Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

26 août 2017

France Culture: Leçon inaugurale de Michel Foucault au Collège de France

Filed under: Actualité, Philosophie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:15

https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/huit-lecons-lues-58-lecon-inaugurale-de-michel-foucault

                Les Cours du Collège de France

les samedis et dimanches de 15h à 16h, rediffusion de 21h à 22h

Réécouter: https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=23619276-1b2b-43d1-93ba-5e3ca08ac882

Quelle est cette volonté de vérité dans nos discours, qui a traversé tant de siècles de notre histoire ? demande Michel Foucault dans sa leçon inaugurale. Qu’est ce qui est en jeu, sinon le désir et le pouvoir? Quelles sont les procédures de contrôles et de délimitation du discours?

Michel Foucault en 1984 à Paris
Michel Foucault en 1984 à Paris Crédits : MICHELE BANCILHONAFP

Quel rapport nouent les professeurs du Collège de France avec leur public ?

Le trac les accompagne dans cet amphithéâtre où ils livrent leurs questions et leurs travaux devant un auditoire qui peut être très pointu. Ce trac est redoublé dit-on pour le rituel de la leçon inaugurale et Michel Foucault que nous entendons au micro de Jacques chancel en 1975, dans notre générique, fait part de sa difficulté à commencer au sein de l’institution pluriséculaire. Ce début n’est pas anodin pour le philosophe-historien qui appartient aux « hérétiques consacrés » selon la formule de Pierre Bourdieu et qui va poser d’emblée la question, dans sa leçon inaugurale :

« Où est le danger dans les discours ? »

Le philosophe, Jules Vuillemain, professeur au Collège de France qui a soutenu la création de la chaire chaire d’histoire des systèmes de pensée pour Michel Foucault rappelle dans son hommage au philosophe-historien

« la place majeure » qu’occupe le « partage entre vrai et faux, dans son œuvre. Les Mots et les Choses (1966), l’_Archéologie du savoir(_1969) et la Leçon inaugurale au Collège de France (1970) lui sont entièrement consacrés. Non content d’analyser les circonstances qui impriment leur sceau particulier sur la vénération obligée pour la vérité, naguère le sceau des Lumières, aujourd’hui celui des Structures, Foucault, héritier toujours critique, reprend et corrige Nietzsche. Il s’agit donc, pour le philosophe, non pas de chercher vainement dans le discours quelque décalque du réel, mais de retrouver dans le mot la fonction organisatrice des choses, la violence qu’on leur fait, en tous cas la pratique qu’on leur impose derrière le double masque de l’objectivité et du désintéressement ».

« Le discours vrai, lit-on dans la Leçon inaugurale, le discours que la nécessité de sa forme affranchit du désir et libère du pouvoir, ne pas reconnaître la volonté de vérité qui le traverse ; et la volonté de vérité, celle qui s’est imposée à nous depuis bien longtemps, est telle que la vérité qu’elle veut ne peut pas ne pas le masquer »

Et nous gagnons tout de suite le grand amphithéâtre du Collège de France, le 2 décembre 1970 pour la leçon inaugurale de Michel Foucault, titulaire de la Chaire d’Histoire des systèmes de pensée (1970-1984) au Collège de France.

Cette leçon est lue par Léon Bonnaffé.

Mise en ondes de Diphy Mariani.

Archive Ina .Extrait du magazine Radioscopie avec Michel Foucault, au micro de Jacques Chancel sur France Inter le 10 mars 1975. Le philosophe-historien y évoque son enseignement libre au Collège de France et la relation à son public.

Pour prolonger

L’hommage à Michel Foucault sur le site du Collège de France

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14 mai 2015

France Culture: Les statistiques font-elles la loi ?

Filed under: Actualité, Economie, Management — Étiquettes : , , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 4:30

http://www.franceculture.fr/emission-esprit-de-justice-les-statistiques-font-elles-la-loi-2015-05-14

14.05.2015 – 15:00

Ecouter l’enregistrement: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5034797

« Un gouvernement par les règles mais pas par les hommes » : tel était l’idéal de la cité grecque et demeure au-delà, l’horizon de toute démocratie. Mais les règles, que sont-elles au juste ? Elles sont certes faites par les citoyens mais en retour elles donnent corps au socius en le représentant. C’est ce qui fait la référence dogmatique du droit. Mais voici que le gouvernement est tenté de radicaliser cette dimension impersonnelle en substituant aux hommes des instruments « objectifs » de mesure, comme des statistiques ou des algorithmes. C’est cette dérive qui menace aujourd’hui les institutions du droit, et c’est ce que dénonce un ouvrage qui vient de sortir d’un juriste, professeur au Collège de France qui sera l’invité d’esprit de justice aujourd’hui.

Avec l’agenda de Marie Boëton, de La Croix

Et le reportage de Sophie Bober auprès de Thierry Bodin, salarié à Sanofi depuis une trentaine d’années et délégué CGT.

Invité(s) :
Alain Supiot, professeur au Collège de France, Directeur de l’Institut d’études avancées de Nantes, auteur de « L’esprit de Philadelphie : La justice sociale face au marché total ».

Thème(s) : Idées| Droit| gouvernance| statistiques

Document(s)

La Gouvernance par les nombres , Alain Supiot  Fayard, 2015

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