Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

25 janvier 2017

France Culture: « Idéaux politiques » de Bertrand Russell

Filed under: livres, Mathématiques, Philosophie, Sémantique générale — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:18

https://www.franceculture.fr/emissions/deux-minutes-papillon/ideaux-politiques-de-bertrand-russell

Réécouter https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=edac43b1-5a36-4bdc-9b31-60664dbf445f

Dans ces Idéaux politiques qui paraissent pour la première fois en français, il n’est question que de politique, comme si Russell militait pour la vérité, pour les faits, comme si devenir raisonnable était devenu le combat de son temps, et peut-être du nôtre encore.

Voici le conseil donné par Bertrand Russell en 1959 pour les générations futures : se demander ce que sont les faits et la vérité, et ne pas se laisser embrumer par ses croyances. Un conseil qui porte d’autant plus qu’il est formulé par un philosophe d’abord mathématicien : Russell a en effet été à l’école de la logique, et ses premiers écrits portent sur la géométrie et Leibniz. De lui, on peut ainsi retenir ses importants Principes des mathématiques.

Mais c’est un conseil qui pose cependant un problème, et d’abord, aussi, parce qu’il est formulé par un philosophe dont on peut également retenir l’engagement et le militantisme dès la 1ère Guerre Mondiale, comme en témoigne, cette fois-ci, ce texte intitulé Idéaux politiques. Voici alors la question que nous posent Russell, sa pensée et son parcours : comment s’est-il, lui, engagé rationnellement ? Comment, lui, a-t-il milité sans y croire ? Ou encore, et plus généralement : un engagement politique est-il vraiment possible sans un minimum de croyance et de foi ?

Dans ces Idéaux politiques qui paraissent pour la première fois en français, texte construit à partir d’une conférence que Russell aurait dû donner en 1917, il n’est question que de politique, et pas du tout de logique, de mathématique, de géométrie : le capitalisme et le salariat, les pièges du socialisme, liberté individuelle et ordre public, ou encore indépendance nationale et internationalisme, en constituent le développement. Et pourtant, à travers ces pages, c’est comme si Russell militait pour la vérité, pour les faits, c’est comme si devenir raisonnable était devenu le combat de son temps, et peut-être du nôtre encore.

Faire le partage entre les pulsions de possession et les pulsions de création, donner une impulsion à l’imagination contre les croyances et contre le conformisme, voici les propositions de Russell, ou encore, je cite : « n’empêcher personne d’avoir des idées, d’exercer sa pensée, et encore moins d’énoncer des faits »

En savoir plus sur Bertrand Russell :

24 janvier 2017

Al Winans: Remembering Harold Norse

Filed under: Actualité, art & culture, Interzone, Littérature, livres, Poésie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:37

al-winans_norse

Neeli and I visit the ancient warrior
Praised by William Carlos Williams
And other literary giants
Ninety years old
Early stages of dementia setting in
Plays hide-and-seek inside
His solitary room
Now an old man trapped
In deaths shadow

He reads us a poem from
His collected works
His voice still loud and clear
Like Sunday church bells
Lays the book aside becomes
Frail and vulnerable again

This rock of ages with peaked hat
Walks slowly with us to the cafe
Across the street complains
As Neeli orders him a cup of coffee
‘ »Make mine black, » he says
Then asks why I didn’t put milk in it

This forgotten warrior walking
Back to the care facility
Neeli shielding him with an umbrella
To ward off the cold rain

« That’s my hotel, the Beat Hotel”
He says
Hotel Nirvana racing inside his blood

He stops says, “I can’t go on.”
Out of breath
As if the next step might be his last

He is like a bird
His eyes nesting
In my soul
Feeding on poetry
The Sum total of his life

https://www.facebook.com/AD.Winans

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27 août 2016

Bruno Dubuc: Eloge de la suite: Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (3 et 4)

Filed under: biologie, France culture, livres, radio — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 3:34

Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (3 de 4)

Publié le 5 août 2016

Voici donc la 3e partie (sur 4) de l’émission Le bon plaisir d’Henri Laborit commencée il y a deux semaines, conformément à mon plan de match de l’été. Un autre bon trois quart d’heure, donc, de cette émission de trois heures visant à faire connaître l’œuvre d’un.e auteur.e et qui fut diffusée une première fois le 4 février 1989, et probablement en reprise durant la «nuit du 11 avril 1989» tel qu’indiqué sur la cassette audio de M. Patrice Faubert que j’ai numérisée.

