Pour une économie non-aristotélicienne / For a non-Aristotelian economy

17 mai 2016

L’éloge de la suite: Laborit à «On efface tout et on recommence» avec Brigitte Vincent en 1991

Filed under: Actualité, biologie, livres, radio — Étiquettes : , , , — Isabelle Aubert-Baudron @ 1:38

Publié le 13 mai 2016

http://www.elogedelasuite.net/?p=2991

Cette semaine, je vous présente un entretien d’un peu plus de 23 minutes de Laborit avec Brigitte Vincent en 1991 pour l’émission « On efface tout et on recommence », sur France Inter.

Brigitte Vincent explique qu’elle a voulu rencontrer Laborit suite à sa lecture, en 1987, de son livre La colombe assassinée, sur la violence et les différents types d’agressivité. La guerre du golfe fait d’ailleurs rage et Laborit ne pourra pas ne pas y faire allusion dans l’entrevue…

Laborit y rappelle que le type d’agressivité qu’on rencontre le plus souvent chez l’être humain n’est pas l’agressivité prédatrice (le lion qui mange la gazelle, ou le type qui achète un steak…), mais l’agressivité de compétition, pour le maintien des dominances : à l’intérieur des groupes humains, avec la « guerre économique », la course sans fin à la fabrication de toujours plus de marchandises; ou entre ceux-ci, comme les guerres que se livrent les États, où les gens vont se faire tuer des deux côtés pour le maintien des échelles hiérarchiques propre à chaque État…

Si on apprenait aux jeunes ce qu’il y a derrière nos mots, conclut Laborit, lorsqu’ils entendraient des expressions comme « guerre juste », ils ne pourraient avoir qu’un sourire, un sourire attristé.

Suite

Brigitte Vincent

Après l’émission de télé Ex-Libris de 1992 publiée il y a trois semaines et l’émission à Radio Libertaire de 1987 publiée la semaine dernière, je poursuis cette semaine avec un autre enregistrement du « lot de cassettes » envoyé par M. Patrice Faubert (que je remercie encore une fois). Il s’agit cette fois d’un entretien d’un peu plus de 23 minutes de Laborit avec Brigitte Vincent en 1991 pour l’émission « On efface tout et on recommence », sur France Inter.

La rencontre a eu lieu au laboratoire de Boucicaut dont Mme Vincent ne manque pas de décrire le caractère atypique, « au fond d’un hôpital, avec un escalier difficile à monter ». Laborit note d’ailleurs en début d’entrevue que ce laboratoire ne correspond pas à l’idée architecturale qu’il se fait d’un laboratoire de recherche et l’on sent ici sans doute une allusion au projet de laboratoire qu’il avait conçu avec son ami d’enfance architecte Edmond Peray et qui ne s’est jamais réalisé.

Brigitte Vincent explique qu’elle a voulu rencontrer Laborit suite à sa lecture, en 1987, de son livre La colombe assassinée, sur la violence et les différents types d’agressivité. La guerre du golfe fait d’ailleurs rage et Laborit ne pourra pas ne pas y faire allusion dans l’entrevue…

Une entrevue du reste très bien réalisée, avec la trame sonore de Mon oncle d’Amérique qui vient souvent la ponctuer, de même que la lecture d’un extrait évocateur de La colombe assassinée par Mme Vincent.

Laborit y rappelle que le type d’agressivité qu’on rencontre le plus souvent chez l’être humain n’est pas l’agressivité prédatrice (le lion qui mange la gazelle, ou le type qui achète un steak…), mais l’agressivité de compétition, pour le maintien des dominances : à l’intérieur des groupes humains, avec la « guerre économique », la course sans fin à la fabrication de toujours plus de marchandises; ou entre ceux-ci, comme les guerres que se livrent les États, où les gens vont se faire tuer des deux côtés pour le maintien des échelles hiérarchiques propre à chaque État…

Vers la fin de la rencontre, Laborit rappelle que la connaissance des comportements qu’apporte depuis quelques décennies à peine ce qu’on appelle aujourd’hui les sciences cognitives pourrait améliorer les rapports humains. Mais pour cela, insiste-t-il, il faudrait que ce soit diffusé dès le plus jeune âge au plus grand nombre, alors que l’école se contente le plus souvent de favoriser l’insertion de l’individu dans un monde marchand. Au lieu d’apprendre aux jeunes que derrière nos mots, il y a des mécanismes, ce qui ferait que lorsqu’on entendrait des expressions comme « guerre juste », on ne pourrait avoir qu’un sourire, un sourire attristé, conclut Laborit…

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