Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

6 juin 2018

Ramuntcho Matta: le Champ du Chant, vernissage Galerie Ecritures

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, galerie, peinture — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 2:47

Ramuntcho MATTA

Les Champs du Chant

Exposition du 15 juin au 15 septembre 2018

Vernissage le 15 juin à 18 h

Galerie ECRITURES 1 rue Pierre PETIT 03100 MONTLUCON

A cette occasion, Romain Becdelievre consacre son émission « Par les temps qui courent »  sur France Culture au travail de Ramuntcho Matta et de cette expo, le mercredi 13 juin à 21 h

Il y a bien longtemps que je voulais proposer une exposition à Ramuntcho MATTA, artiste multimédium. Car s’il est musicien, la rencontre avec Ramuntcho ne s’est pas faite seulement autour de la chanson et de la musique, mais elle s’est faite dès les années 80 à travers la poésie et la peinture, grâce à Brion GYSIN. C’était au début de la création d’ECRITURES, j’allais souvent à Paris chez Brion qui a collaboré tout de suite à la revue. Il m’a rapidement fait rencontrer Ramuntcho qu’il aimait beaucoup et dont il appréciait le travail. Avec Ramuntcho, nous ne nous sommes pas souvent retrouvés chez Brion, car ce dernier aimait recevoir individuellement les gens qu’il appréciait, mais nous parlions souvent de lui. A cette époque, en plus de l’écriture et de la peinture, la musique était présente aussi, que ce soit celle de Ramuntcho ou de Genesis P-Orridge, que nous faisait écouter Brion en expérimentant la Dream Machine. Puis est arrivée l’époque de « Toi, toi mon toit » et Ramuntcho m’a fait découvrir ses autres créations en collaboration avec Brion Gysin, Don Cherry, Elli Medeiros, Polo Lombardo, Lou Reed …. Le graphisme de ses pochettes d’alors m’avait beaucoup plu avec des écritures et des dessins qui racontaient des histoires comme celles que l’on retrouve dans son travail d’aujourd’hui. J’avais très envie que Ramuntcho montre ses créations à la galerie, ici à Montluçon, et alors qu’il a gentiment accepté, nous avons convenu de réaliser un carnet autour du travail qu’il nous présente dans cette exposition, carnet que nous avons édité et qui sera en vente à la galerie.

Jean Marc VINCENT

Entre Elli Medeiros, Don Cherry, William Burroughs et Lou Reed, il y a Ramuntcho MATTA

Ramuntcho Matta est un artiste pluridisciplinaire français né le 4 février 1960 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils du peintre chilien Roberto Matta, frère du plasticien et architecte Gordon Matta-Clark et de Federica Matta, il a vécu dans une illustre famille de créateurs en choisissant d’abord la musique comme principal support, notamment lorsqu’il habitait à New-York à la fin des années 70. 

Diagnostiqué autiste à la naissance, sa thérapie reposera sur l’apprentissage de la musique et du yoga. À 7 ans, il s’initie à la guitare auprès du Cuarteto Cedrón. En 1974-1975, il intègre successivement la Schola Cantorum pour le piano et le Conservatoire Rachmaninoff pour l’harmonie.

À l’âge de quinze ans, il fréquentait déjà Burroughs, Don Cherry, les poètes beat mais surtout Brion Gysin, poète sonore et écrivain beat américain qui avait élu résidence à Paris, et véritable inventeur de la technique du cut up selon Burroughs. « Je suis tombé sur un directeur d’école quand j’avais 15 ans qui m’a fait un deal : tu viens en cours de philo et de poésie et je ne dirai pas à tes parents que tu ne vas pas à l’école. Je veux que tu ailles faire les courses pour un ami à moi qui est très malade. Cet ami c’était Brion Gysin. Je me suis trouvé l’assistant et le secrétaire de Brion Gysin. Mais surtout je découvre Burroughs, Iggy Pop, David Bowie, Ginsberg. Je lis ce livre qui s’appelle The Third Mind qui montre, qu’à deux personnes, on peut créer une troisième personne. Donc mon travail, quand je travaille avec un artiste, avec un autiste, avec un musicien, c’est essayer de voir ce qu’il y a en lui, c’est pas de projeter. J’ai une espèce de don pour rendre la personne à l’aise avec son mal-être ». 