Plusieurs autres personnages font leur apparition durant ce segment comme Pierre Arditi, le comédien qui jouait l’antipathique Zambeaux dans Mon oncle d’Amérique, ainsi que Alain Finkielkraut, intellectuel français habitué aux plateaux médiatiques et aux controverses. À cette époque, il en avait évidemment moins qu’aujourd’hui, mais il avait déjà ce ton emporté (les mauvaises langues diraient ampoulé…) qui contraste avec le calme et la limpidité des propos de Laborit ! http://www.elogedelasuite.net/?p=3175

Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989 (4 de 4)

Publié le 21 août 2016

Voici donc la dernière partie (sur 4) de l’émission Le bon plaisir d’Henri Laborit commencée il y a trois semaines, conformément à mon plan de match de cet été qui s’achève. La dernière demi-heure, donc, de cette émission de trois heures qui fut diffusée une première fois le 4 février 1989, et probablement en reprise durant la « nuit du 11 avril 1989 » tel qu’indiqué sur la cassette audio de M. Patrice Faubert que j’ai numérisée.

Extrait : « Il faut tout foutre par terre pour pouvoir reconstruire quelque chose qui est plus humain. On a un lobe orbito-frontal, figurez-vous, et il est là pour imaginer d’autres rapports sociaux que ceux qui sont là pour la recherche de dominance, en considérant que c’est très bien le leader, le battant, etc. Et alors il faut tout casser pour dire non, c’est pas possible ! » http://www.elogedelasuite.net/?p=3200

18 juillet 2016

Bruno Dubuc, Eloge de la suite: Le bon plaisir d’Henri Laborit, une émission de France Culture de 1989

Filed under: Actualité, art & culture, biologie, livres — Étiquettes : , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:45

Publié le 15 juillet 2016

« Poursuivant mon plan de match pour l’été, je commence aujourd’hui la diffusion de la dernière émission de radio enregistrée par les bons soins de M. Patrice Faubert (et numérisé par les miens!). L’émission s’appelait « Le bon plaisir » et l’on ajoutait ensuite le nom de la personne interviewée (dans ce cas-ci, Le bon plaisir d’Henri Laborit). L’émission fut diffusée entre 1985 et 1999, le samedi après-midi pendant 3 heures et il s’agissait de mettre en avant l’œuvre d’une personnalité du monde de la culture. Plusieurs personnalités y ont ainsi défilé comme Cornelius Castoriadis, Françoise Giroud, Jorge Semprun, etc.

L’entretien, fait par Marion Thiba et produit par Thierry Pons, a été diffusée le 4 février 1989. La cassette de M. Faubert indique pour sa part la « nuit du 11 avril 1989 », probablement une rediffusion. Elle indique aussi qu’il manque 10 minutes au début, d’où le commencement abrupte de la partie d’aujourd’hui. Peut-être un jour les retrouvera-t-on grâce aux CD de la bibliothèque de Tolbiac…  »

La suite à http://www.elogedelasuite.net/?p=3145

 

6 juillet 2016

Eloge de la suite: Une autre émission Humeurs avec Laborit à Radio-Libertaire (1ère partie)

Filed under: Actualité, biologie, livres, radio — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:26

Tel qu’annoncé dans mon plan de match, on continue aujourd’hui avec les premiers trois quart d’heure d’une seconde émission Humeurs enregistrée à Radio Libertaire à l’automne 1985 et animée par Gérard Caramaro. Cette seconde émission eut lieu deux semaines après celle que l’on a terminée la semaine dernière, comme on l’apprend au début de l’enregistrement que voici. http://www.elogedelasuite.net/?p=3125

Une autre émission Humeurs avec Laborit à Radio-Libertaire (1ère partie)

Laborit à Radio Libertaire en 1985 (2e partie)

17 mai 2016

L’éloge de la suite: Laborit à «On efface tout et on recommence» avec Brigitte Vincent en 1991

Filed under: Actualité, biologie, livres, radio — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:38

Publié le 13 mai 2016

http://www.elogedelasuite.net/?p=2991

Cette semaine, je vous présente un entretien d’un peu plus de 23 minutes de Laborit avec Brigitte Vincent en 1991 pour l’émission « On efface tout et on recommence », sur France Inter.

