la République de Biélorussie. Elle a juste 1 an lorsqu’elle arrive avec sa famille à New York. Elle est professeure au Gratz College de Melrose Park, Pennsylvanie, l’institution d’éducation juive la plus prestigieuse, dont, chargée de la formation des maîtres, elle est l’une des figures majeures.

Mariés, William et Elsie travaillent ensemble à l’école Mikveh Israel puis au Gratz College. William écrit beaucoup, publie de nombreux ouvrages, dont Hebrew, the Eternal Language (1957), et acquiert une telle notoriété intellectuelle qu’à sa mort, en 1977, le New York Times le salue comme «l’un des tout premiers grammairiens de l’hébreu du monde». Elsie préfère rester dans l’ombre, y compris celle de son mari : elle est plus austère que lui, mais beaucoup plus engagée dans l’activité militante et les luttes sociales.

Avram Noam Chomsky naît à Philadelphie le 7 décembre 1928. Les voies qui s’ouvrent devant lui sont déjà tracées : il sera linguiste, sous l’influence de son père, activiste politique sous celle de sa mère. Pas n’importe quel linguiste : l’un des pères de la linguistique moderne. Pas n’importe quel militant : l’homme de tous les combats, intellectuels, sociaux, éthiques, économiques, écologiques, qui inlassablement analyse les mécanismes par lesquels l’Etat et ses appareils idéologiques «persuadent» le peuple dans le sens qui leur sied et contournent le droit national et international. Comprendre le pouvoir est une sorte de somme dans laquelle Noam Chomsky a regroupé ses textes, interventions, conférences, discussions, interviews, séminaires, s’étendant sur près d’une trentaine d’années et couvrant un très large «éventail de sujets», du fonctionnement des organes de presse modernes jusqu’à la globalisation, les systèmes d’éducation, les crises environnementales, la fonction des complexes militaro-industriels, les stratégies militantes sur le terrain et dans le cyberespace, le marxisme, le fanatisme religieux, la question animale, le colonialisme culturel américain, les droits civils, la pauvreté, le charlatanisme intellectuel ou les théories du complot.

«Travail coopératif»

C’est en 1945 qu’il entre à l’université de Pennsylvanie, pour faire des études de philosophie et de mathématiques. Ce qu’il y vit ne le satisfait guère. Il retrouve dans l’enseignement universitaire le même académisme qu’il avait détesté dans le secondaire. Il est tenté de tout laisser tomber et de partir en Palestine, travailler dans un kibboutz. Avant que naisse l’Etat d’Israël (mai 1948), il n’était pas favorable à la division de la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe, craignant que le partage des territoires n’ait pour conséquence de marginaliser, sur la base de la religion, la partie de la population la plus opprimée et la plus pauvre. Il estimait souhaitable d’unir les populations en vertu de principes socialistes, dont le «travail coopératif», et selon le modèle de société décrit par George Orwell dans Hommage à la Catalogne. Il restera toujours fidèle à cette idée, aux principes libertaires qui «animaient la Barcelone révolutionnaire de la fin des années 30». Cependant, à l’université, il rencontre d’une part Carol Doris Schatz, linguiste, pédagogue, spécialiste de l’acquisition du langage chez l’enfant, qui deviendra sa femme, et le professeur d’origine ukrainienne Zellig S. Harris, qui venait de créer le premier département de linguistique dans une université américaine : c’est lui qui le convainc de persévérer dans l’étude des langues. Ainsi il obtient son doctorat et commence en 1955 à enseigner au MIT, le célèbre Massachusetts Institute of Technology, où, onze ans plus tard, il obtient la chaire de linguistique et langues modernes.

On sait qu’en tant que théoricien, Chomsky, à partir des Structures syntaxiques publiées en 1957 (traduites en français en 1969), a élaboré une «grammaire générative transformationnelle» qui, par l’explication des lois régissant la production du langage, a bouleversé totalement la linguistique du XXe siècle – on parle de «révolution chomskyenne» – et par cet apport a fécondé la philosophie, la logique, les mathématiques, la psychologie, la neurobiologie, les théories de l’information, les sciences cognitives. On pourrait légitimement penser que c’est par le prestige acquis grâce à son travail sur les sciences du langage que son activité politique a été popularisée et qu’il est devenu, depuis la guerre du Vietnam jusqu’à «Occupy Wall Street», le héraut de la gauche radicale américaine et internationale.

