Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

11 octobre 2017

La Libre Inspire: Comment rendre la terre accessible à ceux qui la cultivent ?

Filed under: Actualité, Agriculture, Agroécologie, Alternative — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 8:33

http://stories.lalibre.be/numero22/index.html

Entre la famille Lambert et Terre-en-vue, c’est « à la vie, à la mort ». Grâce à la coopérative, ces agriculteurs brabançons peuvent en effet continuer à cultiver quatre hectares de champ qu’ils n’avaient pas les moyens d’acheter.

Alors que les espaces agricoles se réduisent chaque année en Wallonie, Terre-en-vue fait appel aux citoyens pour soutenir la création et le maintien de fermes agroécologiques à taille humaine.

100 €. Les coopérateurs de Terre-en-vue peuvent acquérir une ou plusieurs part dont le prix est fixé à 100 euros. Le but est que cette participation soit à la portée du plus grand nombre de personnes possible.
A ce jour, Terre-en-vue, compte déjà 1346 coopérateurs qui ont permis l’achat de 61 hectares alloués à des exploitations agroécologiques.

Ces terres sont employées à bien d’autres usages que la production alimentaire : celle de sapins de Noël (une problématique qui touche les Ardennes), la construction de zones de loisirs (comme des golfs) ou la production d’agrocarburants. Le maintien des terres arables entre aussi en compétition avec la construction de zonings industriels, d’infrastructures routières et d’habitats. Mais cette artificialisation croissante du territoire semble perdre de vue le rôle nourricier de la terre. “Avons-nous encore assez de terres pour nous nourrir ? Pour rencontrer les demandes très actuelles de manger local aussi ?”, interroge tout haut Perrine Ghilain.
C’est dans ce contexte que Terre-en-vue a été créée. L’ASBL est aussi une coopérative et une fondation, “mais c’est surtout un mouvement citoyen”, poursuit notre interlocutrice, dont l’objectif est de racheter des terres agricoles ouvertes à la vente, grâce aux dotations apportées par des coopérateurs.

A la ferme Sainte-Barbe, 4 hectares
en bio plutôt qu’en béton

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26 septembre 2017

La Libre Inspire: Echange commercial et citoyen au TransiStore

Filed under: Actualité, Alternative, Ecologie, Economie — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:31

http://stories.lalibre.be/inspire/numero14/index.html

Un magasin de proximité, convivial et citoyen a ouvert ses portes à Etterbeek. Il se concentre autour de deux axes : la vente et la rencontre.
Il veut démontrer qu’un modèle alternatif de distribution existe. Il permet de redonner sa juste place aux consom’acteurs et aux producteurs.

Reportage : Valentine Van Vyve

Son nom a été trouvé par un habitant de la commune après avoir récolté le plus grand nombre de « like » sur Facebook. La population d’Etterbeek a choisi de le nommer “TransiStore”, ou la contraction de « Transition » et « Store » (magasin). Le mot-valise porte en lui-même les gènes de ce projet, né à la fin du printemps dernier. Ceux de la rencontre de trois partenaires, trois acteurs ayant décidé de mettre leurs compétences, complémentaires, au service d’un projet commun : Oxfam Magasins du monde, Agricovert et le Collectif citoyen. L’espace qu’ils partagent, 200 m² au coeur de cette commune bruxelloise, ils le définissent comme « un magasin de proximité, convivial et citoyen« .

Un magasin, certes, mais au modèle particulier puisqu’il intègre production, consommation, remise à l’emploi et citoyenneté. « On fonctionne comme un écosystème« , explique François-Olivier Devaux, l’un des trente membres du Collectif citoyen. Ce qui les rassemble ? « Le vécu de valeurs communes. Le fait de pouvoir trouver dans un lieu pas mal d’exemplarité : produits éthiques, locaux et sains, de circuits courts. » C’est la diversité des acteurs et les différentes « dimensions » du projet qui lui apportent sa plus-value. Dans la maison TransiStore, « on rentre par différentes portes« , se réjouit Martin Rose, membre d’Oxfam Magasins du monde. Ouvrons-les…

Lire la suite du dossier et voir la vidéo: http://stories.lalibre.be/inspire/numero14/index.html

Tous les dossiers : http://dossiers.lalibre.be/inspire/

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11 septembre 2016

I. Aubert-Baudron: Des paquebots de croisière pour les migrants?

Filed under: Alfred Korzybski, Alternative — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:16

Une proposition permettant de concilier les objectifs de sécurité et une approche humaniste de l’arrivée des migrants en Europe.  En ligne à https://blogs.mediapart.fr/miss-marple/blog/080916/des-paquebots-de-croisiere-pour-les-migrants-1

 

17 juin 2016

Isabelle Aubert-Baudron: Une économie non-aristotélicienne ? JUGAAD !

Hier soir sur Antenne 2 un reportage passionnant dans l’émission Un oeil sur la planète sur le concept indien de Jugaad, de Navi Radjou. Voir également sur ce concept L’innovation Jugaad, faire mieux avec moins – FUTUREMAG – ARTE

Livres de Navi Radjou

Ce concept est similaire à l’économie non-aristotélicienne que j’ai mise au point depuis la fin des années 90 à partir de la sémantique générale de Korzybski et grâce à laquelle j’ai pu mettre au point sans moyen financier, entre autres, Interzone Editions et des cours de sémantique générale en ligne.