Brigitte Vincent explique qu’elle a voulu rencontrer Laborit suite à sa lecture, en 1987, de son livre La colombe assassinée, sur la violence et les différents types d’agressivité. La guerre du golfe fait d’ailleurs rage et Laborit ne pourra pas ne pas y faire allusion dans l’entrevue…

Laborit y rappelle que le type d’agressivité qu’on rencontre le plus souvent chez l’être humain n’est pas l’agressivité prédatrice (le lion qui mange la gazelle, ou le type qui achète un steak…), mais l’agressivité de compétition, pour le maintien des dominances : à l’intérieur des groupes humains, avec la « guerre économique », la course sans fin à la fabrication de toujours plus de marchandises; ou entre ceux-ci, comme les guerres que se livrent les États, où les gens vont se faire tuer des deux côtés pour le maintien des échelles hiérarchiques propre à chaque État…

Si on apprenait aux jeunes ce qu’il y a derrière nos mots, conclut Laborit, lorsqu’ils entendraient des expressions comme « guerre juste », ils ne pourraient avoir qu’un sourire, un sourire attristé.

Suite

Brigitte Vincent

Après l’émission de télé Ex-Libris de 1992 publiée il y a trois semaines et l’émission à Radio Libertaire de 1987 publiée la semaine dernière, je poursuis cette semaine avec un autre enregistrement du « lot de cassettes » envoyé par M. Patrice Faubert (que je remercie encore une fois). Il s’agit cette fois d’un entretien d’un peu plus de 23 minutes de Laborit avec Brigitte Vincent en 1991 pour l’émission « On efface tout et on recommence », sur France Inter.

La rencontre a eu lieu au laboratoire de Boucicaut dont Mme Vincent ne manque pas de décrire le caractère atypique, « au fond d’un hôpital, avec un escalier difficile à monter ». Laborit note d’ailleurs en début d’entrevue que ce laboratoire ne correspond pas à l’idée architecturale qu’il se fait d’un laboratoire de recherche et l’on sent ici sans doute une allusion au projet de laboratoire qu’il avait conçu avec son ami d’enfance architecte Edmond Peray et qui ne s’est jamais réalisé.

Brigitte Vincent explique qu’elle a voulu rencontrer Laborit suite à sa lecture, en 1987, de son livre La colombe assassinée, sur la violence et les différents types d’agressivité. La guerre du golfe fait d’ailleurs rage et Laborit ne pourra pas ne pas y faire allusion dans l’entrevue…

Une entrevue du reste très bien réalisée, avec la trame sonore de Mon oncle d’Amérique qui vient souvent la ponctuer, de même que la lecture d’un extrait évocateur de La colombe assassinée par Mme Vincent.

Laborit y rappelle que le type d’agressivité qu’on rencontre le plus souvent chez l’être humain n’est pas l’agressivité prédatrice (le lion qui mange la gazelle, ou le type qui achète un steak…), mais l’agressivité de compétition, pour le maintien des dominances : à l’intérieur des groupes humains, avec la « guerre économique », la course sans fin à la fabrication de toujours plus de marchandises; ou entre ceux-ci, comme les guerres que se livrent les États, où les gens vont se faire tuer des deux côtés pour le maintien des échelles hiérarchiques propre à chaque État…

Vers la fin de la rencontre, Laborit rappelle que la connaissance des comportements qu’apporte depuis quelques décennies à peine ce qu’on appelle aujourd’hui les sciences cognitives pourrait améliorer les rapports humains. Mais pour cela, insiste-t-il, il faudrait que ce soit diffusé dès le plus jeune âge au plus grand nombre, alors que l’école se contente le plus souvent de favoriser l’insertion de l’individu dans un monde marchand. Au lieu d’apprendre aux jeunes que derrière nos mots, il y a des mécanismes, ce qui ferait que lorsqu’on entendrait des expressions comme « guerre juste », on ne pourrait avoir qu’un sourire, un sourire attristé, conclut Laborit…

Audio Player

8 novembre 2015

Interzone Editions, La Nouvelle République, 8 novembre 2015

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2015/11/08/A-son-domicile-elle-pilote-sa-maison-d-edition-2525565

Merci à Dominique Hérault pour cet article plein d’humour !!!!!!!!!