Brouillage des faits

Comprendre le pouvoir fait apparaître une autre hypothèse : Chomsky a sans doute inventé une nouvelle figure de l’«intellectuel engagé» qui se distingue de celles qu’ont incarnées Sartre, Bertrand Russell, Pasolini, Foucault, Bourdieu ou Eric Hobsbawm : l’«intellectuel informateur», pourrait-on hasarder. D’un point de vue général, le Chomsky politique focalise sa critique sur le néolibéralisme, responsable des plus grands désastres sociaux, de la perte du «contrôle populaire des institutions de la société», de la soumission des Etats aux puissances financières, et de l’accroissement considérable de l’inégalité entre riches et pauvres. A la base de sa philosophie politique, il y a l’idée que tous les êtres humains sont animés par une commune aspiration à la liberté, à l’égalité, au respect, étouffée par un système de pouvoir séculaire qui emprunte les formes de production capitaliste non pour le bien de la communauté mais pour se reproduire lui-même et préserver sa domination.

Pour combattre ce système, le professeur émérite ne se contente pas de rester au niveau des principes philosophiques ou de la morale (indignation), mais amasse le maximum d’informations factuelles, économiques, techniques, militaires, culturelles, qui, synthétisées de façon rationnelle, mettent à nu la «grammaire» du pouvoir, et en révèlent les forfaitures. Dès lors, cela devient l’«affaire des gens» que d’«échapper à l’endoctrinement», que de vouloir ou non changer les choses, devenir promoteurs de leur propre histoire et gouverner leurs destins. «On ne peut pas commencer en disant : « Bon, on va renverser les multinationales. » Parce que là, tout de suite, c’est simplement hors de notre portée. Alors il faut commencer par se dire : « Bon, voilà où en est le monde, qu’est-ce qu’on peut faire pour commencer ? » Eh bien on peut commencer par des choses qui vont faire mieux comprendre aux gens ce qu’est la véritable source de pouvoir et ce qu’ils peuvent réaliser s’ils se lancent dans l’activisme politique. Une fois qu’on a démêlé le vrai du faux, on monte des organisations. On travaille aux choses qui en valent la peine. S’il s’agit de prendre en main votre communauté, faites-le. Si cela signifie gagner plus d’autonomie dans votre travail, faites-le. S’il s’agit d’organiser la solidarité, faites-le. S’il s’agit de s’occuper des sans-abri, faites-le.»

Etant donné la large période considérée, on trouvera dans Comprendre le pouvoir nombre d’analyses, sur la guerre du Vietnam, «les Etats-Unis et Pol Pot», le Watergate, la guerre froide, les accords d’Oslo ou «Ronald Reagan et le futur de la démocratie», qui peuvent sembler datées ou relever désormais du travail des historiens. De même, ce qu’on y lit à propos des institutions académiques ou de la fonction des universités, de la collusion entre les intellectuels, les hommes politiques et la presse pour masquer les stratégies de protection de leur pouvoir (afin de maintenir les «gens» hors jeu), apparaît un peu simple aujourd’hui, à l’heure de la «post-vérité» et des fake news. Certaines réflexions sont même irritantes, qui malignement intègrent aux procédures de brouillage des faits le prétendu «charlatanisme» de philosophies que Chomsky juge insuffisamment «scientifiques» ou indécidables : «Quand j’entends des mots comme « dialectique » ou « herméneutique » et toutes sortes de choses prétendument profondes, alors, comme Goering, « je sors mon revolver » […] Mais si, par exemple, je lis Russell ou la philosophie analytique, ou encore Wittgenstein, il me semble que je peux comprendre ce qu’ils disent et pourquoi cela me paraît faux, comme c’est souvent le cas. Par contre quand je lis Derrida, Lacan, Althusser ou l’un de ceux-là, je ne comprends pas. C’est comme si les mots défilaient sous mes yeux : je ne suis pas leurs argumentations, je ne vois pas d’arguments, tout ce qui ressemble à une description de faits me semble faux. Alors peut-être qu’il me manque un gène ou je ne sais quoi, c’est possible. Mais ce que je crois vraiment, c’est qu’il s’agit de charlatanisme.»