Pour plus d’infos sur l’économie non-aristotélicienne :

Une économie de rechange ?

Une économie non-aristotélicienne :

* L’économie de marché: une économie aristotélicienne

* Déstructuration: Enquêtes sur les mécanismes de l’économie de marché dans le domaine de la santé

* Restructuration: Une économie non-aristotélicienne

* Economie A / économie non-A

Application de la démarche des mathématiciens en économie

Comment faire soi-même une dreamachine simple et pas chère (1981)

Première machine à rêver (1981)

Plus d’infos sur la dreamachine

 

17 juillet 2015

Le Monde: Les monnaies complémentaires, un rempart contre le capitalisme financier ?

Filed under: Actualité, Alternative, Association, Economie, monnaies alternatives, Recherche — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 2:17

Et si, un jour, votre grand-mère payait son aide ménagère avec une autre monnaie que l’euro ? Pas en drachmes, bien sûr, mais en gonettes à Lyon, en sols-violettes à Toulouse ou en euskos à Bayonne. C’est ce que permettra peut-être le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement, qui sera examiné par le Sénat à la fin du mois de juillet. Douze mois après la promulgation du texte, le gouvernement, prévoit-il, remettra au Parlement « un rapport relatif à l’émission d’une ou de plusieurs monnaies complémentaires pour l’autonomie ». Autrement dit la possibilité, pour les personnes âgées, de payer les services des associations avec des billets, des pièces ou des chèques libellés dans une autre monnaie que l’euro.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/07/09/534×0/4677055_6_4b77_2015-07-06-b5685c3-16527-1ve77se_5395aabe7118d92e0041d085ce6b7989.jpg
Philippe Turpin/Photononstop

Lentement, mais de façon plus visible depuis que la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire de 2014 leur a donné une existence officielle, les monnaies complémentaires font leur chemin, notamment dans les têtes. En janvier, un rapport intitulé « D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité » a montré l’ampleur du phénomène. S’agit-il, comme le soutiennent ses promoteurs, d’une révolution souterraine, capable de subvertir le capitalisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui, et donc la promesse d’une alternative économique ?

L’existence d’une monnaie unique, à l’échelle d’un Etat ou d’une communauté d’Etats, n’est pas aussi ancienne qu’on pourrait le croire. En France, de multiples monnaies, locales et étrangères, avaient cours sur le territoire du royaume jusqu’aux premières tentatives d’unification royales, au XIVsiècle – objectif atteint par la Révolution et l’Empire. Elles partageaient alors la fonction de moyen d’échange avec des objets variés selon les époques ou les latitudes, comme le sel ou les coquillages… Depuis, la théorie économique et la pratique politique des Etats proclament que, pour que les marchés fonctionnent de manière optimale et confiante, la monnaie doit être universellement reconnue et émise par une puissance publique unique et souveraine sur un territoire donné.

Les monnaies complémentaires sont imprimées et distribuées gratuitement par des associations locales à leurs adhérents, qu’ils soient producteurs ou consommateurs

Pourtant, à chaque période de crise, lorsque la liquidité, le crédit ou la confiance dans l’autorité émettrice viennent à manquer, les acteurs économiques recréent spontanément des moyens d’échanger. En 1929, les entreprises suisses victimes des faillites bancaires avaient ainsi créé une monnaie, le wir, pour se faire crédit entre elles : elle existe toujours et elle est utilisée par 65 000 PME ! Mais le cas le plus fréquent concerne des communautés locales, et l’on parle alors de monnaie locale complémentaire. En 1998, la population d’une favela de Fortaleza, chassée vers la périphérie urbaine par un programme immobilier, et dès lors coupée de ses circuits économiques, avait ainsi créé le palma, qui était destiné aux échanges au sein de la communauté. Aujourd’hui, la Grèce et l’Espagne comptent 70 monnaies locales, l’Allemagne une soixantaine et la France une trentaine, toutes créées depuis moins de cinq ans. Dans l’Hexagone, la plus développée est l’eusko, lancée au Pays basque en 2013 : aujourd’hui, près de 500 000 euskos (1 eusko = 1 euro) circulent entre près de 3 000 utilisateurs.

Ces monnaies se présentent sous la forme de billets dont le dessin et les couleurs diffèrent d’un billet « normal » afin d’éviter toute confusion. Dans la plupart des cas, ils sont imprimés et distribués gratuitement par des associations locales à leurs adhérents, qu’ils soient producteurs ou consommateurs. Pour leur garantir à tout moment l’échange de leur pécule en monnaie locale en argent « normal », ces associations détiennent un fonds en monnaie officielle qui couvre la valeur de la monnaie locale émise : il est généralement constitué à la fois par des cotisations et par une subvention publique.

Une monnaie locale circulant sur un territoire restreint permet en effet aux consommateurs de favoriser les producteurs locaux

Ces associations ont pour la plupart un objectif militant. Elles ne cherchent pas à jouer au Monopoly mais à desserrer la contrainte financière subie par les plus pauvres et à promouvoir des modes de production ou de consommation locaux ou respectueux de l’environnement. Une monnaie locale circulant sur un territoire restreint permet en effet aux consommateurs de favoriser les producteurs locaux et de les inciter en retour à produire ce que veulent les consommateurs – bio et « durable », par exemple. Une monnaie locale « est une digue contre le déménagement du territoire », affirment les économistes Denis Clerc et Jean-Baptiste de Foucauld dans le rapport de janvier 2015.