NR 08 11 15

2 octobre 2015

Interzone Editions, Courrier de l’Ouest, 25 septembre 2015

Courrier de l’Ouest, 25 septembre 2015 (pdf)

IE_courrier_25-09-15B_long

14 juillet 2015

Gend XXI: le Mag N° 4

Filed under: Actualité, Association, Gendarmerie, Littérature, livres, stratégie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:28

Le n° 4 du Mag de Gend XXI : http://gendxxi.org/le-mag est en ligne à http://fr.calameo.com/read/0001110384b340d4d6ac4

Un merci spécial à l’équipe de rédaction pour son idée de lecture du livre Des Systèmes de Contrôle – Tome 1 : Techniques de contrôle et stratégies de non-contrôle, de votre intrépide reporter, chez Interzone Editions, et tout le meilleur à cette impeccable association professionnelle de gendarmes !

27 juin 2015

« Central Hôtel » en vente sur Amazon / Central Hôtel available on Amazon

Central Hôtel, de José Altimiras et Guy Marcenac, chez Interzone Editions est en vente en format électronique sur Amazon, au prix suivants :
– 3,51 €, http://www.amazon.fr/gp/product/B010BD650O ,
– $ 3,98 http://www.amazon.com/gp/product/B010BD650O
– £ 2,51 http://www.amazon.co.uk/gp/product/B010BD650O.
Central Hôtel, by José Altimiras and Guy Marcenac, published by Interzone Editions, is available in Kindle edition on Amazon, for the following prices:

15 juin 2015

Interzone Editions: publication de CENTRAL HÔTEL

Première_de_couverture_Central_Hôtel

Sortie chez Interzone Editions de CENTRAL HÔTEL, une bande dessinée de José Altimiras et Guy Marcenac, d’après le roman d’André Héléna, « Les Clients du Central Hôtel » : http://www.interzoneeditions.net/central_hotel.htm

Bande dessinée: intérieur noir et blanc

Dessins : José ALTIMIRAS ©
Scénario : Guy MARCENAC © c/o in
terzone.editions [at] interpc.fr

ISBN 979-10-94889-00-8 – EAN 9791094889008

Format: 21 x 29,7 cm (A4) – 51 pages – 19 €

A paraître en format électronique sur Amazon.

Quatrième_de_couverture_Central_Hôtel

Perpignan, août 1944, la canicule règne. Là, dans la solitude des chambres du Central Hôtel, les corps s’abandonnent à leurs instincts. Pour les clients réunis par hasard dans cet hôtel, l’heure de vérité approche. Dehors, dans les ruelles de la vieille ville, les ombres sinistres de la Gestapo rodent…

André Héléna est un des principaux acteurs du roman noir français d’après-guerre. Né le 7 avril 1919 à Narbonne, il est profondément marqué par les années de guerre. C’est à Paris, en prison pour dettes, qu’il va écrire son premier roman : « Les flics ont toujours raison », publié en 1949 par Roger Dermée, l’éditeur de la rue des Moulins. Auteur prolifique, plus d’une centaine de romans populaires, il s’épuise à la tâche. Gagné par la maladie il meurt à Leucate le 18 novembre 1972.

Une première adaptation de « Les Clients du Central Hôtel » d’André Héléna a été publiée en 2002 chez Voix Editions en version bilingue, sous le titre « Central Hôtel », illustrations : José Altimiras, scénario: Guy Marcenac, traduction catalane: Joan-Daniel Bezsonoff.

Après « Le Taxidermiste », adapté du roman du même nom de Darnaudet-Daurel publié aux éditions Corps 9 (1985), « Central Hôtel » est la deuxième bande dessinée de José Altimiras publiée par Interzone Editions. Il vit et travaille en Catalogne et a publié d’autres ouvrages (« Entre Gener i Desembre » Ed. Rescripta – « Fora de Lloc » Ed. Trabucaire – « Rodamons » Ed. Trabucaire).

Isabelle Aubert-Baudron

26 mai 2015

Frédéric Laloux : « Nous n’avons pas besoin de patron »

Filed under: Actualité, Economie, Edition, livres, Management — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 6:42

http://tempsreel.nouvelobs.com/bien-bien/20150526.OBS9594/nous-n-avons-pas-besoin-de-patron.html

Ancien conseil en stratégie devenu coach, Frédéric Laloux affirme que l’entreprise peut tout à fait se passer de chef. Son livre-manifeste rencontre un succès mondial. Rencontre à Paris.