En 1979, il part étudier à la « Third Street School of Music » à New York. Il rencontre Laurie Anderson qui lui expose ses concepts architecturaux appliqués à la composition et rencontre John Cage. En 1981, il rencontre Don Cherry et initie avec lui une collaboration musicale qui donnera naissance à plusieurs albums.

À partir de 1984, il collabore avec une artiste uruguayenne, Elli Medeiros, sa future épouse ; il élabore avec elle une chanson « Toi mon toit », suivie de plusieurs albums trouvant une possibilité de modeler une nouvelle pop française mêlée d’influences afro-cubaines. Le tube « Toi, Mon Toit ». De nature discrète, il fut mis à la lumière avec la composition et la production du titre « Toi mon Toit », tube d’Elli Medeiros sorti en 1986, soit une paire d’années après Les Nuits de la Pleine Lune de Rohmer et la séparation du duo Elli & Jacno. Ce morceau, à l’image du parcours de Ramuntcho Matta, lui est arrivé dessus de manière plutôt accidentelle, alors qu’il n’aspirait pas nécessairement à pénétrer l’industrie du disque : « Je fais une grand distinction entre l’art et l’industrie du disque. Ça m’est tombé dessus, je n’ai rien fait pour, ma mère est tombée malade et je suis tombé amoureux. Pour Toi Mon Toit, j’avais en tête un morceau de Meredith Monk qui faisait « you you you you », et moi j’entendais « toi toi toi toi », c’est comme ça que « Toi Mon Toit » est née. C’était une vraie chanson d’amour. » « Après « Toi Mon Toit », beaucoup de maisons de disques m’ont donné beaucoup d’argent pour refaire des tubes. Mais moi ça ne m’intéressait pas,  j’allais à fond dans la direction de l’artiste. Les mecs de maisons de disques gueulaient, mais je leur disais que c’était précisément mon travail, d’accompagner les artistes. »

Après ce début de carrière artistique dans la musique de style variété pop rock à la fin des années 70, il s’oriente plus tard sur des sujets de création plus singuliers dans lesquels il utilise aussi les arts plastiques par delà son travail de compositeur afin de donner forme à des questionnements, des sujets de création plus singuliers et complexes utilisant parfois le son, le dessin, la vidéo, l’espace, les mots ou des combinatoires.

En 1989, il monte un studio d’enregistrement au Portugal. De 1991 à 2000, en tant que consultant en arborescence émotionnelle et concepteur sonore, il travaille sur des habillages sonores, des projets de CD-roms éducatifs, des scénographies interactives. Il enseigne une méthodologie du doute et est directeur du Bureau du doute à l’ENSCI. Depuis 2000, Ramuntcho Matta développe sa pratique artistique et collabore au sein du label SometimeStudio à la production d’artistes soit oubliés, soit à découvrir.

En 2008, il fonde le projet Lizières, plateforme de réflexion et d’échanges autour des notions de cultures et de ressources, avec pour objectifs de faire sortir l’avant-garde de son isolement et de donner des espaces de liberté à l’expérimentation.

En 2011-2012, il réalise un long métrage, Intimatta, consacré à son père l’artiste Roberto Matta, qui reçoit le soutien du Conseil national de la télévision chilienne

Chris Marker en tentant de définir son travail trouva l’adjectif: « multimedium ». En tant que compositeur, il a réalisé 23 CD solo et a collaboré à une vingtaine d’autres disques. Il a exposé ses travaux multimediums à Paris, New York, Londres, Madrid, Barcelone, Tokyo et Rome. Depuis toujours, Ramuntcho Matta semble avoir passé son temps à semer ses poursuivants, des requins de maisons de disques aux promoteurs, producteurs ou mécènes plus ou moins mal intentionnés. (« Si on veut avancer, il faut rester dans l’ombre. C’est de là qu’on voit le mieux la lumière »).