Au-delà, affirment le philosophe Patrick Viveret et l’économiste Célina Whitaker, les monnaies locales complémentaires ont des « potentialités d’action transformatrice ». En devenant l’unité de compte des seules richesses reconnues comme « utiles » par la collectivité (celles qui sont indispensables aux plus pauvres, écologiquement viables et indépendantes de la chaîne de valeur mondialisée), elles rendent aux citoyens le contrôle de la création monétaire, et donc de leur vie économique. Elles leur permettent également de rompre avec la monnaie officielle, devenue une marchandise, objet de gains spéculatifs et improductifs, et simple marqueur des inégalités. « On redécouvre que le local est l’échelle pertinente pour développer une économie plus soutenable », souligne Christophe Fourel, économiste au ministère des affaires sociales et coauteur du rapport de janvier 2015.

Méfiance des corps constitués

Mais le « grand soir » monétaire ne semble pas encore à portée de main. En France, sur les 17 monnaies locales étudiées dans le rapport de 2015, la circulation monétaire moyenne s’établissait à 26 000 euros, la médiane à 11 500 euros : le nombre moyen d’utilisateurs atteignait à peine 500, la médiane 255… Bref, la pérennité d’une monnaie locale est proportionnelle au degré d’engagement des adhérents des associations qui l’ont créée, et son extension à leur influence sur leur territoire. Les plus robustes sont émises là où l’identité locale est la plus forte, comme au Pays basque, mais le pari est plus difficile à tenir à Montreuil ou à Romans…

Car si certains biens et services peuvent être produits localement, la plupart de ceux que nous consommons, et surtout que nous souhaitons consommer, ne sont disponibles qu’en utilisant la monnaie dominante. C’est pour cela que les dispositifs prévoient tous une convertibilité en monnaie officielle selon un taux fixe. Pour toutes ces raisons, le Conseil économique, social et environnemental a publié, en avril, un avis très sceptique vis-à-vis des monnaies locales, reflétant la méfiance des corps constitués.

Pourquoi ne pas en faire autant dans le domaine de la formation professionnelle, de l’aide aux personnes âgées ou encore de la transition énergétique ?

C’est donc dans une autre direction que les partisans de la « biodiversité monétaire » portent leurs regards : celle des monnaies complémentaires « thématiques », c’est-à-dire servant à l’achat et la vente d’une catégorie de biens et services bien définie. Elles appliquent le principe des bons d’achat émis par les grands magasins ou des « miles » distribués par les compagnies aériennes, mais au service d’objectifs sociaux. « Les chèques-déjeuner, lancés à l’origine par des coopératives à vocation sociale, ont servi, grâce au soutien des pouvoirs publics, à améliorer l’alimentation de tous les travailleurs », rappelle Nicolas Meunier, rapporteur du rapport de janvier 2015.

Pourquoi ne pas en faire autant dans le domaine de la formation professionnelle, de l’aide aux personnes âgées ou encore de la transition énergétique, comme le propose l’économiste Michel Aglietta ? « La loi n’interdit plus aux collectivités locales de faire payer certains services avec les monnaies qu’elles peuvent créer », observe Jean-Philippe Magnen, vice-président (Europe Ecologie – Les Verts) de la région Pays de la Loire et coauteur du rapport de janvier 2015. Depuis 2014, la ville de Boulogne-sur-Mer accepte ainsi que les citoyens payent les transports publics et certaines manifestations culturelles en bou’sols, la monnaie locale de la ville. En Ille-et-Vilaine, le galléco permet de régler certains services publics.

Les militants de l’économie alternative dénoncent une dérive qui ferait passer la création monétaire des mains des banquiers à celles des administrations publiques locales. En réalité, ces dernières cherchent surtout à sous-traiter aux associations et aux entreprises « sociales et solidaires », déjà chargées de la production des biens et services correspondants, cette nouvelle ingénierie des politiques publiques. Tout dépendra, en fin de compte, de l’accueil que feront à ces monnaies alternatives les populations à qui elles seront proposées.

À LIRE
« D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité », rapport, remis en avril, de la mission d’étude sur les monnaies locales complémentaires et les systèmes d’échange locaux, par Christophe Fourel et Jean-Philippe Magnen (rapporteur : Nicolas Meunier). A télécharger sur le site de la Documentation française, Ladocumentationfrancaise.fr.
« Nouvelles monnaies : les enjeux macro-économiques, financiers et sociétaux », de Pierre-Antoine Gailly, avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), avril 2015. (Le Journal officiel, 64 p., 14 €).
« L’Avenir de la monnaie », de Bernard Lietaer (Random House, 2001).
http://monnaie-locale-complementaire.net/

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/07/09/les-monnaies-complementaires-un-rempart-contre-le-capitalisme-financier_4677056_3224.html

Sur le  même sujet sur ce blog:

Nouvelles possibilités économiques pour la Grèce dans un cadre de pensée non-aristotélicien (14/07/2015)

 

23 juin 2015

France Culture, La Grande Table (2ième partie): Grèce : laboratoire de la fraternité ?