«Organiser la mobilisation»

Ce que le linguiste américain dit du contrôle social, en prenant acte de la progressive disparition des modes de «représentation» traditionnels, syndicaux ou politiques, semble au contraire d’une grande actualité. Il critique en effet le socialisme autoritaire, les types de gouvernements «éclairés» et les autres organisations constituées qui croient pouvoir dicter aux citoyens les modes de vie pour lesquels ils devraient opter et, de fait, les privent de toute initiative. Et se demande comment cette initiative pourrait être reprise collectivement, autrement dit comment «organiser la mobilisation» et coaguler les forces qui veulent non seulement comprendre les mécanismes de pouvoir mais les retourner pour qu’ils servent leur liberté au lieu de conforter leur aliénation. Mais comment faire, dans les pays où «les gens sont désillusionnés, effrayés, sceptiques, en colère» et «ne font plus confiance à rien, veulent quelque chose de mieux, savent que tout est pourri» ? Tout dépend, dit Noam Chomsky, de la «décision d’agir ou pas», d’une difficile décision, que toute son œuvre politique vise à «informer» et rendre possible. En ajoutant toujours : «Nous ne pouvons pas perdre espoir.» Parole d’un homme qui aura 89 ans à la fin de l’année.

Robert Maggiori

Noam Chomsky Comprendre le pouvoir Edité par Peter R. Mitchell et John Schoeffel. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Vanès et Hélène Hiessler, Lux, 618 pp., 25 €.

Voir également sur Noam Chomsky:

Haro sur un imprécateur La mauvaise réputation de Noam Chomsky , Jean Bricmont, Le Monde Diplomatique.

17 mai 2017

Eloge de la suite: Un diaporama «interactif» sur des extraits de La nouvelle grille de Laborit

http://www.elogedelasuite.net/?p=3554

 

David Batéjat, webmestre du site web Nouvellegrille.info, a envoyé récemment l’une de ses lettres d’informations dans un format expérimental fort intéressant. Il s’agit d’un diaporama « interactif » où il nous présente d’abord 4 extraits de quelques pages fort pertinentes de La nouvelle grille, de Laborit. On peut toutefois aussi, et c’est le côté « interactif » de la chose, accéder aux mêmes extraits où des phrases ont été surlignées en jaune par Batéjat et commentées / actualisées par lui dans la marge de droite. Ces versions commentées n’étant « qu’un reflet déformé par ma « socioculture » », comme le précise Batéjat en bon laboritien qu’il est… ;-P

Voici un extrait du début de son diaporama accessible en cliquant ici (cliquez ensuite sur l’écran ou sur la barre d’espacement pour faire avancer le diaporama.

La suite dans l’Eloge de la suite

Sur le même sujet: Dans La sémantique générale pour tous : La nouvelle grille :Thermodynamique et information (en ligne)       

9 mai 2017

Editions Lenka Lente: Special Nurse With Wound : Kafka Tiré à Part (Special Edition) + Derniers posters Félix Vallotton (Last Posters)

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:45

parution à paraître déjà paru

Tiré à part Kafka / Nurse With Wound

50 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS

50 NUMBERED COPIES

+

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

30 avril 2017

Le Devoir: Charles Plymell, le «hipster» octogénaire

Filed under: Actualité, beat, Edition, Interzone, Littérature, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:25

 

http://www.ledevoir.com/culture/livres/497210/charles-plymell-le-hipster-octogenaire

Le poète et éditeur raconte la contre-culture américaine

 

26 avril 2017 | Dominic TardifCollaborateur | Livres 
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Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir – Charles Plymell reste, à 82 ans, le hipster de son jeune temps.

Ancien coloc d’Allen Ginsberg et de Neal Cassady, éditeur-culte et poète de l’Amérique indocile, Charles Plymell pige dans son répertoire d’anecdotes et explique pourquoi il préfère Chuck Berry à Bob Dylan.

Le 27 février 1975, Charles Plymell participe à l’événement Rien contre ça, clôturant la Rencontre internationale de la contre-culture de Montréal. Denis Vanier, Josée Yvon, Paul Chamberland, Raôul Duguay, Claude Péloquin, Lucien Francoeur, John Giorno, Patrick Straram, Anne Waldman et d’autres suspects usuels de l’insolence littéraire sont aussi de l’affiche de ces douze heures de poésie, présentées au Palais du commerce, rue Berri, là où se trouve désormais Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

« Je ne me souviens pas de grand-chose », annonce de sa voix traînante le poète et éditeur américain. Certaines substances grisantes présentent cet inconvénient qu’elles finissent parfois par couvrir d’un vaporeux voile la mémoire de ceux qui les ont jadis embrassées avec trop d’enthousiasme. « Mais ce que je me rappelle, poursuit-il, c’est que nous étions au restaurant avant, qu’Allen buvait du lait et que Burroughs lui gueulait :“Bois pas du lait si t’es pour monter sur scène ! C’est mauvais pour ta gorge. Bois de la vodka à la place !”Allen n’était pas un buveur. »
L’Allen invectivé par William Burroughs, c’est bien sûr Allen Ginsberg, qui avait été le coloc de Plymell en 1963, au 1403 Gough Street de San Francisco, tout comme Neal Cassady, homme de tous les appétits et de toutes les soifs, renommé Dean Moriarty par Jack Kerouac dans Sur la route. L’appartement comptait sept chambres, pour un loyer de 100 $ par mois !