« Avec Laurie Anderson, j’ai découvert la construction sonore.

Avec Robert Wilson, j’ai découvert certaines notions de scénographie et d’espace.

Avec Don Cherry, j’ai découvert une conscience du jazz, de l’improvisation…

Avec Brion Gysin, j’ai découvert la narration.

Avec Félix Guattari, j’ai découvert le multiple.

Avec John Cage, j’ai découvert l’aléatoire.

Avec Chris Marker, j’ai découvert la synthèse.

Avec la musique, j’ai découvert la complémentarité.

Avec mon père, j’ai découvert le ”regarder”.

Avec mon chat, j’ai découvert le ronronnement. »

 

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17 février 2018

Galerie Ecritures: exposition Jean Estaque

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, galerie — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:24

Jean ESTAQUE

A l’occasion du 100ème anniversaire de la mort d’Octave MIRBEAU, Jean ESTAQUE lui rend hommage en mettant en correspondance des textes, des illustrations de journaux d’époque, des œuvres des artistes soutenu par l’auteur et des travaux de Jean ESTAQUE mettant en valeur des textes significatifs de l’auteur.

Exposition du 17 février au 21 mai 2018

Vernissage le 17 février à partir de 10 h 30

Galerie ECRITURES

1, rue Pierre Petit 03100 MONTLUCON

de 15 h à 18 h du mardi au samedi et sur RDV

Hommage à

OCTAVE MIRBEAU

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain, critique d’art et journaliste français. Il connut une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun.

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau est aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il traverse pendant un demi-siècle une période de purgatoire : il est visiblement trop dérangeant pour la classe dirigeante, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social.

Littérairement incorrect, il est inclassable, il fait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étend à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarne une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

Parallèlement, en tant que critique d’art influent et doté d’une espèce de prescience, il pourfend l’art académique des Édouard Detaille, Jean-Louis-Ernest Meissonier, Alexandre Cabanel et William Bouguereau, il tourne en ridicule le système des Salons, ces « bazars à treize sous », ces « grandes foires aux médiocrités grouillantes et décorées », et il bataille pour les grands artistes novateurs, longtemps moqués et méconnus, parce que les sociétés, selon lui, ne sauraient tolérer le génie : « Tout l’effort des collectivités tend à faire disparaître de l’humanité l’homme de génie, parce qu’elles ne permettent pas qu’un homme puisse dépasser de la tête un autre homme, et qu’elles ont décidé que toute supériorité, dans n’importe quel ordre, est, sinon un crime, du moins une monstruosité, quelque chose d’absolument anti-social, un ferment d’anarchie. Honte et mort à celui dont la taille est trop haute ! »

Mirbeau se fait donc le chantre attitré d’Auguste Rodin, de Claude Monet et de Camille Pissarro ; il est l’admirateur de Paul Cézanne, d’Edgar Degas et d’Auguste Renoir, le défenseur d’Eugène Carrière, de Paul Gauguin — qui, grâce à ses articles élogieux, en février 1891, peut payer son voyage à Tahiti —, de Félix Vallotton, d’Édouard Vuillard et de Pierre Bonnard, le découvreur de Maxime Maufra, de Constantin Meunier, de Vincent van Gogh, de Camille Claudel, dont il proclame à trois reprises le « génie », d’Aristide Maillol et de Maurice Utrillo. Ses articles sur l’art ont été recueillis dans les deux gros volumes de ses Combats esthétiques, parus à la Librairie Séguier en 1993.

Ardent défenseur et collectionneur de l’art de son temps

« […] comme il sut choisir toujours les pièces les plus franches, les plus aiguës, les plus révélatrices, nul ensemble réuni par aucun amateur n’a encore offert une image aussi caractéristique de l’effort contemporain. » (préface anonyme du catalogue de la vente de sa collection).