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-grece-laboratoire-de-la-fraternite-2015-06-23

23.06.2015 – 12:55

35 minutes

La Grèce est un berceau de la culture européenne : la mettre à l’écart de l’Europe serait une erreur selon Patrick Viveret. Si on voit souvent en elle le symbole d’une crise qui pourrait concerner aussi l’Europe et le monde, le philosophe la considère avant tout comme un laboratoire de la fraternité… un mot que les « têtes à claques » qualifieront de « Bisounours », mais qui pourrait remettre les choses à leur place, à commencer par l’argent.

Enregistrement en ligne:  http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5054797

 

La Grèce et l’Euro © Karl-Ludwig Poggemann/ €YPΩ – ∏OΛI∑ / Flickr / Creative Commons

Avec

Patrick Viveret, philosophe et magistrat honoraire à la Cour des Comptes. Signataire de la tribune « La Grèce est une chance pour l’Europe », il est aussi l’auteur de l’essai Fraternité, j’écris ton nom ! (Les Liens qui Libèrent, mai 2015).

Pour le questionner, Thomais Papaioannou, correspondante de la télévision publique grecque et chypriote en France (ERT / RIK-CyBC).

Invité(s) :
Patrick Viveret, economiste et philosophe

Thème(s) : Idées| Politique| Thomaïs Papaïoannou

30 avril 2015

Au cœur de ruelles médiévales, des habitants rénovent un lieu hors du commun pour vivre autrement

Filed under: Actualité, Alternative — Étiquettes : , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:50

par Agnès Maillard 30 avril 2015

Habiter autrement les centres des petites villes, accéder à la propriété quand on n’a pas de très gros moyens, vivre sans voiture et partager les problèmes : c’est l’aventure dans laquelle s’est lancé un collectif à Auch. Avec un projet de réhabilitation hors du commun : un important corps de bâtiments sur 3000 m² de terrain, réparti sur 7 niveaux, enclavé en plein centre-ville, accessible essentiellement par des escaliers sinueux. Ici on partage beaucoup – travaux, réflexions, espaces communs à rénover. La topographie particulière du terrain, le choix d’un collectif démocratique, la mixité sociale, en font une expérience assez unique, qui tâtonne encore mais veut s’inscrire dans la durée. Et qui, pour l’instant, essuie les plâtres, au propre comme au figuré. Rencontre.

La suite à http://www.bastamag.net/Au-coeur-de-ruelles-medievales-des-habitants-renovent-un-lieu-hors-du-commun

Pour profiter de ce reportage en grand format, c’est ici.

 

14 mars 2015

Interzone Editions: le catalogue 2015 est en ligne

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27 mai 2014

L’An 01 : à voir et revoir

Filed under: Alternative, Film — Étiquettes : , , , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 7:42

Film de Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch, 1973, tiré de la bande dessinée de Gébé.

Fiche du film sur Allo Ciné

Version intégrale sur Vimeo : https://vimeo.com/76020165

–English
L’An 01 is a french film from 1973, directed by Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais and Jean Rouch. It is an adaptation from comics « L’An 01″ by Gébé. »They say, progress is happiness. So we make a step forward, and that’s progress, but it’s never happiness. What if we made a step aside? »–FrenchL’An 01 est un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch. Il est adapté de la bande dessinée L’An 01 de Gébé.

« On nous dit, le progrès, c’est le bonheur. Alors on fait un pas en avant, et c’est le progrès, mais c’est jamais le bonheur. Et si on faisait un pas de côté? »

7 novembre 2013

Marie Martin-Pécheux : “BIOÉCONOMIE ET SOLIDARISME – POUR UNE ÉCONOMIE AU SERVICE DE LA VIE »

Filed under: Actualité, Alternative, Economie, Ethique, Recherche — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 11:22
A lire d’urgence le livre de Marie Martin-Pécheux :
BIOÉCONOMIE ET SOLIDARISME – POUR UNE ÉCONOMIE AU SERVICE DE LA VIE
D’un monde « libéral » à un monde libéré”.
Préface d’Albert JACQUARD.

L’économie templière en Occident : patrimoines, commerce, finances

Filed under: Actualité, Alternative, Economie, Edition, Histoire, Recherche — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 10:23

L’économie Templière en Occident – Patrimoines, Commerces, Finances (Editions Gueniot 2013)

En vente dans le site www.templiers.org/ : voir la présentation du livre et le sommaire en pdf  .

Aristotelian and non-Aristotelian economies

Isabelle Aubert-Baudron
(Revised : June 2013)

In French: Economie A / économie non-A

Aristotelian economy

Non-Aristotelian economy

Assumptions:– Belief in the value of money as something real, and economic rules feature an existence in itself, independent of its users, Assumptions:– A concept of money as « a symbol of exchange between humans, whose value is based on an agreement between its users and the economic rules that depend on contracts between its users » (Alfred Korzybski: « Science and Sanity « : On symbolism (Chapter 6)
– The assumption that it is not possible to get rich without taking money from someone else, – The assumption that it is possible to make money without taking it to someone else,
– A structure of relationships based on exclusion, – A structure of relationship based on the inclusion of all elements in the same set, (« A structure is the set of relationships between the elements of a same whole. » Henri Laborit, « La Nouvelle Grille »)
– Relationships of competition, of conflict between insiders and outsiders, rich and poor, etc.