Le problème, c’est que la majorité de la poésie, aujourd’hui, est aussi mauvaise que le gouvernement Trump

Charles Plymell

« Puisque Neal venait comme moi du Midwest, c’est le beat auquel je me suis toujours le plus identifié. On avait l’habitude de bouffer des amphétamines et d’aller du côté coloré de la ville [the coloured side of town], voir Fats Domino et Bo Diddley jouer », raconte celui qui était de passage à Montréal ce week-end afin d’assister au vernissage de l’expo Paris/Beat/Codex, réunissant des collages du couple que formaient son ami, le poète français Claude Pélieu, et la mère de sa femme Pamela, Mary Beach, traductrice historique de la Beat Generation en France. Plymell participait aussi aux festivités soulignant le 25e anniversaire de la maison d’édition L’Oie de Cravan.

« The original hipster »

En 1951, Charlie abandonne l’école secondaire quand son cow-boy de père lui achète une Chevy de l’année. Son Kansas natal est bientôt loin dans le rétroviseur. « Le gaz coûtait 15 sous le gallon ! Je suis parti vers la Californie. » Plymell est alors un hipster, bien avant que le mot ne désigne ce barbu ironique arborant lunettes à grosse monture et/ou chemise à carreaux qui peuple les quartiers comme le Mile-End. Le hipsterpremière génération singe le look et l’attitude débonnaires des jazzmen noirs, porte de longs collets à la Billy Eckstine, trimballe une coupe ducktail et fume du pot. Autrement dit : Charles Plymell fait tout pour que la pudibonde Amérique de l’époque le déteste.

Avec son foulard noué autour du cou et sa canne de dandy, le flamboyant vieillard est toujours, malgré ses 82 ans, le hipster de son jeune temps. Et en bon hipster, Mister Plymell aime forcément cultiver un salutaire esprit de contradiction. Vous lirez forcément à son sujet, si vous le googlez, qu’il fut le premier à mettre l’aiguille sur un album de Bob Dylan, devant Allen Ginsberg. Le chanteur de Blowin in the Wind et l’auteur de Howl nourriront ensuite une féconde amitié, qui marquera profondément l’imaginaire du plus récent Prix Nobel de littérature.

« Tout ça est vrai mais, de mon côté, Dylan, je ne l’ai pas tellement écouté après l’avoir fait jouer à Allen », lance fièrement, plus de 50 ans après ce moment charnière, l’homme répondant au surnom de « The Original Hipster ». Sous sa barbe : le léger sourire sardonique de celui qui se régale de briser le consensus.

« Dylan was not my guy. My guy, c’était Chuck Berry. Sa prosodie, son rythme, ses mots avaient quelque chose de vraiment complexe et de beaucoup plus énergique que Dylan, qui, au fond, ne faisait qu’imiter Woody Guthrie. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils lui ont donné le Nobel. Le rythme de ma poésie vient de Chuck Berry. »

D’une folie à l’autre

« C’est précisément ce que j’aime chez lui : il n’est pas un de ces poètes prétentieux. Qui d’autre ose dire que Chuck Berry est plus important que Dylan ? » demande Bloodshot Bill. Figure mythique du rockabilly montréalais, il lançait l’an dernierBloodshot Bill Sings Charles Plymell, un 45 tours révélant la part de rock’n’roll qui, au coeur des mots de son ami poète, n’attendaient que la pulsation de la guitare électrique et de la grosse caisse pour se brasser les fesses.

Toujours installés à Cherry Valley, dans l’État de New York, où ils dirigent depuis les années 1970 les éditions Cherry Valley, Charles et sa femme Pamela observent l’Amérique qu’ils ont largement contribué à décoincer sombrer à nouveau dans les ornières d’une pensée obtuse, promouvant une folie distinctement plus nocive que celle des beats et des hippies.

« En comparaison avec Trump, même Ronald Reagan a désormais l’air d’un homme d’État », lance à la blague Pamela qui, sur le plan politique, s’est toujours définie comme une indépendante, à l’instar de son mari.