Afin de pouvoir transformer la villa de Triel-sur-Seine en un lieu de villégiature pour les littérateurs et artistes « maltraités par le sort », sa veuve dut vendre cette importante collection de Tableaux, aquarelles, pastels et dessins, par Paul Cézanne (13 œuvres, dont deux autoportraits), Bonnard, Cross, Daumier, Paul Gauguin, Vincent van Gogh (2 œuvres, dont Le Père Tanguy, 1887), Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Renoir, Rodin (23 dessins), K.-V. Roussel, Seurat, Signac, Utrillo, Félix Vallotton (M. Thadée Natanson, 1897), Valtat, Vuillard, et des sculptures par Camille Claudel (un plâtre), Aristide Maillol (10 plâtres, terres cuites, bois et bronzes) et Rodin (11 plâtres, marbres et bronzes, dont le buste de Victor Hugo et celui de l’écrivain, qui peut être celui reproduit plus bas), fut mise aux enchères publiques, le 24 février 1919, à la galerie Durand-Ruel, 16, rue Laffitte, à Paris.

Mirbeau n’a jamais été oublié et n’a jamais cessé d’être publié, mais on l’a souvent mal lu, à travers de trompeuses grilles de lecture (par exemple, nombre de critiques et d’historiens de la littérature l’ont embrigadé bien malgré lui parmi les naturalistes), ou bien on a voulu voir dans plusieurs de ses romans des œuvres érotiques, comme en témoignent nombre de couvertures de ses innombrables traductions. On a aussi eu fâcheusement tendance à réduire son immense production aux trois titres les plus emblématiques de son œuvre littéraire.

Politiquement incorrect, socialement irrécupérable et littérairement inclassable, il a traversé, après sa mort, une longue période d’incompréhension de la part des auteurs de manuels et d’histoires littéraires ; et le faux « Testament politique », rédigé par Gustave Hervé et publié cinq jours après sa mort par sa veuve abusive, Alice Regnault, a contribué à brouiller durablement son image.

Fondée à Angers le 28 novembre 1993 et présidée par Pierre Michel, professeur agrégé et docteur-ès-lettres, biographe et éditeur de Mirbeau, la Société Octave Mirbeau a pour objectif de contribuer à la connaissance de la vie, des combats et de l’œuvre du grand écrivain normand par tous les moyens à sa disposition. Heureusement, depuis vingt ans, grâce au développement des études mirbelliennes et de (parution de sa biographie, nombreuses découvertes de textes insoupçonnés, publication de très nombreux inédits, fondation de la Société Octave Mirbeau, création des Cahiers Octave Mirbeau, organisation de nombreux colloques internationaux et interdisciplinaires (sept entre 1991 et 2007), constitution d’un Fonds Octave Mirbeau à la Bibliothèque Universitaire d’Angers, ouverture de deux sites web consacrés à Mirbeau, mise en ligne de la plus grande partie de ses écrits), on le découvre sous un jour nouveau, on le lit sans idées préconçues ni étiquettes réductrices, on publie la totalité de son œuvre, dont des pans entiers étaient méconnus ou ignorés, voire totalement insoupçonnés (ses romans écrits comme nègre, par exemple), et on commence tardivement à prendre la mesure de son tempérament d’exception, de son originalité d’écrivain et du rôle éminent qu’il a joué sur la scène politique, littéraire et artistique de la Belle Époque, ainsi que dans l’évolution des genres littéraires.

À voir : http://www.mirbeau.org/liens.html

Galerie ECRITURES 1 rue Pierre Petit 03 100 MONTLUCON

http://www.koifaire.com/auvergne/galerie,ecritures-15609.html
facebook  http://www.facebook.com/galerie.ecritures

 

1 février 2018

Galerie Ecritures: Décrochage chorégraphique, Bruno Danjoux

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, galerie, Interzone — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 5:47

La galerie Ecritures, Bruno Danjoux, artiste peintre, danseur et chorégraphe, et l’Association de danse contemporaine Kadansé