– This stucture of relationships leads to a mutual destruction of the respective forces and energies 1 + 1 < 2

– Relationships of non-dominance, complementary, interdisciplinarity and informational opening, similar to the structure of living organisms (Henri Laborit), leading to a higher result than the sum of the parts (1 + 1 = 3): mathematical principle of non-additivity : (Alfred Korzybski: » Science and Sanity« : On order” (Chapter 12) This principle has been applied by William Burroughs and Brion Gysin in literature (« The Third Mind »).
– A strategy based on intelligence of balance of power to get money. The advantage is to the strongest. – A strategy based on the strength of relationships of intelligence, which invalidates the logic of strength relations. The advantage is to the most intelligent.
This system is based on parasitism, the looting of resources, and the principle that consists in sawing off the branch on which you sit: once the resources have run out, there is nothing left to plunder, the system collapses. – This system is based upon a use of the resources adapted to the actual needs.Enrichment of ALL partners.
The people serve the company:– Absolute value of profit to the detriment of people. A company serving people:– function of the company: allow all elements of the set to make a living.
– Hierarchies of dominance ; a symbolic hierarchic power, without relation to the actual capacities of the people in charge. The people at the bottom, on which the whole pyramid rests, have no hierarchic power. – Hierarchy of knowledge and skill. The people at the bottom, on which the whole pyramid rests, have the real power :  » Power first depends on the necessity of the function, for the human set taken in account. Any individual or group of individual who is not indispensable for the structure of a set have no reason to be in « power », as this set can fulfill its function without them. » (Henri Laborit, « La Nouvelle Grille », p. 182).
– Absolute value of profit to the detriment of people. – Value of the individual proportional to his status, reduced to the money one can bring, to a resource. – Absolute value of the human person, – Relative value of money, depending on the services it can provide as « a symbol for human agreement » (Korzybski)
– Power: domination, manipulation, negative success. . – Power of performance: positive success.
– Problematic of guilt: Action based upon criteria « good / bad », concept of fault.

– Opposition between individual and collective interests.

– Responsibility: Action ddétermined according to the consequences of the acts, their outcomes. – The company as part of a whole: national and international economy, => base of relations in the interest of all.

– No opposition between individual interest and collective interest.

Staff management based on inferiority and manipulation of human beings (bullying) and on reducing the value of people to their diplomas and their status.

The purpose of this management is to exclude from the area of work as many people as possible to reduce salaries and their retirement pensions as much as possible, and limit the flow of money to a minimum of people,

Staff management based on mutual respect, appreciation, and consideration of the actual capabilities of each, and the absolute value of the human person.

The purpose of this management is to include as many citizens as possible in the workplace, according to his actual abilities.

Structure of hierarchical relationship of dominance. Structure of relations structurally similar to the human organism: complementarity, interdisciplinarity, informational opening.
Aristotelian mental structure: obsolete, corresponding to a vision of man and the world dating from 2400 years: mechanisms of thought structured by the principles of identity, contradiction and third excluded (see  A non-Aristotelian logic : general semantics in the framework of evolution of the West  & THE DIFFERENT STEPS OF EVOLUTION OF THE WEST Aristotle, Descartes, Korzybski ).Structure of static relations, based on the balance of power, obsolete compared to the structure of relations of our political model and in contradiction with the rule of law.

Non-A mental structure :

fitting in with our level of semantic evolution (a map is not the territory it represents, a map does not represent the whole territory, a map is self-reflexive), politics (Declaration of Human Rights and Citizen, 1789) and the rule of law.

Hierarchies of power: decision at the top, executors at the bottom. The capacities of individuals are limited to the ones of their function. Hierarchies of skill and knowledge: anyone can use his real capabilities at different levels, => people can work in what they can do well and enjoy doing. The individual skills are added to the skills of the set, the result, is higher than the sum of its parts, and becomes part of the wealth of the company.
Intensional attitude: economy based on theories, doctrines, developed in the interests of stakeholder, groups of economic actors (capitalism, market economy, liberalism, with their opposites: unionism, Marxism, etc..), => pressure groups always opposed in conflicts, unable to establish non conflictual relations, with a waste of the resources and energies in conflict. The amount of the wealth, resources and means taken in account is limited by theoric criteria of evaluation of the strongest. Extensional attitude: based upon the facts: – The real needs,

– The real means available to fill them: the sum of the resources of all countries at all levels, including those that are not considered as part of the economy A.

Allows to include all elements in the set, and build an economic framework that embraces them all.

The amount of the wealth, ressources and means taken in account is much higher than in the A economy.