Image tirée du film "Comment tuer son boss", avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d'écran)
Image tirée du film « Comment tuer son boss », avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d’écran)

Jean-Marc Willmann en a les larmes aux yeux. Le très sérieux directeur délégué de l’assureur Maïf est venu écouter Frédéric Laloux, le nouveau grand gourou du monde du management. A la fin de la conférence, tous deux se sont assis sur les marches, au soleil, et ont discuté près d’une demi-heure. Jean-Marc Willmann en était retourné :

Nous avons parlé avec nos tripes. Il est extraordinaire. »

Frédéric Laloux est « coach ». Il conseille des entreprises dans le monde entier, avec un credo pour le moins inattendu : dans une entreprise, un dirigeant, ça ne sert à rien. Son livre « Reinventing Organization » (1), est disponible dans une quinzaine de langues. Jeudi 21 mai, il était l’invité très attendu du Oui Share Festival, grand messe de l’économie participative, qui avait lieu à Paris.

« Arrêtons de porter un masque ! »

Il s’avance sur la scène du Cabaret Sauvage, le chapiteau des jardins de la Villette. La mine bronzée, l’air détendu, il ne parlera que 15 minutes. Trop court, mais pas de stress. Dans le plus grand calme, il balaye d’un revers de manche tout ce que nous connaissons du monde de l’entreprise :

Nous n’avons pas besoin de patron. »

Rires gênés dans la salle. Son constat est sans appel. Un chef n’a « rien d’indispensable ». Aujourd’hui, il croit aux organisations « d’intelligence partagée », basées sur l’écoute et le respect. Derrière lui, un dessin illustre notre système actuel, où un homme, seul, tout en haut d’une pyramide, hurle ses ordres sur de petits salariés accablés. Caricatural, mais efficace.

Plus étonnant encore, Frédérique Laloux affirme :

Les chefs aiment de moins en moins leur rôle « .

Beaucoup souffrent de la pression qu’implique leur statut, et préfèrent partager l’autorité et les responsabilités. Ce ne sont pas des paroles en l’air, puisque le coach travaille à mettre en place ce système sans hiérarchie dans des entreprises. Et les résultats sont selon lui spectaculaires.

« Arrêtons de porter un masque ! », renchérit-il. Le costume et les tenues sobres exigées restreignent notre personnalité. Lorsqu’ils sont eux-mêmes, « les employés apportent une meilleure énergie ». S’habiller normalement, comme un jour de week-end, favoriserait notre créativité.

« Des personnes ont pleuré »

Aujourd’hui, Frédéric Laloux se dit « ému » par le succès que rencontre son livre « Reinventing Organizations« . « Des personnes ont pleuré en le lisant », se désole-t-il, preuve d’une immense souffrance au travail qu’il n’est plus possible d’ignorer. Un lecteur en Ukraine et un autre en Chine ont même décidé de payer de leur propre poche, un traducteur.

Sur scène comme aux journalistes, il aime rappeler que son message n’est pas utopiste. Il ironise :

Je ne suis pas un hippie qui croit que tout le monde est pote et c’est cool . »

Avant d’être coach, Frédéric a travaillé dix ans dans un cabinet de conseil stratégique international. « Soudainement », raconte-t-il, je me suis senti « terriblement fatigué ».

C’est aussi cette expérience qu’il partage avec son lecteur : s’être demandé, un jour, si ça valait le coup, si ça avait un sens, de passer sa vie à travailler. Son objectif, depuis sa reconversion en coach, est de trouver l’organisation la plus saine possible, où les employés pourraient être heureux. Un homme qui nous veut du bien, en somme.

Pia Duvigneau

 Sortie en français aux éditions Diateino en octobre 2015.

14 mars 2015

Interzone Editions: le catalogue 2015 est en ligne

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21 juillet 2014

Alain Veinstein: Du jour au lendemain: la dernière émission

Filed under: Actualité, France culture, livres, radio — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 4:12

4 juillet 2014 :

 Alain Veinstein à Nancy, le 14 septembre 2013.
Alain Veinstein à Nancy, le 14 septembre 2013. – Alexandre MARCHI / PHOTOPQR / L’EST REPUBLICAIN

Télérama: France Culture : on a écouté la dernière émission (censurée à l’antenne) d’Alain Veinstein

Radio | Olivier Poivre d’Arvor avait préféré censurer la dernière émission d’Alain Veinstein sur France Culture, estimant que ce n’était pas la commande qui lui avait été faite. Mais que racontait donc l’écrivain dans ce monologue de trente-cinq minutes ?