Présentent

HAPPENING DANSE à la galerie Ecritures
Le samedi 10 février 2018 à 18h

Bruno Danjoux, après une expo en 2010, puis en 2014, revient à la galerie Ecritures pour une nouvelle exposition « Ecouter la Lumière ». Dans ce cadre, il a animé un stage de danse contemporaine avec l’association Kadansé : « J’avais envie lors de ce stage en lien avec l’exposition Ecouter la lumière, de travailler sur ce que j’appelle les volumes porteurs de la présence. Qui danse quand je danse ? Quel est le monde que je porte en moi et que je donne à voir ? Comment retrouver cette clarté antécédente qui m’habite et qui coud le monde ensemble ; la pesanteur et la légèreté, l’intelligence et l’ignorance, le spirituel et le matériel … ? »

Le Samedi 10 février à 18 heures, l’association Kadansé proposera un « décrochage chorégraphique » dans l’espace de l’exposition, 1 rue Pierre-Petit dans le vieux Montluçon. L’occasion de transposer des petites formes (solo, duo, trio…), accompagné par le musicien : Laurent Hery. Entrée libre.

Galerie Ecritures, 1, rue Pierre Petit, 03100 Montluçon

https://www.facebook.com/Ecritures.Montlucon/

14 janvier 2018

Pique-nique de Dove Perspicacius à Lizières et retour sur le Banquet#1

Filed under: Actualité, exposition, peinture — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 3:05
PIQUE-NIQUE EN L’HONNEUR DU SOLEIL :Les Amis de Lizères, avec le soutien de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a le plaisir de vous inviter au pique-nique présenté par l’artiste Dove Perspicacius, en clôture de sa résidence réalisée à Lizières.

Dimanche 4 février de 11h00 à 17h00

 
Nous sommes ravis de vous présenter l’artiste Claire Wallois, invitée en résidence à Lizières au début de l’année 2017. Diplomée de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2013, Claire Wallois forme Dove Perspicacius en 2010, en collaboration avec Colombe Ferté-Fogel.

L’idée est d’explorer une façon mythique de vivre le monde, transfigurer les évènements sur une échelle épique. Chacun vit, parfois plusieurs fois, une apocalypse ou une résurrection. Etre Dalila coupant les cheveux de Samson en tondant sa pelouse enrichit et intensifie un acte anodin. Il s’agit d’accepter la valeur de ce mode d’interprétation de la réalité partagé par tous. Il n’entre pas en conflit avec le rationnel. Cette réalité augmentée – où les plans du vécu et du sacré sont en connexion permanente – est la matière première à laquelle elle donne forme.

Le travail de Dove Perspicacius est conduit par une certaine idée du rôle de l’art : c’est la réalisation de l’idéal. Par leur puissance ou leur ressemblance à des archétypes, certains évènements (de notre vie ou de celle de nos proches) se relient d’emblée à la sphère du mythe. Elle les a commémorés en peintures, en broderies, en statuettes… Ces objets ont été regroupés dans des autels pour former un grand récit. L’utilisation de formes empruntées au sacré – des figures et des codes esthétiques- transfère à ces objets un pouvoir divin. Il ne s’agit pas de croyances, mais plutôt d’une conception qui invite à la célébration.
Au programme 

Ce pique-nique, tout comme l’oeuvre de Dove Perspicacius célèbrera tout particulièrement l’Eté et le Soleil car «Quand les jours ressemblent aux nuits, sans éclaircie à espérer, qui peut croire que l’été nous reviendra? ». En attendant cette période de fête et d’aventures rendons lui hommage ensemble.

Réjouissances gustatives, ateliers participatifs et activités artistiques spécialement conçues pour l’occasion.

Informations et réservations par ici.

RETOUR SUR LE BANQUET #1
(10 janvier 2018 à La Colonie, Paris)
 
Un grand merci à tous ceux qui sont venus écouter, échanger, débattre, voir, et « ce nourrir » lors du premier Banquet philosophique de Lizières qui s’est tenu à La Colonie, à Paris.