No consideration of the will of the citizens: the economical orientations are decided in function of financial theories and the interests of lobbies, their human consequences remain hidden. Some aspects of this economy are occult, the rules are rigged. Integration of the citizens in decisions, and economical participation as actors in it and in accordance with the constitution. In decision making, favor an approach based on consideration of the consequences of these human level, and adjust the financial terms.
« Economics »: pseudo scientificity: no confrontation with the facts in front of unsatisfactory economic performance, no questioning of the directions taken. Does not rest on a given doctrine, nor political beliefs,but applies a real scientific approach: Apply in economy the step of the mathematicians of the XXth century (non-Euclidian geometry).
The economical maps are not similar to territories they are supposed to represent => the economical actual results do not fit with the expectated results => economical crisis.. There is no economical theory. The economical maps are drawn in function of the facts : the actual needs, the actual resources, and how to use those ressources to fulfill practicly the needs of the human set.
Planning of the shortage, created from scratch: the resources are presented as less important than the actual resources. No shortage : start from human needs and real resources at all levels.
Etc. Etc.

1 décembre 2011

Alfred KORZYBSKI: Démarche des mathématiciens: Extraits du « SEMINAIRE DE SEMANTIQUE GENERALE 1937 »

Extraits du  » SEMINAIRE DE SEMANTIQUE GENERALE 1937 – Transcription des Notes des Conférences de Sémantique Générale Données à Olivet College  » (Interzone Editions ) d’Alfred Korzybski.

Chapitre 2 , p. 9-10.

Disciplines non-euclidiennes et non-newtoniennes:

J’ai insisté sur le fait que chaque fois qu’il est question d’électricité, qu’il s’agisse d’un magnéto dans une voiture, un avion ou une radio, chaque fois que l’électricité entre en jeu, les anciennes géométries et mécaniques ne seront d’aucune efficacité. Elles ne marcheront pas. En d’autres termes, les conditions dans lesquelles nous vivons actuellement dépendent des principes non-euclidiens et non-newtoniens. Nous ne pouvons construire un magnéto dans une voiture avec les méthodes euclidiennes et newtoniennes. C’est impossible. Vous avez ici des mathématiciens et des physiciens, demandez-leur si ce que je dis est vrai. Autrement dit, les conditions réelles dans lesquelles nous vivons ne sont plus euclidiennes ni newtoniennes, elles sont élaborées par des disciplines non-euclidiennes et non-newtoniennes.

Je me demande si vous saisissez la différence ? Euclide et Newton sont encore valables en ce qui concerne cette maison ou un pont, etc., mais seulement tant que l’électricité n’entre pas en ligne de compte. Dans des conditions habituelles, Euclide et Newton peuvent être tout aussi utiles, mais pas de manière générale. C’est le point principal. En ce qui concerne Aristote, il peut s’avérer utile pour préparer un dîner lors d’une réception, mais aujourd’hui, si nous nous cantonnons exclusivement aux méthodes aristotéliciennes, nous ne pouvons rien en attendre pour parvenir à un quelconque équilibre. Aristote peut nous servir de référence pour dresser la table lors d’une réception, mais il ne nous sera d’aucune aide dans notre vie, laquelle n’est malheureusement pas un dîner mondain. Il y a dans l’existence des problèmes plus complexes que d’apprêter une table pour un dîner. Dans ma première conférence, j’ai tenté de vous faire prendre conscience de la nécessité – non pas d’un plaisir, ni d’une lubie – de la nécessité d’une révision de nos orientations humaines en tant que telles. J’ai parlé pendant deux heures en tentant de vous faire comprendre les difficultés et l’urgence de cette révision. Ce soir, nous allons débuter le cours proprement dit.

Chapitre 5, p. 38-39 :

Géométrie non-euclidienne:

Quand vous prenez un manuel de géométrie euclidienne, un qui vous est tout à fait familier, où que vous regardiez, que ce soit à la fin ou au début, vous vous sentez chez vous. Mais quand vous prenez un manuel de géométrie non-euclidienne, le début vous semblera tout à fait innocent mais il ne vous sera pas familier très longtemps. Je devrais également vous expliquer ceci. Vous devriez être au courant des principes non-euclidiens.

Dans toutes les géométries métriques, nous avons besoin de lignes qui ne se rencontrent jamais. Elles nous sont indispensables. Comme nous en avons besoin, nous les avons tracées. Nous les appelons « parallèles ». Maintenant voici un point intéressant concernant ces parallèles. Nous avons besoin de ces lignes qui ne se rencontrent jamais. Elles nous sont nécessaires. Sans elles il ne peut y avoir de géométrie. Mais ensuite Euclide, énonçant sa géométrie, définit ces « parallèles » non seulement comme ne se rencontrant pas, mais il posa une autre condition concernant ces lignes: qu’elles soient à égale distance l’une de l’autre. Même du temps d’Euclide, pourtant, cette histoire d’égale distance était contestée. Ces parallèles n’étaient pas familières aux gens. Les mathématiciens savaient, même à l’époque d’Euclide, qu’il devait y avoir des lignes qui ne se rencontrent jamais et qui pourtant n’étaient pas à égale distance l’une de l’autre. Mais Euclide dit égale distance. Cela turlupina les mathématiciens pendant plus de 2000 ans et finalement trois hommes, tous à la même période, contestèrent ce principe. Ils se dirent simplement en eux-mêmes, « N’argumentons pas, élaborons une géométrie où nous avons des lignes qui ne se rencontrent jamais et qui pourtant ne sont pas équidistantes. » Et on les traita de fous. Leurs travaux furent publiés comme des géométries non-euclidiennes où les lignes parallèles ne se rencontrent jamais, mais elles ne sont pas considérées comme équidistantes. Vous avez remarqué toutes les jolies courbes qui composent les objets qui nous entourent. Vous avez vu quelques vieux immeubles partagés en appartements qui sont caractérisés par de telles lignes droites parallèles euclidiennes qu’elles en sont d’une certaine façon rebutantes.