Enregistrements des émissions de  « Du jour au lendemain » sur France Culture depuis le 03.09.2013 : http://www.franceculture.fr/emission-du-jour-au-lendemain-0 :

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Alain Veinstein sur Twitter: https://twitter.com/AVeinstein

Pétition des auditeurs de France Culture

29 décembre 2011

Bruce Kodish: « Korzybski: A biography »

$28.45
http://www.generalsemantics.org/store/all-books/443-korzybski-a-biography.html

http://www.amazon.fr/Korzybski-Biography-Bruce-I-Kodish/dp/0970066406/ref=sr_1_13?ie=UTF8&qid=1328578884&sr=8-13

Korzybski: A Biography

de Bruce I. Kodish : facebook twitter 

« C’est un livre incroyable! » dit Albert Einstein au début des années cinquante, interrogé sur son impression de l’oeuvre d’Alfred Korzybski en1933, Science and Sanity. Plus de dix ans plus tard, Richard Feynman trouva la notion de « time-binding » de Korzybski cruciale pour répondre à la question « Qu’est-ce que la science ? ».

Feynman ignorait que le terme « time-binding » (lien temporel) avait été inventé par Korzybski en 1921 dans son premier livre, Manhood of Humanity, pour désigner ce qu’il considérait comme la caractéristique spécifique des humains : la capacité de chaque génération à commencer là où leurs prédécesseurs s’étaient arrêtés et à accumuler des connaissances utiles à un rythme toujours plus rapide. Dans les sciences exactes et la technologie, la faculté de lier le temps semble assez bien fonctionner. Moins dans les autres domaines d’activités humaines. Korzybski, un aristocrate polonais, patriote, et ingénieur qui avait vécu sous la tyrannie tsariste et avait connu les horreurs de la première guerre mondiale sur le front de l’Est avant de s’installer aux Etats-Unis, prit conscience de la disparité entre les résultats des avancées scientifiques et technologiques, rapides mais étroites, et ceux du développement aux niveaux éthiques et sociaux, plus étendu, mais avançant à une allure d’escargot: un cycle apparemment sans fin de crises, de révolutions et de guerres. Cherchant une porte de sortie, il étudia un large éventail de disciplines allant de la physique à la psychiatrie, des domaines considérés par d’autres comme ayant peu de rapport les uns avec les autres, et découvrit des facteurs d’équilibre dans les méthodes physico-mathématiques. Comparant les façons de penser que les scientifiques et les mathématiciens adoptent dans le meilleur de leurs de leurs réalisations, et les façons de penser inadaptées qu’eux et d’autres personnes ont tendance à utiliser le reste du temps, Korzybski a relié la science et la santé dans une nouvelle vision du monde avec une méthodologie jointe (intitulée « sémantique générale ») assez simple pour être enseignée aux enfants.

L’influence du travail de pionier de Korzybski s’étend aujourd’hui à un ensemble de domaines englobant les sciences cognitives – les thérapies comportementale, la communication, l’écologie des média, la médecine, le développement organisationnel, les conseils en philosophie et la philosophie, etc. En dépit de cela, l’oeuvre radicalement interdisciplinaire de Korzybski reste relativement peu assimilée dans les champs universitaires et difficile à intégrer avec précision dans les catégories familières populaires. C’est pourquoi Korzybski, qui a lancé l’adate « La carte n’est pas le territoire », demeure un personnage relativement négligé, incompris et controversé: certains le considèrent comme un génie tandis que d’autres le traitent d’excentrique. S’appuyant sur un ensemble de sources incluant la correspondance personnelle, des notes, albums et écrits publiés et inédits de Korzybski, ainsi que des entretiens et interviews avec quelques uns des collaborateurs les plus proches de Korzybski, Bruce I. Kodish situe les contributions de Korzybski dans le contexte de son époque et donne un aperçu surprenant de son travail comme un tout. La prose claire de Kodish offre un récit passionnant et abordable de la vie très occupée, parfois trop occupée, excitante et épuisante, de Korzybski, tout en rendant accessible certains des aspects les plus complexes de sa pensée. Pour les années à venir, cette biographie exceptionnelle restera l’ouvrage de référence sur l’oeuvre de Korzybski et sa vie extraordinairement aventureuse et révélatrice.

(Traduction: I. Aubert-Baudron)

Softcover. 694 pages. ISBN 0970066406. 2.4 lbs.

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