Ce Banquet#1 réunissait notamment Béatrice Josse, directrice du centre d’art Le Magasin à Grenoble, Philippe Gasnier, psychiatre, Valérie Le Huche, fondatrice de l’Art du mouvement, et Ramuntcho Matta, artiste pluridisciplinaire et fondateur de Lizières.

Il a également été l’occasion de vous présenter la revue Nourrir (Ce Nourrir). Pour plus d’informations sur la revue, n’hésitez pas à nous solliciter.

Ce fut un moment enrichissant, nourrissant et convivial que nous espérons avoir autant apprécié que vous !

(Ci-dessus, l’espace réservé au Banquet#1 à La Colonie, avant l’arrivée des invités)

SOUTENEZ LIZIÈRES !
En adhérent ou en devenant partenaire.En tant qu’adhérent, vous pouvez assister aux événements organisés par Les Amis de Lizières : pique-niques, expositions, spectacles…L’action de Amis de Lizières est avant tout la promotion des arts et des cultures. d´infos
Informations pratiques 

 LIZIÈRES, Centre de Cultures et de Ressources
11 Allée du Comte de Lostanges 02400 Épaux-Bézu
contact@lizieres.org / Tél: 09 51 07 13 74

www.lizieres.org

13 janvier 2018

Galerie Didier Devillez: Focus 01/2018 – Broderie Bushong Kuba

Filed under: Actualité, exposition, galerie — Étiquettes : — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:30

Broderie Bushong Kuba

!!! Hommage à Paul Klee !!!

Textile, 90 x 73 cm

Congo

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935

devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

23 juillet 2017

Galerie Didier Devillez: Summer Focus – Nancy Roberts

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, galerie, peinture — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:43

 

Nancy Roberts
(1951, Milton / Massachusetts, USA)

Self Portrait, ca 2000
Photographie argentique noir & blanc
Tirage d’artiste signé à l’encre
Format : 15,5 x 16,5 cm

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

10 juillet 2017

Galerie Didier Devillez: Summer Focus – Paul Schrobiltgen

Filed under: Actualité, exposition, galerie, peinture — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:46

devillez_Schrobiltgen2

PAUL SCHROBILTGEN
(1923-1980)

Opus 251
technique mixte sur papier
65 x 48 cm
1978

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935

devillez@skynet.be * galeriedidierdevillez.be  * tribal-collection.com

22 mai 2017

Galerie Ecritures: Exposition Pierre LAFOUCRIERE

lafoucrière

Pierre LAFOUCRIERE

« Les Musiques du Silence »

Vernissages

le vendredi 02 juin à 19h

Fonds d’Art Moderne et Contemporain

et le samedi 03 juin à 11h

Galerie Ecritures

Expositions du 03 juin au 23 juillet 2017

Visite en compagnie de l’artiste samedi 03 juin 2017 à partir de 14h00

Au Fond d’Art Moderne et Contemporain

A l’occasion des 90 ans de Pierre LAFOUCRIERE, la municipalité de Montluçon et la Galerie Ecritures vous proposent une exposition rétrospective de son travail. A cette occasion sera présentée la monographie publiée par Ecritures : Pierre LAFOUCRIERE « Un Chemin de Lumière ».

Né en 1927 à Louroux-de-Bouble (03), Pierre Lafoucrière vit et travaille à Meudon et dans l’Allier. Parti de la figuration, son itinéraire l’a mené d’une peinture aux couleurs fortes et riches à une vision transcendée de la nature, à la fois raffinée et plus écrite. Deux rencontres ont profondément marqué sa vie de peintre : Paul Gay dans les années 50, Nane Stern en 1974.

Peintre de la lumière et de la transparence, Pierre LAFOUCRIERE est très inspiré par l’art sacré. Il est d’ailleurs revenu à ses passions premières en réalisant des vitraux à Louroux-de-Bouble, mais aussi à Corny (11 fenêtres) et Pont de l’Arche (4 fenêtres) dans l’Eure, ceux de l’église claustrale de Ligugé (86) (35 fenêtres) et dernièrement ceux du centre diocésain de Saint Désert (72).