Aujourd’hui, par suite de ce principe non-euclidien, nous croyons qu’il n’existe pas de ligne droite dans le monde. Autrefois nos cercles et courbes étaient délimités par de courts segments de lignes « droites ». Quand vous aviez un grand nombre de petites lignes vous obteniez en fin de compte une courbe. Autrement dit, une courbe au temps d’Euclide était faite de segments de lignes droites. Aujourd’hui nos postulats sont différents. Si nous prenons un cercle d’un rayon très court, il est très incurvé. Si vous prenez un rayon plus long, la courbe est plus aplatie. Finalement, si vous preniez la limite d’un cercle au rayon infini, vous auriez ce qu’on appelle une ligne droite. Autrefois nous faisions des courbes à partir de petits segments de lignes droites. Aujourd’hui les lignes droites ne sont rien d’autre qu’une limite d’une courbure au rayon infini. C’est un simple renversement, mais l’orientation est différente.

Ce que je veux que vous compreniez c’est la révision complète de l’orientation que nous effectuons, en mathématiques comme dans la vie. Il y a une grande différence entre tracer une courbe à partir de segments de lignes droites, ou tracer des lignes droites aujourd’hui comme dans le cas limite isolé d’une courbe d’un rayon de courbure infini. C’est important pour vous tous. C’est tout l’inverse, un changement complet. C’est très important. Il a été démontré à travers le comportement et les faits réels que l’équidistance n’est pas nécessaire, et les non-euclidiens ont aboli ce simple postulat en produisant une géométrie réelle qui faisait abstraction de ce postulat, et pourtant, ils ont produit une géométrie cohérente. Aujourd’hui vous verrez en plus qu’Euclide et Newton n’ont rien produit d’électrique. Et n’oubliez pas que nous ne sommes rien d’autre que des structures électriques. Si vous voyez un manuel de géométrie non-euclidienne, quand vous le regardez, les deux premières pages vont vous sembler familières mais, croyez-moi, la troisième et la quatrième page seront entièrement nouvelles. Vous êtes perdu. Cela ne vous est absolument pas familier à cause de vos anciennes canalisations.

Maintenant il se trouve qu’Euclide n’a pas une structure similaire à celle du monde, parce que nous ne connaissons pas de lignes droites et que nous n’avons pas de lignes équidistantes dans le monde actuellement. Aujourd’hui nous n’avons affaire qu’à des lignes courbes. Chez Euclide, avec ses lignes droites qui n’existent pas, il n’y a pas de similarité de structure avec le monde tel que nous le connaissons. Les géométries non-euclidiennes dans les sciences d’aujourd’hui sont toutes basées sur des courbes et leurs valeurs limites qui peuvent être appelées lignes droites, si vous le souhaitez. Ce « si vous le souhaitez » est un point important. Tous les faits sont « juste comme vous le désirez ». Les « faits » demeurent, mais ils peuvent être interprétés différemment. Alors nous pouvons dire que la nouvelle géométrie est basée sur des courbes et non sur des lignes droites. Nous ne parlons pas de lignes droites. Nous parlons de lignes plus ou moins courtes (géodésiques) dont nous pouvons alors supposer qu’elles sont « droites » mais nous n’en parlons pas comme de lignes droites.

Alors dans sa formulation Euclide n’était pas similaire aux faits tels que nous les connaissons. Ceci est empirique. La géométrie d’Euclide n’est pas similaire de par sa structure aux faits tels qu’ils se produisent dans le monde. En ce qui concerne les principes, elle n’est pas similaire et par principe nous devons l’abandonner. Je vous montrerai plus tard que la mécanique de Newton n’a pas non plus une structure similaire à celle du monde. Tout le séminaire va faire ressortir le fait que les anciennes croyances intensionnelles n’ont pas une structure similaire à celle des faits. Je n’entrerai pas dans Newton ce soir, mais plus tard. Ce soir je veux seulement traiter du système nerveux.

Chapitre 8, p. 61-62:

Orientation aristotélicienne à deux valeurs:

Je vous disais que nous adoptions nos orientations à la révolution rapide et au profond changement dans notre vision du monde qui se sont accomplis durant les trente-cinq dernières années, à travers le caractère du processus dynamique de la « matière » que j’ai tenté de vous expliquer auparavant. Je vous ai montré ce disque qui était composé de lames tournantes – il s’agissait réellement de lames tournantes, pas d’un disque. Ce disque n’existait pas réellement. Votre système nerveux l’a fabriqué dans votre tête. Cela s’applique à toute « matière ». Tout ce que vous voyez est une construction mentale que vous avez élaborée. C’est un processus. Tout ce que vous voyez est composé d’électrons en rotation. Ce que vous ressentez n’est pas ce que