La poésie peut-elle quelque chose face au président Trump ? « Le problème, c’est que la vaste majorité de la poésie, aujourd’hui, est aussi mauvaise que le gouvernement Trump. La poésie aux États-Unis a été avalée par le milieu universitaire », explique celui qui a toujours refusé de recevoir des bourses institutionnelles ou étatiques, de peur qu’elles enchaînent son indocilité.

« Ce serait encore plus de la folie, en tout cas, que d’écrire de la poésie aujourd’hui et de ne pas s’en servir pour dire que Trump est un fou furieux [crazy bastard] qui ne veut que mettre le monde en morceaux. »

Paris/Beat/Codex
Collages de Claude Pélieu et Mary Beach Jusqu’au 30 avril chez Monastiraki (5478, boul. Saint-Laurent)

29 avril 2017

Brion Gysin: Come to free the words

Filed under: art & culture, Interzone, Poésie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:58

Extrait de Brion Gysin, Poems of Poems.

Ecouter l’enregistrement: Come to free the words

25 avril 2017

Lenka Lente: A paraître / To Be Published : Franz Kafka & Nurse With Wound

Filed under: Actualité, Edition, Littérature, livres — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:36

parution à paraître déjà paru

http://www.lenkalente.com/product/rapport-a-une-academie-de-franz-kafka-kafka-s-parachute-de-nurse-with-wound

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES
WWW.LENKALENTE.COM   ◆   WWW.TWITTER/LENKALENTE

 

17 avril 2017

Lenka Lente: Au courrier / Shipped : Abécédaire Jacques Ponzio ABC-Book de Jacques Ponzio

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:29

parution à paraître déjà paru

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES

15 avril 2017

L’Île logique: « A l’endroit de l’inversion », enfin la parution !!

Filed under: Actualité, Edition, livres, Mathématiques — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:04

Bonjour à tous,

« A l’endroit de l’inversion »,
petit essai en clownologie mathématique,
préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander
, édité par L’île logique… est paru !!

Aussi, si vous souhaitez vous le procurer :

Envoyez un chèque de 20 Euros par exemplaire souhaité (15€+ 5€ de frais d’expédition)
à l’ordre de « L’île logique » à l’adresse suivante :

Cédric Aubouy
Locméren des prés
56390 Grand-Champ

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N’hésitez pas à faire tourner et/ou à revenir vers moi pour quoi que ce soit,
merci à tous pour votre soutien !
Cédric Aubouy
L’île logique, compagnie burlesque de théâtre et clown de sciences théoriques
www.ilelogique.fr

Couverture (recto verso) :

Regards croisés entre clown-théâtre et sciences fondamentales.
L’archétype du clown comme approche alternative des sciences et des mathématiques,
le théâtre comme lieu de décomplexion.
L’absurde peut-il éveiller le sens critique ?
L’inversion et le doute pour s’interroger sur la création ou la découverte, sur l’intuition, la trouvaille…
Qu’est-ce qui motive celui qui cherche ?
Peut-on aimer avoir des problèmes ?
In-Con-science, sans avec science…
Savoir qu’on ne sait pas et ne pas savoir qu’on sait…
Le sage connaît-il le pas sage ?

Ni un traité de clown, ni un scénario de maths, juste une vie de l’esprit…

x-x’ = x(1-1′)

Cédric Aubouy est comédien, clown, musicien, auteur, compositeur, logicien en mathématiques de formation,
il aime jouer au go en mangeant de l’Ossau iraty.
Il a écrit 7 spectacles de théâtre burlesque de sciences théoriques en créant la compagnie L’île logique,

il propose des cours et stages de théâtre scientifique, des animations ou des concerts scientifiques, conférences…
C’est la première fois qu’il parle de lui à la 3e personne.

Lenka Lente: Réédition : Listening d’Urs Leimgruber, Jacques Demierre & Barre Phillips

Filed under: Actualité, Edition, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 12:49

URS LEIMGRUBER JACQUES DEMIERRE BARRE PHILLIPS

LISTENING

FRANÇAIS / ANGLAIS / ALLEMAND

274 PAGES

20 EUROS

_________________________________________________________________
 PARU LE 1er MARS 2017

PHILIPPE ROBERT

AGITATION FRITE

TÉMOIGNAGES DE L’UNDERGROUND FRANCAIS

GROS LIVRE

360 PAGES – 25 EUROS

 

LENKA LENTE 7, BOULEVARD G. GUIST’HAU 44000 NANTES
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