Inspiré aussi par les auteurs et ami des poètes, il a illustré des éditions originales de J.M. BARNAUD, Alain BORNE, Louis DALLANT, Henri KREA, Jean-François MANIER … Il a également calligraphié et illustré de manière monumentale la « Messe sur le Monde » de THEILLARD de CHARDIN, acquise par le Musée MANDET de RIOM.

« L’art peut-il être gai et profond ? L’oeuvre de Pierre Lafoucrière dont la peinture heureuse puise ses arguments dans la lumière et les débats de la couleur, le prouve à l’envi. “L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible” disait Paul Klee. C’est justement ce que réussit Pierre Lafoucrière. Ce qu’il nous donne à voir c’est de quelque façon notre joie d’exister. Cela commande mieux que l’admiration, la gratitude. » Jean-Pierre Siméon, écrivain, poète, auteur dramatique, actuellement directeur artistique national de la manifestation « Le printemps des Poètes ».

Loin de la Poussière

Quand l’homme se laisse aveugler par les choses, il se commet avec la poussière. Quand l’homme se laisse dominer par les choses, son cœur se trouble. Un cœur troublé ne peut produire qu’une peinture laborieuse et raide, et conduit à sa propre destruction. Quand ténèbres et poussière contaminent le pinceau et l’encre, c’est la paralysie ; dans pareille impasse, l’homme a tout à perdre et rien à gagner, et finalement rien n’y pourra plus réjouir son cœur.

Aussi, je laisse les choses suivre les ténèbres des choses, et la poussière se commettre avec la poussière ; ainsi mon cœur est sans trouble, et quand le cœur est sans trouble, la peinture peut naître.

Shi Tao  Les propos sur la peinture du moine Citrouille Amère, chapitre 15.

Oeuvres dans les collections publiques :

  • Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
  • Musée d’Art Contemporain du Vatican
  • Musée Français de la Carte à Jouer
  • Issy-les-Moulineaux
  • Musée de Lidice
  • Musée Bertrand, Châteauroux
  • Musée de Celle, Allemagne
  • Musée d’Art et d’Histoire, Meudon
  • Musée Municipal, Evreux
  • Musée de la Lithographie, Saint-Pourçain-sur-Sioule
  • Musée Municipal, Saint-Ouen
  • Musée d’Evreux
  • F.R.A.C. Auvergne
  • Fonds d’Art Contemporain, Gennevilliers
  • Fonds d’Art Contemporain, Montluçon
  • Fonds d’Art Contemporain, Conches
  • Collection du Conseil Général des Hauts-de-Seine
  • Collection du Conseil Général de Haute-Normandie
  • Collection I.F.I. 03, Avermes
  • Mairies : Boëge, Commentry, Louroux-de-Bouble

Bibliothèques, Médiathèques :

  • Bibliothèque Nationale, Paris / Montluçon / Cagnes-sur-mer / Clermont-Ferrand / Grasse / Montélimar / Nice / Nîmes / Riom / Toulouse / Vichy

Art Mural :

  • 1981 – 1982 – Tapisseries. Ecole Nationale d’Arts Décoratifs, Aubusson
  • 1964 – Peintures. Village de l’Espérance, Burdignin, Haute-Savoie
  • 1959 – Céramique. Lycée agricole de Lapalisse, Allier

L’art sacré

2012  Vitraux chapelle du centre diocésain de la Saône et Loire à Saint Désert

2011 Un chemin de Pâques pour la Basilique de Paray-le-Monial

2006-2007 Verrières du Baptistère, église Sainte Colombe, Villejuif, Val-de-Marne

Réalisation : Ateliers Duchemin, Paris

2003-2005 Vêtements liturgiques, diocèse d’Evreux, Eure

2002 Croix de procession, Porte de tabernacle (émaux sur cuivre), église claustrale, abbaye Saint-Martin, Ligugé, Vienne

2000-2002 Vitraux (35 fenêtres), église claustrale, abbaye Saint-Martin, Ligugé, Vienne