vous voyez. Il en ressort que tout ce que nous pouvons voir est seulement un stimulus auquel répond notre système nerveux, et, de là, l’objet que nous voyons n’a de réalité qu’à l’intérieur de nous, bien que l’image électronique extérieure ait une réalité indépendante. Ceci est important parce que les anciennes théories sont insoutenables. Qu’importent les détails des nouvelles théories, tout ce qui importe c’est que les anciennes théories sont indéfendables. Ceci est un savoir positif. Et c’est destiné à transformer notre orientation des anciennes conceptions aristotéliciennes statiques intensionnelles à deux valeurs en une orientation non-aristotélicienne de processus dynamiques à valeurs infinies. Ceci est très sérieux. Notre civilisation se désintègre parce que nous vivons à travers les découvertes de la science moderne extensionnelle, mais dans nos têtes nous conservons des systèmes intensionnels d’origine primitive, qui ne sont pas similaires au monde extérieur ni à notre système nerveux. Nos orientations ne correspondent pas aux événements que nous vivons. Ceci est nouveau.

Je veux expliquer cette orientation à deux valeurs. Prenez la première. Ou bien l’objet B touche A ou bien il ne le touche pas. Ceci est une orientation à deux valeurs. « Ou bien – ou bien », « oui – non », « bon – mauvais », « amour – haine », etc., tout ceci est à deux valeurs. Aristote a formulé cela sous la forme de la loi du « tiers exclu ». A est B ou non B, ils se touchent ou ne touchent pas. Nous appelons cela une orientation à deux valeurs. Notez bien les deux valeurs. Une troisième est impossible avec cette formulation verbale, qui est contredite par l’expérience vécue. Si la théorie du processus dynamique de la « matière » est correcte, et elle l’est, comme l’ont démontré d’innombrables données, alors ces deux objets, A et B, n’existent pas à l’extérieur de notre tête. Pensez toujours à l’exemple du disque. Vous pouvez faire le parallèle entre la construction nerveuse du disque et l’orientation à deux valeurs. Ceci s’applique à tous les objets. Ce qui existe réellement en dehors de nos têtes, ce sont des processus électroniques, des structures électriques, qui changent continuellement. Ainsi l’électricité se révèle être le jeu de construction du monde et de nous-mêmes. Or si tout se trouve être un processus, une animation rayonnante d’électrons (un nombre infini), nous ne pouvons pas dire que le processus C touche ou ne touche pas le processus D. Ils auraient un nombre infini de degrés de contact. Alors vous voyez que nous devons passer des orientations aristotéliciennes à deux valeurs à des orientations non-aristotéliciennes en fonction de processus à valeurs infinies.

Vous réalisez tous l’importance de la voiture, de l’avion et de la radio dans la vie. Les noms d’Euclide et de Newton vous sont familiers. Maintenant l’électricité et le magnéto ne sont pas conformes aux théories d’Euclide ni de Newton. Ainsi nos vies réelles extensionnelles se déroulent dans des conditions non-euclidiennes et non-newtoniennes, toutefois nos orientations restent désespérément aussi inadéquates que les anciennes. Cela s’applique aux orientations aristotéliciennes à deux valeurs; avec elles nous pouvons dresser une table de dîner, mais nous ne pouvons préserver la santé – aux niveaux personnel, national, et international.

22 avril 2011

Départ de cette recherche (1998)

© Isabelle Aubert-Baudron

J’ai remis en ligne ces jours-ci dans inter-zone.org la page d’origine (1997) sur l’économie non-A http://www.inter-zone.org/economy.html qui était auparavant dans le site Interzone Academy hébergé sur Geocities jusqu’en 2009, ainsi que les autres pages relatives à cette recherche, qui contiennent les échanges et la documentation envoyée par d’autres membres :

East-West collaboration(March 1998)

Exchange with Dead Joe (October 1998)

Il s’agit d’un travail de groupe, commencé en 1998, comme en attestent les échanges par mails reproduits sur certaines de ces pages.

J’ai voulu utiliser la sémantique générale comme base de restructuration  en économie car elle avait donné des résultats positifs dans  les domaines dans lesquels je l’avais appliquée auparavant (psychiatrie, gestion de réseau). Mais c’était une expérimentation, dont je ne savais pas à l’avance ce qu’il pouvait en ressortir. Je me suis contentée d’utiliser la grille la plus fiable dont je disposais.
Le réseau Interzone étant international, il permettait d’effectuer cette recherche avec des gens de différents pays. Le but était de mettre sur pied une économie pouvant fonctionner entre des gens vivant dans des pays utilisant des monnaies différentes :  l’euro n’existait pas encore; pour pouvoir acheter à un membre du groupe d’un autre pays un tee-shirt ou un CD,  il fallait passer par les banques, ce qui impliquait des commissions, et paypal n’était pas encore utilisé.
Le but était de mettre sur pied une sorte d’économie mondialisée à l’échelle du réseau, mais sur des bases différentes de la mondialisation libérale. Nous avons même envisagé la possiblité de créer une monnaie internationale, le Zone. :-). C’était un jeu sans prétention bien sûr, nous ne l’envisagions pas sérieusement, mais l’idée était amusante.
Voir également le catalogue qui rassemble, en différentes rubriques, les créations des membres d’Interzone réalisées depuis :
Livres,
– Musique,
Vidéos,
Galeries et Interzone Galleries
Dreamachines.

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