Réalisation : Atelier du Vitrail Limoges

2001 Vitraux (4 fenêtres), chapelle Saint-Luc, hôpital de Pont-de-L’Arche, Eure

Réalisation : Atelier Dominique Bogros-Bony, Paris

1993 “Chemin de Pâques”, émaux peints sur verre antique, église de Néris-les-Bains, Allier

1992-1993 Vitraux (11 fenêtres), église de Corny, Eure

Réalisation : Atelier Jacques Bony, Paris

1974 “Chemin de Croix” (14 peintures), église de Louroux-de-Bouble, Allier

1973 Collezione d’Arte Religiosa Moderna (14 peintures), Musées du Vatican

1968 “Etoile du matin” (vitrail), église de Louroux-de-Bouble, Allier.

Réalisation : Atelier Michel Durand, Paris

1964 “Chemin de Croix” (14 peintures), Ermitage Notre-Dame des voirons, Haute-Savoie

Film sur Youtube :

www.youtube.com/watch?v=B6Iwl0yKuLc

Paray le Monial Lafoucriere – YouTube

http://www.youtube.com

Evocation du « Chemin de Croix », « Chemin de Pâques », oeuvre du peintre Pierre Lafoucrière pour la Basilique de Paray-le-Monial.

www.youtube.com/watch?v=IqUL5ly5SQg

Lafoucrière Corny 1993 – YouTube

http://www.youtube.com

Paul Bigo, curé de Corny, a confié à Pierre Lafoucrière la réalisation de l’ensemble des vitraux de l’Eglise de Corny. Les vitraux ont été …

www.youtube.com/watch?v=ZY22qXXYeVg

Lafoucriere – YouTube

http://www.youtube.com

« Un jardin de couleurs », tel est l’intitulé de la très belle exposition d’oeuvres du peintre Pierre Lafoucrière, installée par Sophie Rozenberg dans sa …

www.youtube.com/watch?v=N1qxf8kaf1k

Galerie ECRITURES 1 rue Pierre Petit 03 100 MONTLUCON    http://www.koifaire.com/auvergne/galerie,ecritures-15609.html  facebook  http://www.facebook.com/galerie.ecritures

17 mai 2017

Galerie Didier Devillez: Exposition Dominiq Fournal

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, peinture — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 9:24

D’autres  peintures de Dominiq Fournal

Didier Devillez
a le plaisir de vous convier
au vernissage de l’exposition

DOMINIQ FOURNAL

Stanley Pool

peintures récentes

le samedi 27 mai 2017
de 16 à 19h

exposition
du 27 mai au 24 juin 2017
ouvert les jeudi, vendredi et samedi
de 14 à 18h30
et sur rendez-vous

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél. +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be galeriedidierdevillez.be tribal-collection.com

15 avril 2017

Galerie Didier Devillez: Focus Mars – Nicolas Alquin

Filed under: Actualité, exposition — Étiquettes : , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:38

Nicolas Alquin (1958)

exposition
du 22 avril au 20 mai 2017
ouvert les jeudi, vendredi et samedi
de 14 à 18h30
et sur rendez-vous

Reine, pièce majeure
Iroko ocré, 2016
139 x 45 x 44 cm

Sculptures et dessins
Exposition Galerie Didier Devillez
du 22 avril au 20 mai 2017

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

13 mars 2017

Galerie Didier Devillez: Exposition Ulrich Sante / Franca Ravet

Filed under: Actualité, art & culture, exposition, galerie, peinture — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:43

 

Galerie Didier Devillez
exposition
du 18 mars au 8 avril 2017
ouvert les jeudi, vendredi et samedi
de 14 à 18h30
et sur rendez-vous
Didier Devillez et Stephan Marquardt
ont le plaisir de vous convier
au vernissage de l’exposition


Surface et profondeur

ULRICH
SANTE

Sculptures

/

FRANCA
RAVET

Peintures

le samedi 18 mars 2017
de 16 à 19h

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél. +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be
galeriedidierdevillez.be
tribal-collection.com

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